Pakistan: Un musulman tue sa soeur parce qu’elle a épousé un chrétien

 

  • Mubeen Rajhu, 24 ans, de Lahore, a abattu sa soeur Tasleem d'une balle dans la tête lorsqu'elle était à la maison
  • Il a découvert que sa soeur musulmane avait défié la famille et avait épousé un chrétien
  • Rajhu avait été raillé par des collègues qui avaient vu sa sœur avec l'homme  

Un Pakistanais a admis avoir tué sa soeur dans un «crime d'honneur» parce qu'elle a épousé un chrétien. 

Mubeen Rajhu, 24 ans, de Lahore, a abattu Tasleem, 18 ans, d'une balle dans la tête en août après avoir découvert que sa sœur musulmane avait défié la famille et avait épousé un chrétien.

Il avait été raillé par des collègues qui avaient vu sa soeur Tasleem dans leur voisinage accompagnée de l'homme. 

Pakistan Honor Killer

Rajhu, qui est originaire d'un quartier pauvre de la périphérie nord de Lahore, a été placé en détention par la police. 

Il a dit qu'il avait demandé à sa sœur de jurer sur le Coran qu'elle ne se marierait jamais avec l'homme.

Il a déclaré: «Je lui ai dit que je n'oserais plus me montrer à l'usine, à mes voisins, alors ne le fais pas. Ne le fais pas. Mais elle ne voulait rien entendre.

«Je ne pouvais pas laisser faire cela. C'est tout ce à quoi j'ai pensé. Je devais la tuer. Il n'y avait pas de choix. Il n'y a eu aucun hurlement, aucun cri. Je l'ai juste tuée avec une balle.

Ali Raza, un collègue de travail de l'usine, a déclaré que les railleries à l'encontre de Rajhu à propos de sa sœur avaient duré pendant des mois. «Il nous disait: « Si vous ne vous arrêtez pas, je vais me tuer Arrêtez! " Les gars d'ici lui ont répondu: «Il serait préférable de tuer ta sœur".

Raza déclare encore que Rajhu leur avait dit qu'il avait acheté un pistolet. Et un jour en août, il a cessé de venir travailler.

Cependant, le père de Tasleem Mohammed Naseer Rajhu met le blâme sur sa fille. 

Il a déclaré: "Ma famille est détruite. Tout est détruit seulement à cause de cette fille honteuse. Même après la mort, je suis toujours détruit à cause d'elle."

Source Traduction Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

 

Australie : une convertie chrétienne assassinée par son mari

Nasrin Abek, une coiffeuse iranienne de 35 ans arrivée en Australie voici quatre ans, a été tuée à coups de couteau par son époux Amir Darbanou, 42 ans, dans leur appartement de Sydney mercredi 28 septembre.

La jeune femme s’était récemment convertie au christianisme. Les médias estiment que c’est cette conversion qui serait à l’origine du meurtre de la jeune femme. Le mari a été interpellé et inculpé de meurtre ; le juge a refusé toute mise en liberté sous caution.

Source : Christian Today, 30 septembre Via christianophobie.fr

Le Front National veut aussi faire interdire les croix

Le nouveau Front National de Marine Le Pen et de Florian Philippot est un parti qui joue à fond la carte de la laïcité, prétendant ainsi redresser la France. Mais pris dans cette logique de la laïcité, alors qu’ils souhaitent faire interdire la burka et le burkini, ils ont étendu leur intention au port « d’une grande croix ». Grand, c’est à partir de quand ?

Ce à quoi Robert Ménard, le maire de Béziers, a répondu :

Cette dérive est confirmée par le communiqué mièvre de Wallerand de Saint Just, député européen et trésorier National du Front National :

Dans ces conditions, seule la proposition déjà ancienne du Front national d’étendre la loi de 2004 relative à l’interdiction, dans l’espace public, de signes religieux ostentatoires, est de nature à préserver la paix publique, spécialement dans les nombreux quartiers très difficiles d’Île de France.

