Après avoir salué la politique de Merkel, l’Eglise catholique allemande appelle à réduire le nombre de réfugiés arrivant en Allemagne

«En tant qu’Eglise aussi, nous disons que nous avons besoin d’une réduction du nombre de réfugiés», a déclaré le président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Reinhard Marx, dans un entretien au quotidien régional Passauer Neue Presse.

L’Allemagne ne peut pas «accueillir tous les nécessiteux du monde», estime le cardinal Marx, selon qui cette question ne doit pas être traitée uniquement à l’aune «de la charité mais également de la raison». [...]

L’Église catholique allemande reconnaît que le pays ne peut pas accueillir tous les nécessiteux du monde. Dans une interview parue samedi, le président de la Conférence épiscopale allemande s’associe à ceux qui estiment qu’il faut réduire le nombre de réfugiés. Pour le cardinal Marx, il faut certes se montrer généreux. Reste que ce dossier ne doit pas être traité uniquement à l’aune de la charité mais également de la raison.

Source et Source

Rappel: En novembre 2015, l'Eglise allemande critiquait la droite nationaliste et appelait à accueillir les migrants sans entrave :

« Comme religieux, nous percevons avec une préoccupation croissante (’mit brennender Sorge’, soit la même formule que celle utilisée par le pape Pie XI en 1937…) comment, dans notre pays, les forces et les opinions de la droite nationaliste s’expriment, attisant à nouveau un climat de peur et de menace, bousculant les réfugiés et les membres d’autres religions et désormais s’en prennent à eux dans les faits », écrivent les supérieurs d’ordres religieux.

 

« Et nous plaidons au contraire pour que, dans les débats et les décisions politiques, les migrants soient considérés d’abord comme des êtres humains, qui viennent à nous comme des frères et sœurs et ont besoin de notre solidarité. »

Franciscaine de Würzburg et l’une des initiatrices de la lettre, sœur Mirjam Schambeck précise, dans l’article, son opposition à un durcissement des conditions du regroupement familial pour les Syriens, évoqué par le ministre allemand de l’intérieur, Thomas de Maizière. « Les gens ne viennent pas ici pour des vacances, mais par nécessité existentielle », déclare-t-elle, en rappelant l’exemple de saint Martin qui a « partagé son manteau », jugeant plus tard que « ce n’était pas encore assez ».

Une opinion qu’il a assuré être « coordonnée » avec celle du président de la Conférence épiscopale allemande catholique, le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich. À la tête de l’Église protestante allemande, le responsable salue régulièrement l’engagement de nombreuses personnes pour l’accueil et l’intégration des réfugiés et plaide pour une « éthique de l’empathie ».

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Kosovo : Une église de Priština transformée en toilettes publiques par des Kosovars albanais

Le samedi 9 janvier, à l’occasion de manifestations anti-gouvernementales à Priština, des Kosovars albanais ont uriné dans l’église inachevée du Christ Sauveur au centre de la ville, et ce sans aucune réaction de la police albanaise. Le diocèse de Ras et Prizren a publié le communiqué suivant : « L’évêque de Ras-Prizren et de Kosovo et Métochie Théodose a condamné le plus vivement l’effraction et la profanation de l’église non encore achevée du Christ Sauveur dans le centre de Priština.

On ne sait de quelle façon les voyous albanais ont brisé les portes métalliques, mais ils ont pénétré ensuite dans l’église pour y faire leurs besoins, comme cela a été filmé par la chaîne TV RTK2 (voir ci-dessous).

Cette acte de vandalisme, de primitivisme et d’inculture extrême, mérite une condamnation d’autant plus ferme que l’on constate, sur les prises de vue, que les représentants de la police du Kosovo passaient tranquillement devant l’entrée de l’église, dont le portail a été brisé, alors que les manifestants avaient utilisé l’édifice comme toilettes publiques. Le diocèse de Ras et Prizren interpelle la municipalité de Priština, les ministères de l’aménagement du territoire et de la culture au Kosovo, afin qu’ils réparent le plus rapidement possible les portes métalliques à l’entrée de l’église et qu’ils procèdent auparavant au nettoyage après cette profanation.

Ce comportement non-civilisé constitue malheureusement un nouveau cas parmi de nombreuses atteintes et profanations contre cette église au centre de la ville.

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Iran : Des chrétiens spoliés de leur propriété pour construire une mosquée

Infortunés chrétiens d’Iran… Même leurs titres de propriété ne sont que des chiffons de papier.

Les autorités de Téhéran prévoient de transformer le terrain illégalement confisqué de l’église en un « centre de prière islamique ». Le terrain, qui appartient à l’Église catholique chaldéenne de la communauté iranienne assyrienne de la rue Patrice Lumumba à Téhéran (à l’ouest de la ville), a été confisqué illégalement il y a deux ans sous prétexte qu’une salle de prière islamique devait y être construite, et les autorités ont refusé de le restituer, comme l’a déclaré un membre du Majlis (Parlement) du régime, cité par le journal d’informations d’état Sharq le mercredi 30 décembre. Des plaintes répétées au sujet de la confiscation illégale du terrain de l’église sont restées ignorées malgré les appels répétés des représentants de la minorité chrétienne, a affirmé Jonathan Bet-Kelia, membre du Majlis. Bet-Kelia a déclaré à Sharq qu’il avait pris contact à ce sujet avec Ali Younesi, assistant spécial du Président Hassan Rohanisur les affaires des minorités ethniques, mais qu’on lui avait répondu qu’il n’y avait rien à faire à ce sujet. Younesi est un ancien ministre des Renseignements et de la Sécurité (Vevak), et est personnellement responsable de l’arrestation et de l’assassinat de dissidents. Commentant l’aveu du régime quant à l’usurpation du terrain de l’église pour bâtir sa propre salle de prière, Ali Safavi du Comité des affaires étrangères du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) a affirmé : « Cet aveu éhonté affiche avant tout les politiques discriminatoires et sectaires du régime vis-à-vis des minorités religieuses en Iran. En même temps, cela prouve l’échec des politiques occidentales qui complaisent au régime dans l’espoir futile d’encourager la modération et la tolérance au niveau national. »

Source : Conseil national de la résistance iranienne, 3 janvier

L’image du jour: “Allah akbar, Nique Jésus” sur une Eglise

Loiret : "Allah Akbar, nique Jésus" tagué sur l’église de Saint-Martin-sur-Ocre

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Selon une photo publiée aujourd’hui dimanche sur la page Facebook de Résistance et Unité, l’église Saint-Martin de Saint-Martin-sur-Ocre (Loiret) a été taguée d’inscriptions insultantes, peut-être dans la nuit de samedi 26 à dimanche 27 décembre.

