Emmanuel Macron menace les pays «qui ne veulent pas davantage d’Europe»

Avec en ligne de mire les élections européennes de 2019, Emmanuel Macron a prévenu, au cours d'une conférence de presse le 20 septembre à Salzbourg, que les pays qui ne souhaitaient pas «davantage d'Europe» ne recevraient plus de fonds structurels.

«Les pays qui ne veulent pas davantage d'Europe, ils ne toucheront plus les fonds structurels», a prévenu Emmanuel Macron ce 20 septembre à l'issue d'un sommet européen à Salzbourg, en Autriche. Il a poursuivi en ajoutant : «A un moment donné, le règlement se fera simplement. Les pays qui ne veulent pas davantage de Frontex [l'Agence européenne des gardes-frontières et des gardes-côtes] ou de solidarité, ils sortiront de Schengen. »

Sans préciser à quels Etats il faisait référence, le président français a vilipendé «ceux qui expliquent : moi [...] j'aime l'Europe quand elle me donne de l'argent, quand elle permet la prospérité à mon peuple, quand elle permet à mes travailleurs d'aller mieux gagner leur vie dans des pays voisins. Mais, chez moi, pas un seul migrant, pas un seul réfugié».

A un moment donné, le règlement se fera simplement. Les pays qui ne veulent pas davantage de Frontex ou de solidarité, ils sortiront de Schengen

Estimant que les élections européennes de mai prochain allaient être «la bataille que tous les progressistes en Europe, que tous les démocrates doivent conduire», il a estimé que cette échéance allait être un «combat historique».

Pour le président français, «la crise que l'Europe vit ces dix dernières années, c'est une crise existentielle, la capacité à savoir si le projet politique conduit par les pères fondateurs, qui a consisté à savoir conjuguer les intérêts nationaux pour définir quelque chose de plus grand, peut toujours prévaloir».

Plusieurs pays d'Europe de l'Est, Hongrie en tête, sont vent debout contre la politique migratoire de Bruxelles. Un vif échange a opposé fin août Emmanuel Macron d'un côté et Viktor Orban de l'autre. Le locataire de l'Elysée avait volontiers endossé le rôle d'«opposant principal» aux «nationalistes» tandis que le second accusait le président de la République d'être «à la tête des forces politiques soutenant l'immigration le chef de file des «partis pro-migrants».

RT

Poutine : «On encourage l’immigration avec de substantielles aides sociales» en Europe (VIDEO)

Interrogé sur la crise migratoire en Europe, Vladimir Poutine a estimé qu'à l'avenir, l'Europe continuerait à accueillir des migrants. Le président russe a mis en avant les aides sociales auxquels les candidats à l'immigration peuvent prétendre.

Lors de sa rencontre avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban à Moscou ce 18 septembre, Vladimir Poutine a été invité par un journaliste à commenter la crise migratoire en Europe. «Si l'on encourage l'immigration avec de substantielles aides sociales et autres avantages, pourquoi le flot s'arrêterait-il», a fait remarquer le président russe.

La question d'un journaliste hongrois (11 minutes et 17 secondes) :

 

 

Soulignant que l'immigration en Russie était plus facile à absorber en raison de la proximité de langue et de culture des anciennes républiques de l'URSS, le président russe s'est toutefois refusé à donner des leçons à l'Union européenne. «Pour autant, c'est à nos collègues en Europe de décider pour eux-mêmes et de faire au mieux pour l'Europe et pour les Européens».

Ce sont des gens qui sont vraiment étrangers à [la] culture

«En ce qui concerne l'Europe, la situation est particulière. Ce sont des gens qui sont vraiment étrangers à cette culture [européenne]», a-t-il ajouté. Et de conclure : «Je ne pense pas que ces flux de migrants puissent diminuer [...] il y a aussi l'immigration en provenance d'Afrique.»

RT

À l’Ouest, rien de nouveau. Et à l’Est ?

Tirant avec cohérence les conclusions d’une vision matérialiste de l’humanité (que l’anthropologie concrète, au demeurant, dément), Marx nous a légué une pensée du politique selon laquelle, après entrée dans la modernité, l’identité de classe serait la seule appartenance collective susceptible d’informer l’agir politique. Cette anthropologie aberrante est, au demeurant, devenue réalité au centre du dispositif capitaliste, dans cet Occident où les retraités des pays latins sacrifient l’avenir de leur propres enfants, où lesdits enfants n’ont en général eux-mêmes pas d’enfants (ce qui leur évitera d’avoir à les sacrifier) et où les femmes, entre deux délations #metoo, brandissent des pancartes bariolées pour souhaiter la bienvenue à une armée de jeunes et virils fondateurs de familles monoparentales : voilà bien, oui, le monde sans transcendance, l’univers purement horizontal que décrivait Marx. Cet Occident où, au demeurant, les révolutions que lui prévoyait, n’ont, justement, jamais eu lieu, étant donné qu’aucun héroïsme ne naîtra jamais de la somme de plusieurs égoïsmes individuels – fussent-ils des millions.

Au cours des deux premières décennies du XXe siècle, tout en préservant avec bigoterie les apparences d’une allégeance marxiste de stricte obédience, Lénine a tiré les leçons du démenti apporté par l’histoire aux thèses de Marx : d’une part, en théorisant la complicité de classe qui unit le prolétariat et la bourgeoisie des métropoles dans l’intérêt commun du spoliateur colonial ; d’autre part, en redéfinissant la révolution mondiale comme lutte anti-impérialiste – artifice théorique qui permettait à l’élite « marxiste-léniniste » de fermer les yeux provisoirement sur cette même complicité de classe, lorsqu’elle unissait le prolétariat et la bourgeoisie de pays périphériques et colonisés dans une lutte d’émancipation nationale travestie par ses soins (de Petrograd à la Havane et de Hanoi à Alger) en lutte communiste.

En effet, jusqu’à nos jours, l’anthropologie marxiste s’applique mal à la périphérie – qu’il s’agisse de l’Amérique latine ou de l’Europe post-communiste : les concepts de « droite » et de « gauche » y constituent des importations cognitives plus ou moins forcées, et la greffe prend mal. En Roumanie, une coalition menée par un parti « social-démocrate » vient d’adopter au sénat le principe d’un référendum sur la définition de la famille, qui devrait normalement déboucher, comme en Hongrie, sur l’inscription dans la constitution du « caractère hétérosexuel » du mariage (pour citer le vilain nom aujourd’hui donné en Occident à la normalité familiale). Pendant ce temps, en Pologne et en Hongrie, des gouvernements « de droite » fermement installés au pouvoir renationalisent des industries stratégiques privatisées pendant les années de pillage « néo-libéral » qui ont suivi la chute du mur.