Comment peut-on prétendre redresser la France en la coupant un peu plus de son identité chrétienne au nom de la laïcité ? Plutôt qu’un remède, cela revient à mettre de l’acide sur une plaie déjà bien dangereuse. Le seule moyen de donner une ligne claire de sortie de crise et d’éviter une guerre civile est l’abogation de la loi de 1905 remplacée par une loi favorisant la dimension chrétienne de la France. La croix oui, la buka non. C’est assez simple.

Source

Italie: Un couple de musulmans voulait enlever le crucifix de la salle communale pour se marier. Le syndic refuse.

Rapallo - "On ne touche pas aux racines, même au crucifix". C'est la réponse du syndic de Rapallo Carlo Bagnasco à un couple de musulmans. On ne touche pas au symbole par excellence du christianisme, même s'il est placé dans un espace comme la salle du Conseil municipal qui est régulièrement accordée pour la célébration des mariages civils.

Tout a commencé quand un couple de jeunes personnes de religion islamique - elle d'origine de Rappallo, lui est né en Albanie, les deux résidant en France - s'est tourné vers les bureaux de la municipalité riveraine en exprimant l'intention de célébrer le rite au coeur de l'assemblée de la ville. « Cependant, la mère de la mariée a déclaré lors de la visite avec le personnel de la commune que le crucifix ne devait pas rester ». La demande d'enlever le symbole "déplaisant" est arrivée jusqu'à l'oreille du syndic. Celui-ci a répondu en retour qu'il n'était pas question d'y penser, ne fût-ce qu'un instant. Résultat: le mariage ne se fera pas.

"Dans la salle il y a aussi des fresques religieuses. Qu'est-ce que nous faisons? Nous enlevons tout? Demande Philip Lasinio, adjoint du volcanique Bagnasco - Pour notre part, nous avons dit que nous étions disponibles pour célébrer cette fête dans une autre pièce de la Commune.

Y compris dans ce cas dans celle du syndic. Et gratuitement. "Et puis il y a la Villa Tigullio et le château antique sur la mer, bien que pour ces deux solutions il y ait un prix à payer. Pour la mère de la jeune musulmane "rejetée", le litige porte sur un autre élément: «Nous avons demandé la célébration du mariage civil - déclare-t-elle - et dans ces endroits civils, il ne devrait pas y avoir de symboles religieux."

Source Traduction Christian Hofer pour Les Observateurs.ch

Nigéria : Boko Haram veut « tuer tous les chrétiens » et « faire sauter toutes les églises »

La rumeur circulait depuis quelque temps : Abubakar Shekau, chef du Boko Haram, qui avait disparu des radars depuis l’été 2015, a été dégagé par l’État Islamique au profit d’un autre sauvage de la même farine : Abu Musab al-Barnawi.Al-Barnawi” veut dire que le nouveau chef est originaire de l’État de Borno, au nord du Nigéria : c’est un “nom de guerre”, l’identité réelle du personnage n’est pas encore certaine mais il est probable qu’il s’agisse du dernier fils subsistant du fondadeur de Boko Haram : Mohammed Yusuf.

Ce changement de dirigeant ne changera rien pour les chrétiens du Nigéria car la haine antichrétienne de Abu Musab al-Barnawi n’est pas inférieur à celle de son prédécesseur… En manière de présentation de son programme, le nouveau chef du groupe terroriste musulman, a accusé l’Occident de vouloir « christianiser la région » – on aura vraiment tout lu… – et s’engage à y tuer « tous les chrétiens » et à faire sauter « toutes les églises » pour la « cause d’Allah ». Ce sont les priorités de son “programme”… mais, attention : pas d’amalgame !

Source : India Today, 4 août via christianophobie.fr

Pontoglio (I) : 5.000 euros d’amende pour un panneau pro-culture chrétienne

Légende du panneau ci-dessus : Pontoglio Pontoi : village de culture occidentale et de profonde tradition chrétienne. Celui qui n'a pas l'intention de respecter la culture et les traditions locales est invité à s'en aller

Depuis le 30 novembre dernier, chaque personne arrivant à Pontoglio, une commune de 7.000 habitants (province de Brescia), était accueillie par de singuliers panneaux.

