France – Deux peuples et l’État n’en protège qu’un

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Michel Garroté - Pour Claude-Paul Rouquet, l’heure est venue de mettre un terme pour un temps à l’État de droit, et de l’ordre dans la maison. En dépit des dénégations officielles et de la conviction des idéologues, contre les enseignements de la sociologie moderne, malgré les avis du pape, il vit en France deux peuples et l’État de droit n’en protège qu’un, qui n’est pas celui des autochtones. Cette orientation malsaine est porteuse de terribles lendemains estime Claude-Paul Rouquet.
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Pour ce qui me concerne, cela fait longtemps que la France n'est plus un Etat de droit. Pour ce qui me concerne, la France - au contraire - est un Etat arbitraire. Peut-être est-ce cela que Claude-Paul Rouquet tente de nous expliquer. Pour ce qui me concerne, l'armée française devrait intervenir dans les banlieues dites sensibles pour mettre fin aux zones de non-droit contrôlée par des franco-musulmans. Peut-être est-ce cela que Claude-Paul Rouquet tente de nous expliquer.
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Claude-Paul Rouquet, sur Boulevard Voltaire, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : État de droit ! Nos politiques se gargarisent de ce mot, pour eux l’alpha et l’oméga de la démocratie. Au nom de l’État de droit, aucune mesure vigoureuse et immédiate n’est possible contre ceux qui nous agressent. L’État de droit est garant des libertés publiques, y compris de celles des assassins pris les armes à la main. Rien ne se peut qui ne soit décidé par un juge, susceptible d’appel, rejugé, avec nouvel appel, cassation, Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), sans oublier le laxisme judiciaire, le pouvoir discrétionnaire du juge d’application des peines et le droit de grâce présidentiel.
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Claude-Paul Rouquet : Lorsque la paix est compromise et qu’il faut se résoudre à la guerre, quelle que soit la forme que prend cette guerre, lorsque la paix civile elle-même est menacée, alors l’État de droit est caduc. Son maintien est paralysant. Il rend inopérants les mécanismes de défense et les pervertit. Ils en viennent à fonctionner à contre-courant, et frappent ceux qui refusent l’inertie. De nombreux criminels potentiels courent les rues cependant qu’est condamné le porteur de lardons. Porter des lardons, armes par destination, devient plus grave que manifester violemment – et injustement — contre la police, avec destruction de biens publics, incendie de voiture, caillassage de commissariat, agression de passants, pillage de magasins. Le lardon, c’est six mois (avec sursis, mais tout de même !). L’émeute, c’est… rien ! Ou si peu de chose.
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L’heure est venue de mettre un terme pour un temps à l’État de droit, et de l’ordre dans la maison. En dépit des dénégations officielles et de la conviction des idéologues, contre les enseignements de la sociologie moderne, malgré les avis du pape, il vit en France deux peuples et l’État de droit n’en protège qu’un, qui n’est pas celui des autochtones. Cette orientation malsaine est porteuse de terribles lendemains. Il est temps, grand temps, d’y renoncer, conclut Claude-Paul Rouquet (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.bvoltaire.fr/claudepaulrouquet/reflexions-sur-letat-de-droit,275856
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Le double langage en terre d’islam

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Michel Garroté - Comprendre le Moyen-Orient par le biais de ses médias dévoile une réalité tout à fait différente que celles que projettent ses diplomates ou ses officiels dans les chancelleries lorsqu'ils s'adressent à des occidentaux (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). Il se trouve que le site MEMRI (Middle-East Media Research Institute ; édition française : http://www.memri.fr/#1), un institut à but non lucratif basé à Washington qui a été fondé en 1996, s’est donné pour mission de surveiller et de traduire ce qui se dit au Moyen-Orient même, en Afrique du Nord, en Iran et en Asie du Sud-est, afin de mettre en lumière la pratique du double langage en terre d'islam.
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Celui qui navigue dans le site MEMRI peut mieux se faire une idée de l’importance de la haine de l’Occident distillée dans les messages des radicaux qui circulent au grand jour (ndmg - en terre d'islam) dans de nombreux médias, écoles et mosquées. ci-dessous, le Dr. David Bensoussan se livre à une très intéressante analyse du double langage pratiqué en terre d'islam, analyse parue sur l'édition française du site Internet 'Times of Israël' (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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David Bensoussan écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Le Cheikh Muhammad al-Gamei’a, directeur du centre culturel islamique à New York a participé à de nombreux offices interreligieux, prêchant des mots de paix, de tolérance et de fraternité au lendemain du 11 septembre. Il s’est rendu le 4 octobre en Égypte et a donné une entrevue à un site web islamique. Il y a affirmé que les Arabes américains ne pouvaient se rendre dans les hôpitaux, car ils sont maltraités par les médecins juifs ; que les Américains mitraillaient les mosquées ; que les Juifs et non les Arabes radicaux sont responsables des attaques du 11 septembre et autres inepties.
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David Bensoussan : L’éditeur en chef du quotidien gouvernemental cairote Al-Ahram a écrit que les Américains ont parachuté de la nourriture aux Afghans affamés dans des champs de mines et que les denrées ont été génétiquement modifiées pour affecter la santé des Afghans. Faisal al-Husseini, considéré comme un modéré de l’Autorité palestinienne et qui est le favori des médias occidentaux a donné une entrevue à un journal égyptien dans lequel il expliquait que les accords d’Oslo n’étaient qu’un cheval de Troie, choquant le camp de la paix en Israël.
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David Bensoussan : Arafat avait pris une photo donnant du sang aux victimes du World Trade Center, photo que les médias internationaux se sont empressés de publier, et a déclaré la même journée en langue arabe que les personnes suicides sont le sel de la terre… Il a vanté la paix des braves devant les médias occidentaux, mais n’a craint pas de tenir un discours antisémite de dénigrement complet du peuple juif lors de la conférence sur le racisme à Durban. De telles déclarations en langue arabe sont omises par la majorité des médias bienveillants envers les Palestiniens mais elles n’ont surement pas été ignorées par les Israéliens.
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David Bensoussan : Une vidéo en langue arabe très répandue sur les ondes reproduit le sermon de l’imam de la Grande mosquée de la Mecque : « les chiites, les communistes, les Juifs, les Chrétiens: Ô Allah! Divise-les, affaiblis-les, fais-leur subir les pires souffrances. Fais en sorte que les Djihadistes les décapitent . » Ce type de discours n’est pas dans la bouche des diplomates arabes mais abreuve notoirement bien des ouailles.
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David Bensoussan : Prête-t-on oreille au fait que l’imam Qaradawi, chef du Conseil de la Fatwa pour l’Europe est célèbre pour ses émissions télévisées au Qatar glorifiant la mouvance des Frères Musulmans et dans lesquelles il justifie le meurtre des non musulmans, et avant tout des Juifs, comme un moyen licite de défense de l’islam, allant même jusqu’à déclarer que si le « martyr » le juge nécessaire, le meurtre des non-musulmans pourrait s’accompagner de celui de musulmans ?
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David Bensoussan : Le recensement de ce qui se dit dans la sphère djihadique, qu’elle émane d’Al-Qaeda, de l’État islamique ou des Talibans, a attiré l’attention des agences de sécurité, notamment du fait que le cyberdjihadisme a recours aux médias sociaux pour radicaliser la génération des jeunes musulmans, recruter de nouveaux adeptes, ou même enseigner à manier des explosifs. En outre, le suivi des médias moyen-orientaux a fait prendre conscience de leurs responsabilités sur réseaux Facebook, Twitter, YouTube et bien d’autres.
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David Bensoussan : Les contenus des médias du Moyen-Orient ne sont pas uniformes. Ce qui frappe toutefois, est le nombre sidérant de propos racistes et de fatwas hallucinantes qui pullulent dans les médias moyen-orientaux, réalité qui est le plus souvent du temps négligée par les analystes occidentaux. Or, l’ignorance des doubles discours n’avance pas la compréhension ou l’avancement de la paix.
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David Bensoussan : La contradiction entre le discours officiel – en langue anglaise généralement – et le discours destiné aux populations arabes est certainement connue des médias occidentaux. Toutefois, une certaine condescendance les pousse à n’écouter que les messages qu’ils veulent bien entendre et à ignorer les autres. Or, cette ignorance (ndmg - de la part des médias occidentaux ; ignorance, ou, souvent, silence complice en pleine connaissance de cause) laisse fermenter une haine qui à la longue se traduit par des actes terroristes. Pour comprendre le Moyen-Orient, il faut donc tenir compte des effets pervers de ce double langage, conclut David Bensoussan (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://frblogs.timesofisrael.com/lart-du-double-langage-au-moyen-orient/
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http://www.memri.fr/#1
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Le Dr. David Bensoussan est professeur d’électronique. Il a été président de la Communauté sépharade unifiée du Québec et a à son actif un long passé d’engagement dans des organisations philanthropiques. Il a été membre de la Table ronde transculturelle sur la sécurité du Canada. Il est l’auteur de volumes littéraires dont un commentaire de la Bible et du livre d’Isaïe, un livre de souvenirs, un roman, des essais historiques et un livre d’art.
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Suisse – Probabilité d’attentats en hausse

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Michel Garroté - Les récentes agressions en France et en Allemagne ne restent pas sans impact sur la Suisse (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). Elles influent directement sur la situation sécuritaire, bien qu’elles ne la chamboulent pas complètement. Ce qui ne change pas, c’est l’évaluation de la menace terroriste, qui se maintient à un niveau élevé. En revanche, ce qui a évolué, c’est la probabilité d’une attaque : celle-ci a augmenté.
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Pas une cible prioritaire :
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Certes, la Suisse ne représente pas une cible prioritaire ; elle n’a pas dépêché de troupes dans les zones de conflit où l’Etat islamique (EI) sévit, en Syrie et en Irak notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). Mais elle n’est pas à l’abri d’un quelconque imitateur et d’un agresseur isolé, prévient le Service de renseignement de la Confédération (SRC). « La multiplication actuelle des attentats en Europe ainsi que la forte attention publique qu’ils provoquent accroissent la probabilité d’actes similaires perpétrés », relève Isabelle Graber, cheffe de la communication du SRC. Comme souvent évoqué dernièrement, les terroristes potentiels « peuvent passer à l’acte sans motifs djihadistes ou n’être inspirés qu’en marge par cette idéologie ».
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Treize djihadistes de retour :
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Les voyageurs du djihad revenus en Suisse, au nombre de treize selon le dernier recensement, constituent bien évidemment un facteur de risque potentiel. Chaque cas étant évalué individuellement, certains se trouvent en liberté, car faisant l’objet de soupçons plus faibles. Il est en outre impossible de soumettre ces personnes à une surveillance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 : épier les faits et gestes d’un seul individu nécessite pas moins de 25 collaborateurs. D’où l’obligation de fixer des priorités et d’agir, pour les cas à la dangerosité moindre, via la prévention avec les services sociaux et les associations.
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Faut-il courir aux abris ? Non, les services secrets helvétiques temporisent. Ils soulignent qu’actuellement, « aucun indice spécifique de menace concrète (n’existe) contre la Suisse ou des intérêts suisses à l’étranger ». La Confédération doit toutefois rester sur ses gardes, « les djihadistes percevant notre pays comme faisant partie du monde occidental généralement hostile à l’islam », poursuit Isabelle Graber.
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Pays voisins moins bien lotis :
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Pour l’heure, la Suisse peut s’estimer heureuse. Elle est clairement épargnée par rapport à ses voisins allemands et autrichiens. Rien qu’en Autriche, pays à la population relativement similaire, pas moins de 86 djihadistes sont revenus au bercail, tandis que 49 se sont vus empêchés de quitter le territoire alors qu’ils tentaient de partir renforcer l’EI ou d’autres mouvements terroristes. Là encore, les services de sécurité n’ont pas les moyens de garder tout le monde à l’œil et doivent se résoudre à cibler leur surveillance.
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La limitation des ressources amène les services de renseignement, comme en Allemagne, à miser sur une analyse accrue des assaillants, afin d’esquisser un profil type et de prévenir les attentats. Il faut dire qu’outre-Rhin, ce sont 500 personnes qui sont susceptibles de sévir. Les services de renseignement suisses, autrichiens et allemands, qui se rencontrent régulièrement pour faire le point, insistent : l’échange d’informations constitue une des clés du problème.
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Un islamiste de la région bâloise dans le viseur de la justice :
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Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert en novembre une procédure pénale à l’encontre d’un présumé islamiste habitant le nord-ouest de la Suisse, a-t-il indiqué hier. Il confirmait une information parue dans le quotidien alémanique Blick. Le MPC soupçonne cet homme de 31 ans d’avoir enfreint la loi fédérale ­interdisant les groupes al-Qaïda et Etat islamique. Selon Blick, il réside à Arlesheim (BL) ; le MPC s’est toutefois refusé à confirmer son domicile exact. Le trentenaire était membre du Conseil central islamique suisse. Suite à la publication de cet article, le comité de l’organisation l’a suspendu avec effet immédiat. Selon le quotidien zurichois, l’homme détenait des produits chimiques pouvant être utilisés pour fabriquer des explosifs (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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Source : La Liberté, 5 août 2016
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http://www.cicad.ch/node/21038/
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Déclarer la guerre au terrorisme sans la faire

