Racisme anti-blanc, neutralité, immigration : la mécanique du tri médiatique. Réactions à chaud
Une décision de justice française, l'anniversaire de la tuerie de Breivik, l'agitation de la présidente des Verts, l'invité choisi par la RTS, le marronnier du Temps sur la neutralité et l'échec de l'initiative « Pas de Suisse à 10 millions » : six faits d'actualité, un même fil conducteur.
Il arrive qu’une semaine d’actualité, prise dans son ensemble, en dise davantage que chacune de ses nouvelles considérée isolément. Celle-ci en offre une bonne illustration : six faits sans rapport apparent, une même mécanique.
Cette mécanique tient en peu de mots. Ce qui dérange n’existe pas tant qu’une autorité extérieure n’a pas contraint à le reconnaître ; ce qui conforte est aussitôt certifié, commenté, amplifié. Il aura fallu un tribunal français pour que le racisme anti-blanc cesse d’être une lubie ; il n’a fallu qu’un anniversaire pour que la menace d’extrême droite occupe toutes les antennes. Une élue verte tient un propos provocant : les rédactions accourent. Un journaliste français pris en flagrant délit de militantisme est invité pour parler d’objectivité. Un député de droite est mis en cause : son étiquette figure dans le titre. Un élu de gauche le serait : elle disparaîtrait.
Ce n’est plus de la partialité au coup par coup, c’est un système de tri. On le retrouve intact dès qu’il s’agit des grands dossiers suisses – la neutralité, l’immigration, la démographie –, où les mêmes moyens financiers et les mêmes relais médiatiques se rangent invariablement du même côté. Voici ces six observations, dans l’ordre où l’actualité les a livrées.
La justice française reconnaît le racisme anti-blanc
Une actualité de taille nous vient de France, dont les répercussions seront, je le crois, considérables : la justice française vient de reconnaître l’existence du racisme anti-blanc. C’est précisément ce que tout le monde niait jusqu’ici, et d’abord les chercheurs et les intellectuels, qui expliquaient doctement que le racisme était un phénomène systémique et structurel de nos sociétés occidentales, et qu’un racisme dirigé contre les Blancs, venu de personnes qui ne le sont pas, était par construction impossible.
Or dans cette affaire, où un jeune homme a été tué par toute une bande et où plus de dix personnes ont été mises en cause, il est établi que les auteurs avaient annoncé, avant de se rendre à cette soirée, qu’ils allaient « planter du Blanc ». De nombreuses déclarations concordantes l’attestent : le mobile était là, clair et net.
Cette reconnaissance a une importance capitale, y compris en Suisse. Nous avons ici une Commission fédérale contre le racisme subjective, partiale, clairement orientée à gauche et inconditionnellement favorable à l’immigration, qui n’attend que le moindre élément pour faire condamner un Suisse. Sa partialité me paraît si inadmissible que j’en ai demandé la suppression – et cela bien qu’elle soit présidée par une femme politique importante, dite de droite libérale. J’ai consacré plusieurs articles à cette question, avec une concession : que l’on introduise aussi le racisme anti-blanc dans son champ d’action, et la commission pourrait être maintenue. On verra.
Il aura fallu que la preuve vienne de l’extérieur, et qu’elle soit administrée en long et en large. Nous disposons pourtant depuis longtemps de toute une série de livres et d’auteurs sur le racisme anti-blanc, que nous invitons régulièrement et dont nous parlons sur notre site : le doute n’était plus permis. Il l’était encore, apparemment, pour les chercheurs en sciences sociales, massivement de gauche, occupés en permanence à dénigrer leur propre société et à n’y voir que noirceur et laideur. Comment vont-ils réagir ? Rappelons que certains d’entre eux ont proposé qu’on interdise un site comme le nôtre, LesObservateurs.ch. Ce fanatisme idéologique, qu’on refuse d’admettre, règne dans les universités : il en exclut toute concurrence, et avec elle tout chercheur qui ne serait pas fondamentalement orienté à gauche. D’autres chercheurs existent pourtant et font des travaux sérieux ; on leur rend la vie particulièrement difficile, parce que la concurrence serait menaçante. Cette reconnaissance judiciaire du racisme anti-blanc est, à mes yeux, une véritable révolution.