On y lisait : "Village de culture occidentale et de profonde tradition chrétienne", et dessous, une invitation à se rendre ailleurs pour celui qui ne respecterait pas la culture locale. Cela a valu à la commune 5.000 euros d'amende même si, entre-temps, espérant éviter une condamnation, les autorités avaient enlevé les panneaux.

L'ordonnance du tribunal de Brescia déclare : "Discrimination collective envers les migrants et envers tous ceux qui professent une religion autre que le Christianisme". Selon le juge, "la tradition chrétienne ne peut être instrumentalisée par un organisme public pour empêcher ou influencer le libre exercice des droits constitutionnels de ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce substrat culturel".

La fondation Guido Piccini et l'Association des études juridiques sur l'immigration sont à l'origine de la dénonciation. "Ces panneaux sont contraires aux dispositions du code de la route et sont discriminatoires" avaient-ils accusé; ils demandaient également leur retrait et qu'on les remplacent par d'autres où il serait écrit : "Soyez les bienvenus quelle que soit votre religion, votre culture, votre origine ethnique, votre condition sociale".

Mais le juge a décidé de condamner la commune à un amende de 5.000 euros. Et dorénavant, à l'entrée du village, il n'y aura plus qu'un panneau marron où il sera simplement écrit : Pontoglio

Source en italien / Traduction D. Borer pour Lesobservateurs.ch et Eurolibertés

Irak : plus que 50 000 chrétiens ?

En 2003, sous le régime de Saddam Hussein, on comptait 1,4 million de chrétiens en Irak. L’ONG catholique Aide à l’Église en Détresse n’en estimait plus le nombre qu’à 300 000 en octobre 2015.

Mark Lattimer, qui dirige à Londres le Minority Rights Group, estime, selon la Thomson Reuters Foundation, que le nombre des chrétiens en Irak se situerait à moins de 250 000 et peut-être même autour des 50 000…

Source : The Christian Post, 5 juillet Via christianophobie.fr

Regardez les bien, ces réfugiés, ce sont les soldats de la conquête

Finalement tout doit être bien, puisque le Christianisme c'est "je donne donc je suis", et que l'Islam c'est "je prends donc je suis".

Imaginons un végétarien qui veut convaincre un cannibale: le cannibale  applaudit le végétarien et se rapproche de lui pour l'embrasser. Vous imaginez la suite.

Déjà en 650, l'Eglise a mis trois siècles pour accepter la naissance d'Ordres combattants et les tentatives de reconquête des Croisades.

A l'Est, le Bouddhisme avait les mêmes crédulités d'amour et les mêmes réticences et a disparu après les 80 millions de morts de l'Indu-koush.

Depuis l'aube de l'Humanité, on tue. Comment imaginer que maintenant c'est fini?

Depuis 2 siècles, c'est à dire depuis les défaites de 1816, la France n'est qu'une longue histoire de guides politiques prétentieux, menteurs et corrompus, de désastres militaires -1870, 1914, 1940- et de chefs incapables, et d'un peuple perverti, donc lâche et naïf. Aujourd'hui des fêtards LGBT, admirateurs de toutous et de foot.

Les Anglais se sont eux réveillés.

Mais nous? S'humilier, se ruiner, se déculturer, se désidentifier, au nom du Vivre-ensemble ?

Ensemble avec QUI?

La trahison et le renoncement sont une habitude récurrente en France depuis déjà l'alliance de François 1er avec le sultan contre la Chrétienté, jusqu'à l'abdication délibérée aujourd'hui de notre souveraineté nationale dans les honteux traités Eurabia et dans une Union Européenne sans identité, sans courage et sans âme.

Les crédules gauchistes d'aujourd'hui sont les mêmes stupides chrétiens d'hier et d'aujourd'hui, qui hier colonisent sans convertir, et aujourd'hui embrassent leurs envahisseurs.

