lundi 15 juin 2026
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Violences, criminalité, islamisme : combien de signaux faudra-t-il encore ?

Les faits s'accumulent avec une régularité qui ne laisse plus indifférent.

Les Observateurs (la rédaction)
2 min de lecture

Le 20 mai, la RTS révé­lait que les pri­sons suisses appro­chaient de la satu­ra­tion et que les déte­nus étran­gers y repré­sen­taient une part très impor­tante de la popu­la­tion car­cé­rale. Deux jours plus tard, à Crans-Mon­ta­na, un res­sor­tis­sant fran­çais était arrê­té après un spec­ta­cu­laire vol de montres de luxe com­mis à la voi­ture-bélier. Le même jour, dans le Jura ber­nois, quatre sus­pects inter­pel­lés en France étaient soup­çon­nés d’a­voir déro­bé plus d’un demi-mil­lion de francs d’or et de pièces de col­lec­tion. Le 25 mai, un homme était tué à Mon­they à la suite d’une vio­lente agres­sion, tan­dis que trois étran­gers étaient arrê­tés. Enfin, le 28 mai, un homme connu des auto­ri­tés pour ses liens avec les milieux isla­mistes bles­sait trois per­sonnes au cou­teau à la gare de Win­ter­thour en criant « Allah akbar ».

La Suisse découvre pro­gres­si­ve­ment ce que d’autres pays euro­péens connaissent depuis long­temps : une insé­cu­ri­té dif­fuse qui ne se limite plus à quelques quar­tiers ou à quelques grandes villes, mais qui s’in­vite dans le quo­ti­dien.

Cette réa­li­té s’est bru­ta­le­ment rap­pe­lée aux Suisses avec l’at­ten­tat isla­miste de Win­ter­thour : un homme de 31 ans, double natio­nal tur­co-suisse, a bles­sé plu­sieurs per­sonnes au cou­teau en criant « Allah akbar ». Selon les élé­ments ren­dus publics, il était connu des auto­ri­tés, dis­po­sait d’un casier judi­ciaire et avait déjà atti­ré l’at­ten­tion pour ses liens avec les milieux isla­mistes.

Dans une tri­bune publiée dans le cadre de la cam­pagne sur l’i­ni­tia­tive « Pas de Suisse à 10 mil­lions ! », le conseiller natio­nal de Brig Michael Gra­ber voit dans cette affaire bien davan­tage qu’un simple fait divers. Pour l’é­lu valai­san, Win­ter­thour marque la fin d’une illu­sion : celle d’une Suisse qui pour­rait demeu­rer à l’é­cart des phé­no­mènes qui frappent déjà la France, l’Al­le­magne ou la Bel­gique.

« L’acte ter­ro­riste de Win­ter­thour n’est pas un simple coup de semonce. Cet acte est depuis long­temps la confir­ma­tion cynique de la poli­tique migra­toire de la gauche. Qui­conque laisse entrer n’importe qui et ne veut même pas expul­ser ceux qui s’avèrent être des ter­ro­ristes accepte sciem­ment cette vio­lence brute et aveugle. »
Michael Gra­ber

« Per­sonne n’est plus en sécu­ri­té en Suisse », écrit-il. Une for­mule volon­tai­re­ment abrupte, mais qui trouve un écho crois­sant dans une par­tie de l’o­pi­nion publique. Car la ques­tion posée n’est plus seule­ment celle du nombre d’ha­bi­tants ou des capa­ci­tés d’ac­cueil du pays. Elle touche désor­mais à la sécu­ri­té, à la cohé­sion natio­nale et à la capa­ci­té de l’É­tat à pro­té­ger sa popu­la­tion.

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