Pour tout observateur lucide, il est bien clair que les forces qui s’opposent réellement en Europe centrale ne sont pas la « droite » et la « gauche », mais un libéralisme complice du colonialisme occidental (qu’on l’appelle « urbain » comme en Hongrie, ou « comprador », comme en Amérique latine) et un « illibéralisme » soucieux de préserver les souverainetés nationales, la composition ethnique des divers pays et les modèles familiaux hérités – autant d’éléments d’un héritage eurasien que les urbains condamnent comme « obscurantiste ». Bien sûr, il existe aussi des urbains « de gauche » (comme le philosophe pseudo-marxiste Gáspár Miklós Tamás, en réalité adepte de réalité de l’illuminisme radical), qui déplorent de temps en temps le saccage de leurs économies nationales par les multinationales occidentales – mais ils finissent toujours par s’aligner sur les « urbains de droite » lors des prises de décisions vitales, considérant (en l’avouant ou non) que la sujétion politico-économique de leurs sociétés est un prix acceptable à payer pour le « progrès culturel » que leur apporte l’Occident sous forme de directives féministes, d’activisme LGBTet de « campagnes de sensibilisation » à la beauté du « multiculturalisme ».

En réalité, le personnel politique des partis « illibéraux » est lui-même en grande partie constitué d’individus sociologiquement « urbains », habitués à penser dans les termes d’une politologie importée depuis la métropole, et donc à se définir par adhésion à ces concepts étrangers à leurs sociétés profondes que sont la « droite » et la « gauche ». D’où, par exemple, la schizophrénie politique de beaucoup de sympathisants du FIDESZ hongrois, ravis de voir un député autrichien du FPÖ (Harald Vilimsky – de ce même FPÖ, partenaire de coalition et de gouvernement du ÖVP qui vient de poignarder la Hongrie dans le dos) leur décerner, comme à l’école, des bons points de conduite tout en montrant du doigt – avec des arguments aussi controuvés que ceux du rapport Sargentini – la Roumanie de Liviu Dragnea. C’est la même schizophrénie que s’emploie à entretenir dans les rangs du PSD roumain le leader des « socialistes européens » Udo Bullmann, en leur tenant, à l’envers, le discours que tient Vilimsky aux Hongrois. Bien sûr, on peut douter de la sincérité des euro-parlementaires roumains (connus pour leur extrême sensibilité aux arguments du lobbying de G. Soros et d’autres) lorsqu’ils votent en faveur d’un rapport Sargentini qui demain sera, au besoin, repris mot pour mot pour condamner leur propre gouvernement. Il est vrai aussi que les eurodéputés PSD de l’actuelle législature ont pour la plupart été promus avant l’ascension de Liviu Dragnea, par l’ex-premier ministre Victor Ponta, devenu entre temps un opposant au PSD qui se rêve « Macron à la roumaine ». Mais là n’est pas l’essentiel.

L’essentiel, c’est que MM. Vilimsky et Bullmann, même si on leur fait crédit d’un minimum de sincérité dans leurs options politiques respectives (traduisant leur rôle de représentants de classes opposées au sein des sociétés de la métropole coloniale), montrent par la pratique (trahison déjà consommée de l’Autriche à l’encontre de la Hongrie – et trahison imminente du PSD roumain par ses « frères » allemands) que, dès qu’ils parlent aux « estiens », ces options idéologiques deviennent de simples appeaux dans une lutte à mort contre l’« illibéralisme », c’est-à-dire contre les velléités d’indépendance de la périphérie coloniale. En Allemagne (centre colonial européen s’il en est), cette duplicité est d’ailleurs inscrite dans la loi, qui subordonne l’activité externe (et elle seule) des très influentes fondations politiques allemandes (Friedrich Adenauer, proche de la CDU, Friedrich Ebert, proche du SPD et Rosa Luxemburg, proche de Die Linke) à la paternelle supervision de la diplomatie d’Etat allemande (Aussenamt Deutschland) : on peut donc collaborer avec le Reich merkelien « de droite », « de gauche », et même « d’extrême gauche » – le tout étant que les intérêts industriels allemands en sortent invariablement gagnants. Lutte des classes (feutrée et « négociée ») en Allemagne, mais collaboration de classe dans la gestion coloniale de l’Hinterland culturellement et économiquement arriéré. Nul besoin d’être marxiste pour se rendre compte que, sur ce point au moins, Lénine avait cruellement raison.

En s’accrochant mordicus à l’argument migratoire, censé lui permettre de « conquérir de l’intérieur » le PPE, Viktor Orbán semble ignorer cette dialectique centre / périphérie = libéralisme (de droite comme de gauche) / illibéralisme (idem), qui informe aujourd’hui l’essentiel du débat Est-Ouest en Europe. Cette ignorance est-elle sincère ? Bien malin qui saurait le dire, et lire dans le jeu d’un joueur de poker d’un pareil talent. En tout état de cause, le démenti des faits est cinglant : la fraternité anti-migratoire qui semblait l’unir au jeune et sémillant chancelier Kurz n’a pas empêché ce dernier de lui tirer dans le dos – comme par hasard quelques semaines après la réussite audacieuse du putsch gazier roumano-hongrois au terme duquel la Hongrie s’est instituée nouvelle plaque-tournante énergétique en Europe centrale (au détriment de Vienne), tandis que la Roumanie s’est potentiellement dotée de l’instrument de sa réindustrialisation. Si quiconque avait des doutes concernant l’importance relative de la foi anti-migratoire et des désidératas de la société OMV dans la dynamique décisionnelle de Sebastian Kurz, ces doutes sont à présents dissipés. Et les polémistes du FIDESZ ont beau s’acharner sur le projet « européen de gauche » d’Emmanuel Macron, et cibler Angela Merkel personnellement (comme si elle n’incarnait pas la réalité de la CDU allemande) : s’il persistent dans cette attitude de déni, c’est la dure réalité qui leur apprendra assez vite les limites de cet « alter-occidentalisme de droite » dans lequel ils s’enferrent. L’Occident identitaire ne volera pas davantage à leur secours que l’Occident « anti-communiste » ne l’a fait en 1956. Et si l’illibéralisme veut avoir un avenir, il est urgent pour lui de se déshabituer de la « droite » et de la « gauche », et d’apprendre (ou plutôt, dans le cas hongrois, de réapprendre) à penser dans des catégories à la hauteur des temps : centre et périphérie, résistance (kuruc) et collaboration (labanc). Hic Rhodus, hic salta !

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Ce n’est pas l’Europe de l’est qui profite des fonds européens mais les multinationales

Le Parlement européen a réclamé des sanctions contre la Hongrie, coupable de vouloir défendre son identité et ses libertés et par-delà celle de tous les peuples européens. Relayé par la majorité du Parlement européen (socialistes, libéraux, « droite » modérée), le point de vue des oligarques bruxellois est le suivant : si les gouvernements d’Europe de l’est ne se soumettent pas, coupons leur les crédits. Un chantage aussi injuste qu’ignoble. Car dans les faits l’argent du contribuable ouest-européen est transformé en profits pour des actionnaires de multinationales. Responsable du Visegrád Post à Budapest, Ferenc Almássy fait le point.