Regardez les bien ces "réfugiés", ce sont les soldats de la Conquête. Et nous allons même les chercher aux côtes de la Libye et de la Turquie. Et les chouchouter; allez les voir se prélasser dans nos jardins publics, nous leur donnons des avantages et des Droits que les citoyens n'ont pas, nous construisons leurs lieux de Culte, bafouant la Laïcité constitutionnelle, et nous bâillonnons et pourchassons les patriotes lucides qui crient "au fou!".

Tout le monde trouve normal tous nos ministres étrangers qui pervertissent notre Histoire, notre enseignement, notre Justice et nos lois, alors que la réciprocité serait impensable.

Pourtant le caractère généralisé, anarchique et imprévisibles de tous ces attentats "allah akbar" prouve bien que nous sommes dans la guerre de Civilisations.

"Il faut une mission dans la tête de ces lâches pour en faire des courageux" nous disait Georges Bernard Shaw.

Quand je constate les merveilles du Génie français, l'histoire de ces Rois qui ont fait la France, langue, architecture, arts, Littérature, ce peuple mérite mieux que ça.

Où est il ce chef charismatique, pédagogue, intelligent, lucide et aussi impitoyable que nos ennemis, ce "Tyran Juste" qui nous rendra notre bonheur et notre fierté, qui ne confondra plus l'économie et la politique?

Il reste peu de temps.

Louis LEFANT

Paru en premier sur Riposte Laïque

Le Pape ne reconnait pas les racines chrétiennes de l’Europe: “C’est une vision colonialiste, vengeresse.”

Christian Hofer: On rappellera que ce Pape est Argentin. En Argentine, l'islam ne représente... qu'1%. Sa propagande s'articule sur un exemple pour le moins fallacieux afin de nous obliger à accepter une immigration musulmane de masse tout en escamotant ce qui se passe pour les chrétiens d'Orient génocidés qui ont REELLEMENT vécu la présence de l'islam chez eux. Ce n'est ni plus ni moins que de la manipulation qui se base sur la même stratégie constatée dans nos journaux: biaiser la vérité, endormir les gens, compartimenter ou étouffer les informations dangereuses.

Le terme même de "colonialisme" n'est usité que par la caste d'extrême gauche afin de culpabiliser les Européens alors même que ce sont ces derniers qui sont envahis aujourd'hui. C'est dire par quoi les catholiques sont guidés aujourd'hui.

Mais ce Pape ose dire à des pays européens qui ont déjà subi des attentats islamiques qu'il faut "s'ouvrir", discours d'extrême gauche s'il en est! Aucune remarque non plus concernant les agressions sexuelles sur nos femmes et nos filles de la part des migrants: c'est le même déni que l'on retrouve chez la gauche.

On remarque encore qu'il n'accuse jamais les riches pays musulmans de ne pas accueillir des migrants: ce sont les pays aux racines chrétiennes qui doivent subir cette moraline grotesque.

Enfin ce Pape met sur un même pied d'égalité la religion chrétienne, présente depuis des siècles en Europe et pacifiée, avec l'islam revendicatif qui discrimine les non musulmans et les traite de kouffars. Pire, notre Croix devient un support aux revendications de l'islam. Pendant ce temps, certains pays musulmans peuvent sans problème interdire les symboles chrétiens ou les bibles. En vérité, ce Pape n'a fait qu'une seule chose depuis qu'il occupe son poste : tenter de détruire les racines européennes et chrétiennes. Un Pape qui ne défend pas le Christianisme est contraire à la foi chrétienne.

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Dernier axe fort de cette interview, qui permet par ailleurs de mieux comprendre la vision du Pape sur la France, la question des racines de l’Europe, des migrants, de l’islam et de la laïcité. Le pape François reconnaît les «racines» de l’Europe mais «au pluriel».

Quand il entend parler des racines chrétiennes de l’Europe», il «redoute» une vision «triomphaliste ou vengeresse», «colonialiste». Bien sûr l’Europe ne peut pas «ouvrir grandes les portes de façon irrationnelle» aux migrants, il faut être «juste et responsable», mais «le pire» serait de les «ghettoïser» alors «qu’il faut au contraire les intégrer». Quant à l’islam, il pense «sur le fond que la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible.

