Michel Garroté - Commençons par rappeler une évidence : le mot "islamophobie" signifie "peur de l’islam". Il est donc parfaitement légitime, de se dire "islamophobe", lorsque l'on a, tout simplement, "peur de l’islam". Formulé autrement, il n'est pas interdit (il ne devrait pas être interdit), lorsque l'on vit dans un Etat de droit occidental - libre et démocratique -, d'avoir peur de telle ou telle religion, d'avoir peur de telle ou telle idéologie, et, de le dire, ou, de l'écrire.
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En France (et ailleurs en Occident), la grande imposture, consiste à vouloir condamner, pénaliser, les "islamophobes", ce qui revient à se comporter comme les pays-membres de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI).
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Dit autrement, ce qui revient à aborder "l'islamophobie", comme elle est abordée, en Arabie saoudite, au Qatar, en Iran ; en clair, comme elle est abordée (en fait : interdite), dans des pays, qui ne sont pas des Etats de droit, libres et démocratiques ; des pays qui, bien au contraire, sont des dictatures intégristes (des dictatures "islamo-fascistes").
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D'où ma question : la France, lorsqu'elle condamne et pénalise les islamophobes, est-elle islamo-fasciste, est-elle un nouveau pays-membre de l'Organisation de la Coopération islamique ?
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A ce propos, sur Boulevard Voltaire, Jean-Michel Léost, Professeur honoraire, dans une analyse intitulée "Non ! Les Français ne sont pas 'islamophobes' !", écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Vous vous méfiez de l’islam : vous êtes un homme dangereux, vous êtes islamophobe ! C’est le genre de raccourci, qui prétend nous décrire une réalité, alors qu’il nous en éloigne. C’est la rengaine des adeptes de la bien-pensance, qui répètent, comme des perroquets, des slogans préfabriqués, plutôt que de réfléchir par eux-mêmes.
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Pire ! Les manifestations d’islamophobie alimenteraient le terrorisme. Ainsi, le nouveau secrétaire général de l’ONU, a récemment déclaré, en Arabie saoudite : « L’une des choses qui attisent le terrorisme est l’expression, dans certaines parties du monde, de sentiments et de politiques islamophobes ».
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Il convient de démonter ces sophismes qui n’ont qu’une apparence rationnelle. D’abord, le terme d’islamophobie désigne étymologiquement la peur de l’islam, non la haine contre les musulmans. Ensuite, c’est une étrange logique que d’inverser la cause et la conséquence : car c’est le terrorisme, les actes commis par les musulmans radicaux, qui suscitent cette peur, et, non pas, le contraire.
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En fait, l’islamophobie, est, une invention, destinée à éviter tout débat sur l’islam. Les associations antiracistes qui la dénoncent exercent une sorte de chantage en assimilant la critique d’une religion à la haine contre les fidèles de cette religion. C’est le début d’un processus totalitaire.
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La gauche, qui se réfère volontiers à l’esprit des Lumières, leur emboîte le pas. L’idéologie l’aveugle et lui met des œillères. Bien sûr, il se produit des actes anti-islamiques, perpétrés par un petit nombre d’irresponsables, qui trouvent amusant, de placer une tête de cochon, ou, de dessiner quelques graffitis injurieux, à l’entrée d’une mosquée. On crie alors à l’islamophobie, on sonne l’alarme contre cette gangrène qui s’étendrait, et, menacerait la paix civile.
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Dans le même temps, des églises sont régulièrement profanées, sans que le gouvernement ni les médias, ne s’en émeuvent. Lorsque le père Hamel a été égorgé, a-t-on entendu quelqu’un dénoncer le racisme et la haine – pourtant bien réels – contre des chrétiens ? A-t-on entendu quelqu’un demander que cesse la christianophobie ?
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Les Français, dans leur immense majorité, ne sont pas islamophobes : ils sont inquiets, quand ils voient s’exprimer, des revendications communautaristes, auxquelles cèdent trop facilement les autorités publiques. Ils redoutent les dérives d’une religion conquérante, qui a montré, dans l’Histoire, en de multiples occasions, son impérialisme, et, sa volonté, de s’imposer partout, au nom de sa vérité.
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Les Français souhaitent défendre leur culture et leur identité :
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Qu’ils soient ou non croyants, ils considèrent que la France a des racines chrétiennes, et, veulent, les préserver, car un peuple ne se développe harmonieusement qu’à partir de ses racines. Ils ne sont pas hostiles aux musulmans, mais dénoncent des dérives religieuses ou culturelles. Est-il illégitime de préférer, les traditions issues du christianisme, à celles, d’une religion qui peut imposer la charia ?
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Le vrai débat se situe entre ceux qui veulent préserver la culture française, et, ceux, qui ont choisi le camp du multiculturalisme. Est-il raciste de demander aux populations immigrées, de s’intégrer, à notre mode de vie, à nos valeurs, ou, à la religion musulmane, de se libérer des ferments, qui, peuvent, conduire au fanatisme ?
Parler d’« islamophobie », c’est vouloir bâillonner ceux qui posent des questions. Ce n’est pas défendre la liberté, ni, la tolérance, c’est désarmer l’esprit critique, c’est se faire complice de la servitude, et, de la soumission, ajoute Jean-Michel Léost (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction & Adaptation de Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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Source :-
http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelleost/non-francais-ne-islamophobes,313830
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