Erdogan revendique la victoire aux élections. Cette victoire devrait lui procurer encore davantage de pouvoirs

Depuis le début des dépouillements, l'actuel président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, est en tête des élections présidentielles qui se tiennent ce dimanche. Après 97% des bulletins dépouillés, il est crédité de 52,60% des voix. L'opposition conteste cette victoire et refuse de l'acter tant que le dépouillement ne sera entièrement terminé. Quoiqu'il en soit, Recep Tayyip Erdogan a déjà revendiqué la victoire selon l'agence de presse AFP.

Dans les rues d'Istanbul, les partisans d'Erdogan sont déjà à la fête. Pourtant, l'opposition signe et persiste, la victoire n'est pas encore claire et nette.

Le dépouillement a commencé par les villes pro-Erdogan. Celui-ci récoltait alors une large majorité de plus de 60% des voix. Rapidement la situation s'est modifiée et le pourcentage obtenu par le président n'a fait que diminuer au profit de l'augmentation de celui de son principal adversaire, Muharrem Ince. Après la quasi totalité des dépouillement, il est crédité à environ 30% des voix.

Pas de deuxième tour à l'horizon

On note aussi un nombre impressionnant de participants à ces élections puisque 86,9% de la population s'est rendue aux urnes.

Pour qu'un second tour ait lieu, il aurait fallu qu'Erdogan récolte moins de 50% des voix ce qui n'est pas le cas après la quasi entièreté du dépouillement. Il rempile donc pour un nouveau mandat à la tête d'un pays divisé où l'opposition n'avait jamais autant cru à un renversement du pouvoir. Cette victoire devrait procurer à Erdogan encore plus de pouvoirs que ce qu'il en a pour le moment.

En ce qui concerne les autres candidats, Selahatti Demirtas du parti HDP s'en sort avec 8% des voix suivi de près par la seule femme candidate, Meral Aksener (IYI) créditée à 7,41%. Les deux derniers candidats gravitent sous la barre des 1%.

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L’armée turque intensifie ses opérations illégales en l’Irak

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Michel Garroté -- L'Iran aurait "approuvé le principe" d'une opération de l'armée turque contre des combattants et combattantes Kurdes (cf. 1ère photo) dans le nord de l'Irak, a allégué, mardi 12 juin 2018, le ministre turc de la Défense Nurettin Canikli, ce que Téhéran s'est gardé de confirmer. Ankara intensifie depuis plusieurs jours ses opérations dans la région des monts Kandil, Makhmour et Kandil, bases arrières des combattants Kurdes du PKK. Le dictateur islamiste turc Recep Tayyip Erdogan a promis, lundi 11 juin 2018, "d'assécher ce marais terroriste" (Erdogan soutient les terroristes de l'EI, du Hamas et du Hezbollah ; et, de ce fait, il est mal placé pour assécher des "marais terroristes", qui plus est en dehors de son propre pays, et, en toute illégalité...).
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L'armée turque a annoncé, mardi 12 juin 2018, avoir "détruit", dans la nuit du 11 au 12, lors de raids aériens, douze cibles "liées" au PKK et "neutralisé" 34 militants kurdes entre le 1er et le 8 juin. Le gouvernement d'Ankara a également déclaré que les militaires turcs s'étaient déployés à 30 km à l'intérieur du nord de l'Irak, non loin des monts irakiens de Kandil, Makhmour et Kandil. "Nous avons proposé à l'Iran de mener cette opération ensemble. L'Iran, "au moins dans ses remarques", aurait exprimé un soutien très important", a allégué Nurettin Canikli.
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Il a également prétendu que la Turquie était "en plein accord avec l'Irak", ce que Bagdad a démenti. "Le gouvernement irakien n'acceptera aucune progression' sur son territoire, des forces turques, à la poursuite d'éléments du PKK actuellement présents dans les monts Sindjar, Makhmour et Kandil", a déclaré Saad al Hadithi, porte-parole du Premier ministre irakien Haïdar al Abadi. Une offensive turque contre le PKK, dans les monts Kandil, Makhmour et Kandil, constitue la troisième opération militaire illégale turque depuis 2016, les deux premières ayant visé les Kurdes Syriens dans le nord de la Syrie (cf. source en bas de page).
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Source :
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https://fr.news.yahoo.com/larm%C3%A9e-turque-intensifie-ses-op%C3%A9rations-dans-le-nord-115722208.html
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Erdogan : l’Autriche pousse le monde vers «une guerre entre les Croisés et le Croissant»

Le président turc a vivement critiqué ce 9 juin la décision du chancelier autrichien de fermer des mosquées dans le cadre d'une offensive contre l'«islam politique», mettant en garde contre une «guerre entre les Croisés et le Croissant».

«Ces mesures prises par le Premier ministre autrichien sont, je le crains, en train de mener le monde vers une guerre entre les Croisés et le Croissant», a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan dans un discours prononcé à Istanbul dans la soirée du 9 juin.

Le croissant de lune est l'un des symboles qui sont régulièrement associés à l'islam. Les déclarations de Recep Tayyip Erdogan surviennent au lendemain de l'annonce faite par le gouvernement conservateur du chancelier Sebastian Kurz de mesures visant, selon lui, à lutter contre l'«islam politique».

Ils disent qu'ils vont bouter hors d'Autriche nos hommes de religion. Croyez-vous que nous ne réagirons pas si vous faites une telle chose ?

Parmi ces mesures, figurent la fermeture prochaine de sept mosquées et la possible expulsion de dizaines d'imams financés par la Turquie. «Ils disent qu'ils vont bouter hors d'Autriche nos hommes de religion. Croyez-vous que nous ne réagirons pas si vous faites une telle chose ? Cela signifie que nous allons devoir faire quelque chose», a déclaré Recep Tayyip Erdogan, sans donner d'autres précisions.