Je viens d’un pays où ils cohabitent en bonne familiarité», et précise: «Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire. De même, si un catholique veut porter une croix Il conclut: «La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. (…)

La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous.»

Le Figaro via Fdesouche.com

Rappels:

Migrants : Le Pape appelle à « construire des ponts et à abattre les murs ». Il est félicité par les dirigeants de l’UE.

Pape François : « l’Europe ressemble à une grand-mère vieille et stérile »

Enquête: En 2070, les musulmans seront plus nombreux que les chrétiens

Selon une enquête Pew Research Center, qui a publié en avril une étude sur le paysage religieux dans le monde en 2050, les musulmans représenteront alors 29,7% de la population, contre 31,4% pour les chrétiens. Selon cette projection, on assistera donc à une forte croissance de l'islam, due notamment au taux de fertilité bien plus important au sein de cette religion. En 2070, les deux principales religions du monde devraient être à «égalité», et l'islam prendra ensuite les devants. C'est en Afrique que les chrétiens devraient le mieux «résister».

Les sans religion devraient, eux, s'avérer moins nombreux proportionnellement à la population mondiale, mais augmenter dans des pays comme les Etats-Unis et la France, au point de devenir majoritaires dans l'Hexagone.

Source

Histoire vivante: La fin des chrétiens d’Orient?

Aujourd'hui, onze millions de chrétiens vivent encore aux Proche et Moyen-Orient.

Au cours de leur histoire, qui remonte à plus de 2000 ans, ils ont été discriminés et chassés mais sont toujours parvenus à survivre. Désormais lâchés par les puissances occidentales, ils sont menacés de disparition.

Vidéo visible sur la Source

Pendant ce temps, le Pape accueille des familles musulmanes au Vatican...

Pape François : « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. Mais cela va nous enrichir »

Mardi 1er mars le pape François a reçu à Rome, en audience privée, une délégation d’acteurs du christianisme social. Une rencontre organisée à l’initiative des Poissons roses et à laquelle Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, participait. Récit.

(…) L’Europe, un lieu devenu vide ? L’expression est forte. Elle vise juste et fait mal. Elle est aussi angoissante. Car dans l’histoire des civilisations le vide appelle toujours le plein. D’ailleurs, le pape se fait clinique. « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social », affirme-t-il froidement, comme on relèverait que le fond de l’air est frais. Mais il enchaîne très vite, et les théoriciens du « grand remplacement » cher à l’extrême-droite en seront cette fois pour leurs frais : « Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. »

Quel homme d’Etat portera un tel renouveau ? « Parfois je me demande où vous trouverez un Schuman ou un Adenauer, ces grands fondateurs de l’union européenne », soupire le pape. Et d’enchaîner sur la crise de l’Europe, minée par les égoïsmes nationaux, les petits marchandages et les jeux à courte vue. « On confond la politique avec des arrangements de circonstance. Bien sûr il faut aller à la table de négociation, mais seulement si l’on est conscient qu’il faut perdre quelque chose pour que tout le monde gagne. »

