Financé par l’UE mais piloté par la Turquie, le “rapport européen sur l’islamophobie” interroge

Beaucoup d’intellectuels du monde musulman se soulèvent contre ce qu’ils nomment « l’islamophobie », faisant de ce néo-concept une menace plus grande que celles du rigorisme et du terrorisme. L’UE, peu avare en deniers publics dès qu’il s’agit de se donner bonne conscience, a choisi de financer un rapport sur le sujet. Un rapport - presque - exclusivement turc.

 

 

Entièrement financé sur les deniers européens, à hauteur de près de 130 000€, le “rapport européen sur l’islamophobie” a de quoi surprendre. 848 pages recensent, annotent, analysent et décortiquent les attitudes des membres de l’Union Européenne vis-à-vis de l’islam. Les signataires pointent journalistes, intellectuels, politiques, institutions et gouvernements. Et plutôt que de s’appuyer sur un consortium d’experts assurément objectif et pluriel, l’Union Européenne a semble-t-il choisi de laisser chapeauter ce projet par la Turquie, et plus précisément par des soutiens du dirigeant Recep Tayyip Erdogan. « Son contenu est de la responsabilité exclusive des auteurs de ces rapports nationaux et ne reflète pas nécessairement les vues de l'Union Européenne », parait presque se dédouaner l’UE au pied de la page de garde. D’où l’intérêt de le financer, naturellement.

Un rapport piloté par le pouvoir turc ?

Les “sponsors” de ce rapport sont omniprésents. Tous incarnent une entité turque. Non moins de trois ministères du pays candidat à une entrée dans l’UE apposent leur signature sur ce rapport : le ministère du Trésor et des Finances, celui des Affaires Etrangères, et celui des Affaires Européennes – dont le site est, là encore, cofinancé par l’UE. Outre ces institutions figure également la SETA, « Foundation for Political, Economic and Social Research » [...]

Valeurs Actuelles

 

La Turquie arme-t-elle les tueurs de chrétiens de Boko Haram ?

S’il est désormais bien attesté que la Turquie d’Erdogan a soutenu logistiquement et matériellement l’État Islamique et d’autres groupes djihadistes au Moyen-Oriebnt, de toutes récentes informations semblent indiquer que la Turquie a également fourni de l’armement à Boko Haram, le funeste groupe terroriste musulman tueur de chrétiens.

Dans un programme diffusé le 14 novembre dernier sur Internet, CBN News (Christian Broadcasting Network), reprenant une information de la chaîne de télévision égyptienne Ten.tv, affirme que la Turquie a bien fourni de l’armement et de l’armement sophistiqué à Boko Haram au Nigéria. La chaîne égyptienne a, en effet, diffusé le 1er octobre de cette année un programme dans lequel un intervenant, Nasha’t al-Deyhi, déclare : « Une fuite d’information confirme que la Turquie est un État terroriste : elle soutient les terroristes, y compris par de l’armement. Elle soutient le terrorisme avec des armes. Cette fois, cependant, ce n’est pas en Syrie… La fuite d’information d’aujourd’hui conforme sans le moindre doute que Edogan, son État, son gouvernement, son parti transfèrent des armes depuis la Turquie […] vers le Nigéria. Et à qui ? À l’organisation Boko Haram ».

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Sources : CBN News, 14 novembre 2019 ; Gatestone Institute, 3 novembre 2019 ; Wawa News Global (Nigéria), 11 octobre 2019.

Via Christianophobie.fr

Djihadistes renvoyés en France par Erdogan : La ministre de la justice ne sait pas quand ils arriveront ni qui ils sont.

Une trentaine de djihadistes sortis de prison

La ministre a évoqué la question des djihadistes étrangers renvoyés par la Turquie vers leurs pays d’origine. Nicole Belloubet n'a pas communiqué la "confirmation officielle" que onze Français doivent rentrer, parmi lesquels quatre femmes et sept enfants. "Actuellement, nous n’avons pas d’information précise sur l’identité de ces personnes et sur le moment où elles arriveraient en France. […] Nous sommes alertés dès lors que ces personnes vont être renvoyées en France et nous serons dans la capacité de les accueillir".