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Le silence de l’Église face à l’islam

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Le grand silence (Le grand silence de l’Église de France face à l’islam), c’est le titre d’une interview avec l’historien, politologue et soviétologue français Alain Besançon publiée dans le plus grand hebdomadaire d’actualité polonais, la revue catholique Gość Niedzielny. Car contrairement à leurs homologues français, les membres du clergé et les grands médias catholiques polonais ne font pas dans le politiquement correct et ils s’étonnent ouvertement de la veulerie et du manque apparent de foi des évêques et des prêtres exerçant sous l’égide du primat des Gaules. Depuis plusieurs décennies, une majorité d’évêques appellent ouvertement à voter contre le Front National en incitant les fidèles à voter pour les partis les plus pro-avortement, pro-euthanasie et pro-LGBT ?

Dans les colonnes de Gość Niedzielny Alain Besançon le dit ouvertement à propos des attentats du 13 novembre : « nous avons ce que nous avons voulu ». Ce qui nous arrive est la conséquence de l’attitude de soumission de la France face à l’islam, à cause des sentiments de culpabilité mal placée liée à la colonisation. Ceci nous a incités à accorder beaucoup plus aux musulmans que ce dont avaient bénéficié d’autres immigrants avant eux : Portugais, Espagnols, Italiens, Polonais… Alors qu’à la différence de ces derniers les musulmans ne s’assimilent absolument pas, car leur religion est une religion d’expansion qui pousse ses fidèles à dominer, y compris par la violence, sur tout territoire où ils se trouvent.

Pour Besançon, on aurait dû expliquer aux Français ce qu’est l’islam, et l’Église aurait dû être en première ligne pour parler de l’islam à ses fidèles. Mais l’Église de France a préféré se taire,  comme elle s’était tue dans le passé face au nazisme et au communisme. Ancien communiste converti au catholicisme, l’historien reproche à l’Église son angélisme face à l’islam, et fait remarquer que si l’on parle souvent des Français qui deviennent musulmans, on tait les musulmans qui se convertissent au christianisme au risque d’être tués par leurs anciens frères de religion. Des musulmans qui se plaignent souvent, même si Besançon n’en parle pas dans cet entretien, du manque de soutien de la part de l’Église. Alain Besançon rappelle que depuis le XIVe siècle, il n’y a eu aucun cas de cohabitation pacifique durable sur un même territoire de musulmans et de représentants d’autres religions.

L’historien, dans cet entretien à l’adresse des catholiques polonais, se demande si l’Église de France a encore la foi. Il lui reproche d’avoir perdu son identité en s’imprégnant des principes républicains de la laïcité, ce qui la laisse désarmée face à l’expansion de l’islam. Et ce n’est sans doute pas une exagération de Besançon. Il suffit pour s’en convaincre de se demander si l’Église a le courage d’annoncer le Christ ressuscité aux musulmans. Le cardinal Barbarin, lui, préfère paraît-il réciter la profession de foi musulmane quand il est avec des disciples de Mahomet.

Alain Besançon ne croit pas à un rôle salvateur de la Russie (voir son livre Sainte Russie très critique vis-à-vis de la Russie passée et actuelle et il met par contre beaucoup d’espoir dans la Pologne pour remettre l’Europe sur le droit chemin. Mais avant tout, dit-il, il faudrait à la France  de nouveaux saints, une « explosion de sainteté » comme seul remède possible face à l’islam. Et l’historien de rappeler le roi catholique polonais Jean III Sobieski qui a mis les Turcs en déroute à la bataille de Vienne en 1683, fermant aux musulmans les portes de l’Europe occidentale pour plusieurs siècles. « Nous sommes venus, nous avons vu, Dieu a vaincu », écrivit le souverain dans une lettre au pape Innocent XI après sa victoire sur les troupes ottomanes supérieures en nombre.

Innocent XI qui a donné à Jean III Sobieski le titre de « défenseur de la foi », tandis que le pape actuel et les évêques de France de notre époque l’auraient sans doute enjoint d’accueillir dans les paroisses de son pays tous ces Turcs à la recherche d’une vie meilleure en Europe. Alain Besançon critique d’ailleurs les propos du pape François sur le véritable islam qui s’opposerait à la violence. « Affirmer que l’islam apporte la paix est d’une grande légèreté », accuse l’historien.

A l’heure où le fossé se creuse entre Islam* et Chrétienté, Péroncel-Hugoz, de son côté, revient sur une expérience oubliée de rapprochement interreligieux qui se déroula jadis au Maroc : Le dialogue islamo-chrétien est au plus bas, en lambeaux même. D’un côté acrimonie et ressentiment, de l’autre méfiance et soupçons. Le climat est lourd. Il n’en a pas toujours été ainsi, notamment au Maroc de 1952 à 1965, pourtant à une époque de grandes turbulences entre Arabo-berbères et Européens, entre République française et Empire chérifien puis Royaume du Maroc.

Une remarquable exposition très concrète, très parlante, peu visitée hélas, démontre sans conteste possible, avec documents rares ou inédits à l’appui, en particulier les précieuses photos en noir et blanc de Belin, qu’en Chérifie, le fameux « dialogue islamo-chrétien » a connu une décennie en or au mitan du XXe siècle. Une expérience prometteuse qui a tourné court pour d’obscures raisons, alors qu’elle aurait peut-être pu, sur sa lancée marocaine, gagner d’autres espaces géopolitiques et promouvoir ainsi cet « Islam du Juste Milieu » qui reste une spécificité du Royaume alaouite, défendue avec discrétion mais constance depuis le règne de Moulay-Youssef (1912-1927) et sous ses trois successeurs, par le Makhzen politique et diplomatique ; spécificité qui, à notre époque, fait rêver quelques mosquées françaises, belges ou hollandaises ainsi que des courants mahométans raisonnables à Dakar, Bamako, Niamey, Abidjan ou Moroni.

Donc, à la veille du millésime 1950, le pape Pie XII nomma vicaire apostolique à Rabat (l’archevêché ne date que de 1955) Mgr Lefèvre (un quasi homonyme de Mgr Lefebvre, cet archevêque de Dakar qui devait créer en Suisse romande une célèbre dissidence « intégriste » de l’Eglise catholique). Ce vicaire apostolique favorisa une entreprise spirituelle inédite au Maroc, et très réfléchie, de rencontres intellectuelles entre musulmans et chrétiens, plus quelques israélites. La base matérielle de ce projet fut installée non loin d’Azrou, dans le site atlassique à la sauvage beauté de Toumliline (écrit aussi parfois Tioumliline) où fut construit un monastère, en accord avec le Palais et la Résidence, pour une vingtaine de religieux bénédictins, membres d’un ordre vieux de 1500 ans, fondé par l’Italien saint Benoît de Nursie (480-547) et mis à jour en 1952 par Pie XII. Le mot d’ordre de Mgr Lefèvre fut d’emblée : « Respecter la religion musulmane et faire tomber les barrières ! ». Cependant, il semble que la politique politicienne et des jalousies personnelles s’en mêlèrent, faisant d’un lieu voué à la spiritualité des deux principales fois révélées, une aire de discussions politiques entre libéraux français et nationalistes marocains, dont Mehdi Ben-Barka. L’engagement idéologique de certains moines fut tel qu’en 1956 on vit flotter sur Toumliline l’emblème du Front algérien de libération nationale.

