Allemagne : N’étant pas visés par des mandats d’arrêt, 9 membres de Daech expulsés par la Turquie seront remis en liberté

La Turquie a mis ses menaces à exécution et commence à expulser des djihadistes présumés arrêtés sur son sol. Neuf personnes doivent être rapatriées en Allemagne cette semaine. En l’absence de mandats d’arrêt, elles seront remises en liberté.

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Il s’agit d’un homme ayant la double nationalité irakienne et allemande et de six membres de sa famille, originaire de Basse-Saxe, ainsi que de deux épouses de combattants de l’EI, ont précisé ces sources. Ces personnes devraient être expulsées de Turquie et rentrer en Allemagne jeudi ou vendredi.

Le chef de la famille de sept personnes, connu des services allemands pour son appartenance au salafisme, est soupçonné d’avoir tenté de gagner la Syrie au printemps 2019.

Ils ont été arrêtés en Turquie et sont depuis détenus à la prison d’Izmir. Pour les autorités allemandes cependant, rien ne prouve qu’il ou sa famille soient membres de l’EI.

Les deux femmes, a priori expulsées vendredi, étaient détenues dans un camp syrien de prisonniers, dont elles s’étaient évadées, avant d’être interpellées par les autorités turques. Ces deux femmes devraient être interrogées à leur arrivée, puis surveillées, mais de tels dispositifs sont coûteux, relève-t-on de même source.

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La ministre fédérale de la Justice, Christine Lambrecht (SPD), s’est voulue mercredi rassurante. « Si la détention ne peut pas encore être ordonnée, les personnes peuvent faire l’objet d’une surveillance intensive ou porter un bracelet électronique »

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Ouest France

Via Fdesouche

Turquie : Erdogan s’en prend à l’UEFA après le salut militaire des joueurs turcs

Le président Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi l'UEFA d'avoir adopté une "attitude discriminatoire" contre la Turquie pour avoir ouvert une enquête disciplinaire après les saluts militaires effectués par ses joueurs lors de matches disputés en pleine offensive turque dans le nord de la Syrie.

La Turquie veut renvoyer dans leurs pays (d’Europe) les jihadistes capturés : “Déchoir ces jihadistes de la nationalité est inacceptable!”

La Turquie a affirmé samedi qu’elle ne garderait pas jusqu’à la fin des temps les prisonniers étrangers du groupe État islamique (EI) capturés en Syrie et finirait par les renvoyer dans leurs pays d’origine, notamment européens.

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« C’est inacceptable »

Le ministre turc a en outre accusé plusieurs pays européens, comme les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, de déchoir certains de leurs ressortissants de leur nationalité pour empêcher Ankara de les expulser.

Ils ont trouvé une solution facile […] Ils disent : « Je l’ai déchu de sa nationalité, débrouillez-vous »  . C’est inacceptable de notre point de vue. C’est totalement irresponsable », a déclaré M. Soylu.

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Ouest-france.fr

Mort d’al-Baghdadi: Les USA soupçonnent la Turquie d’être liée aux djihadistes

Ankara a été écartée de l'opération américaine qui a abouti à l'élimination du chef de Daech, retrouvé à moins de 5 kilomètres du territoire turc. [...]

L'éphémère « calife » de Daech, que l'on pensait caché quelque part dans la zone désertique entre la Syrie et l'Irak, là même où a pris fin son « califat » en mars dernier, avait en réalité trouvé refuge dans un village de 7 000 âmes situé à Idleb, à moins de cinq kilomètres de la frontière turque.

 

https://youtu.be/_N8kJhtspyw

 

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Services de renseignements turcs

La résidence où a été retrouvé le « calife » djihadiste appartient à Abou Mohamad Salamé, un membre de Tanzim Hurras ad-Din, organisation issue de Hayat Tahrir al-Cham (HTS). Anciennement connu sous le nom de Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, HTS s'est allié à partir de 2015 à d'autres groupes islamistes et d'anciens membres de l'Armée syrienne libre pour former l'Armée de la conquête et s'emparer du nord-ouest de la Syrie aux dépens du régime syrien. « L'Armée de la conquête, dont faisait partie HTS, a été entraînée en Turquie et alimentée en armes et en combattants par Ankara », rappelle le géographe Fabrice Balanche, maître de conférences à l'université Lyon-2 et spécialiste de la Syrie.