Le 8 juin, le porte-parole du président turc avait déjà dénoncé l'annonce faite par l'Autriche comme une mesure résultant, selon lui, de «la vague populiste, islamophobe, raciste et discriminatoire» dans ce pays.

Environ 360 000 personnes d'origine turque vivent en Autriche, dont 117 000 ont la nationalité turque.

Les relations entre Ankara et Vienne sont particulièrement tendues depuis la tentative de putsch contre Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016.

Les propos du président turc surviennent par ailleurs avant les élections anticipées du 24 juin. Le gouvernement autrichien a explicitement interdit aux responsables turcs d'organiser des meetings en Autriche en vue de ce double scrutin présidentiel et législatif.

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Le président turc Erdogan active ses réseaux en France : un « immense campus coranique » ouvrira à Strasbourg avec le soutien de la mairie

Le ministère de l’Intérieur n’hésite pas à qualifier d’«entrisme» la nouvelle stratégie dictée par le président turc.

Dernière illustration en date: la harangue de Recep Tayyip Erdogan à tous ses partisans en Europe, lors d’un meeting à Sarajevo, en Bosnie, le 20 mai: «J’ai une demande à vous faire, prenez un rôle actif dans les partis politiques dans les pays où vous vivez», a-t-il lancé à la foule compacte qui criait «Allah akbar!»«Sultan Erdogan!». Il a même ajouté: «Vous devriez prendre place dans ces parlements.»

Beaucoup de Turcs de France avaient fait le déplacement pour l’écouter. En Europe, la diaspora turque représente 6 millions de personnes, dont une bonne moitié d’électeurs potentiels. En France, la communauté représente 650.000 personnes, implantées majoritairement dans l’est, le nord et le sud du pays. Strasbourg est considérée comme un laboratoire d’Erdogan. Un immense campus coranique européen doit y voir le jour dans le quartier de Hautepierre. La mairie soutient le projet.

Plus largement, dans l’Hexagone, l’État turc peut s’appuyer sur 250 mosquées et 150 imams, fonctionnaires qu’il rémunère. Pour fédérer ce réseau, le ministère turc des Affaires religieuses (Diyanet) a missionné l’Union des affaires culturelles turco-islamiques, plus connue sous l’acronyme de Ditib, avec l’assentiment de Beauvau et du Quai d’Orsay. Il peut aussi compter sur les 70 mosquées de la confrérie islamique turque Milli Görüs, très implantée dans l’est de la France.

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Le Figaro via Fdesouche.com

 

Rappels:

Berne inquiet: « La Turquie organise dans 15 pays un programme pour ses ressortissants sous le prisme de l’islam et de l’empire ottoman. »

Provocation d’Erdogan: Le président turc récite une prière musulmane à la Basilique Sainte-Sophie.

«L’islam modéré»: un concept inventé en Occident pour affaiblir la religion musulmane, selon Erdogan

France. L’affiche d’Erdogan retirée d’un kiosque par des Turcs: Ils menacent le chef de cabinet du maire FN. L’affiche est remise sous protection de la gendarmerie.

Dans un communiqué diffusé cet après-midi, la mairie du Pontet juge « inacceptable » ces incidents. « Des menaces caractérisées à l’encontre de la kiosquière (ont été proférées), contre l’afficheur du prestataire spécialisé dans le mobilier urbain publicitaire et qui ont conduit ce dernier à retirer l’affiche de la Une du Point apposée sur le kiosque à journaux du centre ville du Pontet. Joris Hebrard – le maire, Ndlr – a demandé ce jour, au directeur régional de la société mise en cause de faire remettre l’affiche au plus tôt. En effet, on ne transige pas avec la liberté d’expression en France et encore moins au Pontet ».

Afin de garantir la sécurité de l’afficheur, le maire a annoncé que la police municipale serait présente au moment où l’affiche serait installée à nouveau. « Joris Hebrard sollicitera si besoin les forces de gendarmerie par l’intermédiaire du prefet de Vaucluse. Enfin le maire du Pontet saisira le Procureur de la République afin qu’une enquête soit diligentée, que les fauteurs de trouble soient identifiés et expulsés de France », termine le communiqué.

Le dispositif de gendarmerie a été levé vers 18 heures. Les membres de la communauté turque qui réclamaient le retrait de l’affiche ont, semble-t-il, quitté la place Joseph-Thomas. La nuit prochaine, des rondes associant les policiers municipaux et les gendarmes de la compagnie d’Avignon vont être organisées pour surveiller le kiosque à journaux.

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Allemagne: des joueurs d’origine turque se photographient fièrement en compagnie d’Erdogan.

Mesut Özil et Ilkay Gündogan ont déclenché la colère de la fédération allemande en s’affichant aux côtés du président turc Recep Tayyip Erdogan pendant sa campagne électorale le week-end dernier.

Provocation d’Erdogan: Le président turc récite une prière musulmane à la Basilique Sainte-Sophie.

Le président de la Turquie a récité une prière islamique à Hagia Sophia (basilique Sainte-Sophie), un monument historique d'Istanbul qui est devenu un symbole des tensions interconfessionnelles et diplomatiques.

Pendant la cérémonie, Erdoğan a récité le premier verset du Coran, en dédiant la prière aux « âmes de tous ceux qui nous ont hérité cette œuvre, en particulier le conquérant d’Istanbul», en référence au Sultan Mehmed II « Le Conquérant » qui a conquis la ville en 1453 et a mis fin à l’existence de l’Empire romain d’Orient, également connu sous le nom de l’Empire byzantin, qui a duré plus de 1000 ans.