 

La ministre a détaillé les modalités de la prise en charge des enfants. "Les mères sont judiciarisées,  présentées à un juge et placées en détention. Les enfants sont pris ne charge par un juge des enfants qui les place dans une famille d’accueil ou foyer. Ça ne peut pas être la famille ou les grands-parents, nous avons besoin d’un sas pour vérifier leur état de santé notamment. Ils font ensuite l’objet d’un suivi médical et d’un suivi par le juge. S’il y a des fratries on fait attention à ce qu’il n’y ait pas de séparation".Une question qui a amené à s'interroger sur le nombre de djihadiste sortis de prison depuis le début de l'année, en France. "Ils sont une trentaine", a indiqué Nicole Belloubet. "Ce sont des personnes qui ont subi une condamnation il y a plusieurs années. Quand ces personnes sont libérées, elles font l’objet d’un suivi. Soit elles sont sous contrôle judiciaire, soit sous bracelet, soit les services les suivent".

Lci.fr

Turquie : Erdogan s’en prend à l’UEFA après le salut militaire des joueurs turcs

Le président Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi l'UEFA d'avoir adopté une "attitude discriminatoire" contre la Turquie pour avoir ouvert une enquête disciplinaire après les saluts militaires effectués par ses joueurs lors de matches disputés en pleine offensive turque dans le nord de la Syrie.

«Aucun Européen ne pourra plus faire un pas dans la rue en sécurité», menace Erdogan

Le 22 mars, le président turc a fortement tancé l'Europe dans sa façon de traiter la Turquie, sur fond de crise aggravée entre Bruxelles et Ankara depuis l'expulsion de ministres turcs de meetings pro-Erdogan aux Pays-Bas et en Allemagne.

«Je m'adresse une nouvelle fois aux Européens [...] La Turquie n'est pas un pays qu'on peut bousculer, dont on peut jouer avec l'honneur, dont on peut expulser les ministres», a martelé Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Ankara. Le président turc a ainsi menacé l'Union européenne, qui, selon lui, maintient une attitude hostile envers Ankara.

«Le monde entier suit ce qu'il se passe de très près. Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité, dans la rue, nulle part dans le monde», a-t-il ajouté.

«En tant que Turquie, nous appelons l'Europe à respecter les droits de l'homme et la démocratie», a lancé le chef de l'Etat turc.

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Si Erdogan n'a pas précisé en quoi consistaient exactement ces menaces vis-à-vis de la sécurité de Européens, il apparaît vraisemblable qu'il puisse s'agir d'une éventuelle mise à mal de l'accord migratoire en vigueur entre la Turquie et l'UE depuis un an.

Le président turc a déjà menacé à plusieurs reprises de briser cet accord migratoire passé le 18 mars 2016. Il prévoit un plan global pour réduire la migration vers l'Europe en renvoyant les migrants en situation irrégulière présents en Grèce vers la Turquie.

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Francais.rt.com

Máté Kocsis (Fidesz) : des centaines de milliers de migrants pourraient se présenter à la frontière hongroise

Vidéo en hongrois: conférence de presse et interview de Máté Kocsis (du parti Fidesz).

Extrait de la vidéo :

Une chose est certaine : la Hongrie veut éviter à tout prix que plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions de migrants arrivent à la frontière serbo-hongroise. Actuellement, 4 millions de personnes attendent en Turquie de pouvoir se mettre en route vers l’Europe.

La question se pose ainsi : Est-ce que la Turquie va ouvrir ses portes vers la Syrie ou vers l’Europe ?

Et nous, nous tenons inconditionnellement à ce que ce ne soit pas vers l’Europe mais nous n’avons aucune possibilité d’influencer la décision turque, nous ne pouvons que prier que cela n’arrive pas.

Car si cela devait arriver, cela amènerait une situation sans précédent.
Avec quelques milliers ou quelques dizaines de milliers de soldats et de policiers postés à la frontière serbe, qui feraient face peut-être à plusieurs centaines de milliers de migrants, c’est une situation que nous aimerions vraiment éviter.