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Selon le New York Times, Abou Bakr al-Baghdadi se trouvait à Baricha depuis plus de trois mois. « Il est donc difficile d'imaginer que HTS n'ait pas su qu'Al-Baghdadi se cachait dans la zone et que les Turcs n'en étaient pas informés », souligne le géographe.

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La Turquie a toujours joué un jeu trouble vis-à-vis des djihadistes dans la crise syrienne. Farouche opposant de Bachar el-Assad, le président turc Recep Tayyip Erdogan a longtemps ouvert sa frontière aux djihadistes d'al-Nosra et de Daech pour précipiter la chute du président syrien, avant d'être frappé à son tour par plusieurs attentats de l'État islamique sur le territoire turc à partir de 2015.

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Lepoint.fr

Nos remerciements à Fdesouche

 

Attaque de la Turquie: l’OTAN se dégonfle

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg se refuse à condamner l'opération turque et il a avalisé «les légitimes préoccupations pour sa sécurité» avancées par Ankara pour la justifier.

Les discussions vont «être musclées», mais «pas question de se disputer», a commenté un diplomate de haut rang. Il n'est «pas question de sanctionner Ankara ni d'exclure la Turquie, il n'y a pas de procédure pour cela», a-t-il rappelé. «On ne veut pas perdre la Turquie, car c'est un allié stratégique», a-t-il expliqué.

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20min.ch

«Aucun Européen ne pourra plus faire un pas dans la rue en sécurité», menace Erdogan

Le 22 mars, le président turc a fortement tancé l'Europe dans sa façon de traiter la Turquie, sur fond de crise aggravée entre Bruxelles et Ankara depuis l'expulsion de ministres turcs de meetings pro-Erdogan aux Pays-Bas et en Allemagne.

«Je m'adresse une nouvelle fois aux Européens [...] La Turquie n'est pas un pays qu'on peut bousculer, dont on peut jouer avec l'honneur, dont on peut expulser les ministres», a martelé Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Ankara. Le président turc a ainsi menacé l'Union européenne, qui, selon lui, maintient une attitude hostile envers Ankara.

«Le monde entier suit ce qu'il se passe de très près. Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité, dans la rue, nulle part dans le monde», a-t-il ajouté.

«En tant que Turquie, nous appelons l'Europe à respecter les droits de l'homme et la démocratie», a lancé le chef de l'Etat turc.

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Si Erdogan n'a pas précisé en quoi consistaient exactement ces menaces vis-à-vis de la sécurité de Européens, il apparaît vraisemblable qu'il puisse s'agir d'une éventuelle mise à mal de l'accord migratoire en vigueur entre la Turquie et l'UE depuis un an.

Le président turc a déjà menacé à plusieurs reprises de briser cet accord migratoire passé le 18 mars 2016. Il prévoit un plan global pour réduire la migration vers l'Europe en renvoyant les migrants en situation irrégulière présents en Grèce vers la Turquie.

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Francais.rt.com

La Suisse va accueillir des réfugiés de Turquie

La Suisse entend accueillir des réfugiés provenant de Turquie, malgré l'assaut controversé que les forces d'Ankara mènent actuellement dans le Nord syrien, selon la NZZ am Sonntag.

«Nous prévoyons d'accepter pour la première fois dans les deux prochaines années un petit contingent de réfugiés de Turquie dans le cadre du programme de réinstallation de l'ONU», déclare dans le journal Mario Gattiker, le chef du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM).

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20Min.ch

Via le PNS Suisse

 

"Annonce publiée au moment où les bureaux pour les Élections fédérales ont fermé !

Escroquerie « démocratique » !"

Offensive turque : «Des preuves accablantes de crimes de guerre»

Les forces turques et leurs supplétifs syriens ont commis des «crimes de guerre» lors de leur offensive contre les forces kurdes en Syrie, a affirmé vendredi Amnesty International. L'ONG dénonce des «exécutions sommaires» et des attaques meurtrières contre des civils.

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Amnesty rapporte le témoignage d'un secouriste du Croissant rouge kurde qui dit avoir retiré des corps des décombres après un raid turc le 12 octobre sur le village de Salhiyé près d'une école, où des déplacés avaient trouvé refuge. «Je ne pouvais pas dire si (les enfants tués étaient) des garçons ou des filles, parce que les corps étaient noirs comme du charbon», raconte le secouriste.