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Michel Garroté - D'après le général Vincent Desportes, au lieu de rester sur la défensive, le gouvernement devrait envoyer des soldats au sol combattre l'Etat islamique et imposer le respect des principes républicains à tous, musulmans compris. Le général Vincent Desportes est ancien commandant du Collège interarmées de défense. Il est notamment l’auteur de La dernière bataille de France (Gallimard, 2015).
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Daoud Boughezala : Les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray survenus en juillet révèlent-ils l’inefficacité de l’état d’urgence et de l’opération Sentinelle planifiant des patrouilles militaires à l’entrée de certaines zones sensibles ?
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Vincent Desportes (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) La succession des attentats en France montre clairement que le système mis en place ne fonctionne pas. Les choses auraient-elles été pires si ces mesures n’avaient pas été mises en place ? Je n’en sais rien. En tout cas, il faut se poser la question de la nécessaire évolution du système. On emploie à contre-emploi les faibles moyens militaires dont nous disposons et notre stratégie globale est déficiente.
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Daoud Boughezala : Nos soldats employés à garder des synagogues ou des mosquées sont-ils sous-exploités ?
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Vincent Desportes : L’opération Sentinelle a été lancée il y a un an et demi après les attentats de Charlie hebdo et de l’Hyper cacher. Il était parfaitement compréhensible que le Président de la République fasse quelque chose. Cette réaction était assez raisonnable mais cela n’était qu’un dispositif lancé immédiatement qui devait évoluer. Or, il n’a ni évolué ni répondu aux attentes puisqu’il n’a pu empêcher l’attentat du Bataclan. Après les attaques du 13 novembre, on a ajouté trois mille hommes au dispositif, passant de 7 000 à 10 000 soldats mais cela n’a pas empêché les attentats suivants à Nice et ailleurs. Il était évident qu’on n’arriverait pas à faire avec dix mille hommes ce qu’on ne parvenait pas à faire avec sept mille hommes. Cette utilisation des armées sur le territoire national était avant tout une mesure anxiolytique vis-à-vis de la population et une réponse politique instantanée, comme disait Michel Rocard, mais cela ne fonctionne pas.
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Daoud Boughezala : En l’employant à des tâches de dissuasion, a-t-on fait de l’armée une force supplétive de la police ?
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Vincent Desportes : Comme l’exécutif ne sait pas quoi faire, il a fait appel à la seule force corvéable à merci : les militaires, qui ne renâclent jamais, arrêtent leurs permissions et font ce qu’on leur demande. En effet, ils sont un peu les supplétifs des forces de police. Je dis bien un peu parce que les militaires ne savent pas faire le travail des policiers. Un soldat déployé coûte beaucoup moins cher qu’un policier déployé. Pour parvenir au même temps de travail, il faut deux policiers pour un soldat. Mais les militaires ne font aucun travail, sauf de faire accroire que le gouvernement s’occupe de l’énorme problème auquel il doit faire face. C’est une gabegie budgétaire et une gabegie de nos capacités opérationnelles.
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Daoud Boughezala : Les terroristes de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray avaient, pour le premier, échappé aux radars des services de renseignement après avoir été condamné pour violence et larcins, pour les seconds, endormi leur vigilance alors qu’ils étaient fichés comme des djihadistes susceptibles de passer à l’acte. Est-ce un échec de nos services ou de l’appareil judiciaire ?
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Vincent Desportes : On est globalement devant une faillite de l’Etat régalien. Les services de renseignement, la justice ne fonctionnent pas et la Défense n’est pas utilisée comme elle devrait l’être. Non seulement les moyens dont dispose la nation sont mal utilisés mais ils sont beaucoup trop faibles. La part du budget de la France consacrée aux dépenses régaliennes reste tout à fait insignifiante – défense, justice, sécurité (2.7% du PIB) par rapport aux restes des dépenses budgétaires (57% du PIB).  L’Etat brade donc ses capacités budgétaires dans des fonctions qui ne sont pas les siennes et est devenu incapable de remplir les fonctions qui sont sa raison d’être. C’est un problème de fond qu’il faut traiter rapidement.
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Daoud Boughezala : Au lendemain des attentats de novembre 2015, vous critiquiez déjà la riposte des autorités au terrorisme après que l’exécutif eût annoncé le renforcement de la campagne de bombardements de l’Etat islamique. Cette stratégie vous convainc-t-elle davantage aujourd’hui ?
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Vincent Desportes : On a bien eu des effets de manche, un président Hollande nous expliquant dès le 15 novembre qu’il allait être impitoyable, qu’on était en guerre… mais on ne fait pas la guerre ! On dit qu’on fait les choses mais on ne les fait pas. On a assez bombardé Raqqa pour provoquer le massacre du Bataclan, mais pas assez pour l’éviter. Depuis l’attentat de Nice et le pauvre curé égorgé, on voit bien que la France est la première cible de l’Etat islamique en Occident. Or, que faisons-nous au Moyen-Orient ? Nous suivons la politique des Américains qui ont des intérêts assez sensiblement différent des nôtres : ils essaient de temporiser, agissent sans vraiment agir, font semblant de rattraper l’erreur gigantesque qu’ils ont faite en Irak en 2003, etc. Aujourd’hui, Daech terrorise la France qui est une des premières nations guerrières du monde. Cette situation doit s’inverser. Actuellement, nous subissons Daech et nous nous défendons. L’histoire du monde montre bien que dans la lutte éternelle entre la cuirasse et l’épée, c’est toujours l’épée qui a un coup d’avance et qui l’emporte.
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Daoud Boughezala : Il convient donc d’attaquer le vivier moyen-oriental de djihadistes. Mais nous le faisons déjà, par les airs…
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Vincent Desportes : Au lieu de porter véritablement le fer là où naît la violence djihadiste, c’est-à-dire au Moyen-Orient, nous répandons nos forces armées sur le territoire national. Vous aurez beau mettre un policier, un gendarme ou un soldat devant toutes les synagogues, devant toutes les mosquées, et devant toutes les églises que cela ne servira à rien. A chaque fois, on se protège contre l’attentat qui vient d’avoir lieu, jamais contre l’attentat qui va avoir lieu. C’est tout à fait normal, on ne peut pas faire autrement. Se défendre, c’est être condamné à prendre des coups sans jamais les rendre. A un moment donné, il faut changer de stratégie. C’est à nous de terroriser Daech au lieu d’être terrorisés par Daech. Nous consacrons un budget certes très insuffisant mais significatif en termes militaires à la lutte contre un adversaire. Cet adversaire, on doit aller l’attaquer avec nos moyens militaires. Cela fait longtemps que l’Etat islamique ne craint plus nos avions. Il nous a vu bombarder son territoire une fois par jour en moyenne d’après le colonel Michel Goya. Ce rythme n’est pas significatif. Il faut aller attaquer au sol, faire des raids avec nos hélicoptères d’attaque, terroriser Daech. Nous avons les moyens de le faire mais cela demande du courage politique : puisqu’ils nous attaquent, attaquons-les !
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Daoud Boughezala : À supposer qu’un envoi de troupes au sol démantèlerait le territoire de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, en quoi cela endiguerait-il le péril terroriste dans l’hexagone ? Les djihadistes français semblent être bien souvent des auto-entrepreneurs du djihadisme sans liens structurels avec Raqqa ou Mossoul…
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Vincent Desportes : Cette réponse est nécessaire mais très largement insuffisante. Puisqu’on ne peut pas attaquer en aval pour empêcher tous les passages à l’acte, il faut attaquer en amont sur le territoire national, là où se crée la nocivité djihadiste. On doit avoir une action de long terme en amont, en rappelant un certain nombre de règles républicaines. La République française a fait preuve d’un laxisme qui s’est révélé mortifère envers un certain nombre de pratiques que la République condamnait auparavant. Un vieux principe démocratique veut que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’Autre. Faire en sorte que chaque Français puisse être libre signifie que les libertés d’un certain nombre d’individus doivent être mesurées. Je pense par exemple aux signes ostentatoires de religion que l’on ne devrait plus être autorisé à exhiber. Puisque nous sommes une République laïque, que personne ne porte la burqa, le voile islamique, la kippa ou la croix, et que chacun redevienne Français. Je cite un inventaire de mesures à la Prévert : que dans les écoles, comme on le fait aux Etats-Unis, on demande aux enfants intégrés de connaître l’hymne national, qu’on exige des gens qui habitent en France qu’ils aiment la France et qu’ils la respectent. Ce sont des choses simples qui s’apprennent à l’école. Et si on sait pas un certain nombre de choses, on n’est pas autorisé à être Français, ce n’est quand même pas compliqué de faire comme aux Etats-Unis qui sont une nation fortement démocratique. La République doit aussi empêcher les prêches radicaux dans les mosquées. Quand vous avez peu de moyens, il faut les utiliser comme des effets de levier.
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Daoud Boughezala : Manuel Valls vous a d’ailleurs emboîté le pas en réclamant une énième réorganisation de l’islam de France. La relance de ce serpent de mer contredit quelque peu le discours officiel anti-amalgamiste selon lequel le djihadisme n’a « rien à voir avec l’islam »…
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Vincent Desportes : Aujourd’hui, la communauté musulmane doit se sentir profondément responsable de ce qui arrive. La vie en société et l’intégration médiocre, mais qui existe néanmoins, des musulmans de France, vont se détériorer rapidement à leur détriment s’ils ne se prennent pas rapidement en main et n’organisent pas eux-mêmes leur propre police. La difficulté, pour une religion sans clergé, c’est qu’elle n’est pas organisée de manière hiérarchique, aussi ne va-t-on pas exiger de solution rapide. Mais ces gens-là se connaissent, et si la majorité des musulmans qui aiment la France veulent continuer à y vivre, ils doivent bien comprendre que la solution passe par leurs propres comportements vis-à-vis des dérives terroristes, conclut Vincent Desportes (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.causeur.fr/vincent-desportes-daech-islam-laicite-39476.html
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Le « Mourir ensemble »