La basilique Sainte-Sophie a été construite pendant l'empire chrétien byzantin du 6ème siècle et a servi de siège à l'église orthodoxe grecque. Elle a été convertie en mosquée impériale lors de la conquête ottomane d'Istanbul en 1453.

La Grèce a protesté contre l'utilisation religieuse du site par le gouvernement turc.

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Nos remerciements à Alain Jean-Mairet

 

Turquie: Lorsque le gouvernement assurait la protection des jihadistes pour les soigner dans les hôpitaux turcs.

Avec cette vidéo filmée à la frontière turco-syrienne, le quotidien turc "Cumhuriyet" révélait en 2015 un scoop explosif : une livraison d'armes de la Turquie en Syrie. "Envoyé spécial" a repris une enquête interdite par le président Erdogan, et posé les questions que les journalistes turcs ne peuvent plus poser:

Sa question était formulée ainsi : "L'Union européenne peut-elle décemment faire confiance à la Turquie en matière de lutte contre le terrorisme ? Sept ans après le début du conflit en Syrie, [le président Erdogan] regrette-t-il d'avoir fourni autant d'armes aux groupes de combattants islamistes, et d'avoir laissé passer par la Turquie autant de jihadistes en route pour la Syrie ?"

Dans cette autre séquence, c'est une autre révélation qui voit le jour par le biais d'Ahmet Ayala - Ancien directeur de l'antiterrorisme turc :

 "Le gouvernement a demandé d'assurer la protection des djihadistes qui revenaient du combat pour se faire soigner dans les hôpitaux turcs".

 

 

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Nos remerciements à Tancrède

Turquie: Erdogan incite une fillette en sanglots à tomber en martyre pour la Turquie (Vidéo)

En plein meeting, le dirigeant turc a invité sur scène une enfant en uniforme militaire et lui a assuré qu'elle recevrait les honneurs de l'Etat si elle était prête à mourir pour son pays. Une déclaration qui a été très critiquée par ses opposants.

Alors qu’il s’adressait le 24 février à des membres de son parti (AKP) dans la ville méridionale de Kahramanmaras, Recep Tayyip Erdogan a invité une petite fille vêtue d’une tenue militaire et coiffée d’un béret des forces spéciales turques à le rejoindre sur scène.

Après avoir insisté sur l’importance du soutien du peuple turc à l’opération militaire en cours contre les milices kurdes à Afrin en Syrie, il s’est adressé à la petite fille qui pleurait : «Regarde ce que tu vois ici ! Que fais-tu ici ? Nous avons nos bérets marrons mais nos bérets ne pleurent jamais.»

Chef ! Emmène-nous à Afrin !

Et de poursuivre en s’adressant à la foule conquise : «Si elle tombe en martyre, elle sera enveloppée dans le drapeau turc qu’elle a sur elle.» Visiblement dépassée par les événements, la petite fille a timidement approuvé ses propos après que le président turc lui a demandé si elle était de son avis. La brève rencontre s'est conclue sous les applaudissements des fidèles soutiens du président qui ont alors scandé : «Chef ! Emmène-nous à Afrin !»

 

 

Une sortie médiatique qui a été par la suite particulièrement critiquée par le Parti démocratique des peuples (HDP), mouvement politique pro-kurde opposé à l'opération d'Ankara dans la région d'Afrin. Sur Twitter, le parti a fustigé l’attitude du président turc suggérant aux enfants de mourir pour leur patrie et a promis de combattre cet «état d'esprit» afin de faire triompher «la liberté des enfants» et de leur offrir «une vie heureuse».

La milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) est visée par l'opération de l'armée turque «Rameau d'olivier» contre l'enclave d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie. Celle-ci a été déclenchée le 20 janvier dernier par Ankara, avec le concours des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL).

Le 20 février, répondant à l'appel du groupe kurde, le gouvernement syrien a fait pénétrer dans la localité des milices pro-Damas qui ont essuyé des tirs provenant des forces turques.

Source

Une division de facto de la Syrie ?

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Michel Garroté  --  La Turquie a mis en garde le gouvernement syrien, l'avertissant de ne pas envoyer de troupes dans la région syrienne d'Afrin, selon un haut responsable turc. Tout envoi de forces à Afrin par le gouvernement syrien reviendrait à autoriser une division de facto de la Syrie, et entraînerait des conséquences désastreuses dans la région, a déclaré à la presse Bekir Bozdag, vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc, à l'issue d'une réunion du conseil des ministres à Ankara.
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Le dictateur islamiste turc Recep Tayyip Erdogan, surnommé "le fou d'Ankara", s'est également entretenu par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine et son homologue iranien Hassan Rohani, afin de les menacer des conséquences d'un envoi de troupes syriennes dans la région d'Afrin située dans le nord de la Syrie.
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Union européenne : pour Erdogan, c’est l’adhésion, sinon rien

Le président turc Recep Tayyip Erdogan balaye ce dimanche l’idée d’un « partenariat» avec l’Union européenne comme l’a proposé Emmanuel Macron. La veille de sa visite en Italie lundi, il estime dans une interview à la Stampa, que l’Europe « doit tenir les promesses faites à la Turquie».

Début janvier, lors de la venue du président turc à Paris, Emmanuel Macron avait plaidé pour « un partenariat» pour « préserver l’ancrage de la Turquie et du peuple turc dans l’Europe et de faire que son avenir se construise en regardant l’Europe et avec l’Europe». « Nous devons sortir d’une hypocrisie qui consiste à penser qu’une progression naturelle vers l’ouverture de nouveaux chapitres (de négociation) est possible», avait expliqué le président français. La Turquie a déposé sa demande d’adhésion en 1987 et le processus a été lancé en 1999. Mais aujourd’hui, la question ne semble plus à l’ordre du jour.