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20min.ch

 

 

Comprendre Trump. Erdogan détient 50 armes nucléaires américaines « en otage »

par | 17 Oct 2019 |

Evidemment Trump est un imbécile, et il laisse faire la Turquie en abandonnant ses soldats et les gentils Kurdes.

Manifestement les Kurdes sont effectivement abandonnés, mais les Français ne font pas tellement mieux, ni l’Europe d’ailleurs qui ne prend aucune sanction à l’égard de la Turquie qui menace d’une nouvelle vague de plusieurs millions de migrants… il suffit à la Turquie d’ouvrir les vannes.

Voilà donc de quoi faire réfléchir Bruxelles qui a décidé de ne pas parler trop fort des Kurdes…

Mais quand c’est Trump c’est forcément pire… encore une fois, Trump n’est pas le président du monde mais bien celui des Etats-Unis, et si l’Europe a un problème de migrants avec la Turquie, les Etats-Unis eux, ont un problème d’armes nucléaires…

Et cet article de l’Express Business a le mérite d’apporter un autre éclairage sur la situation et alimente au moins la réflexion.

« En retirant les troupes américaines de Syrie, le président américain Trump permet à l’État islamique de se réorganiser et fait un cadeau à Bashar Al-Assad, à la Russie et à l’Iran. Rarement une décision de Trump a été aussi rapidement et aussi massivement condamnée par les deux familles politiques américaines. Dorénavant, il sera difficile de séparer le nom Trump des conséquences politiques et historiques dans la région.

Au cours du week-end, les troupes turques – alliées de l’OTAN – ont tiré sur des Américains. Une erreur, selon les Turcs. Mais aussi « une première », a déclaré Jeffrey Lewis du James Martin Center for Nonproliferation Studies. « Un pays qui abrite des armes nucléaires américaines et qui tire maintenant sur les troupes américaines. »

Tout semble indiquer que le vrai drame n’a pas encore commencé. Les autorités américaines étudient actuellement les moyens de retirer 50 armes nucléaires de la base militaire d’Incirlik en Turquie, à environ 400 km de la frontière syrienne. Ces armes sont maintenant des « otages » d’Erdogan, selon des initiés.

Si les Américains les retirent, cela signifie de facto la fin de l’alliance américano-turque. Si les Américains laissent les armes nucléaires en Turquie, elles demeureront vulnérables aux décisions souvent capricieuses de l’autocrate turc. Au début du mois de septembre, Erdogan avait déclaré aux membres de son parti qu’il ne pouvait pas accepter que son pays ne dispose pas d’armes nucléaires ».

Voilà le problème posé.

Maintenant vous êtes Trump.

Vous êtes dans le bureau ovale.

Vous faites quoi ?

Vous retirez les armes nucléaires de votre base ? Les Turcs pourraient alors quitter l’Otan… se précipiter chez Poutine. Vous les laissez ? Vous êtes en permanence soumis au bon vouloir de la Turquie…

Pas simple donc.

Vous êtes journaliste.

Vous dites que Trump est un imbécile et un abruti. Succès assuré.

Facile.

Charles SANNAT

Source: insolentiaeVoir les précédentes interventions de Charles Sannat

Syrie : Grâce à l’attaque turque, l’Etat islamique aurait “libéré” des femmes des prisons kurdes

Une unité « des soldats du califat » a attaqué, mercredi 16 octobre, un QG des forces kurdes près de la ville de Raqqa, « libérant un certain nombre de femmes musulmanes enlevées » par les combattants kurdes, selon un communiqué de l’État islamique (Daech) diffusé sur les chaînes Telegram. Le communiqué ne précise pas la nationalité de ces femmes ni si elles sont affiliées à Daech.

Fer de lance de la lutte contre Daech vaincu en mars avec la prise de son dernier fief en Syrie, les forces kurdes retiennent des milliers de djihadistes et leurs familles dans des prisons et des camps dans le nord syrien. Maintes fois, les autorités kurdes, mais aussi les pays européens, ont mis en garde contre une résurgence de Daech à la faveur de l’opération d’Ankara.

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Ouest-france.fr

 

Rappels :

Face à la France, les Turcs ont réitéré leur provocation

Offensive turque en Syrie : près de 800 femmes et enfants de membres de l’EI se sont enfuis d’un camp de déplacés selon les Kurdes

Syrie : Emeute dans un camp abritant des familles de l’État islamique. L’offensive turque pointée du doigt.