La Vie

La Russie est le rempart de la culture judéo-chrétienne

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L'Europe, du moins sa partie ouest, semble avoir perdu sa colonne vertébrale. Ce n'est pas le cas de la Russie. Ce n'est pas le cas de la droite américaine avec Donald Trump. Ce n'est pas le cas d'Israël avec Binyamin Netanyahu. Ce n'est pas le cas de l'Europe centrale et orientale. Ce n'est pas le cas de certains pays de l'Europe nordique. Mais c'est bel et bien le cas de la partie ouest de l'Europe, notamment la France.
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Même le Front national, avec son anti-libéralisme obsessionnel, n'apporte pas de vraies solutions, en particulier au plan économique. Les athées souverainistes, eux non plus, n'apportent pas de vraies solutions, car ils se focalisent principalement sur l'islam conquérant, ce qui est à la fois très bien et très insuffisant. Les catholiques français sont ultra-minoritaires, très divisés et complètement déboussolés. La France, celle de la Cinquième République, a décidé de tourner le dos à la culture européenne, culture autant judéo-chrétienne que gréco-romaine.
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Ce n'est pas le cas de l'Espagne et de l'Italie. Mais c'est sans conteste le cas de la France. L'ensemble des médias français, jadis quatrième pouvoir, cet ensemble est devenu le premier pouvoir et il compte le rester à n'importe quel prix. Les politiciens français sont soumis à ce premier pouvoir, celui des médias, et ils ne pensent qu'à une seule chose : lui plaire. C'est dans ce contexte que la Russie est, peut-être, devenue à la fois la représentante et le rempart de la culture judéo-chrétienne.
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Le philosophe catholique Elton Chitolina a récemment écrit à propos de la Russie et à propos de Poutine (extraits adaptés ; voir liens vers sources en bas de page) : En décembre 2013, le journal britannique The Telegraph observait que le président russe Vladimir Poutine avait « lancé la Russie en position d’arbitre moral du monde » lors de son discours annuel sur l’état de la nation, à la tonalité résolument conservatrice : « Poutine a défendu les valeurs de plus en plus conservatrices de son gouvernement et déploré la “révision des normes morales et éthiques” en Occident et dans d’autres parties du monde. “Cette destruction des grandes valeurs traditionnelles, avait-il déclaré, n’entraîne pas seulement des conséquences négatives pour la société ; elle est aussi intrinsèquement anti-démocratique et va à l’encontre de la volonté de la majorité populaire” ; ajoutant que la société ne peut tirer aucun avantage quand on met sur le même plan “le bien et le mal”. Et le président russe de conclure : 'Les valeurs traditionnelles sont un rempart contre cette tolérance – asexuée et stérile' ».
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Elton Chitolina : En février de la même année, Poutine avait appelé à une influence accrue de l’Église orthodoxe dans le pays ; il avait conduit la Russie à résister à la progression de l’agenda « gay », en interdisant la « publicité des relations sexuelles non traditionnelles » pour mineurs. Toujours en 2013, en novembre, il avait rendu visite au pape François au Vatican et, aux côtés du Souverain Pontife, avait embrassé une icône de la Vierge. À l’époque, cette rencontre avait été ainsi commentée sur les réseaux sociaux : « Si, en 1959, vous aviez dit à un catholique ou à toute autre personne que le président russe embrasserait une image de la Vierge Marie aux côtés du Pape, tandis que le président américain soutiendrait l’avortement, ignorerait l’ambassade du Vatican, lancerait des avions sans pilotes comme armes de guerre, envahirait la vie privée des personnes et espionnerait les dirigeants étrangers, ce catholique ou toute autre personne aurait trouvé que vous avez fumé quelque chose de très, très fort ».
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Elton Chitolina : Mais tous n’accueillent pas sans méfiance ce « nouveau leadership moral » de Vladimir Poutine : « Poutine va faire ou dire n’importe quoi pour promouvoir la Russie et son propre pouvoir. La Russie n’est pas la boussole morale de mon pays, sans parler de celle du monde », tempère Anthony Esolen, professeur de littérature au Providence College, États-Unis. Même en prenant du recul, tout le monde ne condamne pas ce « nouveau leadership moral » de Poutine : « Il faut se méfier de l’utilisation que fait Poutine de l’Église russe pour soutenir son régime, qui est très imparfait, basé sur le capitalisme de copinage et sur des tactiques autoritaires. Néanmoins, même ainsi, les politiques de Poutine sont bien plus alignées sur la loi naturelle que les politiques du gouvernement Obama », souligne pour sa part l’écrivain américain, John Zmirak. Et John Bergsma, professeur de Théologie, Université franciscaine de Steubenville aux États-Unis, de résumer : « Côté positif : la Russie s’est faite l’alliée des ONG pro-famille à l’ONU, elle est l’un des rares pays développés agissant contre la “gauche sexuelle”, qui consacre l’homosexualité comme un droit de l’homme. D’un autre côté, le gouvernement russe souffre de la corruption à des niveaux élevés, ne protège pas toujours les droits de l’homme et la structure familiale russe n’a pas encore été rétablie après des décennies de matérialisme athée forcé. L’accès à l’avortement est facile, les taux d’avortement et de divorce sont encore très supérieurs à ceux des États-Unis, les unions matrimoniales ne sont pas généralisées et sont de courte durée. Par une ironie du sort, Poutine a divorcé au début de cette année. En même temps, le parti du gouvernement russe perçoit la nécessité d’un retour à des lois pro-famille traditionnelle ; il reste à la nation un long chemin à parcourir avant de devenir une société idéale ».
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Elton Chitolina : Toutes ces considérations sont à prendre en compte pour cerner dans le contexte actuel le façon dont se déploie le « leadership moral russe » dans le monde. Aujourd’hui, il existe donc trois moyens principaux par lesquels la Russie impose ce leadership moral, ou du moins une « influence politico-militaire mêlée à des éléments de morale » : la division de l’Ukraine, où persistent les conflits et où la Russie affirme qu’elle se borne à soutenir le droit des Ukrainiens de l’Est à s’unir politiquement à la Russie dont ils se considèrent les enfants par la culture ; la Syrie, où les Russes combattent l’État islamique en se positionnant en faveur du régime de Bachar al-Assad, qu’ils considèrent légitime et qui serait, selon eux, victime des intérêts des États-Unis et de ses alliés préoccupés non pas de la légalité, mais de pétrole ; et l’expansion de l’Église orthodoxe, dont la direction est accusée, depuis des décennies, d’asservissement au régime soviétique et, après la chute du communisme, aux intérêts politiques du Kremlin. Telles sont les diverses faces des multiples monnaies - russes et non russes - dont il faut tenir compte dans la « comptabilité » complexe du contexte moral actuel de l’humanité, avec toutes les conséquences qu’on peut en attendre : sociales, politiques, économiques et religieuses, conclut Elton Chitolina (fin des extraits adaptés ; voir liens vers sources en bas de page).
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Michel Garroté, 25.2.2016
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http://fr.aleteia.org/2016/02/24/la-russie-rempart-de-la-morale-dans-le-monde/
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http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/russia/10513330/Vladimir-Putin-claims-Russia-is-moral-compass-of-the-world.html
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Au Soudan un esclave chrétien coûte 300 euros, une fillette 250 euros