Source (3:23- 4:30)
Résumé Cenator

Voir aussi :
Orban : Nous utiliserons la force pour protéger nos frontières si Erdogan ouvre les portes
(Voice of Europe, article en anglais)

Offensive turque : «Des preuves accablantes de crimes de guerre»

Les forces turques et leurs supplétifs syriens ont commis des «crimes de guerre» lors de leur offensive contre les forces kurdes en Syrie, a affirmé vendredi Amnesty International. L'ONG dénonce des «exécutions sommaires» et des attaques meurtrières contre des civils.

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Amnesty rapporte le témoignage d'un secouriste du Croissant rouge kurde qui dit avoir retiré des corps des décombres après un raid turc le 12 octobre sur le village de Salhiyé près d'une école, où des déplacés avaient trouvé refuge. «Je ne pouvais pas dire si (les enfants tués étaient) des garçons ou des filles, parce que les corps étaient noirs comme du charbon», raconte le secouriste.

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20min.ch

 

 

Syrie : deux djihadistes belges se sont échappés de leur prison

Deux djihadistes belges qui étaient emprisonnés dans le nord-est de la Syrie, se sont échappés de leur centre de détention, a annoncé devant une commission du Parlement belge Paul Van Tigchelt, patron de l'Ocam, l'agence antiterroriste belge.

Ces deux évadés font partie d'un contingent de 58 Belges – hommes et femmes – issus des rangs djihadistes (des FTF ou Foreign terrorist fighters), actuellement recensés en Syrie et en Irak. Dans ce groupe, «se sont échappés d'une prison: 2 FTF hommes (dont 1 condamné par défaut en Belgique pour terrorisme)», selon un document de l'Ocam, l'agence antiterroriste belge, dont l'AFP a obtenu copie.

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«La situation est devenue complètement incontrôlable»

Dans ces camps sous contrôle kurde, proches de la zone ciblée par l'invasion turque lancée la semaine dernière, «la situation est devenue complètement incontrôlable», a commenté le député (Ecolo) Samuel Cogolati. «On perd un à un nos contacts sur place», a-t-il ajouté, en réitérant l'appel des écologistes à rapatrier les enfants et à faire juger les adultes en Belgique.

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Francais.rt.com

 

 

Face à la France, les Turcs ont réitéré leur provocation

Lundi soir au Stade de France, les membres de l’équipe turque ont fait à deux reprises un salut militaire qui fait polémique dans le cadre de l’offensive de la Turquie en Syrie.

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Après le but égalisateur de Kaan Ayhan, au moins sept joueurs de l'équipe se sont regroupés près du poteau de corner pour poser, la main droite tendue posée sur le front, en soutien aux soldats engagés dans l'offensive turque en Syrie contre des forces kurdes, offensive qui a déclenché un tollé international. L'équipe turque a renouvelé ce geste, repris par leurs supporters en tribune, à l'issue de la rencontre. Mais les images n'ont pas été diffusées à la télévision, en France comme en Turquie, ce qui a suscité certaines réactions.

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Europe1.fr

Offensive turque en Syrie : près de 800 femmes et enfants de membres de l’EI se sont enfuis d’un camp de déplacés selon les Kurdes

C'est le scenario que craint une partie de la communauté internationale depuis le début, mercredi, de l'offensive turque contre les Kurdes en Syrie. Les autorités kurdes ont affirmé, dimanche 13 octobre, que 785 femmes et enfants étrangers, membres des familles de jihadistes du groupe Etat islamique (EI), s'étaient enfui d'un camp de déplacés à Aïn Issa.

Dans un premier temps, les autorités du camp avaient annoncé l'évasion d'une centaine de personnes, confirmée par une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Quelques heures plus tard, elles ont expliqué que le camp "était désormais sans gardes", et que ses occupants fuyaient "au fur et à mesure". Situé dans la région de Raqqa, dans le nord de la Syrie, le camp d'Aïn Issa abrite 13 000 déplacés, dont ces 785 étrangers.

Une évasion de prisonniers jihadistes vendredi

Les combats liés à l'offensive turque en Syrie "se [déroulent] désormais à proximité du camp de Aïn Issa", affirme l'administration autonome kurde dans un communiqué. Certains occupants "ont pu prendre la fuite après les bombardements qui ont visé" le camp, a-t-elle affirmé.