 

Syrie : deux djihadistes belges se sont échappés de leur prison

Deux djihadistes belges qui étaient emprisonnés dans le nord-est de la Syrie, se sont échappés de leur centre de détention, a annoncé devant une commission du Parlement belge Paul Van Tigchelt, patron de l'Ocam, l'agence antiterroriste belge.

Ces deux évadés font partie d'un contingent de 58 Belges – hommes et femmes – issus des rangs djihadistes (des FTF ou Foreign terrorist fighters), actuellement recensés en Syrie et en Irak. Dans ce groupe, «se sont échappés d'une prison: 2 FTF hommes (dont 1 condamné par défaut en Belgique pour terrorisme)», selon un document de l'Ocam, l'agence antiterroriste belge, dont l'AFP a obtenu copie.

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«La situation est devenue complètement incontrôlable»

Dans ces camps sous contrôle kurde, proches de la zone ciblée par l'invasion turque lancée la semaine dernière, «la situation est devenue complètement incontrôlable», a commenté le député (Ecolo) Samuel Cogolati. «On perd un à un nos contacts sur place», a-t-il ajouté, en réitérant l'appel des écologistes à rapatrier les enfants et à faire juger les adultes en Belgique.

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Francais.rt.com

 

 

Face à la France, les Turcs ont réitéré leur provocation

Lundi soir au Stade de France, les membres de l’équipe turque ont fait à deux reprises un salut militaire qui fait polémique dans le cadre de l’offensive de la Turquie en Syrie.

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Après le but égalisateur de Kaan Ayhan, au moins sept joueurs de l'équipe se sont regroupés près du poteau de corner pour poser, la main droite tendue posée sur le front, en soutien aux soldats engagés dans l'offensive turque en Syrie contre des forces kurdes, offensive qui a déclenché un tollé international. L'équipe turque a renouvelé ce geste, repris par leurs supporters en tribune, à l'issue de la rencontre. Mais les images n'ont pas été diffusées à la télévision, en France comme en Turquie, ce qui a suscité certaines réactions.

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Europe1.fr

Geste provocateur des joueurs de foot turcs en référence à l’offensive en Syrie

Un responsable de l'UEFA a fait savoir que la confédération européenne de football allait "examiner" la célébration des joueurs de l'équipe de Turquie, qui ont fêté avec un salut militaire un but contre l'Albanie, alors que l'armée de leur pays a lancé une offensive contre des positions kurdes dans le nord de la Syrie.

"Personnellement, je n'ai pas vu ce geste, qui pourrait être assimilé à une provocation", a déclaré Philip Townsend, chef de presse de l'UEFA, interrogé par l'agence italienne Ansa. "Est-ce que le règlement interdit les références à la politique et à la religion ? Oui, et je peux vous garantir que nous allons examiner cette situation. Laissez-moi vérifier", a-t-il ajouté. Ce salut a été effectué après le but victorieux de Cenk Tosun vendredi contre l'Albanie en éliminatoires pour l'Euro-2020 (1-0).

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Lalibre.be

Offensive turque en Syrie : près de 800 femmes et enfants de membres de l’EI se sont enfuis d’un camp de déplacés selon les Kurdes

C'est le scenario que craint une partie de la communauté internationale depuis le début, mercredi, de l'offensive turque contre les Kurdes en Syrie. Les autorités kurdes ont affirmé, dimanche 13 octobre, que 785 femmes et enfants étrangers, membres des familles de jihadistes du groupe Etat islamique (EI), s'étaient enfui d'un camp de déplacés à Aïn Issa.

Dans un premier temps, les autorités du camp avaient annoncé l'évasion d'une centaine de personnes, confirmée par une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Quelques heures plus tard, elles ont expliqué que le camp "était désormais sans gardes", et que ses occupants fuyaient "au fur et à mesure". Situé dans la région de Raqqa, dans le nord de la Syrie, le camp d'Aïn Issa abrite 13 000 déplacés, dont ces 785 étrangers.

Une évasion de prisonniers jihadistes vendredi

Les combats liés à l'offensive turque en Syrie "se [déroulent] désormais à proximité du camp de Aïn Issa", affirme l'administration autonome kurde dans un communiqué. Certains occupants "ont pu prendre la fuite après les bombardements qui ont visé" le camp, a-t-elle affirmé.