Dans son interview, le chef de l’Etat turc a également rappelé le rôle clé joué par la Turquie sur la question migratoire : « nous sommes importants pour arrêter les migrants qui de l’Orient se dirigent vers l’Europe, et aussi pour garantir la stabilité et la sécurité de l’Europe ». « Nous dédions de grands efforts à combattre des organisations terroristes comme le PKK, le YPG et l’EI», a-t-il estimé. […]

Le Parisien via Fdesouche.com

Nos remerciements à Dupond

Syrie: Erdogan est prêt à affronter les militaires américains

Les forces turques sont déterminées à élargir l'offensive vers l'est, au risque d'en découdre avec l'armée américaine.

La Turquie a affirmé dimanche avoir capturé une colline «stratégique» du nord-ouest de la Syrie dans le cadre de sa campagne contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), alliée des Etats-Unis. Elle tentait de s'emparer de ce site depuis neuf jours.

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Source et article complet

Le fou d’Ankara mène la guerre en Syrie

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Michel Garroté  --  Le 17 janvier 2018, je publiais, sur notre site, un article intitulé "Le dictateur turc Erdogan veut envahir le nord-ouest de la Syrie". Entretemps, c'est chose faite. Le dictateur islamiste turc Recep Tayyip Erdogan s'est dit, mercredi 24 janvier 2018, déterminé à poursuivre l'offensive dans l'enclave syrienne d'Afrin pour en éliminer une milice kurde.
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"L'armée turque et l'Armée Syrienne Libre (ASL : une milice islamiste) reprennent le contrôle d'Afrin pas à pas. Cette opération va se poursuivre jusqu'à l'élimination du dernier membre de cette organisation terroriste", a déclaré Erdogan.
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Par ailleurs, des volontaires américains, britanniques et allemands, qui avaient combattu le groupe Etat Islamique (EI) aux côtés des Forces démocratiques syriennes (FDS), se trouvent dans la région d'Afrin pour repousser l'offensive de la Turquie. Mais revenons, ci-dessous, sur les derniers événements en cours et survenus.
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Samedi 20 janvier 2018, le ministère russe de la Défense a indiqué avoir retiré ses militaires de la ville d'Afrin, au nord-ouest de la Syrie, où la Turquie lance son offensive contre les forces kurdes. Le groupe opérationnel du "Centre russe en Syrie" et la police militaire d'Afrin ont été transférés vers Tell-Adjar, dans la zone de Tell-Rifat, afin d'empêcher les possibles provocations et dangers, a indiqué le ministère russe de la Défense.
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Parallèlement, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que Moscou est préoccupé par l'opération militaire turque à Afrin, et, qu'il surveille de près l'évolution de la situation. "Nous appelons les parties adverses à faire preuve de retenue,'' a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. L'attaque turque contre les forces kurdes à Afrin va - sans aucun doute - jeter une ombre sur le Congrès du dialogue national syrien, qui est négocié par la Russie, la Turquie et l'Iran.
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A noter que le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi a rencontré, également le samedi 20 janvier 2018, le Premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan d'Irak, Nechirvan Barzani.
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Le dictateur Erdogan a donc très clairement envoyé des milliers de soldats turcs attaquer les Kurdes Syriens en Syrie. L’incursion turque en Syrie pénètre ce pays jusqu'à plus de quarante kilomètres au-delà de la frontière. Les soldats turcs progressent dans la région d’Afrin avec l'aide de combattants islamistes syriens formés par la Turquie.
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La vaste opération turque associe frappes aériennes, bombardements d’artillerie et offensive terrestre contre l'YPG, le groupe de résistance kurde, qui d'une part a été décisif dans la lutte contre l'EI ; et qui d'autre part, est soutenu par les Etats-Unis.
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Le nombre de miliciens islamistes soutenus par la Turquie et engagés dans l'offensive est d'environ 25'000. Parmi eux figurent des factions ayant pris part, en 2016, lors d'une précédente opération militaire turque en territoire syrien. Cette offensive avait rassemblé les milices syriennes "Sultan Mourad" et "Moutassem".
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Ces forces combattent à nouveau au sein de la nouvelle offensive turque. Des miliciens de "Jabha Chamiya" et de "Faylaq el-Cham", deux milices actives dans le nord de la Syrie depuis 2014, prennent également part à l'actuelle attaque turque en territoire syrien, sans oublier l'ASL. Très clairement, le fou d'Ankara mène la guerre en Syrie, et, les conséquences de cette dangereuse initiative restent incalculables.
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Le dictateur turc Erdogan veut envahir le nord-ouest de la Syrie