Témoignage glaçant du père Antonio Aurelio Fernandez sur l’esclavage (grande majorité de chrétiens) au Soudan. Solidarité Internationale Trinitaire est un organisme, fondé en 1999 par les Pères Trinitaires, qui soutient les personnes persécutées dans le monde à cause de leur foi. En outre, les enfants soudanais chrétiens vendus par des marchands d’esclaves islamiques.

Sur la vidéo à 8:40

Pour comprendre l’histoire tragique du Soudan où les chrétiens du sud ont dû lutter pendant 30 ans pour résister à l’islamisation depuis l’imposition de la charia en 1983, regarder ces deux autres émissions 1 et 2.

Source : Observatoire de l’islamisation

La laïcité est « un outil de liberté qui visait les catholiques et non les musulmans »

Philippe Doucet, député du val d’Oise et ancien maire d’Argenteuil, a reçu Iannis Roder, professeur d’histoire-géographie dans un collège de Seine-Saint-Denis pour évoquer l’antisémitisme et la laïcité dans les banlieues.

Si la plupart des élèves qui les portent sont issus d’une immigration arabo-musulmane plus ou moins récente, il reste difficile d’identifier précisément l’origine des préjugés.

[...]

« Il faut montrer combien la conquête de la laïcité a été violente. Au moment de la Révolution française, des Inventaires…Rien de comparable avec ce qui se passe aujourd’hui. » [avec l'islam].

L’histoire joue également un rôle fondamental dans la transmission de la laïcité à condition de l’historiciser, de la replacer dans le temps long. La laïcité se définit par la liberté de culte mais, avant toute chose, elle est une conquête. Rappeler le poids de l’Eglise catholique pendant des siècles en France permet de remettre la laïcité en perspective et de ne pas la présenter comme un concept désincarné, imposé par le haut et que l’on n’explique pas.