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Michel Garroté - Dans un article paru sur le Figarovox et intitulé "Terrorisme : du 'vivre ensemble' au 'mourir ensemble'", Me Gilles-William Goldnadel décrit - avec brio - l'état de résignation qui saisit la France après les attentats. Une résignation qui repose d'abord sur le silence politico-médiatique, ensuite sur un laxisme judiciaire poussé à bout. Gilles-William Goldnadel, avec Alexandre Del Valle, Bat Ye'or et Michel Gurfinkiel, fait partie des rares chroniqueurs qui, depuis des années, nous mettent en garde contre le danger qui vient, et qui, maintenant, hélas, est bien là : la terreur islamique.
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Les mises en garde de Gilles-William Goldnadel, Alexandre Del Valle, Bat Ye'or et Michel Gurfinkiel ont débuté dans les années 1980. En effet, depuis trente ans, ces chroniqueurs tirent la sonnette d'alarme. Mais la caste politico-médiatique parisienne persiste dans le déni, l'autoflagellation et le nihilisme. La France d'après guerre avait une opportunité unique de contribuer à bâtir une Europe démocrate-chrétienne, basée sur la culture judéo-chrétienne ; à bâtir une société libre et laïque de culture judéo-chrétienne.
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Mais la France, ou plutôt ses dirigeants, ont préféré opter pour une société ultra-laïcarde et anti-chrétienne. La France, ou plutôt ses dirigeants, ont préféré imposer leur américanophobie (les Américains sont tous obèses et débiles), leur "politique arabe", leur "anti-sionisme" (avec une israélophobie obsessionnelle), leur compromission avec les communistes pro-soviétiques et leur politique immigrationiste, ouvrant ainsi toute grandes les portes du pays à des arabo-musulmans qui, aujourd'hui, se comportent souvent en colons arrogants et/ou en soi-disant "victimes". Les conséquences et le résultat de tout cela en 2016 sont désastreux : car en effet, sur la France - gangrénée par la terreur islamique - plane désormais le spectre du califat.
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A propos de tout cela, Me Gilles William Goldnadel écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Il semblerait que l'égorgement du père Hamel dans son église normande, cet holocauste symbolique du désir d'éradiquer l'ancienne religion des indigènes, l'exultation exaltante de déraciner le vieil arbre noueux, ait plongé la France médiatique et virtuelle dans une manière de résignation assumée. La France post-chrétienne proscrit le sabre mais manie le goupillon. Elle encense, à défaut du vivre, le mourir ensemble. Sur le chemin du calvaire du peuple français à présent routinier, il se pourrait qu'un clou enfoncé dans les chairs chasse l'autre.
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Me Gilles William Goldnadel : Saint-Étienne-du-Rouvray fait oublier Nice, qui abolit le reste. Rien d'autre à faire qu'à subir en silence compassé. La multiplication des massacres, l'addition des victimes, nous commanderait d'interdire toute discussion, source de division. Cette division que rechercherait paraît-il ceux qui nous égorgent. Je ne suis pas sûr que telle soit la stratégie de nos bourreaux. Il me semble plutôt que ces stratèges si subtils cherchent à nous tuer pour nous tuer, pour nous faire trembler, ramper, pleurer, implorer, supplier, et nous imposer le repentir d'exister.
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Me Gilles William Goldnadel : Mais à supposer que cette stratégie soit celle-là, je perçois mal ses dangers et limites. Nul péril en effet, car pour qu'il y ait guerre civile, il faut, comme en amour, être deux. Si je vois bien les guerriers de l'islam radical, je ne perçois nulle part les troupes de Charles Martel. J'aperçois bien quelque Ganelon, mais point de Roland à l'horizon lointain. Et ce ne sont pas quelques détestables graffitis ou un lardon devant une mosquée, sur lesquels la presse se jette avec d'autant plus de voracité qu'elle n'a rien d'autre à se mettre sous la dent, qui donne quelque chair à la menace brandie. Quant aux limites à respecter pour éviter cette guerre civile ou religieuse fantasmée, doivent-elles nous faire interdiction de critiquer ceux qui se tiennent pour nos élites ou encore la religion organisée ou inorganisée que nos bourreaux invoquent avant de trucider ?
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Me Gilles William Goldnadel : Mes lecteurs subtils auront deviné quelque malice sous la question, car j'observe que ceux qui nous menacent de la guerre civile en cas de division ont la méchante tendance de proscrire toute réflexion critique des causes du malheur présent. Un esprit chagrin irait même jusqu'à se demander si ce ne serait pas pour se protéger de toute funeste prospection. C'est ainsi que tout débat sur l'islam et ses troupes demeurent sous jalouse surveillance. Ici encore, la prophylaxie est de règle, au risque de voir le remède plus dangereux que le mal. Le lendemain du drame de Saint-Étienne-du-Rouvray, la matinale de notre chaîne radiophonique nationale insistait lourdement sur des manifestations d'hostilité aux musulmans qui demeuraient pourtant très virtuelles. France 2 pour ne pas être en reste interviewait une famille musulmane qui se plaignait simplement de « regards ».
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Me Gilles William Goldnadel : Le surlendemain, France Inter faisait son deuxième sujet avec cette crainte , automatiquement ressassée après chaque tuerie, que ressentirait la communauté musulmane d'être « stigmatisée ». Je rappelle que lors du dernier sondage (Ipsos) sur le « regard » de la communauté nationale sur les musulmans, Le Monde ( 28 /1/15) disait son étonnement de voir leur image améliorée malgré les grands attentats parisiens. Autrement dit, et au risque de décevoir ceux qui semblent l'espérer pour reprendre la main, les Français sont parfaitement capables de distinguer une majorité pacifique d'une minorité problématique et semblent immunisés contre le risque de globalisation ethnique ou religieuse.
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Me Gilles William Goldnadel : On voudrait à tout prix changer cet état de fait, les faire amalgamer ou stigmatiser alors qu'aucun discours public n'utilise cette thématique et qu'eux n'y songent pas obsessionnellement, qu'on ne procéderait pas autrement. Qui divise ? Quant à la mise en question de l'immigration massive incontrôlée, elle demeure du domaine de l'indécent indicible. Le mantra répété en boucle consistant à asséner que les assassins seraient français ou binationaux, pas question de réfléchir sur le fait que la majorité sont issus de l'immigration islamique récente. Interdiction donc de réfléchir sur les ratés programmés de l'intégration, les dangers avérés des migrations, ou la nécessité existentielle de combattre sans frein l'immigration illégale et invasive.
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Me Gilles William Goldnadel : Enfin, l'ensemble du corps politique, premier ministre compris et jusqu'au très estimable Mr Boubakeur , s'accordant à reconnaître l'urgence impérieuse de reconstruire l'organisation du culte musulman en France, il est difficile de pouvoir soutenir sans rire que ce qui nous arrive n'a strictement et absolument aucun rapport avec l'islam. On me permettra à ce stade de faire observer respectueusement à Manuel Valls que le « pacte » qu'il appelle de ses vœux sera autrement plus difficile à obtenir que lorsqu'il s'agissait du concordat des juifs ou de la séparation avec l'église catholique. Et Dieu sait pourtant que ce fut difficile. Les premiers considèrent que « la loi du pays est leur loi ». Les seconds doivent « rendre à César ce qui appartient à César ». Pas grand-chose à voir avec ceux qui doivent mettre la charia au-dessus de tout.
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Me Gilles William Goldnadel : Il est des pactes qui doivent ressembler à des décrets impérieux. Je me permets moi-même, au risque de diviser, de m'étonner de la surprenante soustraction opérée ce dimanche par la centaine de personnalités musulmanes françaises réclamant dans le JDD cette réorganisation de l'islam de France : « après l'assassinat de caricaturistes, après l'assassinat de jeunes écoutant de la musique, après l'assassinat d'un couple de policiers, après l'assassinat d'enfants, de femmes assistant à la célébration de la fête nationale, aujourd'hui l'assassinat d'un prêtre célébrant la messe ».
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Me Gilles William Goldnadel : S'agissant de personnalités averties, compte tenu du contexte spécifique des relations entre juifs et arabes, j'ai du mal à me persuader que cette soustraction des victimes juives de Toulouse ou de Paris relève seulement de la plus fâcheuse des distractions. Autre proscription sous peine de divisions: la critique du système judiciaire ou de certains de ses membres. Ici encore nos prêtres cathodiques en ont fait une sorte de tabou inviolable. Ici encore notre chaîne radiophonique nationale et publique, au lendemain du crime, se faisait l'écho du malaise de juges qui se sentiraient eux aussi, décidément, « stigmatisés ».
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Me Gilles William Goldnadel : Ainsi donc, il serait interdit de faire remarquer que le système judiciaire français est non seulement en panne, mais à présent paralysé. Interdit de faire observer, sous peine de je ne sais quelle autre stigmatisation , que Madame Taubira lui a porté le coup de grâce. Que durant une demie décennie la gauche esthétique a ralenti le programme de construction carcérale et lui a substitué l'inepte loi sur la contrainte pénale. Que non seulement cette dernière n'est pas appliquée, mais qu'en outre les juridictions croulent sous le nombre de peines non exécutées. Que désormais la justice pénitentiaire n'est plus en mesure d'assurer tous les trajets entre prisons et tribunaux et que des détenus sont libérés faute d'escorte ! (Le Figaro, Paule Gonzales 10 juillet & Le Monde, Jean-Baptiste Jacquin 24 juin).
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Me Gilles William Goldnadel : Mais il est interdit, plus encore, de faire remarquer que le débat sur la nécessité de réformer le droit est le plus commode des débats. Que celui de voir respecter l'État de droit est le plus indigent. Le bel Etat de droit que voilà célébré par ses thuriféraires vétilleux, de la Ligue des droits de l'homme au Parti Communiste : celui de l'état d'urgence qui tolère Nuit Debout et des lois républicaines piétinées sous les pieds des immigrés illégaux qui foulent impunément les rues quand ils ne manifestent pas publiquement en leur beau milieu. À l'heure où l'État n'est plus le danger mais le premier rempart contre la barbarie à barbe, gardons-nous d'écouter ceux qui devraient faire vœu de silence et d'humilité.
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Me Gilles William Goldnadel : Tout aussi mal séant est de faire remarquer que le tueur de Nice était un étranger bénéficiant d'un permis de séjour. Que dans un système judiciaire normal celui qui était connu pour des faits de violence et de vol et qui venait d'être condamné à la prison avec sursis pour agression avec arme, n'aurait plus dû se trouver à Nice le 14 juillet. Interdit de faire remarquer que si des juges n'avaient pas, contre l'avis éclairé du parquet, libéré un certain Adel Kermiche pour lui mettre au poignet une breloque dérisoire, une petite flamme de vie lumineuse brillerait encore. Et pourquoi diable, ne serait-il pas possible de le faire remarquer ?
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Me Gilles William Goldnadel : Pas pour morigéner un magistrat, pas pour le révoquer, pas même pour lui réclamer des comptes personnels. Pour tenter seulement de briser ses confortables certitudes ou seulement ses réflexes idéologiquement conditionnés. Mais les cerbères de cette idéologie peuvent encore mordre. En tous les cas ils aboient. La présidente du Syndicat de la Magistrature, Clarisse Taron, croit voir dans les critiques de la juge qui a ordonné la mise en liberté de l'égorgeur du prêtre « une mise à l'index de la justice » et même selon Médiapart (27 juillet) une « curée médiatique » (sic). Le syndicat du mur des cons, combien de divisions ?, conclut Me Gilles William Goldnadel (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/08/01/31001-20160801ARTFIG00135-terrorisme-du-vivre-ensemble-au-mourir-ensemble.php
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Ne sois pas si têtue Angela !

