Violences, criminalité, islamisme : combien de signaux faudra-t-il encore ?
Les faits s'accumulent avec une régularité qui ne laisse plus indifférent.
Le 20 mai, la RTS révélait que les prisons suisses approchaient de la saturation et que les détenus étrangers y représentaient une part très importante de la population carcérale. Deux jours plus tard, à Crans-Montana, un ressortissant français était arrêté après un spectaculaire vol de montres de luxe commis à la voiture-bélier. Le même jour, dans le Jura bernois, quatre suspects interpellés en France étaient soupçonnés d’avoir dérobé plus d’un demi-million de francs d’or et de pièces de collection. Le 25 mai, un homme était tué à Monthey à la suite d’une violente agression, tandis que trois étrangers étaient arrêtés. Enfin, le 28 mai, un homme connu des autorités pour ses liens avec les milieux islamistes blessait trois personnes au couteau à la gare de Winterthour en criant « Allah akbar ».
La Suisse découvre progressivement ce que d’autres pays européens connaissent depuis longtemps : une insécurité diffuse qui ne se limite plus à quelques quartiers ou à quelques grandes villes, mais qui s’invite dans le quotidien.
Cette réalité s’est brutalement rappelée aux Suisses avec l’attentat islamiste de Winterthour : un homme de 31 ans, double national turco-suisse, a blessé plusieurs personnes au couteau en criant « Allah akbar ». Selon les éléments rendus publics, il était connu des autorités, disposait d’un casier judiciaire et avait déjà attiré l’attention pour ses liens avec les milieux islamistes.
Dans une tribune publiée dans le cadre de la campagne sur l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! », le conseiller national de Brig Michael Graber voit dans cette affaire bien davantage qu’un simple fait divers. Pour l’élu valaisan, Winterthour marque la fin d’une illusion : celle d’une Suisse qui pourrait demeurer à l’écart des phénomènes qui frappent déjà la France, l’Allemagne ou la Belgique.
« L’acte terroriste de Winterthour n’est pas un simple coup de semonce. Cet acte est depuis longtemps la confirmation cynique de la politique migratoire de la gauche. Quiconque laisse entrer n’importe qui et ne veut même pas expulser ceux qui s’avèrent être des terroristes accepte sciemment cette violence brute et aveugle. »
Michael Graber
« Personne n’est plus en sécurité en Suisse », écrit-il. Une formule volontairement abrupte, mais qui trouve un écho croissant dans une partie de l’opinion publique. Car la question posée n’est plus seulement celle du nombre d’habitants ou des capacités d’accueil du pays. Elle touche désormais à la sécurité, à la cohésion nationale et à la capacité de l’État à protéger sa population.