Néanmoins d’actifs échanges culturels et spirituels, moins politisés, se développèrent quand même à « Toum », avec la bénédiction affichée du Palais, surtout après le recouvrement de sa souveraineté par Rabat en 1956. On vit défiler chez les bénédictins de larges échantillons de l’univers islamo-chrétien, et jusqu’au prince héritier, le futur Hassan II, et également la plus énergique de ses sœurs Lalla-Aïcha. Reçu à Rabat en 1957 par le sultan-roi Mohamed V, l’omniprésent prieur de « Toum », Dom Denis Martin, poussa sa sympathie pour la dynastie alaouite jusqu’à baiser** publiquement la main de Sa Majesté chérifienne, comme le fit aussi Henryane de Chaponay, descendante directe de Louis-Philippe 1er, roi des Français (1830-1848) et alors agricultrice à Sidi-Bouknadel, au nord de Rabat.

En ces années bénies, « Toum » reçut étudiants et savants, religieux et laïcs, hommes et femmes, le cheikh Ben-Larbi Alaoui, l’orientaliste Louis Massignon, le journaliste Moulay-Ahmed Alaoui, etc. sans compter penseurs ou curieux d’une douzaine de nations, du Japon à l’Ibérie via les Indes. Août 1957 connut l’apogée de cette période faste avec un discours œcuménique in situ du futur Hassan II, lequel se restaura assis par terre avec des chrétiens tandis que Driss M’hamedi, ministre de l’Intérieur, jouait du tambourin et que Mahjoubi Aherdane, gouverneur de Rabat, esquissait une danse berbère.

Régnait alors un climat non seulement fraternel et chaleureux mais aussi et surtout confiant et égalitaire, et donc propice à cette intercompréhension d’où aurait pu sortir un durable rapprochement entre chrétiens et musulmans. Hélas le bouillonnement culturel de « Toum » ne plaisait pas à tout le monde, notamment, dit-on, à certains membres de l’Istiqlâl. En 1965, le monastère ferma ses portes, ne revivant qu’à notre époque, le temps que le Français Xavier Beauvois y tourne le film de haute volée « Des hommes et des dieux » (2010), palme d’or à Cannes, inspiré par la tuerie des moines de Tibarine, en Algérie (1996). A ce sujet, notons que le dernier rescapé de ce massacre est venu se réfugier à Midelt, dans l’unique congrégation monastique contemplative de tout le Maghreb, Notre-Dame-de-l’Atlas, où certains croyants des deux bords voient parfois un potentiel second Toumliline, pour que puisse enfin s’accomplir le vœu de Mohamed V, exprimé en août 1956, à Rabat, de voir le Maroc devenir « un lien entre civilisations d’Orient et d’Occident ». Inchallah.

* Rappelons qu’en français Islam prend une majuscule quand il désigne la civilisation, la communauté humaine (comme Chrétienté, Occident, etc.) et une minuscule lorsqu’il concerne la religion (comme on dit le shintoïsme, le catholicisme, etc.).

** En principe ce ne serait plus possible sous Mohamed VI lequel, en tournée africaine, a fait savoir que seuls ses sujets (musulmans ou juifs) avaient la possibilité, s’ils le désiraient, de pratiquer le baisemain royal.

Michel Garroté, 16.12.2015

http://www.ndf.fr/les-religions/09-12-2015/le-grand-silence-de-leglise-de-france-face-a-lislam#.VnAfvr-NGM9

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2015/12/15/et-si-toumliline-avait-continue-5731500.html

Repris du journal en ligne marocain le 360 du 12.12.2015
   

Face à l’islam ? Notre héritage judéo-chrétien !



Laïcité française, islam et christianisme, ce sujet est évoqué en détail sur Atlantico (lire les extraits reproduits ci-dessous) par Jean-Louis Harouel, professeur d'histoire du droit et des institutions à l'Université de Paris II. Il est l’auteur d’ouvrages de droit, d’économie et d’histoire, notamment ‘Culture et contre-culture’. En outre, Jean-Louis Harouel vient de publier ‘Le vrai génie du christianisme’.

Atlantico : Pourquoi viser ainsi des héritages du christianisme alors que c’est avec une partie de l’islam que la laïcité semble rencontrer actuellement une remise en question ?

Jean-Louis Harouel : Si on vise ainsi des héritages du christianisme alors même que l’islamisme vient encore de tuer en France, c’est tout simplement parce que le christianisme ne fait absolument pas peur et que l’islam fait très peur. Si on voulait vraiment protéger efficacement la laïcité – ou plus précisément la sécularisation de la société –, on s’en prendrait au foulard islamique (hidjab) qui inonde l’espace publique et apporte ainsi une immense visibilité à l’islam.

L’islam fait peur, et c’est en premier chef aux musulmans qu’il fait peur. Sauf rarissimes exceptions, des intellectuels d’origine musulmane n’ont pas osé se dresser ouvertement contre l’islam. C’est trop dangereux. Le Coran (XVI, 108) et plusieurs hadiths frappent les coupables d’apostasie de sanctions pouvant aller jusqu’à la mort. Or le musulman qui refuse de s’acquitter de l’obligation légale de la prière est réputé apostat et donc passible de la mort. On ne peut, sans risquer sa vie, rejeter l’islam et encore moins l’insulter, comme l’ont fait tant d’Européens avec les dogmes et les rites chrétiens. Une mécanique répressive de nature terroriste protège l’islam contre la liberté de l’esprit.

Or, maintenant qu’il est très implanté en Europe et un peu aux États-Unis, l’islam prétend imposer aux Occidentaux cette interdiction de la liberté de pensée et d’expression. Car la loi divine – la charia – ordonne aux non-musulmans de parler de l’islam avec respect. Lourde de menaces, cette injonction s’adressait jadis aux dhimmis, aux chrétiens et aux juifs tolérés dans le monde islamique sur le mode de l’infériorité juridique et de l’humiliation. Aujourd’hui, l’islam prétend intimider les pouvoirs publics et les médias occidentaux. Il les contraint à une forte auto-censure afin de ne pas offusquer les musulmans. C’est ainsi que la municipalité d’Oxford a abandonné l’usage du mot "Noël" dans les documents émanant d’elle. Ce faisant, les Occidentaux se comportent en dhimmis, en inférieurs qui s’inclinent devant l’islam. Il est décidément moins dangereux de s’en prendre aux vestiges pittoresques et inoffensifs de notre civilisation chrétienne.

Atlantico : Est-ce une bonne stratégie de réduire l’influence de la tradition chrétienne sur la société pour faire rentrer l’islam dans la laïcité ?