Angela-Merkel-1

   
Après une semaine sanglante, Angela Merkel a jugé - pour la première fois - que l'Allemagne était en guerre contre l'Etat islamique (voir source en bas de page) : "Je crois que nous sommes dans une lutte, ou, 'si vous voulez', dans une guerre contre l'EI", a déclaré Angela Merkel. Si 'nous voulons' ? Oui, nous 'voulons'.
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"C'est incontestable", a-t-elle ajouté. Cependant, Angela Merkel a ajouté : "Nous ne nous trouvons pas dans une guerre ou une lutte contre l'islam". Ah ? Si ce n'est pas contre l'islam, alors c'est contre qui, contre quoi ?
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Jusqu'à présent, Angela Merkel évitait d'employer le terme de "guerre". Angela Merkel a également  jugé que les réfugiés qui commettent des attaques (des attentats terroristes islamiques) "se moquent du pays qui les a accueillis". Tiens ? Elle ose - enfin - dire la vérité, au moins sur ce point.
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Accusée, à juste titre, par certains opposants - et par certains de ses alliés de la courageuse CSU bavaroise  - d'être coresponsable de cette série noire, après avoir laissé venir l'an dernier plus d'un million de "réfugiés" dans le pays, Angela Merkel a répondu qu'elle avait conscience de la difficulté et que la décision "avait été collective" (on aimerait bien savoir qui sont les auteurs de cette décision collective hallucinée).
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"Je n'ai pas dit, il y a onze mois, que ce serait une chose facile, que nous réussirions comme si de rien n'était", a-t-elle précisé, sans doute pour tenter de se justifier (voir source en bas de page).
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Michel Garroté
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http://www.atlantico.fr/pepites/angela-merkel-declare-que-allemagne-est-en-guerre-contre-etat-islamique-2778649.html
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Pétainisme européen et terreur islamique

Coran-1

   
Michel Garroté - Face à la terreur islamique, l'Europe se comporte comme les collaborateurs se comportaient, sous l'occupation allemande, à l'époque de Pétain. A ce propos, je note que suite à l'assassinat, en France, du père Jacques Hamel, le chroniqueur - un brin fougueux et téméraire - Bernard Antony, a  écrit sur son blog, dans un esprit de résistance sans concession (extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page) que c’est au nom d'Allah que le prophète Mahomet, dictateur de Médine, a fait égorger, fouetter, amputer, lapider, torturer (ndmg - oups..., il n'est pas politiquement correct, ce monsieur Antony...).
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Allez donc - poursuit Bernard Antony - si vous êtes honnêtement mû par le souci de la vérité, acheter le Coran et aussi les Hadîths à la plus proche librairie islamique. Contentez-vous peut-être, si une trop longue lecture vous ennuie, de parcourir la Sira du prophète (biographie) en vente aussi dans toutes les librairies islamiques et ailleurs, ou encore, contentez-vous de lire la grande islamologue Anne-Marie Delcambre, 'Mahomet, la parole d’Allah', ed. Découvertes, Gallimard.
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Vous lirez, ajoute Bernard Antony, dans un de ces livres de votre choix le récit de la décapitation, après la « bataille du Fossé », du millier de Juifs de la tribu Banû Qorayza, décapitation effectuée tout au long d’une journée et d’abord par Mahomet lui-même, bien sûr au nom d’Allah le Miséricordieux. Et le miséricordieux Mahomet distribue lui-même femmes et enfants à ses hommes, conclut Bernard Antony (fin des extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page).
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Car oui, en effet, après l'assassinat du père Jacques Hamel, le 26 juillet, rien ne semble indiquer, comme l'écrit le site Atlantico (extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page), que le gouvernement s'inquiète de l'islam. Au contraire, écrit Atlantico, on entend le gouvernement, plus que jamais, fantasmer sur le spectre du Front National, au lieu de s'exprimer sur l'islam, l'islamisme et le terrorisme islamique. L'esprit munichois, qui consiste à s'effacer devant le plus fort, semble n'avoir toujours pas quitté les élites.
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Atlantico a demandé, à plusieurs personnalités, quelles étaient les raisons du désarmement idéologique européen, face au terrorisme islamique. Ces personnalités ont expliqué à Atlantico le lien entre, d'une part, le pacifisme originel de l'après-guerre ; et d'autre part, le sentiment d'impuissance actuel. Ci-dessous, des extraits adaptés des deux premiers numéros de cette série, avec Gilles-William Goldnadel et avec Alexandre Del Valle (extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page).
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Entretien avec Gilles-William Goldnadel :
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Atlantico : Avec l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray qui a vu deux islamistes mettre à mort un prêtre, et la multiplication des attaques en Europe, n'est-il pas plus tentant de considérer notre époque comme celle d'un conflit de civilisation ?
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Gilles-William Goldnadel (extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page) : Très sincèrement, je ne partage pas votre postulat définitif. Je ne suis pas sûr que cet attentat marque une prise de conscience des conséquences des événements que nous rencontrons. On ne compte plus le nombre d'attentats, d’islamistes impliqués. Au-delà effectivement d'une prise de conscience générale, par le monde réel, de ce qui arrive, le monde virtuel retombe très vite dans son idéologie récurrente. Peu de temps après Nice, nous avons eu le droit au retour des vieilles lubies immigrationnistes, omettant la dangerosité de certaines de celles-ci. Madame Taubira a relevé la tête sans tirer les conséquences d'une politique qu'elle n'a certes pas initiée mais considérablement aggravée. En réalité, le combat contre l'idéologie et le réel est loin d'être achevé. Je crois malheureusement qu'il faudra encore beaucoup d'attentats avant que les prélats des églises cathodiques rejoignent le champ de la réalité. L'état médiatique est post-chrétien aujourd'hui. Aucune raison pour que le réel surgisse de l'égorgement d'un prêtre catholique.
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Atlantico : Pourquoi est-ce que l'Europe échoue aujourd'hui à garantir la paix qu'elle s'était jurée de faire advenir en 1945 ?
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Gilles-William Goldnadel : D'une certaine manière, la réponse est contenue dans votre question. C'est bien parce que l'Europe s’est construite sur une idée pacifiste dans un monde ouaté dans lequel la guerre n'existait pas et ne saurait revenir, où l'usage par l’État de ses prérogatives était vu comme une réminiscence de l’État-nation occidental qui soit, c'est-à-dire l’État nazi. Parce que cette idéologie-là a construit une sorte de monde irréel que l'on a bâti dans cette Europe une justice qui ne devait pas punir et encore moins enfermer, où il n'était pas question de construire une identité européenne, sauf bien sûr à ressembler à l'exemple honni, nous avons fait de l'Europe une machine à fabriquer des monstres. L'Europe des idéologues et des technocrates - qui allaient tellement bien ensemble par ailleurs -, loin de celle qu'on aurait pu construire, a fait ce monde-là. C'est dans les laboratoires européens que sont les éprouvettes dont sont issues les monstres que nous connaissons aujourd'hui. Il est faux de croire qu'il s'agit des produits d'importation islamique. Ce sont des croisements monstrueux de l'Islam sommaire dans sa consistance la plus guerrière – qui ne représentent pas l'ensemble de l'Islam – et de gens à qui des tiers totalement inconscients ont laissé penser qu'ils étaient détestés et détestables, qu'ils étaient des victimes. Il n'y a rien de plus facile que de fabriquer le ressentiment chez un être humain et le laisser penser qu'il est une victime. C'est un sentiment ouaté et confortable que de penser qu'on est une victime. Et lorsque c'est l'autre qui vous laisse penser que vous êtes une victime, alors il y a tout lieu de le croire. Ce sont ces monstres hybrides-là, fabriqués très largement dans l'Europe post-chrétienne, qui sont à la manœuvre aujourd'hui. On peut parler d'un désarmement, d'une émasculation, d'une décérébration. Car ce sont bien 30 ans de déconstruction cérébrale qui ont forgé ce surmoi, et nous aurons donc encore des phases de réminiscence et de régression. L'homme européen sort de cet état par électrochocs successifs.
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Atlantico : Que faut-il faire aujourd'hui pour refonder une identité commune viable et protectrice en Europe ?
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Gilles-William Goldnadel : L’État-nation est le premier rempart contre la barbarie. Il y a un combat culturel qu'on doit continuer de mener. Et le produit de ce combat culturel, ce sont évidemment des mesures techniques au plan juridique, comme le rétablissement de la double peine (que je n'aime pas beaucoup, mais qui de fait n'est pas réellement une double peine). Il faut réellement mettre un coup d'arrêt à l'immigration venant des états islamiques pour l'instant, le temps de réussir l'intégration tout à fait désastreuse de ces dernières années. Il faut faire respecter les lois de la République pour toutes les personnes en situation illégale. Si on ne fait pas cela dans un monde ouvert et de liberté, on est sûr de perdre. Il ne faut pas tomber dans la fatalité, dire que cela va encore arriver, conclut Gilles-William Goldnadel (fin des extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page).
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Entretien avec Alexandre Del Valle :
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Atlantico : Après l'assassinat d'un prêtre dans une église de Saint-Etienne-de-Rouvray le 26 juillet dernier, comment trouver le juste équilibre face à une double menace : d'un côté celle des dégâts que pourrait générer le fait de ne rien faire parce qu'on ne veut rien voir, et de l'autre celle d'un embrasement généralisé contre l'islam ?
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Alexandre Del Valle (extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page) : Je ne crois pas qu'il y ait de risques d'embrasement généralisé contre l'islam. Je n'en suis pas convaincu, d'autant que ce que je constate depuis des années, à raison ou à tort, c'est que plus les islamistes frappent, plus la plupart des gouvernements démocratiques occidentaux, à part le gouvernement populiste de Viktor Orban en Hongrie, redoublent de profession de foi anti-islamophobie. Et à chaque fois qu’un attentat meurtrier est commis aux cris d’Allahou Akbar, nos élites politiques, nos intellectuels - à part quelques-uns -, et les responsables religieux disent que cela n’a rien à voir avec l’islam et redoublent de zèle anti-islamophobe, ce que cherchent d’ailleurs les terroristes dont c'est le leitmotiv, et nos dirigeants renforcent à chaque fois un peu plus l'arsenal visant à punir l'opposition à l’islam, l'islamophobie, ceci en confondant d'ailleurs souvent à mon avis à tort le racisme et la critique de la religion musulmane, le premier étant condamnable par la loi, le second une liberté républicaine et démocratique, conclut Alexandre Del Valle (fin des extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.bernard-antony.com/2016/07/sur-lislam-linsupportable-deni-de.html
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http://www.atlantico.fr/decryptage/nus-face-au-terrorisme-comment-europe-pourrait-se-rearmer-moralement-et-ideologiquement-gilles-william-goldnadel-2775960.html?yahoo=1
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https://fr.news.yahoo.com/entre-pacifisme-inappropri%C3%A9-l-esprit-munich-risques-d-061638829.html?nhp=1
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Padamalgam

   
Extrait d'un article intitulé "Padamalgam", de Jean-Paul Brighelli publié par 'Causeur' : "Si un vieil imam avait été tué dans une mosquée par deux connards - ce qui serait difficile vu que les mosquées sont le plus souvent protégées, comme les synagogues, le président de la République et le Premier ministre, si prompts à condamner et à combattre le terrorisme, appelleraient déjà à une manifestation-monstre contre la montée des périls d’extrême-droite, et envisageraient peut-être de dissoudre tel ou tel groupuscule. Et sans doute auraient-ils raison. Mais ils n’envisagent pas, semble-t-il, de dissoudre l’Islam, ni de prendre de vraies mesures contre les milliers de terroristes islamistes potentiels français - ou qui se sont invités en France. Car l’Islam est une religion de paix et d’amour".
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Adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://blog.causeur.fr/bonnetdane/padamalgam-001243.html
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Mais nom de Dieu, l’islam veut gouverner le monde !