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Francetvinfo.fr

 

Rappels :

Syrie : Emprisonnés, des jeunes garçons de l’Etat islamique scandent qu’ils vont écraser la tête des non-croyants

Syrie : l’endoctrinement de l’Etat islamique se poursuit dans les camps de réfugiés

Syrie : Emeute dans un camp abritant des familles de l’État islamique. L’offensive turque pointée du doigt.

Syrie: des frappes turques ont visé une prison de djihadistes de l’Etat islamique

Syrie : Emeute dans un camp abritant des familles de l’État islamique. L’offensive turque pointée du doigt.

(Photo d'illustration issue d'une vidéo d'Euronews sur Youtube)

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Une émeute a éclaté vendredi dans le camp d’Al-Hol dans le nord-est de la Syrie, où vivent des milliers de familles de jihadistes présumés du groupe État islamique (EI), ont affirmé des responsables kurdes.

Des membres de la police locale kurde des Assayech ont été attaqués par des femmes du camp qui avaient organisé une manifestation et refusé d’obéir aux gardiens, a indiqué un responsable du camp, qui abrite plus de 70 000 déplacés, dont 3000 familles de jihadistes, selon l’administration kurde établie dans la région.

L’incident est survenu après qu’une partie des forces de sécurité kurdes responsables du camp a été redéployée plus au nord pour contribuer aux efforts visant à repousser une offensive turque contre une milice kurde à la frontière.

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Journaldequebec.com

 

Rappels :

Bombardements turcs contre une prison kurde : la Turquie cherche-t-elle à libérer les jihadistes?

Offensive en Syrie: Erdogan menace l’Europe d’un flux de 3,6 millions migrants en réponse aux critiques

Non, Trump n’ « abandonne » pas les Kurdes !

Publié par Guy Millière le 11 octobre 2019

Ces derniers jours, les rumeurs les plus insensées ont couru sur internet et dans la presse française. Elles courent toujours. Donald Trump aurait “abandonné les Kurdes” et se conduirait comme un “traitre”, voire comme un “criminel”.

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Les Kurdes de Syrie ont été armés par les Etats-Unis et ont combattu l’Etat islamique, qu’ils ont contribué à écraser, encadrés et soutenus par les forces spéciales américaines. Il n’en reste pas moins que la faction dominante chez les Kurdes de Syrie est le PKK, parti des travailleurs du Kurdistan, marxiste-léniniste, et un parti marxiste-léniniste ne peut pas être considéré comme un allié stratégique des Etats-Unis, où il est, comme en Europe, placé sur la liste des organisations terroristes. Les YPG, “unités de protection du peuple”, souvent citées, sont la branche militaire du PKK, et la composante essentielle des “forces démocratiques syriennes” (qui ne sont pas démocratiques et ne représentent pas toute la Syrie). L’allégeance des YPG au PKK ne peut échapper qu’à ceux qui ne veulent pas voir : à chaque cérémonie des YPG, les sigles du PKK sont là et le portrait géant d’Abdullah Ocalan, fondateur et dirigeant du PKK (emprisonné en Turquie) est toujours présent.Ecraser l’Etat Islamique était un objectif des Etats-Unis. C’était un objectif du PKK et des YPG. Cela justifiait un combat commun. Cela ne justifiait rien de plus.

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  • Les soldats américains en Syrie n’ont pas mission de protéger les YPG d’une offensive turque (ils sont d’ailleurs trop peu nombreux pour cela). Ils n’ont pas même à servir de force d’interposition. Comme on le dit ici : the US have no dog in this fight. “Les Etats-Unis n’ont pas de chien dans ce combat”.
  • La Turquie est officiellement alliée des Etats-Unis, mais ne mérite pas leur soutien, et la Turquie n’a pas le soutien des Etats-Unis.
  • Les YPG ne méritent pas non plus le soutien des Etats-Unis dans ce combat, qui ferait entrer les Etats-Unis en guerre avec la Turquie, pour une cause que les Etats-Unis ne défendent pas : celle des YPG et du PKK.
  • Trump a retiré cinquante hommes des zones de combat potentiel aux fins qu’ils ne servent pas de cibles ou de boucliers humains. Et les hommes retirés par Trump n’auraient pu servir à autre chose qu’à être des cibles ou des boucliers humains.
  • Ils n’ont pas été envoyés pour se battre contre l’armée turque, au service des YPG et du PKK.
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    article complet:

Offensive en Syrie: Erdogan menace l’Europe d’un flux de 3,6 millions migrants en réponse aux critiques

"Si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants", a déclaré le président turc.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé jeudi d'ouvrir les portes de l'Europe à des millions de réfugiés en réponse aux critiques européennes contre l'offensive turque en cours dans le nord-est de la Syrie. "Elle doit cesser" a lancé le ministre des Affaires Étrangères Jean-Yves Le Drian mercredi soir, à propos de cette attaque.