Jean-Louis Harouel : C’est une stratégie catastrophique. C’est une erreur de considérer l’islam seulement comme une religion. C’est une erreur de définir sa place dans les sociétés occidentales du point de vue de la seule liberté religieuse. À la fois religion et régime politique, l’islam forme un ensemble de règles prétendument divines dont beaucoup sont de nature juridique. Contenu dans la charia, ce code de droit institue l’infériorité juridique des femmes ainsi que celle des non-musulmans, et il cautionne l’esclavage. Système total, l’islam rejette l’idée de la disjonction du politique et du religieux, principe d’origine chrétienne né du fameux : "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu". Fondatrice de ce qui est appelé en France la laïcité, cette disjonction a été la source d’où a pu naître la liberté de l’individu, avec toutes ses conséquences positives : esprit critique et liberté de l’esprit, tolérance, progrès intellectuel et pensée scientifique, progrès technique et enrichissement de la société. Tout cela est issu de la dualité chrétienne entre les pouvoirs temporel et spirituel. Au contraire, pour l’islam, le sacré englobe le profane. La légitimité de l’État résulte exclusivement de son action au service de l’islam. Et dans les pays musulmans où a été instaurée une sécularisation de l’État – Turquie, Indonésie –, elle est aujourd’hui menacée par une forte réislamisation des esprits.

Les religions ont des effets très différents sur la sécularité de la société. Celle-ci n’est nullement menacée par les clochers et les croix des cimetières, les pardons bretons et les bénédictions de navires, les saintes vierges et les calvaires des villages, ni par les jours fériés correspondant à des fêtes chrétiennes. D’ailleurs, la disjonction du politique et du religieux étant une invention chrétienne, la croix pourrait légitimement être revendiquée comme un emblème de la laïcité, et plus généralement de la sécularité des sociétés occidentales. On ne peut que souhaiter le maintien de la prédominance en Europe des signes religieux chrétiens. Ce sera l’indice que la sécularisation de la société engendrée par le christianisme y résiste encore. En revanche, tout est à craindre d’un islam rendu redoutable à l’Europe par son poids démographique. La multiplication des signes islamiques dans l’espace public et la satisfaction des revendications vestimentaires, alimentaires et autres des musulmans sont lourdes de menaces pour la laïcité de l’État et la préservation de sociétés sécularisées.

Atlantico : Qu’avons-nous à perdre à gommer toutes les spécificités culturelles de notre société liées au christianisme ? Dans quelle mesure l’imprègnent-elles ?

Jean-Louis Harouel : Nous avons tout à perdre à gommer ces spécificités, d’autant que le vide qui en résulterait serait immédiatement investi par l’islam. Nier ces spécificités reviendrait à nier ce que nous sommes. Dans la très longue durée, ce qui caractérise fondamentalement l’Europe, c’est son refus de l’islam pour rester un continent chrétien. Si l’Europe était devenue musulmane, le cours de l’histoire en eût été totalement changé. Le monde serait resté sous-développé, le progrès scientifique et technique ne serait jamais intervenu, il n’y aurait pas eu de développement économique ni intellectuel de l’humanité. Il n’y aurait pas eu de liberté individuelle, de liberté de l’esprit. Car tout cela a résulté de la dualité chrétienne entre les pouvoirs temporel et spirituel, et c’est en Europe occidentale que cette dualité s’est le plus pleinement accomplie. Si l’Europe était devenue musulmane, il n’y aurait certainement jamais eu de Révolution industrielle et d’invention du développement.

C’est parce que l’Europe a su rester chrétienne qu’elle a construit des sociétés laïques, libres, tolérantes, économiquement développées, à haut niveau de vie moyen et socialement généreuses. Ces sociétés sont le produit historique de la civilisation chrétienne européenne. Nous autres, Européens, nous sommes tous – athées, agnostiques, anti-cléricaux et anti-chrétiens compris – le produit historique de près de deux millénaires de chrétienté. Pour ce qui est de l’histoire, de la civilisation, des valeurs, il est bien évident que l’Europe est un héritage chrétien et ne peut le nier à peine de se renier entièrement, de perdre totalement son sens. Si l’Union européenne s’était souciée de la réalité, elle aurait placé, au centre du cercle d’étoiles de son drapeau, une croix pareille à celle du drapeau suisse : une croix qui, pas plus que celle-ci ne serait un signe religieux, mais bien l’emblème de l’histoire et de la civilisation de l’Europe.

Michel Garroté

   

Attentats à Paris – Les cathos se réveillent



Avec les attentats à Paris, certains laïcs catholiques français, pas tous, se réveillent, du moins se réveillent-ils sur Internet, et, aussi, dans la prière (hashtag #PrayForParis). Je ne parlerais pas trop des évêques français et des curés français qui (contrairement aux catholiques laïcs) continuent de dire, pour la plupart d’entre eux, « pas d’amalgame », « vivre ensemble », « islam religion de paix » et autres formules issues de la dhimmitude. Je publie ci-dessous un texte de François Teutsch paru sur Boulevard Voltaire et un texte d’une étudiante catholique paru sur Aleteia. Je note en passant que selon certains chroniqueurs de gauche mono-neurones, c’est « l’extrême-droite » et « l’islamophobie » qui auraient non pas mené mais provoqué les attentats de Paris avec leur attitude envers l’islam.

Sur Boulevard Voltaire, François Teutsch écrit (extraits adaptés ; lien en bas de page) : Libération ne change pas, ne peut pas changer. Le quotidien des bobos s’acharne à maintenir la fiction d’une laïcité obligatoire, comme si ce pilier branlant d’un régime à bout de souffle avait la moindre efficacité dans la lutte contre l’islamisme qui ravage notre pays. Dans un article intitulé « C’est gentil, mais ne vous sentez pas obligé de prier pour Paris », Luc Le Vaillant déploie tout un talent d’obsédé laïc. Ce qui choque ce monsieur, c’est le hashtag #PrayForParis apparu sur les réseaux sociaux après les massacres du 13 novembre, repris par de nombreuses personnes, dont Hillary Clinton. Intolérable, insupportable. Sur un ton à la fois ironique et sentencieux, il nous assène ses vérités idéologiques éculées, tendance petit père Combes version 1902. « La France est un pays laïc où toutes les religions ont le droit d’exister mais doivent se tenir cachées dans le domaine privé. » Mais où est-il allé chercher cela ? A-t-il au moins lu la sacro-sainte loi de 1905 qui se contente d’affirmer que l’État ne reconnaît ni ne salarie aucun culte ? Sans doute pas, puisqu’il ose se contredire ensuite : « J’ajoute qu’il faut faire évoluer la loi de 1905 et construire des mosquées et former, sinon rémunérer, les imams, comme l’impôt finance les écoles privées et ces monuments historiques que sont devenues les églises. »

Alors, selon lui, la religion serait affaire purement privée, interdite d’expression dans l’espace public ? Sans doute faudrait-il interdire les sonneries de cloches, l’angélus de 7 heures qui réveille les campagnes, le carillon des églises aux sorties de mariages, le glas annonciateur du deuil ? Et permettre en même temps l’édification de mosquées aux frais du contribuable qui n’en veut pas, pour implanter un peu plus le fanatisme musulman au cœur de nos villes ? Ce n’est pas le culte qui fait défaut à monsieur Le Vaillant, mais la culture. On pourrait lui rappeler que la laïcité, arme de guerre républicaine à l’origine de persécutions contre les catholiques entre 1880 et 1914, ne signifie rien du tout pour des musulmans dont le livre sacré est à la fois une loi civile et une loi religieuse. Pas sûr que notre vaillant journaliste le comprenne. Invoquer ce principe à l’encontre de ceux pour qui la loi coranique prime la loi civile, c’est se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate.