OCI-1

   
Michel Garroté - Autisme, déni, lâcheté, le fait est que les gens ne comprennent pas ou font semblant de ne pas comprendre que l'islam veut gouverner le monde. L'islam est d'abord un islam politique. Les musulmans là où ils se trouvent ont le devoir de soumettre toute la population à la charia. Ils ont ce devoir parce que s'est cela que l'islam leur dit de faire.
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Les zones à forte présence musulmane sont des mini-États islamiques et donc des zones de non-droit. Ce n'est pas ce que chaque musulman désire forcément. Mais c'est ce que l'islam exige de la part de tous musulmans. De plus, les musulmans ne sont pas tous des terroristes. Mais 99% des terroristes sont des musulmans.
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A ce propos, le Cardinal Burke rappelle quelques évidences "politiquement incorrectes" qui remettent en question le "Padamalgam" (extraits adaptés ; voir liens vers sources en bas de page) : "Il n’y a aucun doute que l’islam veut gouverner le monde" déclare le Cardinal Burke. Interrogé par 'Religion News Service', le Cardinal Burke déclare que l’islam est "d’abord une forme de gouvernement".
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Le Cardinal s’inquiète du fait que les gens ne comprennent pas que quand les musulmans deviennent majoritaires dans un pays (ndmg - ou région ou quartier), ils ont le devoir de soumettre toute la population à la charia.
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Cardinal Burke : "Le point que je veux faire passer est le suivant : quand les musulmans deviennent majoritaires dans quelque pays que ce soit (ndmg - ou région ou quartier), ils ont l’obligation religieuse de gouverner ce pays (ndmg - ou cette région ou ce quartier). Si c’est ce que les citoyens d’une Nation donnée désirent, alors ils n’ont qu’à permettre que ça continue. D’un autre côté, s’ils s’y opposent, alors ils doivent trouver une façon de faire face à la situation".
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Le cardinal indique que, dans certaines villes de France et de Belgique, avec d’importantes populations musulmanes, "il y a des mini-États islamiques" avec des "zones fermées" aux autorités gouvernementales. Il ajoute que "ces phénomènes ne sont pas des anomalies dans l’islam. C’est la façon dont les choses doivent aller" (ndmg - selon les lois musulmanes). "Si vous comprenez cela et que vous n’aimez pas l’idée de vous voir imposer un gouvernement islamique par la force, alors vous avez raison d’avoir peur", dit le Cardinal.
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Le Cardinal rappelle des exemples historiques d’invasions musulmanes de Nations chrétiennes d’Europe, comme la bataille de Lépante (1571) et la bataille de Vienne (1683) qui s’étaient soldées par des défaites de l’empire ottoman.
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Le Cardinal Burke : "Ces événements historiques sont directement rattachés à la situation que nous vivons aujourd’hui. Il n’y a aucun doute que l’islam veut gouverner le monde. Je pense qu’on doit insister là-dessus. On doit dire non, notre pays n’est pas disponible pour être transformé en État islamique", conclut le Cardinal Burke (fin des extraits adaptés ; voir liens vers sources en bas de page).
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Michel Garroté
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http://religionnews.com/2016/07/21/us-cardinal-says-christian-nations-in-west-must-counter-islamic-influx/
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http://pointdebasculecanada.ca/cardinal-americain-declare-que-les-nations-chretiennes-doccident-doivent-freiner-la-poussee-de-lislam/
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Rompre le dialogue avec les musulmans ?

   
Michel Garroté - Devrions-nous rompre le "dialogue inter-religieux" avec les musulmans ? Nous vivons une époque étrange, où l'Eglise catholique, notamment en France, persiste à vouloir "dialoguer" avec l'islam. Alors que des musulmans massacrent des civils, en particulier en Allemagne, en France, en Syrie, au Liban et en Irak. Mais le clergé catholique, à la fois mièvre et soumis, veut continuer de "dialoguer", au point d'inventer ainsi un "catholicisme islamo-compatible", un "cathislam".
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Je note que la majorité des laïcs catholiques en ont assez du "dialogue inter-religieux" avec les musulmans. Je note également que la majorité des laïcs catholiques veulent que nous défendions, par les armes, les chrétiens persécutés, déportés et assassinés en terre d'islam. Le clergé, lui, préfère pratiquer la "non-assistance à personne en danger", ce qui n'est pas chrétien et ce qui n'est non plus autorisé par par les lois de l'Etat.
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Le clergé n'applique donc ni les lois de l'Eglise, ni celles de l'Etat. Faut-il excommunier ce clergé, et, aussi, le traduire en justice ? Ou faut-il lui donner la fessée - à cul nu - sur la place publique, oui, oui, devant tout le monde ?
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A ce propos, Bernard Antony écrit (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Deux islamo-jihâdistes viennent donc d’égorger un prêtre et un fidèle dans l’église de Saint Etienne de Rouvray. Egorgements comme il y en a eu tant à notre époque, en Algérie, en Turquie, en Egypte, au Pakistan, au Nigéria, aux Philippines, en Indonésie, en Irak, en Syrie et autres pays de l’oumma islamique.
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Bernard Antony : Comme il y en a eu par millions au long des immenses pulsions massacreuses ou génocidaires du fanatisme islamique, dans les hécatombes de Tamerlan en Inde, les invasions arabes de l’Afrique du Nord, les massacres de 1860 au Liban, le génocide il y a un siècle des Arméniens, des Assyro-chaldéens et autres chrétiens d’Orient.
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Bernard Antony : François Hollande a réagi comme toujours dans la perfection mécanique de sa médiocrité, qualifiant bien sûr l’attentat de « lâche ». Plus consternantes ont été les premières réactions de certains journalistes et de responsables catholiques. Les premiers ont attendu que François Hollande confirme qu’il s’agissait d’un attentat terroriste ; sans doute pensaient-ils pouvoir prudemment invoquer l’action d’un « déséquilibré ».
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Bernard Antony : Quant aux responsables religieux, en particulier Monseigneur Dubost et le Vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, ils ont insisté, sans peser la portée de leurs propos, sur la nécessité du renforcement du « dialogue inter-religieux », aveu implicite, sans doute bien malgré eux, qu’ils attribuent la cause de pareils crimes à l’appartenance religieuse. Le vicaire général Maheut s’est demandé « comment on peut en arriver là ». Sa connaissance de l’histoire du terrorisme semble bien courte. Il a invoqué aussitôt, lui aussi, la ritournelle de la « situation d’exclusion ».
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Bernard Antony : Comme s’ils étaient tout de même un peu excusables, ces égorgeurs de catholiques. Il a livré sa conclusion : « il faut continuer à aller à la rencontre », sans bien toutefois préciser de qui : des imams ? des terroristes ? Une fois encore, pas l’ombre d’une réflexion pour en finir avec le déni de la réalité de l’islam et pour prendre enfin en considération la nature des textes, Coran et Hadiths, vendus dans toutes les librairies islamiques et les mosquées. Le Maréchal Sissi a demandé que l’on en termine avec la sacralisation de ces textes, pleins de violences, de châtiments barbares et d’égorgements pratiqués par le prophète lui-même.
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Bernard Antony : Dialogue ? Rencontre ? Pourquoi pas ? Pour obtenir enfin que le Coran et les Hadiths soient édités, assortis d’avertissements mettant en garde contre leur perniciosité. Tant que l’on ne remettra pas en cause ces textes-modèles et tant que les centaines de milliers d’imams dans le monde ne le feront pas, le terrorisme des Hashishins de notre temps n’est pas près de prendre fin, conclut Bernard Antony (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.lagrif.fr/communiques/racisme-antichretien/570-allahou-akbar-ca-suffit-il-faut-traiter-le-coran-et-les-hadiths-comme-mein-kampf
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Des ministres l’affirment : l’immigration de masse à l’origine des attentats

Des ministres l’affirment : l’immigration de masse est à l’origine des attentats… malheureusement, comme on peut s’en douter, ce ne sont pas des ministres français, belges ou allemands qui ont reconnu cette évidence, même si tous les attentats islamiques depuis Charlie Hebdo ont été commis par des immigrés musulmans, des enfants d’immigrés musulmans ou des « réfugiés » musulmans fraîchement arrivés.

Suite sur Novopress.info

Allemagne – Montée des souverainistes

    
En Allemagne, les souverainistes de l’AfD - Alternative Für Deutschland (AFD) sont apparus dans le paysage politique à la faveur de la crise des "réfugiés" (voir source en bas de page). Le parti est crédité de 10 à 15% des intentions de vote pour les élections de 2017. Le discours souverainiste est un phénomène nouveau outre-Rhin.
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Il y a encore deux ans, le climat politique allemand pouvait sembler paisible par rapport à d’autres pays d’Europe, avec une Chancelière battant des records de popularité et une droite souverainiste quasi-inexistante dans les urnes. Mais le vent tourne. La crise migratoire est passée par là, la société allemande est plus divisée, et la parole se libère. On entend aujourd’hui des propos lucides, inimaginables auparavant, lorsque l’on interroge les électeurs du parti populiste AFD.
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Comme Hölm, un retraité de Saxe : ""Le problème, c’est que notre gouvernement ne fait absolument rien pour nous. Il faut qu’ils dégagent. Ce sont des traîtres à la patrie. Le peuple ne joue plus aucun rôle, on ne nous demande plus notre avis. Et les médias sont à la botte, ils alimentent la haine contre nous. Regardez Pegida, plus personne n’en parle, c’est la loi du silence".
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Les manifestations de Pegida et la montée du parti souverainiste AFD témoignent de ce divorce avec le système. L’inquiétude face à l’arrivée de plus d’un million de "réfugiés" en 2015 a beaucoup joué, mais le mal est plus profond raconte le gauchiste Henrik Träger, chercheur à l’université de Leipzig et "spécialiste de l’extrême droite".
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L’AFD profite bien sûr de la question migratoire, mais plus largement de l’insatisfaction d’une partie du peuple vis-à-vis des partis établis, le sentiment de ne pas être pris en considération. C’est un phénomène classique que connaît bien la France avec le Front National. De la même manière, l’AFD se présente comme l’alternative au système. Voilà comment en l’espace d’un an, ce tout jeune parti fondé en 2013 est devenue une vraie menace électorale, il devrait faire son entrée l’année prochaine au Bundestag.
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Face à cela, comment réagissent les partis établis ? Pour l’instant c’est la stratégie du « tout sauf l’AFD » : un "front républicain" unanime pour rejeter les "excès" et les "provocations" de "l’extrême-droite", comme au début de l’année, lorsqu’une porte-parole du parti a fait scandale en proposant d’autoriser l’armée à "ouvrir le feu" sur les clandestins à la frontière.
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Mais le discours des politiques est en train de changer. On l’a vu après les régionales dans trois Länder au mois de mars, scrutin marqué par une percée de l’AFD. Des voix s’élèvent dans le camp d’Angela Merkel, pour dire qu’il faut savoir entendre le message des électeurs. La Chancelière elle-même a envoyé un signal dans ce sens après le scrutin : "Je crois que nous devons clairement nous distancier de l’AFD mais aussi mieux expliquer quelles sont nos solutions.
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Par exemple, sur l’insécurité : la nuit du Réveillon à Cologne avec son cortège de viols a fait naître beaucoup d’inquiétude, et nous devons savoir apporter des réponses. C’est comme cela que nous ferons reculer ce parti protestataire". Pour la CDU, le parti d’Angela Merkel, la menace est bien réelle. L’AFD récupère une partie des électeurs conservateurs, déçus par la Chancelière et sa politique jugée très « libérale » sur les questions de société. Après le Brexit, les partis souverainistes de toute l’Europe ont réclamé des référendums (voir source en bas de page).
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Michel Garroté
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https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-18-juillet-2016
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Comment Israël se protège des attentats ?