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Michel Garroté  --  Le chef de file des négociateurs de l'opposition islamique syrienne a exigé mardi 16 janvier 2018 que les Etats-Unis et l'Union européenne intensifient leurs pressions sur le président Bachar al Assad pour son départ, mais aussi sur la Russie et l'Iran afin que tous reviennent à la table des négociations.
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"L'heure est venue pour le président Trump, la chancelière Merkel et la Première ministre May de dire stop", a décrété Nasr Hariri. Faute de telles interventions, le sang des Syriens continuera de couler, a-t-il menacé, ajoutant que les prochaines négociations sur le sort de la Syrie se tiendront fin janvier à Vienne, en Autriche.
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Et des membres de la rébellion islamique syrienne soutiendront l'offensive que la Turquie entend mener en Syrie contre les milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple) présentes dans la poche syrienne d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, a déclaré mardi 16 janvier 2018 le dictateur turc, Recep Tayyip Erdogan.
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Annoncée en novembre dernier, cette invasion turque du nord-ouest de la Syrie a été une nouvelle fois évoquée par le pouvoir turc après l'annonce, dimanche 14 janvier 2018, du projet de la coalition sous commandement américain de constituer une nouvelle force de gardes-frontières dans la région du nord de la Syrie contrôlée par des Kurdes et leurs des Arabes.
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Ce projet est combattu tant par Ankara que par Damas et ses alliés russes et iraniens. Interrogé sur une éventuelle participation des rebelles islamistes syriens à l'opération turque visant la poche syrienne d'Afrin, Recep Tayyip Erdogan a répondu : "Bien sûr qu'ils le feront". En clair, Erdogan et la rébellion islamique syrienne veulent, encore et toujours, le retrait des occidentaux, le contrôle du nord-ouest de la Syrie et le renversement de Bachar Al-Assad.
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La décision de Washington de maintenir les bases américaines dans le Nord de la Syrie, sécurisées par une nouvelle force locale formée de 30.000 hommes, s’est donc attiré une menace de la part de la Russie. Ainsi, le Colonel-Général Vladimir Shamanov, président de la Commission de Défense de la Douma (parlement russe), a déclaré : "Les pratiques des Etats-unis, qui dirigent une coalition internationale supposée combattre Daesh, contredisent les intérêts russes en Syrie. La Russie travaillera en coopération avec ses partenaires pour prendre les mesures nécessaires afin d’établir la stabilité en Syrie".
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch, 17.1.2018
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«L’islam modéré»: un concept inventé en Occident pour affaiblir la religion musulmane, selon Erdogan

Le 25 octobre, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a assuré vouloir faire de l'Arabie Saoudite un bastion pour «l'islam modéré». Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réagi sèchement : «L'islam n'a pas à être modéré ou non modéré.»

Souvent défini comme un islamo-conservateur, le président turc Recep Tayyip Erdogan a défendu haut et fort sa vision de la religion musulmane, le 9 novembre, lors d'un colloque sur le thème des femmes dans le monde de l'entreprise, organisé à Ankara par l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Selon des propos rapportés par la presse turque, le président turc a déclaré : «L'islam n'a pas à être modéré ou non modéré.» Pour lui, l'«islam modéré» serait en effet un concept trouvant ses origines «en Occident». Or, «ce que [les personnes brandissant ce concept d'islam modéré] désirent réellement, c'est affaiblir l'islam», a asséné le dirigeant turc.

Ces propos faisaient écho aux récentes déclarations du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, qui avait formulé le vœu, fin octobre, d'une Arabie Saoudite qui serait le bastion d'un «islam modéré ouvert au monde». Partant, l'homme fort du royaume – qui contrôle les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l'économie – a récemment lancé plusieurs chantiers de réformes sociétales, telles que l'instauration du droit de conduire pour les femmes et l'ouverture de cinémas.

Vous dites que vous voulez retourner à un islam modéré mais, jusqu'à présent, vous ne permettiez pas à vos femmes de conduire une voiture

Pour autant, le président Erdogan a pris un malin plaisir à souligner ce qui constitue, selon lui, les paradoxes du haut dignitaire saoudien : «Vous dites que vous voulez retourner à un islam modéré mais, jusqu'à présent, vous ne permettiez pas à vos femmes de conduire une voiture. Y a-t-il une restriction dans l'islam interdisant aux femmes de conduire ? Il n'y a rien de tel.»

Outre des prétentions rivales à constituer une puissance majeure au Moyen-Orient, l'Arabie saoudite et la Turquie voient leurs relations tendues par la crise du Qatar : Ankara a effectivement noué des liens étroits avec cet émirat, en froid avec les autres pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite.