L’Europe centrale, en particulier les pays du groupe de Visegrád (Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie) sont des bénéficiaires nets des fonds structurels européens. Cela signifie qu’ils reçoivent plus d’argent de l’Union européenne qu’ils ne lui en donnent. En gros, les Occidentaux donnent plus que les centre-européens, et ces derniers reçoivent donc de l’argent des Occidentaux pour le développement de leurs contrées. À ce stade, considérant ce fait, on aurait tendance à hurler avec les loups de la presse mainstream occidentale et à affirmer – les chiffres sont clairs ! – que “les pays de l’Est profitent de l’argent européen !”

Sauf que cette assertion – très discutable ; nous y reviendrons – est souvent accompagnée d’une autre affirmation qui elle est scandaleusement fausse : “sans rien donner en échange !”

Lorsqu’il s’agit de politique internationale, il est facile de tromper un public non initié. Quelques règles de bon sens devraient toutefois permettre de ne jamais se laisser avoir. La première règle consiste toujours à garder à l’esprit que la politique est une lutte d’intérêts, et que si les pays occidentaux ont proposé quelque chose qui ressemble à une “aide”, c’est qu’ils considèrent y gagner plus qu’ils n’y perdent. On repensera au Plan Marshall, par exemple… les Etats ne sont pas des structures humanistes ou caritatives, et les Etats ne donnent pas des sommes conséquentes et de manière régulière, par gentillesse, compassion ou pitié. Seulement par intérêt, bien pesé, bien mesuré, bien compris.

Une seconde règle consiste à toujours regarder d’où vient l’information. Qui est derrière sa diffusion ? Quel prisme est appliqué à l’information ? Et il est toujours préférable d’aller également voir ce que disent ceux qui, le cas échéant, sont accusés. Lorsque les médias aux mains des oligarques de France ou certains politiciens qui ont à gagner dans le désordre européen avancent certaines thèses, mieux vaut chercher également d’autres points de vue.

Alors, qu’en est-il de cette histoire de fonds européens et d’Europe centrale parasite ?

Voyons, point par point, ce qu’il en est.

Oui, les pays d’Europe centrale sont des bénéficiaires nets des fonds structurels européens

La chute du régime socialiste a été précipitée par une partie de ces élites à des fins de profits personnels. Les entreprises d’Etat et les usines ont été privatisées, bradées, pillées, – essentiellement par des entreprises occidentales – et les pays d’Europe centrale en sont sortis déstructurés, affaiblis. Mais surtout massivement dépossédés de leurs moyens de production.

Dès lors, les capitaux et les entrepreneurs étrangers et en particulier allemands affluent en Europe centrale. Cette Europe centrale ayant fraîchement rejoint l’économie de marché, traumatisée par le socialisme d’Etat, croit alors candidement que le libéralisme intégral et son zèle lui permettront, comme ça lui a été promis, de rattraper le niveau de vie de ses frères européens de l’Ouest.

Mais le deal en haut lieu est le suivant : investissements contre salaires bas. L’Allemagne en particulier se reconstitue un Hinterland dans les pays du groupe de Visegrád. Proximité géographique et culturelle, qualité d’une main-d’oeuvre disciplinée, fiable et hautement formée font de l’Europe centrale un met de choix pour l’ogre berlinois cherchant à prendre le dessus dans l’Union européenne depuis la réunification.

Entrés dans l’Union européenne le 1er mai 2004, les pays d’Europe centrale ont depuis bénéficié des fonds structurels. Ces fonds se subdivisent en trois catégories, qui ont pour but de “renforcer la cohésion économique et sociale au sein de l’UE”, “soutenir l’emploi et le bien-être économique” et “”réduire les difficultés économiques et stabiliser les économies”.

Traduisons ces belles phrases : adaptation des marchés émergents au profit des marchés occidentaux, développement de leur capacité d’absorption des productions occidentales, délocalisation au profit des multinationales.

Transfuges socialistes locaux et prédateurs occidentaux ont main dans la main désindustrialisé l’Europe centrale pour la remodeler selon les besoins de l’économie de marché ouest-européenne, ou plus exactement, selon les désidératas de ses multinationales.

L’économiste Thomas Piketty l’écrivait il y a quelques mois, les capitaux occidentaux et essentiellement allemands “sont graduellement devenus propriétaires d’une part considérable du capital des ex-pays de l’Est : environ un quart si l’on considère l’ensemble du stock de capital (immobilier inclus), et plus de la moitié si l’on se limite à la détention des entreprises (et plus encore pour les grandes entreprises)”.

Les fonds structurels, eux, proviennent essentiellement de la poche des contribuables occidentaux, et non des actionnaires. Sur le papier, il s’agit d’utiliser ces fonds pour homogénéiser l’Europe d’un point de vue infrastructurel et économico-social afin que tous en tirent profit. Les pays d’Europe centrale en reçoivent ainsi plus qu’ils n’en payent.

Logique libérale appliquée : les fonds structurels doivent à terme développer les marchés… et transformer les sociétés conservatrices en “sociétés ouvertes”, plus propices à l’épanouissement libéral.

Ces fonds européens ne vont pas dans la poche des centre-européens ; ce sont essentiellement les entreprises occidentales qui en tirent bénéfice

C’est là que ça se complique, car on doit prendre un peu de hauteur : ces fonds publics que sont les fonds structurels ne vont pas dans la poche des centre-européens – dont les salaires sont toujours 3 à 4 fois inférieurs à ceux des Français, tandis qu’ils sont aux 40 heures hebdomadaires et avec beaucoup moins d’avantages sociaux.

Dans les faits, les multinationales occidentales touchent d’ailleurs directement un certain nombre de ces aides. Sur ce point, la Roumanie est certainement l’exemple le plus scandaleux. La chaîne Lidl, bénéficiant de financements publics de la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) – dont le premier président n’est autre que Jacques Attali – qui a la même mission que les fonds structurels, a pu développer une situation de monopole dans un certain nombre de régions, tuant la concurrence locale – enracinée et qualitative.

Et si on se penche de nouveau sur les travaux de Thomas Piketty, qu’apprenons-nous ? Que la balance de l’Europe centrale entre les fonds publics entrants et les profits sortants est nettement déficitaire pour elle. Ainsi, les pays d’Europe centrale, lorsqu’ils reçoivent 1 euro de Bruxelles, voient partir 2 à 4 euros sous forme de profits et autres revenus de la propriété.

Voilà comment, à la sueur du travailleur centre-européen – suffisamment fiable, travailleur et bien formé pour que sa production soit estampillée Made in Germany – l’argent du contribuable ouest-européen est transformé en juteux profits pour des actionnaires de multinationales.

Bien sûr, cela ne s’arrête pas là. Les multinationales s’organisent également pour ne pas payer les impôts. Ou pour satisfaire la novlangue, je devrais parler d’optimisation fiscale. La Roumanie, encore, est sans doute l’exemple le plus extrême : alors que l’an passé la Roumanie a connu une croissance de son PIB de presque 6%, les rentrées fiscales de l’Etat roumain au titre de l’impôt sur le profit des sociétés ont elles diminué de 7%.

