Neuf arrestations en trois jours : toujours les mêmes profils
En trois jours, neuf suspects ont été arrêtés après des cambriolages de garages en Valais. Huit sont ressortissants français, plusieurs mineurs : un profil qui rappelle plusieurs affaires récentes suivies par Les Observateurs.
Neuf suspects en trois jours, huit détenteurs de papiers français, âgés de 15 à 22 ans : les trois cambriolages commis à Sion et dans la région de Sierre entre le 29 septembre et le 1er octobre ajoutent un nouvel épisode à une série qui fleure bon le déjà-vu. Les neuf auteurs présumés ont été interpellés en flagrant délit dans deux garages et une carrosserie. Tous ont été placés en détention provisoire.
Le profil des suspects est assez récurrent. À Sion, la police a arrêté cinq citoyens français, âgés de 16 à 22 ans et un Brésilien de 18 ans. À Sierre, trois suspects de même nationalité, de 15 à 18 ans. Trois semaines plus tôt, un garage de Glis avait déjà été visé : même carte d’identité, mais les suspects étaient cette fois un peu plus âgés. Trois personnes de 22, 28 et 30 ans avaient alors été interpellées. Même canton, même type de cible, même recours à de petites équipes. La task force commune de Fedpol et des polices cantonales recherche d’ailleurs d’éventuels liens avec des affaires similaires.
Le scénario rappelle d’autres dossiers suivis par Les Observateurs. En juin, quatre détenteurs de Carte nationale d’identité, domiciliés en France, dont deux mineurs de 16 et 13 ans, avaient été arrêtés après une tentative de vol de voitures de luxe et de plaques dans un garage de Palézieux, au terme d’une course-poursuite jusque sur la Riviera vaudoise. À Sion, une affaire de cambriolage d’armurerie avait conduit en juillet à l’interpellation de sept suspects disposant de papiers français, âgés de 16 à 31 ans.
Les méthodes diffèrent. Les attaques d’armureries ont pu mobiliser explosifs, véhicules de fuite et dispositifs nettement plus lourds. Le casse du Château des Monts, au Locle, relevait encore d’un autre niveau : quatre hommes cagoulés, moins de cinq minutes sur place et une fuite vers la France. Rien ne permet donc, à ce stade, de parler d’un réseau unique.
Reste une récurrence difficile à ignorer dans ces affaires précises : des équipes jeunes, mobiles, très souvent de nationalité française, frappant de nuit et obligeant plusieurs corps de police à se coordonner. Petites bandes indépendantes ou exécutants d’une criminalité plus structurée ? C’est désormais ce que Fedpol tente d’établir.
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