Source

Syrie – Le Tsar et le Sultan

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Michel Garroté  --  Le dictateur islamiste turc Erdogan va effectuer les 23 et 24 juillet 2017 une tournée dans le Golfe qui le conduira notamment au Qatar et en Arabie saoudite, en pleine crise diplomatique dans cette région. Erdogan se rendra également au Koweït, principal médiateur entre le Qatar et ses voisins du Golfe. La Turquie est un proche allié du Qatar et entretient aussi de bons rapports avec l’Arabie saoudite. L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte, qui ont coupé leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusent Doha de soutien actif aux islamistes extrémistes, d’être derrière des actions de déstabilisation dans la région et, au-delà, de se rapprocher de l’Iran chiite, le grand rival du royaume saoudien sunnite.
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Ils ont présenté une série de demandes à Doha pour mettre fin à la crise parmi lesquelles la fermeture de la chaîne Al-Jazeera, la réduction de ses relations avec l’Iran ou la fermeture de la base turque au Qatar. L’ambassadeur d’Arabie saoudite en Algérie, Dr Sami Abdullah Al-Saleh, a tout récemment déclaré que le Hamas est une organisation terroriste. Selon lui, la seule solution est que le Qatar accepte toutes les revendications de l’Arabie saoudite et de ses alliés et cesse d’héberger et de financer les organisations terroristes. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a dit espérer que la guerre au Yémen ne résulterait pas en confrontation directe entre l'Iran et l'Arabie saoudite. Mais, dans tout cela, quid de la Syrie ? Ci-dessous, les lectrices et lecteurs trouveront une intéressante interview de l'excellent géopoliticien Alexandre del Valle avec Lionel Baland du site Internet "Eurolibertés".
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Lionel Baland pour "Eurolibertés" (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Selon vous, l’objectif principal de la guerre en Irak est la création d’un Kurdistan indépendant ?
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Alexandre del Valle : Oui, en détruisant l’État irakien du parti Baas.
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Lionel Baland : La Turquie n’a pourtant pas intérêt à voir naître cet État indépendant. Pourquoi la Turquie a-t-elle combattu en Syrie le régime de Bachar el-Assad alors que cela peut conduire à l’indépendance du Kurdistan syrien ?
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Alexandre del Valle : La Turquie depuis Recep Tayyip Erdoğan n’est plus celle d’autrefois. Erdogan veut que la Turquie redevienne un peu l’Empire ottoman et il est une sorte de sultan qui défend les musulmans sunnites du monde entier. La Turquie désire jouer, à l’instar du Pakistan et de l’Arabie Saoudite, le rôle de leader des sunnites. Si vous êtes le leader des sunnites, vous êtes contre la pénétration iranienne en Irak et contre le pouvoir de Bachar el-Assad en Syrie, car cela constitue l’axe chiite que vous combattez. Cela suit donc une certaine logique. Mais cela semble contradictoire par rapport à la situation passée car autrefois la Turquie, à l’époque kémaliste et militaire, ne résonnait pas en tant que pays sunnite.
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Alexandre del Valle : Avant, la Turquie était l’alliée de Bachar el-Assad, car, à l’époque, les militaires ne raisonnaient pas en tant que sunnites, mais comme des nationalistes. Et beaucoup étaient Alevis ou francs-maçons. Ils n’étaient pas du tout religieux. Depuis que les militaires ont été renversés et que les généraux sont devenus islamistes, la Turquie n’a plus du tout la même politique internationale qu’auparavant. Elle avait une diplomatie laïque et nationaliste qui s’entendait même avec Bachar el-Assad ou son père ou l’Iran chiite. Aujourd’hui, la Turquie est pan-islamiste et se veut le chef du monde sunnite et, par conséquent, elle soutient les sunnites, donc les rebelles en Syrie.
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Lionel Baland : Recep Tayyip Erdoğan est-il un nationaliste grand turc ou un islamiste ?
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Alexandre del Valle : Les deux. Ce qui caractérise l’idéologie, intitulée « vision nationale » (Millî Görüş), qui a formé Erdogan lorsqu’il était jeune, c’est un islamisme à la turque. C’est un vrai islamisme, mais au sein duquel la Turquie serait le concurrent des Arabes. Elle serait le vrai noyau de l’islam mondial alors que les Arabes, eux, prétendent être le cœur de l’islam. C’est un mélange de nationalisme turc très arrogant et très impérial, pan-turquiste et islamiste. Erdogan fait la synthèse national-islamiste, alors que les militaires kémalistes étaient contre l’islamisme. Ils étaient nationalistes laïques.
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Lionel Baland : Erdogan s’inspire-t-il malgré tout de Mustafa Kemal Atatürk ?
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Alexandre del Valle : Non. Si ce n’est à l’envers.
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Lionel Baland : Comment expliquez-vous l’évolution des relations entre la Russie et la Turquie ?
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Alexandre del Valle : Cela montre que le monde multipolaire ne relève pas du manichéisme ou du moralisme. La Turquie a agressé la Russie en abattant un avion russe. Une crise en a résulté, ainsi que des représailles économiques et diplomatiques. Tout à coup, Erdogan est ennuyé. Il y a une tentative de le renverser.
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Alexandre del Valle : Le président russe Vladimir Poutine, qui est un grand stratège et qui est patient, s’est dit : "Voilà une occasion de faire en sorte qu’Erdogan revienne dans mon giron, afin d’ennuyer les Occidentaux. Ceux-ci ont créé la Turquie pour endiguer la Russie, donc en tant que Russe, je n’ai pas intérêt à me brouiller longtemps avec les Turcs. J’ai intérêt à ce que les Turcs me mangent dans la main".
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Alexandre del Valle : Il a donc averti Erdogan et lui a sauvé la mise et ce dernier est venu le remercier. Il est devenu le copain de la Russie. Ils n’ont pas les mêmes intérêts, mais ils se sont dit qu’ils en ont ras le bol des Occidentaux qui les ont déçus et ont décidé de s’entendre, même s’ils ne sont pas d’accord sur la Syrie. Ils se sont partagé pragmatiquement le gâteau en Syrie : "Toi, tu peux aller là. Et moi, je peux aller là". Ils se sont entendus pragmatiquement en grande partie pour lutter contre l’hégémonie occidentale.
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Lionel Baland : Pourquoi Angela Merkel a-t-elle ouvert les frontières en 2015 aux migrants ?
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Alexandre del Valle : La Chancelière allemande Angela Merkel ne résonne pas comme les dirigeants français. L’Allemagne souffre d’une forte dénatalité. Les Allemands ne font plus d’enfants et ce pays a besoin de travailleurs car l’Allemagne est un producteur de biens manufacturés. L’Allemagne est un pays mercantiliste. Ce pays n’a pas les mêmes intérêts que la France. Elle s’est dit que les migrants clandestins constitueront une main-d’œuvre assez bien formée, car les migrants ne sont pas nécessairement des analphabètes et arrivent à se payer le voyage. Ces gens ne sont pas issus des milieux les plus pauvres. Elle s’est dit qu’elle disposera d’une main-d’œuvre à bon marché qu’elle régularisera. De plus, il y a le côté allemand hara-kiri afin de se faire pardonner – en acceptant des migrants – le passé du pays.
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Lionel Baland : Divers pays musulmans se disputent-ils le contrôle du financement des mosquées en Europe ?
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Alexandre del Valle : Oui, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Maroc, le Qatar, l’Algérie, le Pakistan, les Frères musulmans se disputent le contrôle et le financement des mosquées en Europe.
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Lionel Baland : Quelle est la position des Marocains ?
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Alexandre del Valle : Ils sont très souvent d’accord avec l’Arabie Saoudite. Ils ont un double jeu. Ils se disent modérés mais ils sont très alliés à l’Arabie Saoudite.
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Lionel Baland : Pour les musulmans est-il pire d’être chrétien ou athée ?
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Alexandre del Valle : Athée est le pire. Les chrétiens peuvent payer un impôt et se soumettre en étant inférieur. Les athées ne peuvent pas être épargnés s’ils ne se convertissent pas.
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Lionel Baland : Pourquoi les Yézidis sont persécutés ?
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Alexandre del Valle : Ils sont considérés comme païens et c’est ce qu’il y a de pire pour l’islam, au même titre que les athées.
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Lionel Baland : Pourquoi l’État islamique n’attaque-t-il pas Israël ?
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Alexandre del Valle : Je pense que la thèse diffusée dans le public qui veut qu’Israël et l’État islamique soient alliés relève des thèses complotistes. La raison est que le Hamas ne tolère pas de concurrence et a empêché l’État islamique d’entrer dans la zone palestinienne (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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Source :
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http://eurolibertes.com/geopolitique/interview-dalexandre-del-valle/
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Erdogan : “J’envoie immédiatement des milliers de soldats au Qatar”