Les bénéfices des entreprises occidentales en Europe centrale ne restent pas en Europe centrale… mais ne retournent pas non plus dans la poche des contribuables occidentaux

En fin de compte, le contribuable occidental est à son insu au bout d’une chaîne – chaîne pas très éloignée d’une sorte de système de Ponzi. L’Allemagne dominante assure la priorité à ses citoyens qui s’en tirent plutôt bien (sur ce point). Les Français, eux, y perdent plus qu’ils n’y gagnent.

Ainsi le sentiment d’injustice d’un nombre grandissant d’Occidentaux et en particulier de Français est légitime. Oui, l’argent du contribuable français part à l’Est… mais cet argent n’y reste pas. Sous le travail du centre-européen dominé économiquement par l’Allemagne principalement, cet argent se multiplie et quitte l’Europe centrale maintenue artificiellement dans une relative pauvreté par rapport aux Européens de l’Ouest. Et cet argent atterrit dans les poches des actionnaires des multinationales.

Il ne faut donc pas se tromper d’ennemi. Non, Orbán et ses homologues centre-européens ne sont pas des profiteurs, ni des parasites. Leurs politiques responsables dès le début de la crise migratoire le prouvent : ce sont des Européens convaincus qui cherchent à œuvrer pour le bien commun de la civilisation européenne. Leur attente est d’offrir à leurs peuples le niveau de vie occidental que l’ouest leur a fait miroiter il y a un quart de siècle. Atteindre cet objectif passera par la mise à mort du système néo-colonial actuellement en place. Et le groupe de Visegrád est le meilleur outil pour cela, agissant comme un syndicat face au patron berlinois.

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Matteo Salvini prêt à sauver l’Europe avec Steve Bannon, l’ex-conseiller de Donald Trump

Matteo Salvini, le patron de l'extrême droite italienne devenu ministre de l'Intérieur et homme fort du gouvernement, a reçu l'ex-conseiller du président américain Trump Steve Bannon dans l'optique de faire de sa mouvance "le premier parti parlementaire européen" et de "sauver l'Europe".

"Il est avec nous !", a twitté vendredi le Belge Mischaël Modrikamen, chef du Parti populaire, un micro-parti wallon d'extrême droite, qui accompagne M. Bannon dans ses efforts pour rassembler les populistes et eurosceptiques au sein d'un "Mouvement" paneuropéen.

Le message était accompagné d'une photo des trois hommes, tout sourire à l'issue d'une rencontre vendredi matin au ministère de l'Intérieur à Rome.

Interrogé sur ce ralliement samedi en marge du forum de Cernobbio (nord), qui réunit des dirigeants politiques et économiques, M. Salvini a expliqué que les élections européennes du printemps 2019 représentaient "une occasion de changement historique et la dernière occasion de sauver l'Europe".

Le Figaro

Europe – Quand les peuples se rebellent

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Michel Garroté -- Il y a eu l'élection de Donald Trump, le Brexit, le groupe de Visegrád, aussi appelé Visegrád 4 ou V4, l'Initiative des Trois Mers (I3M), la victoire de la droite conservatrice et patriote en Autriche et en Italie, bref, la révolution conservatrice et les "populistes" ont le vent en poupe. En Europe de l'Ouest, certains chroniqueur évoquent tout cela, notamment d'un point de vue français.
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Ainsi, Ivan Rioufol écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Confrontée à la révolution conservatrice, la pensée progressiste française est devenue lourdingue. Ceux qui annonçaient un mai 2018 flamboyant, continuateur de l’épopée soixante-huitarde, n’ont réussi à mettre en scène que des manifestations mitées, aux slogans usés. La Marée populaire s’est noyée dans sa baignoire.
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Présentant ses propositions de réforme de l’audiovisuel public, la ministre française de la Culture, Françoise Nyssen, a cru utile de qualifier une partie des Français de hautement réactionnaires, en donnant mission aux télévisions et radios publiques de changer les mentalités. En outre, la ministre a répété qu’il y a trop d’hommes blancs de plus de 50 ans dans l’audiovisuel.
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Le ministre français de l’économie, Bruno Le Maire, a laissé voir son incompréhension de la nouvelle histoire qui s’écrit, en ayant jugé bon de faire la leçon au futur gouvernement italien. "Chacun doit comprendre en Italie que l’avenir de l’Italie est en Europe et nulle part ailleurs, et pour que cet avenir soit en Europe, il y a des règles à respecter", a-t-il déclaré. La réplique de Salvini a été à la hauteur de l’inutile prétention : "Que les Français s’occupent de la France et ne mettent pas leur nez dans les affaires des autres". Les donneurs de leçons n’ont d’ailleurs pas fini de s’étrangler.
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Tandis que les censeurs rêvent ces jours-ci de mettre l’internet sous contrôle afin de traquer les propos "xénophobes" ou les "appels à la haine", les populistes italiens assument une politique d’immigration à rebours des pressions des moralistes du moment. La Ligue s’est même engagée à rapatrier 500.000 clandestins, sans que le Mouvement 5 étoiles y trouve apparemment à redire. C’est la première fois qu’un grand pays d’Europe de l’ouest ose aller si loin dans la rébellion contre le politiquement correct. Seuls jusqu’alors les pays d’Europe centrale et orientale s’étaient risqués, avec succès, dans cette voie de reconquête des frontières et des souverainetés.
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Emmanuel Macron cautionne le Grand Remplacement, ce concept défendu par l’écrivain Renaud Camus. Lors de l’exposé de sa "philosophie" (brumeuse) sur les banlieues issues de l’immigration extra-européenne, le chef de l’Etat a pris ses distances avec le rapport de Jean-Louis Borloo. Il a expliqué : "Deux mâles blancs qui ne vivent pas dans les banlieues remettent un rapport sur les banlieues : ça ne marche plus comme çà".
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Cette phrase, sidérante dans la bouche du garant présumé de l’unité nationale, fait comprendre que le chef de l’Etat a pris acte de la disparition du Blanc dans ces quartiers, et que ce dernier n’a donc plus son mot à dire dans la "politique de la Ville". C’est ce phénomène que décrit aussi Camus. Mais lui récolte les insultes des immigrationnistes car il s’alarme de la place que prend la "diversité", y compris dans l’inflexion communautariste de la politique. Macron se défend de suivre cette pente du multiculturalisme.
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Cependant, le fait de reprendre à son compte l’expression de "mâle blanc" lui fait avaliser le séparatisme ethnique, mais aussi culturel et religieux, que défendent les "racisés". En effet, ce vocabulaire racialiste - raciste serait sans doute le mot le plus juste - est celui des nouvelles minorités qui s’estiment dominées par l’Homme occidental judéo-chrétien. La composition du nouveau Conseil présidentiel des villes, qui cornaquera Macron dans sa politique pour les cités "sensibles", est à l’image de la nouvelle France qui entend mener son propre destin. Parmi les personnalités : l’humoriste Yassine Belattar qui porte sur l’islamisme un regard compatissant.
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Les Italiens, qui ont donné la majorité parlementaire à deux formations antisystème (La Ligue, le Mouvement 5 étoiles) vont donc être dirigés par ce que le Système [l'UE] peut produire de plus caricatural. La trahison est tellement énorme qu’elle laisse deviner la panique qui s’empare du pouvoir européen. L’Union européenne creuse sa tombe. De la même manière que la glasnost avait précipité la chute de l’Union soviétique, la libération de la parole des peuples ébranle la citadelle bruxelloise. La pression exercée par l’UE sur le président italien, Sergio Mattarella, pour qu’il s’oppose au gouvernement choisi par les populistes vainqueurs des élections législatives a toutes les caractéristiques d’un coup de force.
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Le déni de la démocratie est flagrant. La dérive autoritaire et anti-démocratique de l’UE risque d’accélérer sa chute ou du moins sa refondation. Les mouvements souverainistes, qui s'accroissent partout en Europe, sont tout au contraire en demande de démocratie directe, alimentée par les référendums d’initiative populaire et les réseaux sociaux. Le Mouvement 5 étoiles est lui-même l’expression novatrice de ce pouvoir de l’internet, qui permet de soutenir que le roi est nu. Il est peu probable que cette libération de la parole, que cherche à entraver l’UE aussi bien que la macrocrature, se laisse docilement canaliser, ajoute Ivan Rioufol (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Adaptation & Mise en Page de Michel Garroté pour LesObservateurs.ch, 21.8.2018
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http://blog.lefigaro.fr/rioufol/
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Témoignage : un vieux curé menacé par des jeunes musulmans