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Francetvinfo.fr

 

Rappels :

Syrie : Emprisonnés, des jeunes garçons de l’Etat islamique scandent qu’ils vont écraser la tête des non-croyants

Syrie : l’endoctrinement de l’Etat islamique se poursuit dans les camps de réfugiés

Syrie : Emeute dans un camp abritant des familles de l’État islamique. L’offensive turque pointée du doigt.

Syrie: des frappes turques ont visé une prison de djihadistes de l’Etat islamique

Syrie : Emeute dans un camp abritant des familles de l’État islamique. L’offensive turque pointée du doigt.

(Photo d'illustration issue d'une vidéo d'Euronews sur Youtube)

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Une émeute a éclaté vendredi dans le camp d’Al-Hol dans le nord-est de la Syrie, où vivent des milliers de familles de jihadistes présumés du groupe État islamique (EI), ont affirmé des responsables kurdes.

Des membres de la police locale kurde des Assayech ont été attaqués par des femmes du camp qui avaient organisé une manifestation et refusé d’obéir aux gardiens, a indiqué un responsable du camp, qui abrite plus de 70 000 déplacés, dont 3000 familles de jihadistes, selon l’administration kurde établie dans la région.

L’incident est survenu après qu’une partie des forces de sécurité kurdes responsables du camp a été redéployée plus au nord pour contribuer aux efforts visant à repousser une offensive turque contre une milice kurde à la frontière.

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Journaldequebec.com

 

Rappels :

Bombardements turcs contre une prison kurde : la Turquie cherche-t-elle à libérer les jihadistes?

Offensive en Syrie: Erdogan menace l’Europe d’un flux de 3,6 millions migrants en réponse aux critiques

Offensive en Syrie: Erdogan menace l’Europe d’un flux de 3,6 millions migrants en réponse aux critiques

"Si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants", a déclaré le président turc.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé jeudi d'ouvrir les portes de l'Europe à des millions de réfugiés en réponse aux critiques européennes contre l'offensive turque en cours dans le nord-est de la Syrie. "Elle doit cesser" a lancé le ministre des Affaires Étrangères Jean-Yves Le Drian mercredi soir, à propos de cette attaque.

 

"Ô Union européenne, reprenez-vous. Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants", a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Ankara. La Turquie accueille 3,6 millions de réfugiés syriens sur son sol.

 

BFMTV

 

Bombardements turcs contre une prison kurde : la Turquie cherche-t-elle à libérer les jihadistes?

Rappels : Turquie: Lorsque le gouvernement assurait la protection des jihadistes pour les soigner dans les hôpitaux turcs.

La Turquie accusée de recruter des combattants de l’Etat islamique pour attaquer les Kurdes

L’inquiétant témoignage d’un ancien policier de l’Etat Islamique: La Turquie aide directement l’Etat islamique!

Pour la Turquie, candidate à l’UE, l’Etat islamique n’est pas un ennemi

Témoignage : l’équipe de RT qui a révélé le trafic de pétrole entre la Turquie et Daesh raconte tout

L'ASL a été soutenue par Obama et Hollande afin de détruire le gouvernement de Damas. Ces politiciens de gauche ont donc armé des individus qui sont aujourd'hui au service d'Erdogan. Tout va bien.

 

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Alors que des milliers de djihadistes restent prisonniers des milices kurdes des FDS, ces derniers ont accusé la Turquie d’avoir bombardé une prison où se trouveraient des terroristes de Daech*.

La Turquie a effectué un raid aérien sur une prison du nord de la Syrie où sont détenus des terroristes de Daech*, ont déclaré les Forces démocratiques syriennes (FDS), une milice arabo-kurde.

«Une des prisons où se trouvaient des détenus de Daech* a été bombardée par la Turquie», ont indiqué les combattants sur Twitter. «La Turquie cherche à saper tous les efforts et progrès obtenus lors de notre combat contre Daech*», ont-ils ajouté.

 

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Sputniknews.com / Lefigaro.fr

 


Face aux Kurdes, la Turquie envoie combattre des rebelles syriens avides de revanche

Ankara a imposé à des combattants anti-Assad, qu’elle finance et arme, de s’unir contre les forces kurdes. Dans certaines zones conquises par la milice YPG en 2015, des représailles sont à craindre.

L’histoire de la guerre civile syrienne retiendra que la première fois que les groupes armés anti-Assad ont formé un front uni, ce n’était pas pour combattre les forces pro-gouvernementales, mais la milice kurde des YPG (Unités de protection du peuple). En prélude au lancement de son opération militaire dans le nord-est de la Syrie, la Turquie a imposé aux factions rebelles syriennes non djihadistes de se rassembler dans une organisation unique, labellisée « Armée nationale syrienne ».