Mais plus encore, ce brillant éditorialiste fait (sans le savoir) le jeu des islamistes. Ceux pour qui la liberté de conscience est une hérésie absolue. Les chrétiens, eux, savent que la foi est un acte libre d’adhésion à une vérité révélée, et que cette liberté de conscience consiste à pouvoir librement vivre sa foi, l’exprimer, en tirer les conséquences dans sa vie privée et publique. Évidemment, de la part d’un laïcard forcené pour qui s’opposent le catholicisme réactionnaire et les forces de progrès républicaines, ce n’est pas très surprenant. Une phrase sonne juste dans cette diatribe : « Paris s’est fait attaquer pour son incroyance festive, pour son côté Sodome et Gomorrhe assumé, pour sa tolérance sans doute assez bêtasse mais très honorable pour toutes les croyances tant qu’elles restent agenouillées dans le cagibi de leur intimité. » C’est sans doute vrai. Même si les fous d’Allah persistent à voir en tout Parisien un croisé. Ces gens sont aussi aveugles que les journalistes de Libé. Incapables de comprendre que les croisés n’existent plus, même chez les cathos. Incapable, aussi, de comprendre que le vide spirituel fait le lit de l’islamisme radical.

N’en déplaise à cet individu, les chrétiens sont nombreux à avoir fait leur minute de silence à leur manière : dans la prière silencieuse pour les victimes de cette barbarie, quelles que fussent leurs vies, leurs mœurs, leurs croyances et leurs fautes. Sans banderoles, bougies, larmes ni esprit Charlie, conclut François Teutsch sur Boulevard Voltaire (fin des extraits adaptés ; lien en bas de page).

Et voici la Tribune d'une étudiante catholique adressée aux journalistes de Libération que le hashtag #PrayForParis indispose (extraits adaptés ; lien en bas de page) : Cher journaliste, Vous avez certainement la plume plus habile que la mienne et l’esprit plus aiguisé à cet exercice, mais l’envie de répondre est bien trop forte. Lorsque les attentats ont frappé la France, lorsque Daesh a revendiqué cet acte, vous oubliez de petites choses anodines. Vous oubliez que ce prétendu « État islamique » a visé Paris, symbole de la France, qui « porte la bannière de la croix ». Vous oubliez également qu’il n’est nullement fait mention de « Français », de « jeunes », mais de « croisés », comme une réponse aux croisades menées dans des temps anciens contre les « hérétiques » d’alors.

Si vous pensez que « la croix » est une faucille et un marteau, je vous invite à rouvrir vos livres d’Histoire. Pas ceux d’aujourd’hui qui sont affligeants tant ils sont pauvres, mais un vieux Lagarde et Michard qui traîne sûrement dans une bibliothèque. Car vous parlez de la France laïque, depuis 1905, depuis 1789. Vous semblez penser que la France a toujours été laïque. Mais vous semblez oublier que ceci n’est pas la France qui s’est construite en 1789, mais simplement une idée de la République. Vous oubliez aussi qu’avant 1905, des prêtres ont éduqué les Français, car il n’y avait pas autant d’instituteurs que de nos jours. Ils leur ont appris à lire, écrire, compter et penser suffisamment pour qu’un jour ils rejettent la main qui les avait nourris. Et la République de 1789… Vous semblez également oublier qu’elle fut fondée par de nombreux déistes, lorsqu’ils n’étaient pas chrétiens. Le culte de l’Être Suprême vous parle-t-il ? Le « Grand Horloger » de Voltaire également ? Robespierre lui-même était déiste, quel culot ! En 1793, la guillotine vous aurait tendu les bras pour avoir tenu de pareils propos !

En parlant de « votre » France de 1789, vous rasez près de 1 789 années d’Histoire, pendant lesquelles la religion chrétienne, catholique, a guidé un peuple et un Royaume. Reniez-les si cela vous rassure, elles existeront toujours. Tant que Fontainebleau, Versailles, le Louvre et les châteaux de la Loire existeront, tant que la crème Chantilly existera, tant que Notre-Dame et la Sainte Chapelle se dresseront, tant que la France aura ces frontières géographiques. Reniez cette France aux racines catholiques, mais elle perdure. Des milliers d’Asiatiques déferlant l’été en Île-de-France le comprennent mieux que vous. Vous oubliez que la France n’est un pays laïc que depuis 110 ans. Une Jeanne Calmant. C’est tout. Avant, ne vous en déplaise, la France a grandi dans un giron chrétien. En reniant cette France, votre texte rejette le patrimoine français et pour aller plus loin, il rejette les Français dans ce qu’ils ont de plus profond : leur culture, leurs racines, leur Histoire. C’est grave.

En reniant cette France, vous reniez la France. Même si aujourd’hui le culte est moins prépondérant, ce hashtag prouve le besoin de spiritualité des hommes, ce désir qu’ils ont de s’élever bien plus haut que notre basse terre, et qu’ils savent qu’il y a, quelque part, un « Grand Horloger » que l’on peut prier lorsqu’on ne se sent pas bien, lorsqu’on est triste, lorsqu’on a perdu des amis. En refusant leurs prières, vous refusez leur tristesse, leur deuil. Vous oubliez également, dans votre petit laïcardisme forcené, que « prier » n’est pas réservé aux catholiques et aux chrétiens qui ont fondé la France moderne. Prier est aussi valable pour les Juifs, les bouddhistes, les païens de toutes sortes. Les rejeter, c’est rejeter des cultures, des identités, des valeurs qui font notre civilisation actuelle, et cette France cosmopolite que vous aimez tant. Et qu’ils viennent d’ici ou d’ailleurs, vous insultez tous ceux pour qui la religion est une culture, une liberté, des racines, un avenir.

Vous faites une erreur fondamentale en pensant que Paris n’est attaquée que pour ses valeurs charnelles et libertines. Vous avez certainement oublié que l’on dit de la France qu’elle est « Fille aînée de l’Église » et qu’en cela, elle est une ennemie pour Daesh. Vous oubliez que c’est la France chrétienne qui est partie en croisades et non une France libertine, prônant le sexe et l’alcool. Enfin, vous commettez une dernière erreur : aucun croyant n’est obligé de prier. C’est votre cécité laïcarde qui vous empêche de voir cet acte gratuit, bienveillant, généreux, amical de la prière. Laissez-nous prier, comme on vous laisse aller boire un verre en terrasse, pensant qu’il s’agit là d’un acte de bravoure. Cela ne changera rien à votre vie : la preuve, vous n’avez pas changé vos habitudes. Laissez-nous prier… Vous ne ressentirez rien, sauf peut-être un jour la grâce de comprendre ce que signifie la prière pour des millions de croyants dans le monde, toutes religions confondues. Donc je ne suis pas d’accord, je n’arrête pas mes prières.