Breivik, ou l’arbre qui cache la forêt nordique
Autre phénomène d’actualité, aussitôt mis en avant par les médias comme la preuve d’une menace d’extrême droite surgissant de tous côtés, ennemi numéro un : l’anniversaire, si l’on peut dire, de la tuerie de Breivik. Ce Norvégien a fusillé 77 personnes, pour l’essentiel de jeunes socialistes réunis en camp d’été. Une tuerie absolument abominable, incroyable.
La Radio Télévision Suisse, la première, cite des enquêtes réalisées en Norvège : la menace serait d’extrême droite, et des jeunes prendraient Breivik pour modèle. Cela existe, sans doute. Mais l’affaire révèle surtout un bouleversement profond de l’image des pays nordiques, ces modèles sociaux-démocrates avec tous leurs avantages sociaux, aujourd’hui déstructurés, notamment par l’immigration. Il faut oser le dire : ils connaissent des phénomènes de violence qu’ils n’avaient jamais connus. On nous annonce que des jeunes deviennent d’extrême droite, sans jamais préciser qui ils sont : le plus souvent des patriotes, attachés à leur pays, à leur nation, à leurs caractéristiques culturelles, et hostiles à la déconstruction systématique de sociétés qui furent des modèles.
Nos médias, notre radio suisse romande, ne feront jamais cette analyse. Ils se contenteront d’agiter la menace d’extrême droite, d’autant plus volontiers à l’occasion de cet anniversaire. Voilà la partialité. On sent, chez certaines jeunes femmes qui se disent journalistes, souvent sans grande culture, le besoin de trouver à notre société des côtés négatifs et de pointer toujours les dangers venus de la droite. Ce qu’il nous faudrait à leur place, ou à côté d’elles, ce sont des journalistes présentant les réalités de manière plus objective. Nous n’avons jamais souhaité qu’un discours de droite domine – il n’y a d’ailleurs aucune chance que cela arrive. Mais l’anniversaire de Breivik en est un autre révélateur.
Lisa Mazzone, ou l’art de faire parler de soi
Autre sujet : la présidente des Verts suisses, Lisa Mazzone, très vexée de n’avoir pas été réélue au Parlement fédéral. Elle avait annoncé qu’elle quitterait la politique et trouverait d’autres activités. Tu parles. Elle n’a qu’un objectif : revenir le plus vite possible sous la Coupole. Je suis étonné du nombre de gens qui la trouvent insupportable, arrogante, prétentieuse.
Les Verts ont fait des dégâts. Nous avons toujours été favorables à l’environnement, et bien avant cette personne : nous avons milité en ce sens, mais sans idéologie, sans sectarisme, sans fanatisme, et sans détruire des pans entiers de notre société. L’Allemagne en offre l’exemple. Pour se maintenir au pouvoir, les sociaux-démocrates et les autres se sont alliés aux Verts, qui ont exigé la fin des centrales nucléaires – on a rouvert les usines à charbon – et fait venir des millions de requérants d’asile, avec une partie de la criminalité qui a suivi. Les Verts sont aujourd’hui en chute ; il faut espérer qu’elle soit libre.
Cette présidente veut donc en permanence faire parler d’elle. Grâce à qui ? Grâce aux médias. Il lui suffit du moindre propos provocant pour qu’on en fasse des tartines. Elle a osé dire que le conseiller fédéral Albert Rösti devrait abandonner le domaine de l’environnement, qui relève pourtant de son département. Quelle prétention, quelle arrogance chez des gens qui n’ont jamais vraiment travaillé – je l’ai dit cent fois – au sens propre du terme. Seraient-ils capables de créer une entreprise ? Le critère restera pour moi déterminant. À l’approche des élections fédérales, pour faire parler d’elle et de son parti en difficulté, elle trouvera constamment des sujets qui révulsent une partie de la population. Peu importe lesquels : il s’agit, avec la complicité des médias, d’enrayer une régression que nous souhaitons au contraire vivement.