 

"Ô Union européenne, reprenez-vous. Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants", a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Ankara. La Turquie accueille 3,6 millions de réfugiés syriens sur son sol.

 

BFMTV

 

La Turquie continue à toucher des milliards d’euros d’ “aides d’adhésion”de la part de l’UE

Face aux provocations d'Ankara, l'Union européenne a notamment décidé de réduire les aides versées à la Turquie depuis en vu de sa supposée adhésion en 2020. Etalées sur treize ans, ces aides doivent en principe s'élever à plus de 9 milliards d'euros.

Selon une information publiée par Le Figaro, les diplomates des pays membres de l'Union ont validé hier une série de sanctions contre la Turquie, en réaction aux forages effectués par celle-ci dans la zone exclusive de Chypre. Ces sanctions, à la fois diplomatiques et financières, en disent long sur la politique budgétaire de l'Europe. De fait, parmi ces sanctions, l'Union européenne a décidé de réduire l'aide de préhadésion versée à la Turquie dans l'optique de son appartenance à l'UE, à laquelle le pays se dit toujours candidat malgré les nombreuses preuves de repli identitaire et nationaliste envoyées par Erdogan à l'Occident.

Prévue dans le cadre des fonds apportés chaque année à Ankara par Bruxelles pour «aligner la législation et les normes turques sur celles de l’UE», cette dernière doit l’aider à développer son territoire, renforcer son économie et, théoriquement, rejoindre le niveau attendu pour intégrer l’Union européenne. Elle se déploie sur plusieurs années et son budget s’élevait, pour la période 2014-2020, à 4,454 milliards d’euros, un montant stable par rapport à la période précédente (4,484 milliards d’euros). En réduisant cette aide, l’Union envoie un signal fort à la Turquie et la prive, selon une source européenne, d’environ 145 millions d’euros.

Ensuite, le Conseil invite la Banque européenne d’investissement (BEI) à revoir ses activités de prêt à la Turquie, notamment en matière de prêts garantis par les Etats. Là encore, les sommes en jeu sont importantes: en 2018, la BEI avait accordé 385,8 millions d’euros à la Turquie, et 66,91 millions d’euros depuis le début de l’année 2019. Au total, depuis 2010 inclus, l’institution a prêté plus de 15,99 milliards d’euros à Ankara.

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Valeursactuelles.com (1) / Valeursactuelles.com (2) / Le Figaro

Erdogan menace l’Europe d’un afflux de migrants

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré ce jeudi 5 septembre qu'il n'aurait peut-être pas d'autre choix que de rouvrir les portes de l'Europe aux migrants si la Turquie ne bénéficie pas d'une aide internationale accrue pour prendre en charge les réfugiés syriens.

Ankara redoute un nouvel afflux de réfugiés en raison de l'offensive des forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie contre la province d'Idlib, dernier territoire rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, où vivent quelque trois millions de civils dont de nombreux déplacés des précédents combats. La Turquie, qui héberge déjà plus de quatre millions de réfugiés syriens, a conclu fin 2015 un accord avec l'Union européenne pour endiguer les flux migratoires après l'arrivée de plus d'un million de réfugiés en Europe de l'Ouest via la «route des Balkans» pendant l'été 2015.

Dans un discours prononcé ce jeudi à Ankara, Recep Tayyip Erdogan a aussi brandi une fois encore la menace d'une intervention militaire turque dans les territoires contrôlés par les Kurdes dans le nord de la Syrie si les négociations avec les Etats-Unis en vue de la création d'une «zone de sécurité» le long de la frontière turque n'aboutissent pas.