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Michel Garroté  --  Alors que les Etats-Unis ont entrepris d’accroître la pression sur le Qatar pour contraindre ce dernier à cesser son soutien au djihadisme en général et aux Frères Musulmans en particulier, la France (la "Macronie qatarisée") a opté pour un soutien inconditionnel aux islamistes et à l’émirat qatari. Le président français s’est en effet aligné  --  aux côtés de ses homologues turcs sunnites et chiites iraniens  --  sur la position du Qatar (Sarkozy et Hollande avaient déjà fait la même chose à "leur époque"...).
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L'axe Doha - Ankara - Téhéran - Paris :
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Macron a ainsi eu une conférence vidéo, avec le président turc et l’émir du Qatar, pour faire face à la crise qui oppose, d'un côté, les USA et leurs alliés du Golfe ; et de l'autre côté, l’émirat qatari et ses appuis turcs et iraniens. Donald Trump a exigé - et obtenu - de l’Arabie Saoudite et d’autres pétromonarchies sunnites qu’elles contraignent le Qatar à abandonner sa politique de soutien au terrorisme islamique. Une exigence qu’a refusé le Qatar, encouragé en cela par la Turquie, l’Iran et la France. Le Qatar est désormais coupé du reste de ses voisins arabes.
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Le nazislamiste Erdogan est toujours aussi fou :
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La Turquie raconte qu'elle va immédiatement envoyer plusieurs milliers de soldats pour assurer la "protection" de la monarchie qatarie. On espère pour Erdogan que c'est du bluff, car s'il agissait de la sorte, il le regretterait amèrement.
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Salafisme made in Saudi Arabia :
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A noter tout de même que si le petit Qatar soutient le terrorisme djihadique sunnite en général et les Frères Musulmans en particulier, la grande Arabie saoudite sunnite wahhabite, elle, soutient également le terrorisme, notamment le terrorisme sunnite salafiste.
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Concrètement, nous vivons sous la menace terroriste à cause de l'Arabie saoudite qui exporte à coups de milliards de pétrodollars  --  sur tous les continents et depuis des décennies  --  un salafisme universel, sous une forme exportable du wahhabisme saoudien.
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Blocus ou pas blocus :
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L'Arabie saoudite s'est défendue de toute volonté d'imposer un blocus au Qatar (c'est sans doute de l'humour saoudien). Concrètement, un ministre saoudien s'est défendu de tout blocus du Qatar, après avoir rencontré son homologue américain, Rex Tillerson, qui avait souhaité un allègement des mesures contre le Qatar.
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Et ce en dépit de la position de Trump, qui lui, avait personnellement sommé l'émirat qatari d'arrêter immédiatement son financement de divers mouvements terroristes. A noter tout de même qu'une base américaine se trouve toujours à Al Oudeid, au Qatar, avec plus de 10'000 hommes....
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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Trump veut-il une intervention de l’Otan au Moyen Orient ?