Cela vous fait mal au bide de penser que des milliers de personnes prient pour les victimes ? Cela ne va pas s’arrêter, car la prière est inusable. Il y a même des gens qui ne font que cela toute la journée ! Cela doit être terrible pour vous d’y penser ! Mais ceci fait des millénaires qu’on le fait, et on n’est pas prêts d’arrêter. J’ai prié pour Paris, pour les victimes, pour la France, pour les terroristes. Maintenant je vous rajoute à ma liste. Ne râlez pas, cela me fait vraiment plaisir et personne ne m’y oblige ! Occupez-vous de votre foie, laissez-moi gérer ma foi. Baisez, buvez, moi je prie", conclut l’étudiante catholique (fin des extraits adaptés ; lien en bas de page).

Michel Garroté, 19 novembre 2015

http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch/libe-ne-veut-lon-prie-paris,220257

http://fr.aleteia.org/2015/11/18/baisez-buvez-moi-je-prie/

   

L’inversion des valeurs chrétiennes



Qui est responsable de la perte des valeurs chrétiennes ? Qui est responsable de l’inversion des valeurs chrétiennes ? La Révolution française ? Mai 68 ? Staline ? Hitler ? Le Concile Vatican II ? L’Eglise catholique elle-même ? Le fait est que depuis 40 ans, l’Eglise catholique d’Occident se divise en « modernistes », « traditionalistes », « charismatiques », « progressistes », etc. Tous allèguent qu’eux ont raison et que les autres ont tort. En ma qualité de catholique conservateur, croyant et pratiquant, je suis régulièrement affligé par les prises de positions de certains évêques européens. Le plus affligeant, pour ce qui me concerne, ce sont les prises de positions de certains évêques européens sur l’islam et sur la migration mahométane de peuplement. Pourtant, il arrive que je tombe sur une déclaration qui me conforte dans mes convictions chrétiennes.

Ainsi en va-t-il du cardinal américain Raymond Leo Burke, lorsqu’il déclare (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Le monde catholique occidental vit dans une culture qui est de plus en plus sécularisée et hostile au christianisme. Pour moi, la culture ecclésiale va nécessairement à rebours de cette culture-là. Nous devons voir que dans le monde, la mission de l’Eglise est de transformer la culture par l’évangélisation et le témoignage rendu au Christ. Malheureusement, maintenant, au sein même de l’Eglise, on observe une insistance à vouloir à tout prix s'accommoder avec la culture sécularisée au point de s'identifier à elle, en changeant notre langage et notre discipline. Cette attitude est mauvaise et erronée. Oui, l’Eglise doit être à la périphérie de la culture, en veillant à garder toujours son identité de manière très nette et très forte, à partir du Christ. Oui, il faut suivre l’Evangile.

Obama

Barack Obama est pour l’avortement sur demande, il soutient les soi-disant mariages homosexuels. Il définit la liberté de la religion comme liberté du culte. Il a dit: « Vous les catholiques, pouvez entre les murs de l’Eglise agir librement, mais du moment où vous sortez de l’église dans le monde, vous devez accepter tout ce que le gouvernement vous dit ». C’est inacceptable pour nous.

Poutine

Vladimir Poutine ne partage pas les mêmes opinions que Barack Obama. Par exemple, je ne l’ai jamais entendu se prononcer pour le soi-disant mariage homosexuel. Les chiffres des avortements en Russie ont été divisés par deux. Et la Russie va toujours dans le sens de les réduire de plus en plus.

La France

Il faut distinguer la Nation représentée par le président François Hollande et les Français. Parce que je connais beaucoup de Français très chrétiens qui sont enthousiastes d’écouter l’enseignement de l’Eglise. Mais il est certain que la politique française actuelle est antichrétienne. De plus, le peuple est de moins en moins attentif à la Parole de Dieu et n’appréhende pas vraiment, à partir de la lumière divine, les paroles et actions des hommes politiques. La politique en France est pour une large part responsable de la perte des valeurs chrétiennes. D'ailleurs, la constitution de l’Union Européenne n’a pas voulu qualifier l’Europe comme un continent chrétien... alors qu’il l’est, c’est évident. Le fait que l’islam prenne de plus en plus d’ampleur accentue bien sûr cette déchristianisation. Dans le livre que j’ai écrit avec Guillaume d’Alançon, je décris la situation dangereuse vers laquelle l’Islam nous conduit. Il faut savoir que l'Islam est totalement hostile au christianisme.

Les migrants

La question de la migration vers l’Europe ou les Etats Unis est à envisager sous l'angle d'une volonté de repopulation des nations occidentales avec celles du Moyen Orient qui sont, en grande parties, musulmanes. Avec cette crise, la population des musulmans en France, en Allemagne ou encore aux Etats-Unis va beaucoup augmenter. Je pense que cette vague de migrants, parmi lesquels sont présents de nombreux musulmans, peut représenter un vrai danger pour les chrétiens, car, il ne faut pas l'oublier, l'Islam n'est pas d'abord une religion mais un système politique (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Michel Garroté, 4 novembre 2015

http://rusoch.fr/lang/fr/tour/kto-otvetstvenen-za-poteryu-xristianskix-cennostej.html

   

“Ce sont des anticléricaux notoires qui occupent le temple de St Laurent” [vidéo]

Le Collectif R et les six migrants, qui occupent depuis huit mois la salle paroissiale de l'Eglise de Saint-Laurent à Lausanne, refusent de quitter les lieux. Ils n'obtempéreront pas à l'ultimatum lancé par le Conseil synodal de l'Eglise réformée vaudoise pour samedi 8h00. Ils jugent la situation actuelle trop risquée pour les migrants.

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Source La Télé.ch

 

 

L’église parisienne Sainte-Rita sera démolie lundi

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Lundi prochain, cette paroisse vivante du XVème arrondissement de Paris, où se pressent riverains et pèlerins du monde entier pour prier la patronne des causes perdues, également célèbre pour sa messe des animaux, sera démolie pour y construire parking et logements sociaux. «Elle n'a même pas été désacralisée!», s'indignent des riverains.