Lefigaro.fr

 

Rappels :

Erdogan veut pouvoir acquérir l'arme atomique

Erdogan veut renommer l’ex-basilique Sainte-Sophie « mosquée Sainte-Sophie »

France : 63,9% des Turcs ont voté pour l’islamiste Erdogan. A Lyon, il fait 86%

Erdogan : l’Autriche pousse le monde vers «une guerre entre les Croisés et le Croissant»

Erdogan: l’Europe sera musulmane, si c’est la volonté d’Allah

 

 

La Turquie lancera-t-elle une opération militaire en Syrie ?

J'aimerais revenir sur un thème déjà évoqué - brièvement - sur lesobservateurs, à savoir, le fait que la Turquie a menacé de lancer bientôt une opération militaire contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie, à l'est de l'Euphrate. C'est en effet ce qu'a annoncé, dimanche 4 août 2019, le président dictateur islamiste turc Erdogan. Le chef de l'Etat turc, qui brandit cette menace depuis des mois, a précisé qu'il a averti la Russie - qui soutient le président syrien Bachar al Assad, et les Etats-Unis, qui se sont appuyés sur les Kurdes pour combattre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) - de l'imminence de cette offensive.

Ankara considère les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qui constitue le noyau des Forces démocratiques syriennes (FDS), comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui lutte pour l'autonomie des territoires majoritairement kurdes de Turquie. Erdogan réclame de longue date l'établissement, dans la partie nord de la Syrie, d'une zone de sécurité qui écarterait les combattants kurdes de la frontière turque, le principal point de crispation se situant à Manbij, ville située sur les rives de l'Euphrate que les FDS ont reprise à l'EI en 2016. "Nous sommes entrés dans Afrine, Jarablous et Al-Bab. Nous irons ensuite à l'est de l'Euphrate", a en outre déclaré Erdogan, dimanche 4 août 2019, faisant allusion à des localités prises par les terroristes islamistes syriens soutenus par la Turquie.

Pour mémoire, rappelons que l’armée turque et les milices islamistes pro-turques ont déjà pris la vaste région syrienne kurde d’Efrin, le long de la frontière turque. De plus, La Turquie a renouvelé, lundi août 2019, son appel aux Etats-Unis pour qu'ils cessent de soutenir une milice kurde dans le nord de la Syrie, au moment où Washington s'efforce d'empêcher une offensive d'Ankara contre celle-ci. "Nous attendons des Etats-Unis qu'ils répondent positivement à notre appel de cesser leur coopération" avec les Unités de protection du peuple (YPG), un groupe de combattants kurdes, a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu.

L'armée syrienne :

De son côté, l'armée syrienne a décidé, lundi 5 août 2019, de reprendre ses opérations militaires contre la région d'Idleb, dominée par les jihadistes, quatre jours après l'annonce par Damas d'une trêve dans cette région du nord-ouest. Les groupes terroristes soutenus par la Turquie ont en effet refusé de respecter cette trêve et ils ont mené plusieurs attaques contre les civils. L'armée syrienne reprend donc ses opérations militaires et réplique aux agressions de la Turquie.

Les combattants kurdes syriens :

La Turquie attaquera les combattants kurdes dans le nord-est de la Syrie "à la première occasion", a assuré, de son côté, lundi août 2019, le haut responsable kurde syrien Aldar Khalil. Pour Khalil, "Erdogan est sérieux et lancera une attaque à la première occasion" dans le nord-est du pays en guerre, où les Kurdes ont instauré une autonomie fragile. "Si on n'en dissuade pas la Turquie et s'il n'y a pas de consensus pour une décision internationale l'en empêchant, elle va certainement être en mode offensif", a affirmé ce haut responsable politique.

Michel Garroté avec les agences pour LesObservateurs.ch

Les islamistes sunnites autrichiens pro-Erdogan veulent cacher leur orientation religieuse et politique

La nouvelle loi autrichienne sur les religions prévoit que, dans les livrets scolaires, la religion des enfants de mahométans ne soit plus définie pour tous comme « Islam », mais comme celle de la communauté à laquelle leurs parents appartiennent. C’est déjà le cas des enfants de chrétiens, qui sont annoncés par exemple comme « catholiques romains » ou « protestants » selon la religion de leurs parents. Mais la principale communauté religieuse musulmane d'Autriche, qui est sunnite et turque, proteste. L’ancien rédacteur en chef de Die Presse rappelle un meurtre particulièrement horrible - peu relayé par la presse de complaisance - perpétré par un Sunnite en Arabie saoudite à l’égard d’un enfant chiite, pour illustrer les profondes différences entre les divers courants de l’Islam.