On relèvera la naïveté coupable de ce curé qui déclare encore que  "Tous les hommes sont partout chez eux". Cette phrase démontre qu'il n'a rien compris.

C'est justement au nom de cette ouverture que les musulmans font désormais la loi chez nous. Nous les avons accueillis, nous leur avons offert l'égalité, nos institutions sociales les ont soutenus, nos hôpitaux les ont soignés, nos écoles les ont formés. Pour quel résultat? La réciprocité n'existe pas dans l'islam. Ce dogme nous considère comme des individus inférieurs.

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Dans sa 418ème «  chronique villageoise » sur TV Libertés, l’excellent Christian Combaz nous livre un témoignage sur un incident qui s’est déroulé chez lui, quelque part en Occitanie. Des incidents comme celui qui nous a été conté et mis en ligne le 24 juillet, ne sont pas rares. Il est heureux que celui-là vienne à notre connaissance. Bien des choses se passent en France qui ne… passent pas dans les médias aux ordres.

Raison de plus soutenir les médias qui nous soutiennent. Ce qui est le cas, notamment, de TV Libertés.

 

 

 

Via Christianophobie.fr

 

Stephen Smith: «La migration de masse aura vraiment lieu lorsque les Africains en auront les moyens. Le mouvement est juste amorcé. »

INTERVIEW - Pour le journaliste américain Stephen Smith, la migration africaine qui pèse sur l'Europe constitue le grand défi du XXIe siècle. Selon lui, l'ampleur de la pression migratoire va soumettre notre continent à une épreuve sans précédent, risquant d'entraîner une fracture irrémédiable entre les élites cosmopolites et les peuples attachés à leur identité.

FIGARO. - Qui sont les migrants aujourd'hui?

Stephen SMITH. - Sauf exception comme le Soudan du Sud, la Somalie ou l'Erythrée, qui sont des pays en conflit ouvert ou de vraies dictatures, l'essentiel des migrants vient paradoxalement des pays qui portent l'espoir de l'Afrique, tels que le Sénégal, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Nigeria ou le Kenya. C'est «l'Afrique émergente» qui migre et non pas l'Afrique de misère ; ceux qui s'en sortent et qui peuvent réunir le pactole de départ, 2 000 à 3 000 euros, soit le revenu annuel par tête d'habitant dans bien des pays subsahariens. Ils partent à la poursuite d'une vie meilleure, pour eux et pour leurs enfants. En revanche, ceux qui sont occupés à joindre les deux bouts au jour le jour n'ont guère le loisir de se familiariser avec la marche du monde, et encore moins les moyens d'y participer. L'Afrique perd ainsi ses forces vives, les jeunes les plus dynamiques, parfois diplômés, qui s'en vont. C'est une perte nette. Même s'ils renvoient de l'argent au pays, ces membres de la classe moyenne sont irremplaçables, aussi pour consolider la démocratie. On ne se développe pas en exportant son élite.

Quelles sont les causes de départ?

À un certain moment, la pression démographique aboutit à une pression migratoire. Depuis un peu moins d'un siècle, l'Afrique a connu la croissance démographique la plus rapide dans l'histoire de l'humanité. Le continent est passé d'environ 150 millions d'habitants dans les années 1930 à 1,3 milliard aujourd'hui et comptera 2,5 milliards d'habitants en 2050, face à 450 millions d'Européens, soit 50 millions de moins qu'aujourd'hui puisque l'Europe vieillit et se dépeuple. L'Afrique, en revanche, ne cesse de se rajeunir: au milieu de ce siècle, un quart de la population mondiale - on prévoit 10 milliards de personnes - sera africaine. Ils seront la jeunesse du monde qui, d'ici là, grisonnera partout ailleurs, y compris en Asie et en Amérique latine. Aujourd'hui déjà, 40 % de la population africaine a moins de… 15 ans! Et, d'ici à 2100, trois personnes sur quatre qui viendront au monde naîtront au sud du Sahara.

Or, tous ces jeunes ne trouvent pas d'opportunités chez eux, notamment des emplois. Ils sont d'abord partis des villages dans des villes, puis dans des grands centres régionaux comme Abidjan, Lagos ou Johannesburg. Cet exode rural et l'urbanisation hyperrapide dans son cortège n'obéissent pas qu'à une logique économique. D'ailleurs, les deux tiers des citadins africains vivent dans des bidonvilles. Mais les jeunes quittent quand même les villages pour s'affranchir de la tutelle des anciens qui les commandent en vertu du «principe de séniorité». Ils cherchent la liberté et l'aventure - d'abord en ville, puis dans les «megacities» comme Lagos, avec plus de 20 millions d'habitants, et, enfin, en Europe. C'est comme les vasques successives d'une grande fontaine migratoire.

Quand «la ruée vers l'Europe» que vous annoncez se produira-t-elle?

Depuis une décennie, environ 200 000 Sub-Sahariens débarquent chaque année en Europe.
La ruée se produira quand l'Afrique aura franchi ce premier seuil de prospérité qui rend une migration de masse possible, parce que beaucoup d'Africains ont les moyens de se mettre en route. Ce n'est pas encore le cas, mais le mouvement est amorcé. En gros, depuis une décennie, environ 200 000 Sub-Sahariens débarquent chaque année en Europe. Ils étaient plus nombreux en 2015, l'année record d'un afflux qui venait surtout de la Syrie et de l'Afghanistan - les Africains se sont seulement engouffrés dans la brèche ouverte. C'est pourquoi parler aujourd'hui d'une «crise des réfugiés» revient un peu à un jeu de bonneteau.

Vous constatez un traitement migratoire de plus en plus politisé?