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Article complet

Bangladesh : un évêque demande la protection du gouvernement contre les islamistes

La population du Bangladesh et l’Église locale sont dans l’inquiétude après l’assassinat d’un coopérant italien, qui a été revendiqué par l’État Islamique. Elle demande une protection accrue des autorités…

Dacca (Agence Fides) – « Nous avons appris la nouvelle du meurtre du coopérant italien à la télévision. Nous sommes déconcertés et amers. En tant qu’Eglise catholique, nous condamnons ce geste exécrable et exprimons notre solidarité à la famille et à la nation italienne. Des représentants du gouvernement ainsi que de nombreux responsables de la société ont, eux aussi, condamné l’homicide ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Theotonius Gomes, Évêque auxiliaire de Dacca, après le meurtre de l’italien Cesare Tavella, qui travaillait au Bangladesh pour le compte d’une ONG néerlandaise, abattu par des militants du prétendu « État islamique ».

« En ce qui concerne la présence de l’État islamique au Bangladesh, règne une appréhension générale. Nous savons qu’il s’agit désormais d’un phénomène mondial et que des groupes militants locaux peuvent être influencés par l’État islamique. Nous souhaitons une action du gouvernement afin de garantir la sécurité de tous les citoyens » déclare l’Évêque.

« Comme tous, nous sommes préoccupés par la croissance de la violence militante et du fondamentalisme dans le pays et nous en appelons au gouvernement afin que la situation n’échappe pas à son contrôle. Nous sommes cependant conscients que, récemment, des auteurs de blogs laïcs ont, eux aussi, été frappés. Dès lors, toutes les personnes ayant un esprit ouvert au sein de la société civile représentent de potentielles victimes d’exécutions sommaires » observe-t-il.

Les catholiques, conclut l’Évêque, « continuent à vivre avec foi une vie pacifique, à l’enseigne du dialogue et des œuvres de charité. Notre vie est dans les mains de Dieu ».

Source

L’Eglise orthodoxe bulgare veut refouler les musulmans: “Il s’agit d’une vague qui adopte tous les traits de l’invasion”

L'Eglise chrétienne orthodoxe de ce pays s'oppose à l'entrée de migrants musulmans.

«Il s'agit d'une vague qui adopte tous les traits de l'invasion», estime le Saint Synode, corps dirigeant de l'Église.

Les problèmes dans les pays d'origine des réfugiés «doivent être résolus par ceux qui les ont créés et le peuple bulgare ne doit pas en payer le prix par sa disparition», ajoute le Saint Synode.

Source

Tessin : L’arrogance de l’Eglise

Ci-dessus, Mgr Lazzeri

 

Note d'Anne Lauwaert :

L'église a-t-elle le pouvoir de faire entrer des "migrants" en passant outre les décisions des autorités fédérales ? Au Tessin mais aussi dans le reste de la Suisse ? Sans contrôles de sécurité ?

Alors, à quoi servent encore les contrôles que font nos policiers et nos douaniers ?

Une personne venant du Pakistan doit avoir un visa valable 3 mois pour rentrer en Suisse et Mgr Lazzeri aurait le pouvoir de faire rentrer ces gens, obéissant à l'appel d'un pouvoir étranger, le pape n'ayant aucun pouvoir en Suisse !

Qu'en pense le peuple ? Ils devraient supporter les conséquences des décisions de l'Eglise ?

Ceci est une violation de la souveraineté de la Suisse, une manoeuvre totalement anti-démocratique ! C'est une violation de la séparation de l'Eglise et de l'Etat !

Il est hallucinant de voir qu'un évêque se permette de passer par dessus les autorités cantonales tessinoises.  A. L.

 

Voici l'article en question :

L'évêque de Lugano, Mgr Valerio Lazzeri, a répondu présent à l'appel lancé par le pape François pour accueillir des migrants dans les paroisses.

Dans une lettre adressée aux paroisses, aux prêtres, aux communautés religieuses et à d'autres organismes, Mgr Lazzeri demande que l'on mette à disposition des structures de tous types (sites de colonies de vacances, immeubles vides, édifices inoccupés, préfabriqués, maisons ou appartements), pouvant être destinés immédiatement à l'accueil provisoire des "migrants".

Le message est simple : tous ceux qui ont des espaces à disposition peuvent contacter le Service cantonal des requérants d'asile (qui dépend du Département de la santé et du social) qui examinera attentivement la proposition. Les coûts de cet accueil provisoire des requérants seraient à la charge du canton. "Le drame humanitaire des réfugiés qui fuient les horreurs de la guerre et des injustices ne peut nous laisser indifférents. Cela secoue profondément notre conscience et la vocation de l'église est de se pencher sur les blessures de l'humanité et de s'en occuper"

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 Source en italien, trad. D. Borer

 

 

Hongrie : un évêque refuse d’accueillir les migrants “ce n’est pas une crise humanitaire, c’est une invasion”

Pour Laszlo Kiss-Rigó, un évêque du sud de la Hongrie, le pape François ne sait pas de quoi il parle. L’afflux de réfugiés n’est pas une crise humanitaire, mais “une invasion”, explique-t-il.

Le pape François se trompe. L’évêque hongrois Laszlo Kiss-Rigó s’insurge dans les colonnes du Washington Post contre l’appel lancé par le souverain pontife dimanche, dans lequel il enjoint à chaque paroisse catholique d’Europe d’accueillir une famille de réfugiés.

“Ce ne sont pas des réfugiés. C’est une invasion”, assène ce responsable catholique de Szeged, dans le sud de la Hongrie, une région où ont transité ces dernières semaines des dizaines de milliers de migrants. “Ils viennent ici en criant‘Allah Akbar’. Ils veulent nous envahir”, prévient-il.

Sa position fait écho à celle du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui, après avoir érigé un mur de barbelés à la frontière avec la Serbie, continue de défendre la fermeture des frontières pour parer à l’arrivée des migrants. Et ce alors que l’Allemagne, l’Autriche, et donc l’Eglise catholique jouent la carte de l’accueil.

“Je suis totalement d’accord avec le Premier ministre”, a déclaré Laszlo Kiss-Rigó. Ce dernier estime que le pape, en revanche, “ne connaît pas la situation”. Selon lui, l’Europe est submergée de personnes qui se présentent comme des réfugiés, mais qui représentent en réalité une grave menace pour les “valeurs chrétiennes et universelles” du continent, rapporte The Washington Post.

“La plupart d’entre eux se comportent de manière très arrogante et cynique”,poursuit-il. L’évêque hongrois dénonce le fait que les migrants laissent des déchets derrière eux, qu’ils refusent la nourriture qui leur est offerte. Pour lui, ils n’ont tout simplement pas besoin d’assistance.

Courrier International via Fdesouche.com

L’Eglise demande aux propriétaires catholiques de mettre leurs biens à disposition des réfugiés

 Belgique

Face à l’urgence de la situation des migrants, les évêques de Belgique et l’association Caritas lancent un appel à la solidarité. Ils demandent aux fidèles, propriétaires, de mettre leurs biens à disposition des réfugiés, moyennant un faible loyer qui sera réglé par Caritas.