https://www.andreas-unterberger.at/2019/02/ijder-islam-schulzeugnisse-und-die-wirkliche-welt/

Traduction (Claude Haenggli) : Lorsque un chauffeur de taxi de Medina, en Arabie saoudite, se rendit compte que sa cliente et son enfant de six ans étaient des Chiites, il s’empara de l’enfant, le sortit de force de l’auto, le traîna dans un café, cassa une bouteille et tua l’enfant avec les tessons. Cet acte montre le fossé profond qui existe entre les divers groupes religieux, que dans notre langage approximatif nous appelons tous « musulmans ». Cela nous ramène en Autriche, avec la dramatisation, par la communauté islamique IGGÖ, du fait que dans les livrets scolaires l’appartenance religieuse ne sera plus « Islam », mais « IGGÖ ». Cette IGGÖ ne représente qu’une partie très spécifique du monde musulman. Et, récemment, même plus l’ensemble des sunnites, car la nouvelle direction de l’IGGÖ est très, très proche du dictateur turc Erdogan. 

Les socialistes suisses attaquent Trump, Poutine et Erdogan pour contrer l’UDC

Erdogan se trouve aux antipodes de la droite patriote suisse puisqu'il vise l'islamisation de l'Europe, aidé en cela par le multiculturalisme issu de l'idéologie de la gauche.

A contrario, s'agenouiller devant des juges étrangers ne pose aucun problème à ces socialistes.

 

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Pour lancer la campagne contre l'initiative de l'UDC, le PS sort une affiche provocatrice où elle appelle à une Suisse qui résiste aux trois autocrates Trump, Poutine et Erdogan.

Valérie Piller Carrard (PS/FR):« Dans leur politique, ces trois présidents affaiblissent la protection internationale et le multilatéralisme. (...)

Le Matin

 

Nos remerciements à Info

 

Rappels :

Suisse: Le National serre la vis aux mosquées. Simonetta Sommaruga: « C’est de la discrimination. »

Berne. Mohamed Hamdaoui, socialiste: « Il ne faut pas surveiller systématiquement les imams du canton. Ce serait de la discrimination. »

Genève. La loi sur la laïcité: Les féministes crient à la discrimination envers les musulmanes voilées.

Pendant que Sommaruga désarme les Suisses, la Confédération offre l’asile à 30 individus à risque.

Attentat islamiste en Suisse: Sommaruga ne veut même pas expulser les terroristes!

Simonetta Sommaruga flashe sur un drapeau suisse confectionné avec des tissus du monde entier, symbole du multiculturalisme.

Terrorisme: Le Conseil fédéral refuse une mention pour lutter contre l’islam radical « Ce serait discriminatoire. »

Cologne : Erdogan inaugure l’une des plus grandes mosquées d’Europe. Des Turcs l’accueillent aux cris d’Allah Akbar. (Vidéos)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan inaugure samedi à Cologne l'une des plus grandes mosquées d'Europe, un déplacement placé sous haute protection policière marqué par des manifestations.

Placé sous haute protection policière, le président turc Recep Tayyip Erdogan va présider samedi 29 septembre à Cologne l'inauguration d'une des plus grandes mosquées d'Europe. Il s'agit de l'ultime étape de la visite d'État du président turc, qui tente de tourner la page de deux années de tension avec l'Allemagne.

Après Berlin vendredi, où ont manifesté quelques milliers de Kurdes, Erdogan est attendu de pied ferme à Cologne: au moins deux manifestations, dont une sous le mot d'ordre "Erdogan n'est pas le bienvenu", sont prévues dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés pour ce que le chef de la police locale, Uwe Jacob, présente comme un des plus grands déploiements policiers dans l'histoire de la ville.

À Cologne, le très croyant dirigeant turc, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat en juillet, va inaugurer cette mosquée, financée par l'Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc.

La foule crie "Allahu Akbar" sur son trajet

Erdogan est sur le chemin de la mosquée. Au bord de la route, ses partisans crient "Allahu Akbar".