En effet ; chacun, à commencer par les politiques, y met ce qu'il entend et cache son jeu: les uns pour dire qu'il n'y a plus de crise migratoire, puisque l'afflux est retombé à son niveau antérieur à 2015. Mais simplement parce que l'Europe paie la Turquie - à hauteur de 6 milliards d'euros - pour bloquer sur son sol des centaines de milliers de migrants ; de plus, l'Italie a négocié en sous-main avec les seigneurs de guerre en Libye et des accords ont été conclus avec des pays africains pour reprendre leurs citoyens, y compris avec le Soudan d'Omar el-Bachir, lequel est recherché par la justice internationale ; d'autres limitent la «crise migratoire» aux conséquences de l'afflux record de 2015 et à la répartition de ce qu'on appelle les «mouvements secondaires», soit tous les demandeurs d'asile déboutés mais non renvoyés chez eux, qui errent maintenant en Europe à la recherche d'un point de chute ; enfin, les populistes veulent remettre en question, à travers la «crise migratoire», la venue d'étrangers depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'est là, évidemment, une vue très radicale mais, à force d'avoir nié que les travailleurs immigrés d'hier et les migrants d'aujourd'hui ne deviennent pas sans effort de part et d'autre des concitoyens, leurs thèses ont trouvé une large audience dans de nombreux pays européens.
Tout le monde a droit, au moins, à la vérité des faits. Or, souvent, les faits ne sont pas respectés dans le débat actuel.

Vous dénoncez le misérabilisme et l'angélisme qui pèsent sur la compréhension et la présentation des phénomènes migratoires en Europe.

J'essaie de coller aux faits et de trouver une voie entre l'égoïsme et ses vues étroites d'un côté, et, de l'autre, l'angélisme narcissique et le misérabilisme, qui dépeint l'Afrique - tout un continent - comme «l'enfer» qu'il faut fuir à tout prix. Je comprends très bien le migrant africain qui veut entrer dans ce havre de paix et de prospérité qu'est l'Europe: 7 % de la population mondiale s'y offre la moitié des dépenses pour la sécurité sociale dans le monde! Mais je comprends aussi l'habitant européen qui est pris de vertige à la vitesse des changements autour de lui et qui, sans avoir jamais bougé de son quartier, un jour ne s'y sent plus «chez lui».

L'un comme l'autre a droit, au moins, à la vérité des faits - après, libre à chacun de se forger son opinion. Or, souvent, les faits ne sont pas respectés dans le débat actuel. Quelques exemples: le «codéveloppement» aide l'Afrique à franchir un premier seuil de prospérité, donc il ne «fixe» pas les populations chez elles mais les déracine ; en septembre 2015, la mort du petit Aylan sur les côtes turques a bouleversé et culpabilisé l'Europe, sans qu'on ait précisé que le père du petit garçon kurde avait un emploi stable en Turquie, mais avait décidé de forcer la main à l'Australie, le pays où il voulait s'installer alors que son visa avait été refusé ; enfin, toujours dans l'année record 2015, le risque pour un migrant de périr en Méditerranée était de 0,37 %, un risque quatre fois inférieur à celui que prend une femme en accouchant au Sud-Soudan. Bien entendu, cela ne change rien à la tragédie qu'est chaque perte de vie humaine.

Pour vous, se focaliser sur la Méditerranée fausse le débat?

À mon sens, il est malhonnête de résumer la situation en Méditerranée à une «forteresse Europe» qui transforme la Méditerranée en «cimetière à ciel ouvert», sinon le lieu d'un «génocide silencieux». Les migrants africains prennent un risque calculé, d'ailleurs d'autant plus facilement qu'ils comptent sur le sauvetage en mer par des humanitaires - comme le font les trafiquants, qui les entassent sur des embarcations de plus en plus frêles, quitte à augmenter le risque.

Stephen Smith
Journaliste américain francophone, Stephen Smith a dirigé la rubrique «Afrique» de Libération entre 1988 et 2000, puis celle du Monde entre 2000 et 2005. Depuis 2007, il est professeur à l'Université Duke, aux Etats-Unis, où il enseigne les études africaines. Il vient de publier La Ruée vers l'Europe aux Editions Grasset.

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Nos remerciements à Patrick Stocco

Espagne : la nouvelle route des migrants

Alors que le nombre de migrants arrivés en Europe par la Méditerranée en 2018 vient de franchir le cap des 50 000, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique que l'Espagne a dépassé, depuis mardi 17 juillet 2018, l'Italie en terme d'accueil de migrants.

Selon l'agence de l'ONU, 18 016 migrants sont arrivés par la mer sur les côtes espagnoles depuis le début de l'année 2018 alors qu'ils n'étaient que 6 500 sur la même période en 2017. Cette progression s'explique principalement par la hausse de ces dernières semaines avec 9 866 arrivées enregistrées depuis juin 2018 soit plus que durant les cinq premiers mois de l'année en cours.
Il faut également ajouter à ce chiffre 3 000 migrants entrés en Europe via les enclaves espagnoles de Ceuta et Melila située dans le Nord du Maroc.

En revanche, 17 827 migrants ont posé le pied en Italie depuis le début de l'année 2018 contre 93 237 sur la même période en 2017. A l'origine de la chute de ces arrivées figure en premier lieu un accord signé mi-juillet 2017 avec les gardes-côtes libyens qui réalisent plus de patrouilles.

"L'Espagne est devenue la route la plus active pour les migrants africains et pour les personnes utilisant l'Afrique comme un tremplin vers l'Europe", souligne, mardi 17 juillet 2018, Joel Millman, porte-parole de l'OIM.

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Un évêque catholique dénonce : “Derrière les migrants, il y a un plan pour modifier l’Europe.”

C'est l'avis de l'évêque auxiliaire Athanasius Schneider. Un plan qui aurait même été "préparé depuis longtemps". Il a déclaré que la migration massive d'Afrique et d'Asie vers l'Europe ces dernières années fait partie d'un plan visant à changer l'identité chrétienne de l'Europe.

Mgr Athanasius Schneider, 57 ans, a déclaré la semaine dernière à un journaliste de "Il Giornale" à Milan que "le phénomène appelé "immigration" représente un plan orchestré et préparé depuis longtemps par les puissances internationales pour changer radicalement l'identité chrétienne et nationale des peuples européens."

Selon l’évêque Schneider, les agents mondialistes sont déterminés à éradiquer le christianisme en Europe et en Occident. L’une de leurs principales tactiques consiste à inonder les pays européens de migrants afin de diluer la base chrétienne et de changer radicalement la culture et l’identité nationale.

"Ces puissances utilisent l'énorme potentiel moral de l'Eglise et ses structures pour atteindre plus efficacement leur but antichrétien et anti-européen", a-t-il déclaré.