    
Michel Garroté -  Je suis d'accord avec le journaliste israélien Ron Ben-Yishaï lorsqu'il écrit que face au terrorisme, il faut cessez de sanctifier les droits de l’homme. Peu préparé à affronter le djihadisme, l’Occident doit muscler ses méthodes pour faire face à une situation d’urgence, estime Ron Ben-Yishaï. Les libertés individuelles comptent moins que le caractère sacré de la vie.
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La nuit de terreur qui a frappé Nice dans la nuit du 14 au 15 juillet et qui a coûté la vie à au moins 84 personnes souligne que le monde occidental n’est pas encore parvenu à s’adapter au djihad du XXIe siècle. Or, tous les régimes démocratiques occidentaux sont désormais la cible potentielle de frappes concentrées de la part de l’islamisme djihadiste. La seule manière de lutter contre la menace mortelle ce terrorisme est de lever une coalition mondiale, conclut Ron Ben-Yishaï (voir source en bas de page).
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Israël vit entouré d’une jungle peuplée de prédateurs. En Israël, vaincre le terrorisme, c’est continuer de vivre le plus normalement possible. Face à la menace terroriste, la société civile israélienne développe une grande faculté de résilience. Même au plus fort des attentats, les terrasses des cafés et restaurants restent bondées.
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L'État hébreu est régulièrement visé par des attaques à la voiture-bélier et autres (voir source en bas de page). Un mode opératoire fatal et imprévisible. Nice a été frappée par un attentat jeudi 14 juillet. Au volant d'un camion réfrigéré, un homme a foncé sur les passants présents pour les célébrations. Sa course meurtrière a fait au moins 84 morts et plus de 200 blessés. Si c'est un poids lourd que le terroriste a utilisé pour commettre son acte criminel, le mode opératoire est celui de "la voiture-bélier".
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Elles peuvent être utilisées pour pulvériser les devantures de magasins lors de braquages mais aussi parfois pour perpétrer des attentats. Ce modus operandi fait écho aux propos tenus en 2014 par Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de Daesh : "Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen, en particulier les méchants et sales Français, tuez-le de n'importe quelle manière : frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture". Israël connaît depuis déjà plusieurs années les attaques à la voiture-bélier. Dans le cadre du conflit israélo-palestinien, l'État hébreu a essuyé de nombreuses agressions de ce type. En 2008, un bulldozer s'en prenait aux piétons, un tracteur en 2014, mais généralement il ne s'agit que de banales voitures.
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D'après l'ambassade d'Israël en France, près de 45 attaques de véhicules ont été conduites depuis septembre 2015. Cette forme d'attentat est presque indétectable, mais peut être redoutablement meurtrière. Face à leur multiplication, Israël a mis en place une batterie de mesures. Déjà, lors des grands rassemblements, des zones peuvent être complètement interdites aux véhicules. Ceux qui resteraient parce qu'ils ont été garés dans le périmètre sont évacués le cas échéant. En outre, pour éviter toute incursion, des blocs de béton sont parfois disposés pour bloquer l'accès à d'éventuels véhicules. Dans la vie quotidienne, des lieux sensibles ont aussi été renforcés pour maximiser la sécurité contre les voiture-béliers.
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Ainsi, devant certaines stations de bus, des bornes anti-bélier ont été installées. Elles consistent en des piliers métalliques scellés dans le sol. Leur robustesse permet de stopper l'arrivée d'un véhicule qui aurait l'intention d'entrer en collision avec les usagers attendant à l'arrêt de bus. Si au fil des mois ces dispositifs semblent avoir réduit le nombre d'attaques, elles demeurent malgré tout. Leur caractère imprévisible les rend particulièrement difficiles à éviter (voir source en bas de page).
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Depuis sa création, l’Etat hébreu a su s’adapter en permanence à la menace terroriste (voir source en bas de page). Grâce à un modèle dynamique dont les clefs de voûte sont le renseignement, et l’implication de la société civile. Au lendemain du carnage de Nice comme dans la foulée des attentats du 13 novembre, le scénario se répète : « l'exemple israélien », où la menace terroriste fait partie de la vie quotidienne, est mis en avant. Les experts militaires sollicités sur les plateaux de télévision à Tel-Aviv ont beau se montrer modestes, voire éviter toute référence à un « modèle israélien de lutte antiterroriste », il n'empêche.
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L'Etat hébreu, dont la population a connu sept guerres et deux Intifada depuis sa création, est bel et bien devenu un cas d'école, dans sa façon de gérer une situation d'insécurité permanente. Une expertise dans la mire des décideurs européens. Signe qui ne trompe pas : dans la foulée des attentats du 13 novembre, le maire de Cannes, David Lisnard, a fait appel aux services d'un ancien brigadier général de l'armée israélienne, Nitzan Nuriel, pour aider les autorités locales et les équipes d'intervention d'urgence à se préparer à une éventuelle attaque lors du Festival phare de la Croisette (voir source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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Sources :
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rtl.fr, 15 juillet 2016
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http://www.courrierinternational.com/article/vu-disrael-face-au-terrorisme-cessez-de-sanctifier-les-droits-de-lhomme
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http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0211133881117-comment-israel-est-devenu-la-reference-dans-la-lutte-antiterroriste-2014900.php
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Eurofoot, grèves, manifs et attentats

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A quelques jours de l’ouverture de l’Euro, les titres de la presse britannique se demandent comment la France va pouvoir fonctionner. Et s’interrogent toujours sur ces Français qui veulent réformer sans changer. “Alors que la situation sur le front de l’essence paraît s’améliorer, une nouvelle grève menace l’Euro 2016”, s’inquiète The Independent, à Londres, alors qu’une nouvelle semaine de grèves est annoncée, notamment dans les transports.
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Mêmes doutes sur l’organisation du tournoi de football de la part du Guardian, qui se demande même si la situation ne pourrait pas compromettre la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024 : "En plus des mouvements de grève reconductibles, une nouvelle journée d’action nationale est prévue le 14 juin. François Hollande et son gouvernement semblent prêts à bricoler le projet de loi sans pour autant l’abandonner. Il est difficile de prévoir l’effet des grèves. Mais avec les appels lancés par différentes centrales, les fans de foot pourraient avoir des difficultés à se rendre aux matches à Marseille ou à Bordeaux".
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Outre-Atlantique, le New York Times estime que les syndicats se battent pour les droits des salariés, mais aussi pour leur propre pertinence dans la France de 2016 : “On pourrait croire que les Français sont tout le temps en grève. Pourtant, si on regarde au-delà des slogans, des banderoles et des pneus qui brûlent, il est assez évident que la grève en France est souvent soigneusement chorégraphiée entre l’opinion publique, les syndicats et le gouvernement. Aujourd’hui, on assiste juste au dernier chapitre d’une tradition vieille de cent trente-deux ans, remontant à la création du premier syndicat français en 1884”, explique le quotidien américain.
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Pour le New York Times, la patience de l’opinion publique s’explique par le fait que le pays n’est jamais vraiment à l’arrêt : "Le nombre de grévistes qui bloquent les routes est faible, parce qu’à l’intérieur même des centrales, le fait de faire grève est discuté. En raison des dissensions entre les syndicats, les grèves sont plus susceptibles de gêner que d’immobiliser tout le pays. Cela explique que la grève soit tolérée en France, même si elle est un casse-tête. Il est rare que tout s’arrête".
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“La réforme ou le désastre”, c’est l’écho qui nous vient de la City de Londres sur la situation française. L’économiste qui s’exprime dans une tribune hebdomadaire du Daily Telegraph s’étonne de “l’attitude des gens. Selon de récents sondages, près de sept personnes sur dix pensent que le gouvernement devrait retirer sa loi sur la réforme du code du travail. L’état d’esprit du Français moyen pourrait être résumé ainsi : nous n’approuvons pas le président Hollande parce qu’il a lamentablement échoué à améliorer la situation économique tout en rejetant les quelques mesures qu’il a essayé d’introduire pour y parvenir”.
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Avant de conclure : "Dieu seul sait comment la France s’en sortira si une nouvelle récession frappe le monde. Cela pourrait vouloir dire que quelque chose de vraiment important va arriver. Et ce ne sera pas forcément agréable".
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Michel Garroté
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http://www.courrierinternational.com/article/france-syndicalisme-et-euro-2016-risquent-de-faire-mauvais-menage
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Attentats pendant la coupe de l’Euro 2016

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Selon la chaine de télévision RT, le journal Bild et Valeurs Actuelles, un rapport de la police allemande a fuité dans la presse. On y lit la confirmation que l'Euro 2016 de football est une cible privilégiée des terroristes islamistes et que des équipes nationales de football pourraient être visées. Dans un rapport de l’Office fédéral allemand de police criminelle (BKA) révélé par le journal Bild, on reçoit la confirmation que l'Euro 2016 de football est une cible privilégiée des djihadistes.
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Des cibles symboliques et vulnérables engendrant un retentissement médiatique considérable et un large nombre de victimes, sont les plus menacées, précise le rapport. Ce qui est nouveau, c'est la précision concernant les équipes de football. Les sportifs représentant les "Etats croisés" pendant la compétition qui aura lieu en France seraient particulièrement visés. La BKA établit une liste des cibles plus sensibles que les autres. Le match d'ouverture du 12 juin, entre la France et la Roumanie, ainsi que la finale au stade de France seront spécialement visés.
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Les fans zone, places publiques sur lesquelles n'importe qui pourra venir assister aux matchs sur un écran géant, font également l'objet de vives inquiétudes. Selon le rapport, la France est devenue la cible d’attaques terroristes "notamment à cause de son histoire coloniale dans les pays d’Afrique du Nord, l’implication militaire au Mali et son soutien à la lutte contre ce qu’on appelle l’Etat Islamique (EI).
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Michel Garroté
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https://francais.rt.com/france/20881-attentats-euro-france-menace
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http://www.valeursactuelles.com/societe/attentats-pendant-leuro-des-equipes-de-football-pourraient-etre-visees-61955
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Les services secrets espionnent la droite

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La France est "clairement visée" par le groupe État islamique (EI), qui pourrait mener "une campagne terroriste caractérisée par le dépôt d'engins explosifs dans des lieux où est rassemblée une foule importante", a déclaré Patrick Calvar, le patron de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). De plus, Patrick Calvar estime que l'Europe est "en grand danger" face aux "extrémismes (qui) montent partout". Ses services "s'intéressent" d'ailleurs à "l'ultra-droite qui n'attend que la confrontation". "Cette confrontation, je pense qu'elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d'anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires", a-t-il dit.
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A qui pense Patrick Calvar lorsqu'il parle de "l'ultra-droite" ? A Boulevard Voltaire ? A Riposte Laïque ? A Résistance Républicaine ? A Génération Identitaire ? Au Mouvement Bleu Marine ? Au Front National ? Avec la gauche sectaire au pouvoir, la formule "ultra-droite" vise-t-elle les Français qui ont tout simplement peur de l'islam, du coran, des "migrants" ? Car on sait par expérience et par habitude que lorsque les socialistes parlent de "l'ultra-droite", ils visent tout ceux qui ne sont pas de gauche ou de centre-droit...
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Patrick Calvar : "Nous savons que Daech (acronyme arabe de l'EI) planifie de nouvelles attaques - en utilisant des combattants sur zone, en empruntant les routes qui facilitent l'accès à notre territoire - et que la France est clairement visée", a expliqué Patrick Calvar, auditionné par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, dont le compte-rendu a été rendu public mercredi. "Daech se trouve dans une situation qui l'amènera à essayer de frapper le plus rapidement possible et le plus fort possible: l'organisation rencontre des difficultés militaires sur le terrain et va donc vouloir faire diversion et se venger des frappes de la coalition", a-t-il estimé.
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"Si les attentats de novembre dernier ont été perpétrés par des kamikazes et par des gens armés de kalachnikov, nous risquons d'être confrontés à une nouvelle forme d'attaque: une campagne terroriste caractérisée par le dépôt d'engins explosifs dans des lieux où est rassemblée une foule importante, ce type d'action étant multiplié pour créer un climat de panique", a-t-il affirmé, un peu moins d'un mois avant le début de l'Euro de football en France. Ainsi, la France est "aujourd'hui, clairement, le pays le plus menacé", tant par l'EI que par el-Qaëda qui "veut redorer son blason" et ses déclinaisons régionales au Maghreb et dans la péninsule arabique.
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Si une "stagnation des départs" vers la zone syro-irakienne est notée en raison des bombardements qui ont un effet dissuasif, Patrick Calvar constate, à l'inverse, davantage d'intentions de retour sur notre sol mais qui sont entravées par la politique de Daech qui considère les intéressés comme des traîtres à exécuter immédiatement. Le responsable du renseignement intérieur a relevé que d'autres "filières pourraient se mettre en place" vers la Libye. Autre problème: les 400 mineurs qui se trouvent actuellement sur zone syro-irakienne. "Les deux tiers sont partis avec leurs parents, le tiers restant étant composé d'enfants nés sur place et qui ont donc moins de quatre ans", a-t-il détaillé.
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Outre les questions de "légalité" à leur retour en France, Patrick Calvar pointe "les réels problèmes de sécurité car ces enfants sont entraînés, instrumentalisés par Daech", comme l'a montré récemment une vidéo diffusée par l'EI. "Ces enfants sont ainsi conditionnés. Ils s'entraînent aux armes à feu", a-t-il expliqué, affirmant disposer de "vidéos montrant des enfants qui exécutent des prisonniers". Selon lui, les enquêtes menées après les attentats de mars à Bruxelles ont montré "des structures très organisées, très hiérarchisées, militarisées, composées d'individus communiquant avec leur centre de commandement". "Cette communication est permanente et aucune interception n'a été réalisée", a-t-il souligné, évoquant le chiffrage des smartphones empêchant les interceptions.
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Michel Garroté
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http://www.lorientlejour.com/article/986759/la-france-clairement-visee-par-lei-selon-le-patron-de-la-dgsi.html
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Les attentats vont-ils faire virer la Belgique vers la droite ?