Toutes les cinq minutes, la foule de la rue Venloer scande à nouveau. Il y a quatre tireurs d'élite sur les toits. Plus près de nous, une barrière de sécurité bloque le chemin. Parfois, le nom du président turc est hurlé, parfois la foule crie "Allahu Akbar", "Allah est le plus grand". De temps en temps, l'armée turque est louée ou la foule crie que le peuple turc ne peut être divisé.

 

 

 

Une mosquée aux dimensions imposantes

Le chantier avait débuté en 2009 et, malgré de nombreuses oppositions et controverses locales, de premiers fidèles ont pu aller y prier dès 2017, avant l'inauguration officielle par Erdogan samedi.

Avec ses minarets de 55 mètres de haut et une grande coupole de 36 mètres, cet édifice de béton et de verre, censé incarner l'ouverture, selon son architecte, Paul Böhm, est une des plus imposantes mosquées d'Europe. Sa superficie atteint 4 500 m2.

Située dans le quartier d'Ehrenfeld, non loin de la tour de télévision de Cologne, elle est susceptible d'accueillir des milliers de fidèles. La police veut limiter l'accès samedi à 5 000 personnes mais Ditib en attend beaucoup plus.

L'édile de Cologne reproche à Ditib l'opacité qui a entouré le déroulement du chantier, l'inauguration et le fonctionnement de la mosquée. Des élus accusent aussi cet organisme d'être un bras du régime d’Erdogan car elle gère 900 lieux de cultes en Allemagne avec des imams venant de Turquie. L'organisation est aussi accusée par ses détracteurs d'espionner les opposants au président turc.

"Londonistan"

Les opposants à la mosquée, en particulier l'extrême droite, craignant un afflux de musulmans qui aurait fait de Cologne une réplique du "Londonistan", avaient intenté des recours contre la construction qui ont finalement échoué.

Avec cette visite d'État, la Turquie, minée par une crise économique aigüe et en froid avec les États-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l'Allemagne, où vivent 3 millions de personnes de nationalité ou d'origine turque.

Vendredi, il s'est entretenu avec Angela Merkel, avant d'être l'invité d'un banquet boudé par une partie de la classe politique allemande, dont la chancelière. L'inauguration sera également boudée par une partie des dirigeants politiques du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, dont la maire de la ville, Henriette Recker, et le chef du gouvernement régional.

 

France24 / Bild.de / Sueddeutsche.de

 

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La Turquie envoie des renforts dans la province syrienne d’Idleb

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Michel Garroté -- Des renforts de l'armée turque sont arrivés, mardi 25 septembre 2018, dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest du pays), une semaine après un accord russo-turc prévoyant la création d'une zone démilitarisée dans le dernier bastion djihadiste du pays en guerre (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). Environ 35 véhicules militaires ont fait le trajet dans la nuit sur l'autoroute principale depuis la frontière turque jusqu'à une zone proche de la localité de Saraqeb. Le convoi était accompagné par des combattants du Front national de libération (FNL), coalition djihadiste pro-turque.
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Des forces turques sont déployées sur douze des postes d'observation que tient l'armée turque dans la province syrienne. La semaine dernière, Ankara et Moscou ont annoncé un accord dont la finalité est de mettre en place une zone démilitarisée servant de zone-tampon entre les territoires tenus par les jihadistes d'Idleb et les zones contrôlées par les troupes gouvernementales tout autour. Cet accord a permis d'éviter, pour l'instant, un assaut du régime de Bachar al-Assad contre la province.
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Plus de la moitié de la région est contrôlée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), organisation formée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, le reste étant dans sa majeure partie sous le contrôle des islamistes pro-turcs. En vertu de l'accord russo-turc, Ankara s'engage à ce que les groupes djihadistes remettent toutes leurs armes lourdes et qu'ils sortent d'ici la mi-octobre de la future zone démilitarisée de 15 à 20 km de large. Le texte prévoit également une présence des forces turques et de la police militaire russe dans la zone démilitarisée (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Adaptation & Mise en page Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Source :
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https://fr.news.yahoo.com/syrie-turquie-envoie-renforts-%C3%A0-idleb-085623435.html
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