Patrick Cohen invité, nous jamais : le pluralisme selon le service public
Voici un domaine où nous ne sommes plus jamais invités par les médias du service public suisse, radio comme télévision. Certains parlent de médias de sévices publics. Qui la Radio Télévision Suisse a-t-elle reçu il y a quelques jours ? Patrick Cohen, journaliste gauchiste, méprisant et arrogant, qui a osé dire qu’une chaîne comme CNews – remarquable, et qui participe au pluralisme – était « hors la loi », autrement dit qu’il fallait l’interdire.
La Radio suisse romande invite donc cet idéologue, qui exerce dans le service public français et y dispose d’une influence certaine. Le pire est ailleurs : il a été surpris, avec un confrère, en train de préparer ce qu’il fallait pour empêcher Rachida Dati de devenir maire de Paris – ce à quoi elle n’est effectivement pas parvenue. Deux journalistes qui se disent : » on va s’en occuper » pour qu’elle n’y arrive pas. Et c’est ce type de journaliste que la RTS s’empresse d’inviter pour parler de la nécessité de s’en tenir aux faits plutôt qu’à l’idéologie. Gravité mise à part, a envie d’éclater de rire.
Ces gens-là sont invités parce qu’ils correspondent aux attentes de la Radio romande. Je me souviens d’avoir écrit au directeur général du service public médiatique romand pour lui montrer qu’on pouvait écrire cinq ou dix livres sans plus jamais être invité. Il m’a répondu qu’il n’intervenait pas dans les rédactions. À quoi bon, alors, un directeur ? Son rôle serait précisément de garantir ce qu’exigent la loi et la Constitution : un vrai pluralisme. Il a beau aller à l’église : il faudra qu’à Saint-Maurice, la prochaine fois, il se confesse de ses mensonges.
Cette partialité, nous la relevons systématiquement. Nous ne sommes pas les seuls. On invite ces personnes-là, et jamais vous n’entendrez sur les ondes romandes les figures remarquables des médias alternatifs français, de TV Libertés, de CNews et de quantité d’autres médias et sites. Encore moins LesObservateurs.ch, malgré notre succès et un redéploiement très important – dont certains s’inquiètent déjà, et Dieu sait ce qu’ils imagineront pour freiner notre développement marquant, après quatorze ans de présence.
Il faut rappeler constamment ces orientations idéologiques, parfois devenues plus subtiles, plus implicites, plus indirectes, mais perceptibles dans la voix et dans la démarche des journalistes : leur orientation de fond est de gauche, gauchiste, et il s’agit à tout prix de diaboliser ceux qui pensent à l’opposé. Un député argovien est mis en cause dans une affaire de mœurs est comparé à l’affaire Pelicot : on précise aussitôt qu’il est UDC. Au Tessin, un membre du gouvernement a manifestement eu des comportements pour le moins inacceptables envers des femmes : on rappelle qu’il appartient à la Lega, mouvement patriotique et de droite. Que la même chose survienne à gauche, et l’on minimisera au maximum. C’est le privilège rouge, ou le deux poids, deux mesures – comme on voudra. Au mea culpa ne s’ajoutera jamais un media culpa.
Le Temps, le général Guisan et le procès de la neutralité
Encore un exemple du côté des médias : Le Temps, renfloué avec douze ou quinze millions de francs, si je ne me trompe. Mesurons le soutien dont bénéficie ce journal de centre gauche, qui se veut « le journal de référence », comme il le dit lui-même, et dont l’orientation penche très souvent à gauche. Le patriotisme et la défense des valeurs suisses profondes ne semblent pas compter parmi ses objectifs premiers.
Et l’on nous ressert un marronnier : le général Guisan et les illusions de la neutralité suisse. C’est ainsi que se prépare le futur vote sur la neutralité. On nous expliquera de tous côtés qu’une neutralité absolue ne peut pas exister, qu’elle est impossible, qu’on ne saurait de toute façon être totalement neutre sur le plan militaire, que la Suisse ne ferait pas sa part en cas de guerre. Tous les arguments y passeront.
Or le danger, pour la Suisse, me paraît bien plus grand du côté de l’UE et de l’OTAN que du côté de la Russie, laquelle n’a aucune intention d’envahir l’Europe – ce risque n’est qu’un prétexte. C’est pourtant le scénario avancé en permanence pour réarmer massivement, par dizaines et par centaines de milliards en Europe. Je l’ai dit : j’y suis totalement opposé. Je préférerais qu’on consacre ce temps et cet argent à d’autres fins urgentes, à tout faire pour éviter d’autres guerres et à en finir avec la russophobie.