"A cette fin, ils abusent du vrai concept de l'humanisme et même du commandement chrétien de la charité. "

Interrogé à propos du nouveau ministre de l'Intérieur euro-sceptique, Matteo Salvini, l'évêque a déclaré qu'il ne connaissait pas bien la situation politique de l'Italie, mais qu'il saluait toute tentative d'un gouvernement européen mettant l'accent sur sa souveraineté et sur l'identité historique, culturelle et chrétienne, "contre" une sorte de nouvelle Union soviétique liée à une idéologie clairement maçonnique": l'Union européenne.

(...)

 

Source Source2 Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

Nos remerciements à Victoria Valentini 's back

Donald Trump : « Permettre l’immigration en Europe est une honte ! Vous perdez votre culture. A moins d’agir très vite, l’Europe ne sera plus jamais comme avant »

Quelques heures avant d’atterrir à Londres, le président américain s’est montré très critique envers la politique migratoire européenne, qui a, selon lui, un impact potentiellement irréversible sur un Vieux continent en train de perdre son identité.

Dans une interview accordée au tabloïd britannique « The Sun », Donald Trump s’est exprimé sur les sujets du moment, sans prendre de gants.

 

 

Le président américain a réaffirmé sa position anti-immigration en déclarant « qu’autoriser l’immigration à prendre place en Europe est une honte »« Permettre à des millions et des millions de personnes de venir en Europe est très, très triste. Je pense que vous perdez votre culture. A moins d’agir très vite, l’Europe ne reviendra jamais à ce qu’elle était avant », a-t-il ajouté.

(…) Donald Trump à propos de Sadiq Khan, le maire de Londres, issu d’une famille pakistanaise et premier musulman à avoir été élu à la tête d’une capitale européenne. « Vous avez un maire qui a fait un travail horrible à Londres. Il a vraiment fait un boulot terrible. Regardez ce qu’il se passe à Londres, regardez le terrorisme qui s’est implanté, les crimes qui sont perpétués. »

 

(…)

L’Obs

Le Parlement européen veut mettre fin au “délit de solidarité” afin de créer une exception humanitaire.

Seuls 8 États membres bannissent le délit de solidarité de leurs législations nationales. L’outil juridique est souvent utilisé pour poursuivre les citoyens ou les organisations portant assistance aux migrants.

Le délit de solidarité est en train de se généraliser en Europe. Dans une résolution adoptée le 5 juillet, les eurodéputés ont appelé la Commission européenne à mettre de l’ordre dans les règles en matière d’aide aux migrants, utilisées à tort par certains États membres pour pénaliser l’aide humanitaire.

« Nous avons besoin de lignes directrices claires en ce qui concerne l’aide humanitaire. C’est essentiel dans un contexte où des individus et des ONG travaillent d’arrache-pied pour sauver des vies en mer et porter assistance sur terre » a réclamé l’eurodéputé socialiste britannique Claude Moraes, auteur de la résolution.

La directive européenne adoptée en 2002 sur l’aide à l’entrée, au transit et au séjour irrégulier, prévoit des sanctions dans le cas d’une aide « à but lucratif », une disposition visant les réseaux de passeurs. Parallèlement, la directive prévoit que  les États membres puissent instaurer une exemption totale dans les cas d’aide humanitaire, afin de protéger l’assistance désintéressée portée par les citoyens et les organisations de la société civile.

Exception humanitaire

Mais dans un certain nombre de pays, le texte s’est retrouvé transposé sans l’exception humanitaire, ouvrant ainsi la voie à des poursuites contre les actions de solidarité. Une mise en œuvre dévoyée du texte de Bruxelles selon les eurodéputés, qui appelle la Commission à préciser les choses. Et les États membres à inclure cette exception relative à « l’aide humanitaire » dans leur législation nationale,  que seuls 8 pays de l’UE ont effectivement mise en œuvre.

« La législation européenne prévoit l’exemption de l’assistance humanitaire de la criminalisation, et jusqu’à présent 8 États membres ont fourni des exemptions explicites » a rappelé le commissaire européen à l’Immigration,  Dimitris Avramopoulos lors du débat en plénière le 4 juillet à Strasbourg. Il s’agit de la Belgique, de la Grèce, de l’Espagne, de  la Finlande, de l’Italie, de Malte, du Royaume-Uni,de la Croatie et de l’Irlande.

« Nous ne souhaitons en aucun cas poursuivre des citoyens et des organisations qui fournissent une véritable assistance à ceux qui en ont besoin », a martelé le commissaire grec, soutenant que « la criminalisation d’une assistance humanitaire réelle doit être évitée ».

Le risque de criminalisation est pourtant bien présent dans les différents pays européens. « La Commission dialogue avec la société civile, les agences de défense des droits fondamentaux, Eurojust et les procureurs nationaux sur le sujet » a expliqué le Commissaire.

Si les députés se sont accordés dans l’hémicycle, le sujet divise trop pour que les élus européens aient appelé à une nouvelle législation sur le sujet, craignant des discussions sans fin sur le sujet. « La directive est appliquée diversement en fonction des États membres. Il faudrait un règlement, mais l’expérience récente sur le paquet asile montre que c’est trop compliqué », a reconnu l’eurodéputée suédoise, Cecilia Wikström

Durcissement de la justice

L’adoption de la résolution parlementaire fait suite à un durcissement du climat européen sur l’aide aux migrants. En France, les cas de Cédric Herrou, récemment condamnés à de la prison avec sursis pour aide au séjour irrégulier, et celui de Martine Landry, accusée d’aide à l’entrée d’étrangers en France et dont le verdict doit être rendu le 13 juillet, ont révélé le durcissement judiciaire en matière d’aide humanitaire. «Le climat européen est de plus en plus suspicieux à l’égard des migrants et ceux qui les aident », a regretté la vice-présidente socialiste française du Parlement européen, Sylvie Guillaume.

En France, la nouvelle loi Asile-immigration a revu à la marge le « délit de solidarité », en excluant des sanctions les militants fournissant soins, hébergement ou nourriture aux migrants sans contrepartie lucrative.

En Italie, le tour-de-vis sur le délit de solidarité vise davantage les bateaux affrétés par les ONG en Méditerranée. Dans la foulée de la crise de l’Aquarius,  le navire Lifeline et son équipage s’étaient vus menacés  de poursuite pour complicité d’immigration clandestine en cas de débarquement dans un port italien.

En Hongrie, les députés viennent d’adopter une nouvelle loi sanctionnant durement l’aide aux migrants. Le texte, qui fait partie du paquet législatif « Stop Soros », prévoit une peine pouvant aller jusqu’à 1 an d’emprisonnement contre toute personne portant assistance à une personne entrée illégalement en Hongrie depuis un pays n’appartenant pas à l’espace Schengen, sauf en cas de « danger immédiat ».

Source

 

Rappels:

Le commissaire européen Dimitris Avramopoulos menace les pays qui n’acceptent pas les migrants

Pour le commissaire européen Avramopoulos: «L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés et les attentats islamistes ont été commis par des Européens.»

D’après un commissaire européen, l’immigration est la nouvelle norme. « C’est un impératif moral, économique et social. »

Des femmes musulmanes invitées au Parlement européen réclament la burqa et le burkini

Des islamistes invitées au Parlement européen réclament la burqa et le burkini pour les femmes européennes : résistons !