L'ambiance va-t-elle changer à Bruxelles (et en Wallonie) après des décennies de gouvernances de gauche?

Le bourgmestre socialiste Yvan Mayeur avait été critiqué lors des attentats.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/attentats-de-bruxelles-les-syndicats-policiers-denoncent-les-attaques-d-yvan-mayeur-5702dbf935702a22d60f4629

<<Que le bourgmestre veuille jouer à de petits jeux politiques et régler ses comptes avec d'autres partis est son problème, mais s'attaquer continuellement au travail de la police et poursuivre chaque fonctionnaire de l'institution, cela va trop loin", estime le Sypo>>.

https://www.rtbf.be/info/dossier/explosions-a-brussels-airport/detail_ville-de-bruxelles-yvan-mayeur-veut-des-mesures-a-l-egard-des-returnees?id=9266620

<< Attentats: Yvan mayeur regrette ses propos sur la Flandre et demande des mesures pour les "returnees" >>

 

Maintenant les cafés et restaurants refusent de le laisser entrer parce que "il veut rendre certaines rues piétonnières"... ou bien parce que le vent est en train de tourner et que tout simplement les Bruxellois ne sont pas contents de la situation et donc de leur bourgmestre?

http://fr.newsmonkey.be/article/2905?dossier=661

<< "Non-élu, pas le bienvenu" : après le restaurant Cecila, Yvan Mayeur (PS) privé de bière dans cette célèbre brasserie bruxelloise>>

 

Depuis les attentats l'hôtellerie est en situation grave.

http://www.lalibre.be/regions/bruxelles/bruxelles-la-frequentation-des-hotels-est-catastrophique-56fadba735702a22d5dd0c46

<< Bruxelles :"La fréquentation des hôtels est catastrophique>>

<<Sombre période pour les hôtels de la capitale ! Les attentats de Paris et l’alerte terroriste de niveau 4 avaient déjà fait fuir les touristes, mais les attentats de Bruxelles perpétrés le 22 mars dernier aggravent encore un peu plus une situation déjà très préoccupante.>>

 

Les Bruxellois et les Belges en générale vont-ils arriver au raisonnement : "nous allons vers la faillite, aussi à cause des attentats - quelle est la cause des attentats? le laxisme des politiques... - donc changeons les politiques... " Ils pourraient aussi se dire que Molenbeek leur fait une publicité négative... donc il va falloir mettre de l'ordre dans tous ces nombreux molenbeek qui se trouvent partout dans tout le pays... et alors le virage pourrait bien se faire vers la droite... En Flandres c'est déjà fait. 

Bruxelles et la Wallonie pourraient être plus réticents, mais quand le portefeuille est touché... il faut c'qu'il faut n'est-ce pas madame...

 

Anne Lauwaert

Jusqu’où ira l’Etat Islamique ?

Daesh Considers Libya Most Favorable Country to Establish African "Caliphate."

   
Heba Saleh et Sam Jones, pour le Financial Times et Jeune Afrique écrivent notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Assiégée en Irak et en Syrie, l'organisation terroriste État islamique (EI) veut faire de la Libye une base de repli, voire un nouveau fief. Sa stratégie : la politique de la terre brûlée. Les panaches de fumée noire d’Es-Sider et de Ras Lanouf étaient visibles de l’espace, serpentant au-dessus des côtes libyennes. Le 4 janvier, des membres de Daesh ont fait exploser sept réservoirs de stockage de 400'000 barils de brut. Une semaine plus tard, ils frappaient les mêmes dépôts. Une troisième attaque a suivi, cette fois par la mer, contre le port pétrolier de Zueitina, plus à l’est.
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Objectif : affecter les poumons économiques des deux grandes factions qui se disputent le pouvoir, le Congrès général national (CGN) de Tripoli, soutenu par Fajr Libya, une coalition dominée par les islamistes, et la Chambre des représentants, élue en 2014 et contrainte de siéger à Tobrouk. « Les assaillants Daesh disposent d’un arsenal comparable à celui de l’armée, et même mieux », affirme Ali al-Hassi, porte-parole des gardes des installations pétrolières, une milice qui soutient la CdR et assure la sécurité des grandes raffineries et des pipelines du bassin de Syrte, le croissant libyen du pétrole.
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Les attaques, estiment les responsables des renseignements occidentaux, marquent une nouvelle « étape dans ce conflit de deux ans, Daesh ayant réorienté sa tactique : d’opérations d’insurrection locale et de grignotage de territoires, il est passé à des offensives ayant des visées régionales plus vastes. Dans l’immédiat, son but est de miner toute perspective de gouvernement d’union nationale en Libye ». À l’inverse de la Syrie, les champs de pétrole libyens ne représentent pas une prise économique prioritaire pour Daesh en raison de leur taille immense et de leur complexité technique.
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Mais la perturbation de leur production a un impact important sur la stabilité du pays. « Les champs au seuil du territoire de Daesh, confie un diplomate européen, sont comme un levier que les jihadistes utilisent [à leur gré] contre les négociations [pour un gouvernement d’union]. » Dans les meules de ce conflit, où d’innombrables milices, caïds locaux et seigneurs de guerre se livrent à une lutte d’influence, concurrençant les gouvernements rivaux de l’Est et de l’Ouest, Daesh s’est taillé une enclave en arc de 200 km de longueur au centre du littoral libyen.
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En son cœur, Syrte s’est rapidement muée en une forteresse urbaine aussi névralgique que Mossoul et Raqqa dans le projet transnational de Daesh. Ashton Carter, le secrétaire américain à la Défense, la décrivait récemment comme la plus dangereuse « métastase » de l’organisation au-delà de la Syrie et de l’Irak. Les efforts diplomatiques occidentaux pour amener les deux centres rivaux à la paix ayant échoué, la question urgente qui se pose aux chefs de l’antiterrorisme en Europe et aux États-Unis est de savoir jusqu’où Daesh pourra poursuivre son « expansion » en Libye et ce qui pourrait encore être fait pour la contenir.
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Daesh n’est pas enraciné aussi profondément dans le territoire libyen qu’en Syrie et en Irak. Il n’y trouve pas cette faille entre sunnites et chiites qu’il a su si bien exploiter. Ses ressources, aussi bien financières qu’humaines, sont limitées, comparées à celles des autres protagonistes du conflit. Mais la campagne du groupe contre le bassin pétrolier, qui assure 80% de la production totale du pays, revêt un aspect tactique et militaire de poids. Et, bien que les attaques autour de Ras Lanouf aient été repoussées, aucune force ne s’est montrée capable de porter l’offensive contre Daesh au sol. Même dans les endroits d’où il a été chassé, comme à Derna, sa première implantation libyenne, il s’est toujours arrangé pour y maintenir une présence.
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Pendant des semaines, les responsables occidentaux ont évoqué la possibilité de frappes coordonnées et intensives. À Washington, le Pentagone a déjà établi une longue liste de cibles. Mais le président Obama rechigne à engager des moyens dans une nouvelle guerre qu’il considère comme relevant d’abord de la responsabilité européenne. Dans une interview testament sur sa politique étrangère à The Atlantic, Obama a laissé entendre que les dirigeants européens – comprendre le Premier ministre britannique, David Cameron, et l’ex-président français Nicolas Sarkozy – s’étaient endormis au volant en Libye. Pour Jonathan Eyal, directeur adjoint du Royal United Services Institute britannique, « le véritable motif d’inquiétude avec la croissance de Daesh est l’extension du désordre.
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Le Mali et le Niger traversent déjà des troubles. La Tunisie est confrontée à un très gros problème d’extrémisme. Et regardez un pays comme l’Algérie, où les revenus de l’État ont été anéantis par la chute des cours du pétrole et où la transition politique est au point mort… La vraie crainte est que Daesh en Libye n’allume un incendie qui se propage à toute l’Afrique du Nord. » La poussée de Daesh en Libye est le fruit d’une stratégie planifiée pouvant se résumer à « rester et croître ». Deux responsables des services d’intelligence occidentaux évoquent un plan élaboré par la direction de l’organisation dès 2014 et destiné à s’aménager un territoire sécurisé en Libye.
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Les dirigeants jihadistes ont ainsi demandé à trois cents Libyens qui combattaient en Syrie et en Irak de rentrer chez eux pour assurer la première phase de l’opération, sous la direction de l’Irakien Abou Nabil al-Anbari, éliminé depuis, lequel avait reçu des millions de dollars pour nouer des alliances et financer des attaques. Daesh a jugé Syrte comme le terrain le plus propice à une extension du « califat ». Et a réussi à rallier les Gdadfa – la tribu de Kadhafi. Selon le Pentagone, Daesh dispose en Libye de 6'500 combattants. « Ils repèrent les zones vulnérables avant d’en prendre le contrôle. Et peuvent se fournir autant qu’ils le veulent en armes », explique un diplomate italien.
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La tactique employée est la même qu’en Syrie : actions clandestines, propagande, élimination violente de toute dissidence et gains territoriaux opportuns. La cooptation de tribus et de milices locales se battant pour survivre dans le chaos libyen aura été déterminante. Dès que Daesh réussit à gagner en influence, il s’arroge aussitôt le monopole du pouvoir. À Syrte, toutes les milices et forces de sécurité ont été rapidement démantelées, parfois dans la violence. Pour s’être opposée à Daesh, la tribu des Ferjani a ainsi été, selon le département d’État américain, totalement décimée. « Daesh reproduit en Libye tous les aspects militaires et sociaux de son noyau dur irakien et syrien », explique Harleen Gambhir, analyste du contre-terrorisme à l’Institut d’étude de la guerre.
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Mais, souligne-telle, l’évolution la plus inquiétante est sa capacité opérationnelle grandissante. « En janvier et février, nous avons assisté, rappelle-telle, à une campagne militaire sophistiquée contre les infrastructures pétrolières, mais aussi, simultanément, à des opérations dans l’ouest du pays. » Animé par la volonté d’attiser le conflit entre les différents protagonistes, Daesh poursuit un objectif à court terme : devenir la principale force islamiste du pays en débauchant les groupes liés à Al-Qaïda. « Pour un jeune milicien libyen, explique Patrick Skinner, ancien analyste à la CIA, il y a, d’une part une myriade de groupes armés sans objectif ni projet, et de l’autre un mouvement international structuré. Le choix est vite fait ».
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L’ampleur des recrutements au sein de ses rivaux islamistes déterminera la capacité de Daesh de tirer profit de sa présence en Libye pour passer à une nouvelle phase de son plan. Les agences de renseignements occidentales estiment que Daesh est en train de préparer le terrain pour faire de la Libye son nouveau centre de commandement au cas où Raqqa ou Mossoul tomberaient. Cette idée fait son chemin parmi les jihadistes combattant en Irak et en Syrie, d’autant que les bombardements alliés les obligent à trouver une base de repli et les incitent à partir en Libye. Selon un ancien commandant rebelle qui s’est battu aux côtés de Daesh pendant plus d’un an avant de faire défection, l’idée que l’ex-Jamahiriya est une sorte d’eldorado est désormais très répandue parmi les jihadistes.
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« Une dizaine » de hauts cadres de l’organisation et leurs familles ont quitté Mossoul ces derniers mois pour s’établir en Libye, confie un agent des renseignements de la coalition antiterroriste. « Daesh se focalise sur la Libye, car elle pourrait lui offrir une nouvelle terre d’accueil, confirme Hicham al-Hachimi, un conseiller gouvernemental irakien. Le front libyen est avantageux : il y a du pétrole, du salafo-jihadisme et le chaos. » Les options occidentales pour contrer Daesh en Libye sont limitées. Pendant des mois, les diplomates européens ont assuré, sous l’impulsion de l’Italie, qu’un gouvernement d’union nationale libyen verrait le jour. Il n’en est toujours rien. Et même s’il venait à exister, l’issue de toute offensive militaire contre Daesh dépendrait du degré de coopération de factions politiques rivales.
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Une intervention occidentale multilatérale ? Elle serait lourde de dangers. « Elle créerait davantage de problèmes qu’elle n’en résoudrait, met en garde Claudia Gazzini, de l’International Crisis Group. Surtout si on donne l’impression de prendre parti pour l’un des deux principaux camps libyens. » Pour l’heure, la stratégie choisie par l’Occident comporte deux volets : d’abord procéder à des frappes ciblées pour éliminer des cadres jihadistes libyens et tunisiens, ensuite convaincre les groupes armés locaux de se concentrer sur Daesh à Syrte. Les forces spéciales britanniques et américaines encouragent, par exemple, les milices de Misrata à se battre contre les jihadistes.
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Quant à la France, elle appuie les forces militaires soutenues par Tobrouk, notamment autour de Benghazi et dans l’Est. Daesh, lui, a, selon Gambhir, trois options : « Intensifier ses attaques contre les groupes armés et les champs de pétrole afin d’aggraver le conflit ; multiplier les attentats contre des leaders politiques ; ou encore tenter de régionaliser le conflit en déstabilisant la Tunisie, et peut-être aussi l’Algérie », concluent Heba Saleh et Sam Jones, pour le Financial Times et Jeune Afrique (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Adaptation et mise en page de Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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© Heba Saleh et Sam Jones Financial Times et Jeune Afrique 2016
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http://www.jeuneafrique.com/mag/315123/politique/libye-jusquou-ira-daesh/
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Les lieux de pouvoir ne figurent pas parmi les cibles des terroristes