On ressort donc l’histoire du général Guisan qui, durant la dernière guerre, s’était entendu de manière plus ou moins secrète avec de hauts responsables de l’armée française sur une forme d’entente en cas d’invasion allemande. En conclure que la neutralité est une illusion est absurde. La neutralité doit au contraire être un principe inscrit dans la Constitution, ce qui n’exclut pas des interprétations selon les époques et le contexte. Mais il faut le dire clairement : seule une invasion – un nouveau Hitler, un nouveau Staline – poserait la question d’une Suisse seule et isolée. Là encore, notre devoir se résume à pouvoir nous défendre. Nous défendre, un point c’est tout.
Si les grandes nations reconnaissent la neutralité suisse, celle-ci restera, en temps de guerre, extrêmement utile. C’est ce rôle nouveau – ou plutôt ce rôle de toujours – qu’il faut mettre en avant, au lieu de répéter que « la neutralité n’est pas possible ». Mais on verra de nouveau des campagnes politiques dotées de moyens massifs, venus de l’économie et de la finance notamment, pour faire échouer l’initiative qui veut ancrer la neutralité dans la Constitution.
« Pas de Suisse à 10 millions » : la leçon d’une défaite
Dernier exemple, qui mérite d’être repris et discuté : l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ». À la base, dans la population, la chose est claire : tout le monde en est aujourd’hui incommodé. La Suisse est un petit pays et les infrastructures ne suivent plus, à tous les niveaux. Les seules infrastructures routières, les autoroutes, deviennent épouvantables. Il y avait là une nécessité absolue de dire stop.
Qui a insisté pour qu’aucune limite ne soit fixée à dix millions ? De nouveau certains milieux économiques et financiers principalement, qui se moquent du patriotisme. Ce n’est pas dans certaines villas que vous verrez flotter les drapeaux suisses et cantonaux : les vrais patriotes se trouvent massivement dans les couches populaires et ouvrières. Mais on leur fait peur en agitant le danger qu’il y aurait à ne plus pouvoir accueillir librement des quantités considérables de travailleurs étrangers, on multiplie les menaces, on joue sur l’économie. Faire peur, du matin au soir.
Ces campagnes très intéressées – je le dis bien – n’ont rien à voir avec la défense des intérêts du pays, avec le patriotisme, avec la préservation de ses caractéristiques. Ces milieux richement dotés, appuyés par des médias qui en dépendent fortement, réserveront le même sort à bien d’autres initiatives pourtant nécessaires à la survie de la Suisse pour laquelle des générations de Suisses exemplaires se sont battues au risque de leur vie, que nous aimons, que nous avons toujours aimée et que nous voulons continuer à aimer. Sans prétendre qu’il n’y en a point comme nous.
Le travail à accomplir est énorme : il faut montrer que la Suisse est réellement en danger, sous une série d’angles politiques, économiques et sociaux. Le nombre de gens qui souffrent est considérable. Malgré cela, l’initiative a été rejetée, sous l’effet d’une propagande massive. Il faut donc que la population comprenne à nouveau quels sont ses véritables intérêts, et pourquoi des générations de Suisses se sont battues pour nous léguer le pays que nous avons connu, aujourd’hui en train de se dégrader. Tous n’y sont pas sensibles, bien sûr : ceux qui n’ont aucun attachement à la Suisse et n’y sont, eux aussi, que pour des raisons économiques se comptent sans doute par millions.
Il est indispensable que les mouvements réellement patriotiques et attachés au pays convainquent ceux qui s’abstiennent : les choses iront de mal en pis si l’on accepte un développement toujours plus destructeur. Ce n’est pas une limitation de l’immigration qui empêchera la Suisse de continuer à vivre comme elle l’a fait depuis très longtemps. Mais le discours de la menace, tenu notamment par les milieux économico-financiers et relayé par des médias de service public largement soumis à ces forces, ne laisse que trop peu de place au pluralisme. Sans quoi, je pense qu’une telle initiative aurait pris une tout autre tournure.