 

 

 

Nos remerciements à Wilhelm's Back

Salvini veut créer une Ligue des ligues nationalistes en Europe

Matteo Salvini, le chef de la Ligue, le parti d’extrême droite membre de la coalition au pouvoir en Italie, en forte hausse dans les sondages, a déclaré dimanche qu’il voulait prolonger son succès et créer une association paneuropéenne de partis nationalistes partageant des opinions similaires.

La Ligue gouvernera l’Italie pour les 30 prochaines années, a lancé Matteo Salvini, qui est également ministre de l’Intérieur et vice-président du Conseil, lors d’un discours prononcé lors du rassemblement annuel de la Ligue à Pontida, au nord de Milan.

« Pour gagner, nous devions unir l’Italie; maintenant nous allons devoir unir l’Europe« , a déclaré Matteo Salvini. « Je pense à une Ligue des Ligues d’Europe, réunissant tous les mouvements libres et souverains qui veulent défendre leurs populations et leurs frontières. »

Le ministre de 45 ans au franc-parler a le vent en poupe. La Ligue est créditée d’environ 30% d’opinions favorables dans les sondages d’opinion. Elle rivalise avec son partenaire de coalition, le Mouvement 5 étoiles (M5S, anti-système) pour revendiquer le statut de principal parti politique italien. […]

Pour le réseau de partis nationalistes de droite qu’il veut créer en Europe, Matteo Salvini a notamment cité la présidente du Rassemblement national français (ex-Front national), Marine Le Pen, le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le jeune chancelier autrichien Sebastian Kurz.

news.yahoo

Désormais les peuples manifestent contre le suicide européen

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Michel Garroté -- Pour qui n'a pas de pensée ni de culture, ni de sentiment social historique, communautaire, pour qui n'est constitué de nulle autre substance que l'individualisme hors sol, c'est à dire sans racines, qui caractérise la modernité, sauver des vies, porter secours, réagir dans l'urgence, s'impose, sans-doute, comme un impératif moral, et, somme toute, naturel et spontané (extraits adaptés ; cf. source en bas de page).
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Et, en un sens, cet impératif est naturel et spontané. C'est pourquoi les ONG mobilisent, recrutent, convoquent à l'action humanitaire, nombre de gens qui ne sont pas forcément des idéologues ou des militants. A quoi d'autre de grand et de généreux invite-t-on, aujourd'hui, en Europe, aussi bien la jeunesse que les compétences de l'âge mûr ? A quel supplément d'âme ? Aux fausses délices de la consommation et du marché ? On préférera sauver les vies de "pauvres types", arabes musulmans et surtout noirs musulmans, venus d'Afrique et d’Orient, en masse, par milliers, par centaines de milliers, par millions. Peut-être devrions-nous faire l'effort de le comprendre.
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Le comprendre, oui, l'approuver, sûrement pas. Car le simple sens moral de certains, se double, en réalité, de la redoutable idéologie multiculturaliste et diversitaire, d'une entreprise qui veut un métissage généralisé des cultures, des peuples, des ethnies et des races, un métissage qui effacera les Nations de la réalité immémoriale du monde et donnera naissance à une ère universellement et uniformément post-nationale. Une ère nouvelle de métissage sans civilisation ni qualité. Cette entreprise est en cours de réalisation en France et en Europe [et elle veut la mort du "mâle blanc" qu'elle hait].
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Pour empêcher que cette ère nouvelle ne se brise, à terme, sur le refus et la colère des peuples européens, il est fait appel à toutes les puissances de l'émotion, de la morale et du sentiment, de la spiritualité et des religions. A commencer par l'Église catholique, pape en tête, dont les prédécesseurs avaient prêché la [légitime] résistance de l'Europe aux diverses poussées de l'Islam [conquérant et arrogant], et qui aujourd’hui, concourt au suicide européen. L'immense campagne des médias et des politiques, à l'occasion des tribulations de "l'Aquarius", a consisté en une opération de pure et simple propagande ; de formatage de l’opinion, morale et politique confondues.
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Mais tout ce qui est fait maintenant pour contrecarrer - au moyen de l'émotion et sous l'invocation de la morale - la vague de rejet des migrants qui monte dans toute l'Europe, ne réussit plus à arrêter cette vague de rejet. Tout ce qui constitue le "Système" s'en effraie : médias, journalistes, intellectuels de gauche et de droite, politiciens conformes et gouvernements. Leur réaction d'auto-défense, par la propagande, est, simplement, à la hauteur de leur inquiétude qui s'apparente à la panique.
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C'est sans-doute que les Nations, elles aussi, sont des personnes ; que chacune a un visage qui l'identifie, une terre, une histoire, une culture, une civilisation, des morts et des vivants, des mœurs, des croyances et une religion. Ces Nations, elles aussi, veulent vivre, être et durer. Elles aussi, méritent la sollicitude des généreux, des sensibles, des moraux et des charitables.
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Ces Nations auront droit, par surcroît, à l'engagement des réalistes - qui savent qu’il y a un ordre du monde fait de limites et de différences - et ces Nations auront droit au soutien des peuples qui eux - à l'inverse de leurs "élites" - sous la menace, se redécouvrent patriotes [car, en effet, celles et ceux qui se redécouvrent patriotes sont bel et bien menacés]. Le temps n'est pas encore venu, semble-t-il, où l'on pourra imposer, à ces peuples, le suicide collectif, et, la mort par nivellement, par mixage et par submersion. C'est ce que les peuples manifestent, en ce moment, d'un bout à l'autre du continent européen (fin des extraits adaptés ; cf. source en bas de page).
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch, 22.6.2018
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Source mentionnée :
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http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/06/21/quel-aquarius-pour-sauver-l-europe-%C2%A0-6061211.html
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Rome reçoit le soutien de Berlin sur l’immigration

Rome reçoit le soutien de Berlin dans ses efforts pour réduire le nombre de migrants atteignant ses rivages. Angela Merkel juge positivement l'idée de gérer les demandes d'asile en Europe à partir de pays extérieurs comme la Libye.

Lors d'une rencontre à Berlin lundi soir avec le nouveau président du conseil italien Giuseppe Conte, la chancelière Angela Merkel a assuré Rome de la solidarité de l'Allemagne. 'L'Italie est l'un des pays qui accueillent un grand nombre de réfugiés en tant que pays d'arrivée', a-t-elle relevé.

Les deux pays sont d'avis qu'une solution est de régler le problème des migrants avant leur départ d'Afrique du Nord, en particulier en Libye. Il s'agit là de collaborer avec le Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU pour leur prise en charge. Et on pourrait même déjà traiter là les procédures de demandes d'asile, a précisé la chancelière.

(...)

Source

Selon Yann Moix “L’Europe n’a été crée et inventée que pour diluer les masses d’exilés qui arrivent” (Vidéo)

Selon Yann MOIX (au sujet des migrants): "l'Europe a été précisément créée et inventée pour diluer les masses d'exilés qui arrivent"

 

 

 

Nos remerciements à Devoir de précaution