Début octobre, le Front de libération nationale, installé dans la poche d’Idlib, qui regroupe d’anciennes brigades de l’Armée syrienne libre (ASL) et des formations islamistes modérées, a ainsi rejoint cette structure, placée sous la tutelle, toute théorique, du gouvernement de l’opposition syrienne, implanté à Gaziantep, dans le sud de la Turquie.

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Lemonde.fr

La Turquie continue à toucher des milliards d’euros d’ “aides d’adhésion”de la part de l’UE

Face aux provocations d'Ankara, l'Union européenne a notamment décidé de réduire les aides versées à la Turquie depuis en vu de sa supposée adhésion en 2020. Etalées sur treize ans, ces aides doivent en principe s'élever à plus de 9 milliards d'euros.

Selon une information publiée par Le Figaro, les diplomates des pays membres de l'Union ont validé hier une série de sanctions contre la Turquie, en réaction aux forages effectués par celle-ci dans la zone exclusive de Chypre. Ces sanctions, à la fois diplomatiques et financières, en disent long sur la politique budgétaire de l'Europe. De fait, parmi ces sanctions, l'Union européenne a décidé de réduire l'aide de préhadésion versée à la Turquie dans l'optique de son appartenance à l'UE, à laquelle le pays se dit toujours candidat malgré les nombreuses preuves de repli identitaire et nationaliste envoyées par Erdogan à l'Occident.

Prévue dans le cadre des fonds apportés chaque année à Ankara par Bruxelles pour «aligner la législation et les normes turques sur celles de l’UE», cette dernière doit l’aider à développer son territoire, renforcer son économie et, théoriquement, rejoindre le niveau attendu pour intégrer l’Union européenne. Elle se déploie sur plusieurs années et son budget s’élevait, pour la période 2014-2020, à 4,454 milliards d’euros, un montant stable par rapport à la période précédente (4,484 milliards d’euros). En réduisant cette aide, l’Union envoie un signal fort à la Turquie et la prive, selon une source européenne, d’environ 145 millions d’euros.

Ensuite, le Conseil invite la Banque européenne d’investissement (BEI) à revoir ses activités de prêt à la Turquie, notamment en matière de prêts garantis par les Etats. Là encore, les sommes en jeu sont importantes: en 2018, la BEI avait accordé 385,8 millions d’euros à la Turquie, et 66,91 millions d’euros depuis le début de l’année 2019. Au total, depuis 2010 inclus, l’institution a prêté plus de 15,99 milliards d’euros à Ankara.

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Valeursactuelles.com (1) / Valeursactuelles.com (2) / Le Figaro

7 septembre 1955 : le Pogrom d’Istanbul. Les Turcs musulmans massacrent les Grecs orthodoxes

Un épisode de l'histoire qui est très rarement rappelé par nos médias et dont vous n'avez sans doute jamais entendu parlé.

L’évêque Cyrille (Sikis) du Patriarcat de Constantinople déclare: "Les églises les plus grandes ont été transformées en mosquées ou ont été détruites ; de mille églises qui fonctionnaient jusqu’en 1922 en Turquie, ne sont restées que quelques dizaines d’églises… La culture chrétienne a été exposée à la destruction (...)"

 

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Le pogrom d'Istanbul, aussi connu sous le nom d'émeutes d'Istanbul ou de pogrom de Constantinople est un pogrom principalement dirigé contre la minorité grecque d'Istanbul ayant eu lieu les 6 et 7 septembre 1955.

Les émeutes sont orchestrées par la « contre-guérilla » chapeautée par l'armée turque. Elles ont lieu après la diffusion de la nouvelle de l'explosion d'une bombe, la veille, dans le consulat turc de Thessalonique, lieu de naissance de Mustafa Kemal Atatürk1. L'enquête révèle très vite que cet attentat a été réalisé par un Turc dans le cadre d'une opération montée de toutes pièces sous fausse bannière : de l’aveu même du général de corps d’armée Fatih Güllapoğlu, c’est le « département de guerre spéciale » (Özel Harp Dairesi, une cellule stay-behind) qui planifia cet attentat, impliquant par ailleurs deux attachés du consulat turc arrêtés en flagrant délit par la police grecque.

Mais la presse turque n'informe pas le public de cette conclusion.

