Cambriolages d’armureries : l’UDC réclame le retour des contrôles aux frontières
Une armurerie de Glaris a été dévalisée dans la nuit du 21 au 22 juillet. Dernier épisode d’une vague de crimes qui a poussé l’UDC à réclamer le retour de contrôles renforcés aux frontières.
Dans la nuit du 21 au 22 juillet, des inconnus ont brisé une fenêtre d’une armurerie de Glaris et emporté un nombre indéterminé d’armes. Ils avaient disparu avant l’arrivée de la police, qui est toujours à leur recherche. Comme nous le signalions récemment, cette attaque prolonge une série devenue presque hebdomadaire.
Six jours plus tôt, plusieurs hommes avaient cambriolé une armurerie de la vieille ville de Soleure avant de fuir dans une voiture portant des plaques françaises. Un policier qui n’était pas en service avait tiré un coup de feu, apparemment sans faire de blessé. L’UDC soleuroise a aussitôt accusé le gouvernement cantonal d’avoir « échoué » à protéger les frontières.
Le 23 juillet, Walter Gartmann, conseiller national UDC, a élargi l’offensive : son parti affirme que 28 cambriolages ou tentatives ont été recensés depuis janvier, relie la vague au crime organisé implanté en France et demande à Beat Jans, conseiller fédéral, à la tête du Département fédéral de justice et police, de rétablir des contrôles frontaliers plus musclés. Fedpol avait déjà recensé 23 cas au 10 juillet et évoquait surtout des bandes étrangères, notamment françaises, dans le cadre du « crime as a service ». L’UDC est, à ce stade, le seul grand parti dont nous ayons retrouvé une réaction publique à ce sujet.
Dans plusieurs affaires de juin et juillet, le lien avec le territoire français est établi par les arrestations : deux citoyens français à Malters dans une tentative de cambriolage le 18 juillet ; « deux Français, âgés de 19 et 24 ans, ainsi qu’un homme de 21 ans originaire de Guadeloupe », selon les termes du communiqué officiel, à Pfungen le 8 ; sept détenteurs de papiers français à Sion le 4 ; trois ressortissants d’outre-Léman à Höri le 24 juin ; quatre Français et un Portugais lors du cambriolage à l’explosif de l’armurerie Dayer le 18 juin ; cinq hommes venus de France à Ried-Muotathal le 13 juin.
Dans les autres cas, la prudence reste nécessaire. Les auteurs de Glaris, Kreuzlingen et Soleure n’étaient pas identifiés lors des derniers communiqués. S’ils viennent vraisemblablement de l’Hexagone, des plaques françaises ne suffisent pas à établir leur nationalité. À Camorino, quatre suspects ont été arrêtés le 20 juin, mais leur nationalité n’a pas été rendue publique.