Christian Hofer: Sous le terme "réfugiés admis provisoirement" se cache une autre réalité que notre administration tente de minimiser:
"Il peut aussi arriver qu’une personne qui, bien qu’elle remplisse la qualité de réfugié, soit indigne d’obtenir l’asile en raison d’actes répréhensibles, par exemple parce qu’elle a commis un crime, parce qu’elle a porté atteinte à la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse ou parce qu’elle la compromet. Dans ce cas, les autorités suisses n’accordent pas l’asile, mais une admission provisoire."
Ce sont donc également des délinquants qui devraient être expulsés mais que la Suisse gardera à vie, car ils seraient "en danger" dans leur pays d'origine, leur sécuriét étant plus importante que celle du peuple suisse. C'est ce petit monde que le PS protège comme à l'accoutumée.
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Auparavant, l'indemnisation des réfugiés provisoirement admis dans le canton de Zurich se faisait via l'aide sociale: Durant les 10 premières années, une commune recevait toutes les prestations de la part du canton - même les coûts d'intégration étaient remboursés.
Avec le référendum de l'automne dernier, cela a changé radicalement: à partir du 1er juillet, les communes ne reçoivent qu'un versement forfaitaire pendant sept ans de la part du canton, 36 francs par jour et par personne pour un résident provisoire - environ un tiers de moins qu'auparavant.
En matière d'asile, les besoins de base de ces personnes passent de 986 francs par mois à 690 francs.
"C'est une détérioration grave", a déclaré vendredi le municipal socialiste Raphael Golta, responsable du secteur social, devant les médias. Pour les personnes touchées, cela signifie une atteinte douloureuse dans la vie. A cet égard, c'est difficile car il s'agit souvent d'individus admis provisoirement qui sont ici depuis longtemps, "dont de nombreux pour toujours".
Pour cette raison, la ville considère qu'il est important de continuer à promouvoir l'intégration de ces personnes. "Avec seulement l'assistance en matière d'asile, ce n'est plus possible", a déclaré Raphael Golta. Par conséquent, Zurich a l'intention de continuer à soutenir ces personnes au-delà du principe «un toit au-dessus de leurs têtes».
Dans le domaine du logement, cela signifie, par exemple, que la ville finance elle-même la différence entre les prestations offertes par l'asile et le loyer couvert par l'aide sociale.
La ville veut également combler les lacunes financières dans le domaine de l'intégration professionnelle et sociale. A titre d'exemples, le responsable du secteur social cite les cours d'allemand, des coûts de formation ou de cotisations. En outre, dans certains cas, les frais d'appels téléphoniques, d'Internet ou d'abonnement aux transports publics continuent à être pris en charge.
"Les résidents provisoires ne devraient pas être moins bien lotis qu'auparavant dans notre ville," a déclaré Raphael Golta. Globalement, cela coûte 5,8 millions de francs par an à la ville. A cela s'ajoutent 2,7 millions de francs que le canton n'injecte plus.
Dans la ville de Zurich, il y a actuellement environ 1 500 réfugiés admis provisoirement vivant de l'aide sociale. La plupart d'entre eux viennent de Syrie, d'Erythrée et d'Afghanistan. Une personne est admise à titre provisoire lorsque l'expulsion n'est pas possible, non autorisée, ou n'est pas raisonnable à cause de la guerre dans le pays d'origine.
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Source Traduction libre Christian Hofer pour Les Observateurs.ch
Rappel:
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