Suite et vidéo

Migrants : l’Eglise italienne fustige les égoïsmes occidentaux

Plusieurs dirigeants de l’Eglise italienne ont fustigé lundi l’égoïsme occidental et le populisme de certains « racoleurs de quatre sous » face au défi de l’accueil de dizaines de milliers de réfugiés.

« Nous les Italiens devrions apprendre un peu plus à faire la distinction entre les impressions et la réalité », a déclaré Mgr Nunzio Galantino, secrétaire général de la Conférence des évêques d’Italie (CEI), à Radio Vatican.

« Nous entendons parler ici du nombre +insupportable+ de demandeurs d’asile, mais selon moi c’est une attitude malheureusement alimentée par ces racoleurs de quatre sous, qui disent des choses extraordinairement bêtes pour quelques votes », a-t-il dénoncé.

Ce week-end, le mouvement contestataire 5 étoiles (M5S) a ainsi demandé un « tour de vis » sur les visas humanitaires, sur les longues procédures de recours pour les personnes déboutées du droit d’asile et sur les expulsions des sans-papier, ainsi qu’un meilleur contrôle des demandeurs d’asile dans les centres d’accueil payés par le contribuable.

Un discours qui rapproche le mouvement de l’ex-comique Beppe Grillo de la Ligue du Nord de Matteo Salvini, qui réclame régulièrement que tous les migrants soient rejetés à la mer. (…)

Source

Birmingham (GB) : intimidation anti-chrétienne dans les écoles

L’Ofsted est accusé d’ignorer l’intimidation à l’endroit des élèves chrétiens. Colin Hart, directeur du Christian Institute, une organisation à but non lucratif, a affirmé que l’Ofsted (Office for Standards in Education, Children’s Services and Skills – organisme public chargé de piloter la qualité de l’éducation) et le département d’éducation n’ont pas fourni une attention adéquate au sujet de l’intimidation des élèves chrétiens.

L’organisme de surveillance a été accusé d’ignorer les cas d’intimidation à l’endroit des élèves chrétiens après une longue investigation qui portait sur la radicalisation des élèves dans les écoles de Birmingham.

Ses remarques surviennent après qu’une lettre de Sir Micharl Wilshaw (inspecteur en chef des écoles) révélait ce qui allait être le scandale du Cheval de Troie qui explique que des groupes musulmans tentaient de prendre le contrôle des écoles à Birmingham.

Dans une lettre adressée à Nicky Morgan, le secrétaire de l’Éducation, M. Hart a affirmé qu’il était surprenant de constater que des rapports officiels énuméraient des exemples explicites d’intolérance anti-chrétienne dans plusieurs écoles impliqués dans le scandale, mais qu’aucun de ces incidents n’ait été noté dans les rapports de l’Ofsted sur ces écoles.

M. Hart a écrit : « Vous allez constater que des chants anti-chrétiens sont chantés durant les assemblées, les élèves qui ont opté pour l’apprentissage du christianisme sont laissés de côté et les chrétiens se font traiter d’ignorants ou de menteurs par les enseignants.
Il a poursuivi en affirmant qu’il était très « dérangeant de constater l’absence totale d’un plan spécifique pour agir face à cette intolérance anti-chrétienne. »

The Telegraph via Fdesouche.com

Quand la France détruit ses églises [vidéo]

10.000 édifices catholiques seraient menacés de destruction en France… Depuis 2000, une trentaine d’églises auraient déjà été détruites. Récemment, les églises de Gesté dans le Maine et Loire, celle, monumentale d’Abbeville en Picardie ont été démolies à la pelleteuse. Les maires concernés ont justifié ces destructions par le soi-disant mauvais état de ces édifices. Sur place, des habitants révoltés contestent cet argument. Destructions, abandons volontaires, beaucoup de politiques affichent clairement, désormais, un mépris pour le patrimoine religieux, pour l’histoire de leur pays. Résultat, il est à peu près certains que d’autres églises seront détruites en France. Dans ce reportage, un des représentants de l’Observatoire du Patrimoine religieux explique de quelle manière, certains maires s’y prennent pour justifier une démolition auprès de leurs administrés…
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Merci à Délit d'im@ge

Transformer les églises en mosquées : d’autres musulmans emboîtent le pas à Boubakeur

La proposition de Dalil Boubakeur, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), de transformer les églises vides en mosquées n’a laissé personne indifférent. Et si le recteur de la grande mosquée de Paris est très vite revenu sur ses propos, il semblerait que les musulmans, même les plus modérés, soient plutôt favorables à cette idée. [...]

Cette phrase n’a pas été lancée par hasard par le recteur de la grande mosquée de Paris. Constatant le manque de lieux de culte (2 200 mosquées environ en France pour quelque 2,5 millions de fidèles pratiquants), Dalil Boubakeur évoque dans son livre, Lettre ouverte aux Français (KERO, 18 juin 2015), cette éventualité, noir sur blanc : « J’ai été amené à rencontrer un député qui m’a montré des églises vides. Privées de leurs fidèles catholiques.“Pourquoi, a-t‑il dit alors, ces églises ne pourraient-elles être utiles à servir de lieux pour les musulmans ?” Si on va vers une vision mathématique des choses, on pourrait effectivement mettre les plus à la place des moins. » On ne peut plus clair…

Et cette proposition est bien loin d’être jugée déraisonnable par les musulmans.

Pour Sadek Sellam, historien de l’islam contemporain, c’est davantage la forme que le fond des propos du président du CFCM qui a posé problème aux musulmans. « Sur le fond ce qu’il a dit n’est pas aberrant, il a cependant manqué de tact et on peut comprendre qu’un certain nombre de chrétiens aient été choqués », avance-t-il. « Ce n’est pas très courtois de rappeler aux chrétiens que leurs églises sont désaffectées. » Et d’ajouter : « L’opinion est chauffée à blanc, certains ont peur d’un islam conquérant et, dans ce contexte, il n’était pas opportun d’en parler de cette manière. »

Un avis partagé par Ghaleb Bencheikh, spécialiste de l’islam et animateur de l’émission « Islam » sur France 2, le dimanche matin. « Sur le fond, se dire qu’un lieu qui a été consacré au culte de Dieu le soit autrement n’est pas absurde. Bien sûr, cela doit se faire dans des cas particuliers, pour des lieux de cultes chrétiens désaffectés, dans le respect des législations et dans le dialogue interreligieux, mais c’est toujours mieux que de convertir ces églises en hôtels ou en boîtes de nuit, non ? »

[...]

Source via Fdesouche.com

Chalais (Valais) : des inconnus mettent le feu dans une église

Tôt dimanche matin, des inconnus ont bouté le feu à un pupitre et à un livre liturgique dans l'église du village de Chalais (VS).

«Je suis curé depuis 27 ans et j'ai officié dans différents pays, mais je n'ai jamais rien vécu de tel, poursuit l'homme d'église. Je suis choqué et triste de ce qui s'est passé. Brûler le missel d'autel, c'est comme brûler la bible, c'est un symbole très fort, un sacrilège. Il n'en reste plus rien.»

Source