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Sur Média Presse Info, Antoine Lacoste (dont l'analyse, trop anti-Trump, n'est pertinente qu'en partie seulement) a récemment écrit (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : En Syrie, le front actuel le plus important concerne les avancées vers Raqqa, "capitale" de l’Etat islamique. La grande originalité de ce front, c’est que les forces spéciales américaines y sont très présentes et soutiennent activement les kurdes, chargés de libérer Raqqa.
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Antoine Lacoste : Le problème c’est après : Raqqa tombera, c’est sûr, simple question de temps. Mais que feront les Américains après ? Vont-ils repartir pour finir de s’occuper de l’Etat islamique en Iraq et laisser les mains libres aux Russes en Syrie ? Une seule chose est maintenant certaine mais elle est de taille : les islamistes ne prendront pas le pouvoir en Syrie.
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Antoine Lacoste : Les chrétiens syriens [1ère photo au-dessus de cet article] pourront donc progressivement reconstruire leurs maisons et leurs églises en remerciant les Russes de les avoir sauvés d’un génocide programmé. Parallèlement les chrétiens syriens se demanderont longtemps comment leur "vieille amie" la France a pu soutenir avec autant de zèle des bandes islamistes armées et financées par le Qatar et l’Arabie Saoudite, a récemment ajouté Antoine Lacoste sur Média Presse Info (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Intervention possible de l'Otan au Moyen Orient :
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Le jeudi 25 mai 2017, le secrétaire général de l’Otan a annoncé que l’Alliance atlantique avait décidé d’élargir son soutien à la coalition internationale anti-Daech. Le jeudi 18 mai 2017, l'aviation de la coalition avait mené par les États-Unis a frappé un convoi pro-Assad dans l’est de la Syrie, dans la zone d'At-Tan, affirmant qu’il représentait "un danger pour les forces de la coalition".
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"Les Etats-Unis proposent que l'Otan prenne en charge une mission d'entraînement des forces irakiennes après la défaite du groupe Etat islamique", avait déjà déclaré, le mercredi 17 mai 2017, le chef d'état-major inter-armées américain, le général Joe Dunford. Ces trois faits sont importants.
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Le général Joe Dunford (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : L'Otan "pourrait être idéalement positionnée pour fournir une mission d'entraînement aux forces irakiennes sur une longue période de temps", a en effet déclaré le général Joe Dunford à des journalistes, dans l'avion le ramenant d'une réunion de l'alliance à Bruxelles. De son côté, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi avait déjà indiqué que les forces irakiennes pourraient continuer d'avoir besoin d'un soutien après la défaite du groupe Etat islamique, mais n'avait pas encore formulé précisément ses besoins, a rappelé le général Dunford.
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L'Otan - Remplacer la coalition ou l'intégrer :
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La mission que l'Otan pourrait se voir confiée serait a priori cantonnée aux développement des capacités de l'armée irakienne. L'Otan pourrait aider l'armée irakienne en matière "de logistique, d'acquisitions, de développement de capacités, de formation de cadres et d'académies", a indiqué le général Dunford. Mais l'Otan resterait à l'écart des missions de conseils aux forces combattantes qui elles resteraient du domaine de la coalition contre l'EI, a-t-il ajouté. "Il ne s'agit pas de voir l'Otan faire du conseil militaire comme à Mossoul ou à Raqqa" en ce moment, a-t-il dit (les forces spéciales américaines sont actuellement très présentes sur le front de Raqqa).
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"Je ne pense pas, que nous en soyons, maintenant, au point de pouvoir envisager de voir l'Otan prendre complètement le relais de la coalition", a-t-il dit. L'administration Trump pousse l'Otan à développer son action contre les groupes extrémistes sur son flanc sud, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Séparément de la question d'une éventuelle mission de l'Otan en Irak, l'administration américaine demande déjà que l'Otan fasse partie de la coalition contre le groupe Etat islamique.
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La question a été évoquée au sommet de l'Otan à Bruxelles, le premier sommet de l'alliance auquel participe Donald Trump. Les chefs militaires des pays de l'Otan réunis se sont montrés favorables à cette proposition, selon le général Petr Pavel, le général tchèque qui dirigeait les travaux (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Erdogan nous pose un sérieux problème :
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La Turquie agira sans demander l'autorisation de personne si elle est confrontée à des attaques des milices kurdes syriennes YPG, avait indiqué le dictateur islamiste turc, Recep Tayyip Erdogan, juste après sa rencontre avec Trump à Washington (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La décision des Etats-Unis de fournir des armes aux Unités de protection du peuple kurde syrien, alors que se prépare l'offensive contre Raqqa, dernier bastion urbain de l'Etat islamique en Syrie, a provoqué le mécontentement d'Erdogan.
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Erdogan fait exprès de tout mélanger :
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Erdogan n'a pas critiqué l'option militaire américaine après sa rencontre avec Donald Trump, mais, s'exprimant un peu plus tard devant la presse à l'ambassade de Turquie à Washington, il a réitéré ses inquiétudes concernant les YPG, dont il allègue qu'ils seraient l'émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
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"Nous leur avons clairement indiqué ceci : si, se produit, une attaque, des YPG et du PYD, contre la Turquie, nous appliquerons les règles d'engagement sans rien demander à personne", a dit Erdogan (Le PYD est la branche politique des YPG et non pas du PKK comme le prétend Erdogan). Le dictateur turc a reconnu que les Etats-Unis avaient pris leur décision concernant l'offensive contre Raqqa, à laquelle la Turquie ne prendra pas part, "en raison de la présence des Unités de protection du peuple kurde syrien".
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"Nous ne considérons pas comme saine votre coopération avec un groupe terroriste à Raqqa", a encore dit Erdogan. Les Etats-Unis considèrent les milices kurdes-syriennes YPG comme un atout important dans la lutte contre l'EI en Syrie, et, ils ne font pas, à la différence d'Erdogan, d'association avec le PKK kurde-turc (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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http://www.medias-presse.info/que-cherchent-les-americains-en-syrie/74543/
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https://fr.news.yahoo.com/etats-unis-mission-lotan-lirak-post-ei-064429430.html
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https://fr.news.yahoo.com/la-turquie-se-d%C3%A9fendra-contre-une-attaque-des-061927288.html
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USA: Erdogan aurait ordonné l’attaque contre les Kurdes

Nous parlions de cette affaire déjà ici.

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Mardi soir, des membres de la sécurité du président turc ont agressé des manifestants kurdes devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie. Erdogan est désormais directement mis en cause.

USA: La sécurité d’Erdogan tabasse les opposants kurdes devant les caméras (Vidéos choquantes)

Si les présidents américain et turc ont promis de renforcer l'amitié entre leurs pays, la visite s'est soldée par de violents incidents entre le service de sécurité du président Erdogan et des manifestants pro-kurdes.

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 Selon des témoins, des gardes de sécurité du président Erdogan s'en sont pris à des manifestants pro-kurdes qui brandissaient le drapeau du Parti de l'union démocratique (PYD). Plusieurs vidéos des incidents ont été diffusées sur les réseaux sociaux. On y voit la police tenté d'empêcher les membres de la délégation truque de s'approcher des manifestants. Mais à un moment plusieurs hommes en costumes sombre, qui seraient des gardes du corps du président Erdogan, parviennent à dépasser le cordon de sécurité et assènent des coups violents aux manifestants.         

 

 

Source et article complet

Rappel:

Berne: La vidéo choc de l’affrontement entre Kurdes et Turcs que les médias ne vous montreront pas