 

Des émeutiers en colère, la plupart acheminés par avance en camion dans la ville, prennent d'assaut le quartier grec d'Istanbul pendant neuf heures. Bien qu'ils n'appellent pas explicitement au meurtre de leurs victimes, plus d'une douzaine de personnes décèdent pendant ou après le pogrom, à la suite des bastonnades et des incendies volontaires. Les communautés juives et arméniennes sont elles aussi victimes d'exactions.

 

 

Selon l'avocat de Zorlu lors du procès, 300 000 émeutiers sont stationnés dans un rayon de 60 km autour de la métropole turque avant le pogrom.

 

 

 

Le procès permet aussi de mettre en lumière les détails de l'attentat contre le consulat de Thessalonique. Ainsi, le fusible employé pour confectionner l'engin explosif est envoyé de Turquie le 3 septembre 1955. La mission de faire exploser la bombe est confiée à un membre des services de renseignements turcs nommé Oktay Engin, natif de Komotini, en Grèce. Oktay est le fils de Faik Engin, un parlementaire connu des années 1940. Il est le premier étudiant turc à faire ses études dans un gymnasium grec. Les autorités turques l'encouragent à étudier le droit, de manière qu'il puisse défendre les intérêts de la minorité turque en Grèce et lui offrent une bourse. Il entre donc à l'université Aristote de Thessalonique en 1953. Il est chargé de placer les explosifs, deux bâtons de gélignite dans les jardins du consulat.

« Un homme craignant d'être battu, lynché ou dépecé pouvait mettre en avant et tenter de prouver qu'il était à la fois turc et musulman. Dans ce cas, on lui répondait "sors-la et montre-nous". Le pauvre baissait alors son pantalon et montrait son « islamicité » et sa « turquicité » : et quelle était la preuve ? Le fait qu'il avait été circoncis. Si l'homme était circoncis, il était sauvé. Dans le cas contraire, il était condamné. Pour avoir menti, il ne pouvait échapper à une correction. L'un de ces agressifs jeunes gens sortait ensuite un couteau et le circoncisait au milieu de la rue et du chaos. Une différence de deux ou trois centimètres ne justifie pas une telle insurrection. Cette nuit-là, de nombreux hommes criant et hurlant furent cruellement islamisés de force au couteau. Parmi ceux qui furent circoncis se trouvait aussi un prêtre.

4 348 magasins grecs, 110 hôtels, 27 pharmacies, 23 écoles, 21 usines, 73 églises principalement grecques-orthodoxes, 2 monastères, une synagogue, un millier de maisons appartenant à des Grecs sont soit détruits, soit sévèrement endommagés.

WikipediaLepetitjournal.com / Orthodoxie.com

Erdogan menace l’Europe d’un afflux de migrants

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré ce jeudi 5 septembre qu'il n'aurait peut-être pas d'autre choix que de rouvrir les portes de l'Europe aux migrants si la Turquie ne bénéficie pas d'une aide internationale accrue pour prendre en charge les réfugiés syriens.

Ankara redoute un nouvel afflux de réfugiés en raison de l'offensive des forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie contre la province d'Idlib, dernier territoire rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, où vivent quelque trois millions de civils dont de nombreux déplacés des précédents combats. La Turquie, qui héberge déjà plus de quatre millions de réfugiés syriens, a conclu fin 2015 un accord avec l'Union européenne pour endiguer les flux migratoires après l'arrivée de plus d'un million de réfugiés en Europe de l'Ouest via la «route des Balkans» pendant l'été 2015.

Dans un discours prononcé ce jeudi à Ankara, Recep Tayyip Erdogan a aussi brandi une fois encore la menace d'une intervention militaire turque dans les territoires contrôlés par les Kurdes dans le nord de la Syrie si les négociations avec les Etats-Unis en vue de la création d'une «zone de sécurité» le long de la frontière turque n'aboutissent pas.

Lefigaro.fr

 

Rappels :

Erdogan veut pouvoir acquérir l'arme atomique

Erdogan veut renommer l’ex-basilique Sainte-Sophie « mosquée Sainte-Sophie »

France : 63,9% des Turcs ont voté pour l’islamiste Erdogan. A Lyon, il fait 86%

Erdogan : l’Autriche pousse le monde vers «une guerre entre les Croisés et le Croissant»

Erdogan: l’Europe sera musulmane, si c’est la volonté d’Allah