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Tous les médias en parlent. L’analyse de l’ordinateur d’un terroriste de l’Etat Islamique a permis d’apprendre que Civitas figure sur la liste des cibles envisagées pour commettre un attentat. Léo Kersauzie a posé quelques questions à Alain Escada, président de Civitas (voir lien vers source en bas de page).
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Léo Kersauzie sur MPI : Comment avez-vous appris la nouvelle que Civitas avait figuré parmi une liste de cibles potentielles des terroristes de Bruxelles ?
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Alain Escada : J’ai pris connaissance de cette rumeur par l’entremise des médias. Dans un premier temps, il était question d’une « association catholique conservatrice basée à Argenteuil ». Ensuite, le nom de Civitas est apparu explicitement.
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Léo Kersauzie sur MPI : Que vous en a dit la police ?
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Alain Escada : Rien. A cette heure, seuls des journalistes m’ont appelé. Je n’ai pas eu le moindre contact avec un quelconque service de police.
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Léo Kersauzie sur MPI : Cela vous inquiète-t-il ? Auriez-vous souhaité une protection policière ? Changez-vous votre emploi du temps ?
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Alain Escada : Non, je ne suis pas inquiet. Si la police ne nous a pas contactés, c’est probablement qu’elle estime qu’il n’y a pas de danger. Comme prévu, j’irai le 17 avril prendre la parole au Congrès Nationaliste, puis je ferai une conférence à Nantes le 25 avril à l’invitation d’E&R. Mes saints anges gardiens valent bien quelques gardes du corps. Rassurez-vous, je dors bien. A Dieu seul de décider de mon heure dernière. Mais, pour être clair, je ne pense pas un seul instant être la cible prioritaire d’un mouvement terroriste. Du reste, je m’interroge. N’est-il pas étrange que rien qui symbolise le gouvernement ou les véritables lieux du pouvoir ne figure parmi la liste des cibles potentielles de terroristes djihadistes ? Quant au fait que Civitas retienne l’attention de terroristes djihadistes, j’ai plaisanté toute la journée avec les journalistes sur le fait que, jusqu’au Proche-Orient, Civitas serait donc considéré comme le dernier emblème de la Chrétienté. En vérité, pour l’instant je me méfie plus de Bercy qui, sur injonction de la franc-maçonnerie, a infligé à Civitas un redressement fiscal carabiné, que de quelconques terroristes, conclut Alain Escada (voir lien vers source en bas de page).
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Mis en page par Michel Garroté pour Les Observateurs
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http://www.medias-presse.info/alain-escada-nest-il-pas-etrange-que-ni-le-gouvernement-ni-les-lieux-de-pouvoir-ne-figurent-parmi-les-cibles-des-terroristes/52601
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Eurabia – Rien a changé

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Depuis la "politique arabe de la France", rien a changé. La France, puis l'Europe, ont développé le concept de "l'Eurabia" avec la Ligue arabe ; puis le concept d'une Europe islamo-compatible avec les Etats membres de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI). Résultat : depuis 2015, nous sommes submergés par une migration musulmane massive et nous sommes victimes d'attentats islamiques.
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A ce propos, dans La Libre Belgique, Joseph Junker écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Rien n’a changé parce que Charlie, et nous tous avec lui, avons continué à confondre liberté d’expression et provocations vulgaires. Et pourtant nous aurions pu nous détacher d’une conception pré-pubère de ce bien si précieux qu’est le droit d’affirmer haut et fort ce qu’on pense être juste. Et pourtant nous aurions pu cesser d’ériger en monument ce qui n’est en réalité qu’un reliquat de gaudriole estudiantine mal évacué.
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Joseph Junker : Le terrorisme ne doit pas nous faire changer de vie, dit-on ? Eh bien il se trouve que l’indignation profonde qui m’a soulevé le cœur après le lâche et ignoble assassinat des dessinateurs de Charlie n’a pas fait changer la bien faible estime dans laquelle je tenais ladite publication. Las ! Elle a continué à repousser toujours plus loin les frontière de la décence, avec en lamentable point d’orgue la "Une" stupide de la semaine dernière. Et tout a continué.
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Joseph Junker : Rien n’a changé parce qu’une partie de notre élite a continué d’affecter de croire que c’est en niant un peu plus nos racines, en faisant taire les cloches, en renommant les vacances de pâques et les marché de noël ou encore en retirant les crucifix des écoles catholiques qu’on allait recréer le vivre-ensemble. Comme si accéder aux exigences d’un laïcisme délirant, amalgamer terrorisme islamique, moine bouddhiste et frère catholique, renier tout patrimoine chrétien et endoctriner patiemment nos petites têtes blondes au nihilisme ambiant… pardon les "initier à la citoyenneté" pouvait être de quelque secours que ce soit face au défi posé par le radicalisme ! Et tout a continué.
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Joseph Junker : Rien n’a changé parce qu’une autre partie de notre élite s’est appliquée à prouver son (in)utilité en nous proposant des gadgets législatifs dispendieux et inutiles, comme si la perpétuité effective et la déchéance de nationalité allaient dissuader des kamikazes de frapper notre pays. N’est-ce pas la même élite pourtant qui refuse de regarder ses responsabilités en face, d’affronter le monstre qu’elle a elle-même créé par son clientélisme, son inconstance et son manque de vision ? N’est-ce pas elle qui toujours se complaît dans un somptueux déni, ne pensant qu’à refiler la patate chaude au gouvernement qui l’a précédé ou suivi ? Et tout a continué.
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Joseph Junker : Rien n’a changé parce que la Belgique est resté la Belgique : un Etat morcelé, où le moindre débat de fond ou même de forme mène à des discussions sans fin de marchands de tapis… pendant que rien ne se passe. Un Etat où la rationalisation des compétences n'est admissible qu'en la dispersant encore plus ; un Etat où de laborieux compromis sont érigés en dogmes et d'autant mieux observés qu'ils sont incompréhensibles. Un Etat faible, pour un pays qu'on aime. Et tout a continué.
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Joseph Junker : Rien n’a changé parce qu’après chaque attentat, on a ressorti les bougies, les larmes, les "Je suis...", les "vivre-ensemble", la "solidarité" et les minutes de silence bien nécessaires pour un temps, celui de l'émotion, mais qu'on n’est jamais allé plus loin. Les analyses qu'on aurait dû entendre, les grands débats et les solutions déterminées qui auraient dû s'imposer sont restés submergés sous un pathos nécessaire et compréhensible un temps, mais dont l’omniprésence a oblitéré toute réflexion de qualité. Et tout a continué
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Joseph Junker : Rien n’a changé parce que depuis toujours, questionner l’assimilation et la radicalisation d’une partie des communautés immigrées est resté un débat miné qui rend suspect celui qui s’avise de l’aborder (accusé de "faire le jeu de Daech"). Rien n'a changé parce qu'aujourd'hui encore il n'est pas toléré d'autre interprétation de ces évènements tragiques que celle qui nous est servie par ceux qui en sont co-responsables. Rien n’a changé parce qu'il n'est pas autorisé de préconiser autre chose que ce qui n'a pas marché jusqu'à présent... et que le débat sur ces questions en devient par conséquent l’apanage de quelques extrémistes de gauche et de droite en mal de castagne. Et tout a continué.
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Joseph Junker : Rien n’a changé parce que nous nous sommes enfoui la tête dans le sable syrien en refusant de choisir le moins mauvais camp. Nous nous sommes lavés les mains dans l'innocence de ceux qui ne font rien, ou plutôt qui laissent faire le sale boulot par les autres, les (vilains) Russes, les (méchants) Iraniens. Nous n'avons autorisé qu'au compte-goutte nos forces armées à frapper Daech en faisant semblant de ne pas s'allier à leur ennemi dictateur un peu trop encombrant, que nous n’osions ni aider ni combattre. Nous nous sommes indignés de la prise de Palmyre, mais n'avons aidé personne à la reconquérir. Et tout a continué.
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Joseph Junker : Rien n’a changé parce qu’une moitié de l’Europe a refusé depuis deux ans de voir le réfugié qui frappe à sa porte autrement que comme un importun à qui l'on n'a rien demandé. Rien n'a changé parce que l'autre moitié de l'Europe a versé dans l’angélisme, refusé de voir Cologne ni d’admettre le souci bien réel que cette vague d'immigration apportait au "bien commun". Rien n’a changé parce que ces deux Europe se sont réconciliées dans le dos de leurs citoyens au prix d’un deal sordide avec le Sultan Erdogan. Et tout a continué, conclut Joseph Junker (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté
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http://www.lalibre.be/debats/opinions/apres-charlie-rien-n-a-change-tout-a-continue-5702284a35708ea2d4324f1d
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