Ainsi, à ceux qui pensent que la laïcité est une arme contre l’Islam, l’histoire répond qu’elle est une arme contre l’obscurantisme et un outil de liberté qui visait les catholiques et non les musulmans.

huffingtonpost

Forte augmentation des persécutions anti-chrétiennes en 2015

2015, année de « débordement » des « persécutions » anti-chrétiennes, avec la Corée du Nord en tête et l’extrémisme islamiste largement en cause ailleurs : l’ONG Portes ouvertes a publié mercredi son classement des pays où les violences et discriminations sont les plus fortes contre chrétiens.

Au moins 7.100 chrétiens ont été tués dans le monde en 2015 « pour des raisons liées à leur croyance« , soit une augmentation de 63% par rapport à 2014, selon l’index annuel de cette organisation protestante évangélique fondée aux Pays-Bas.

« Chaque année ce nombre ne cesse d’augmenter, montrant une croissance de la persécution contre les chrétiens dans le monde« , écrit Portes ouvertes (Open Doors) dans son rapport, qui fait état de 1.201 morts en 2012, 2.123 en 2013 et 4.344 en 2014.

L’ONG précise que ces chiffres, fruits d’informations de terrain et de divers recoupements (internet, presse…), « ne concernent que les assassinats de chrétiens prouvés de manière certaine », et affirme qu’ »ils sont donc en dessous de la réalité« . Plus de 4.000 chrétiens (4.028) ont été tués dans le seul Nigeria, notamment sous l’effet des agissements du groupe djihadiste Boko Haram, mais aussi, pointe Portes ouvertes, d’exactions commises par des bergers peuls.

Le nombre d’ »églises ciblées » (attaquées voire détruites, pillées, fermées, confisquées…) a lui plus que doublé en un an, passant de 1.062 en 2014 à 2.406 en 2015, dont 1.500 rien qu’en Chine.

Le Nouvel Obs

Le silence de l’Église face à l’islam

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Le grand silence (Le grand silence de l’Église de France face à l’islam), c’est le titre d’une interview avec l’historien, politologue et soviétologue français Alain Besançon publiée dans le plus grand hebdomadaire d’actualité polonais, la revue catholique Gość Niedzielny. Car contrairement à leurs homologues français, les membres du clergé et les grands médias catholiques polonais ne font pas dans le politiquement correct et ils s’étonnent ouvertement de la veulerie et du manque apparent de foi des évêques et des prêtres exerçant sous l’égide du primat des Gaules. Depuis plusieurs décennies, une majorité d’évêques appellent ouvertement à voter contre le Front National en incitant les fidèles à voter pour les partis les plus pro-avortement, pro-euthanasie et pro-LGBT ?

Dans les colonnes de Gość Niedzielny Alain Besançon le dit ouvertement à propos des attentats du 13 novembre : « nous avons ce que nous avons voulu ». Ce qui nous arrive est la conséquence de l’attitude de soumission de la France face à l’islam, à cause des sentiments de culpabilité mal placée liée à la colonisation. Ceci nous a incités à accorder beaucoup plus aux musulmans que ce dont avaient bénéficié d’autres immigrants avant eux : Portugais, Espagnols, Italiens, Polonais… Alors qu’à la différence de ces derniers les musulmans ne s’assimilent absolument pas, car leur religion est une religion d’expansion qui pousse ses fidèles à dominer, y compris par la violence, sur tout territoire où ils se trouvent.

Pour Besançon, on aurait dû expliquer aux Français ce qu’est l’islam, et l’Église aurait dû être en première ligne pour parler de l’islam à ses fidèles. Mais l’Église de France a préféré se taire,  comme elle s’était tue dans le passé face au nazisme et au communisme. Ancien communiste converti au catholicisme, l’historien reproche à l’Église son angélisme face à l’islam, et fait remarquer que si l’on parle souvent des Français qui deviennent musulmans, on tait les musulmans qui se convertissent au christianisme au risque d’être tués par leurs anciens frères de religion. Des musulmans qui se plaignent souvent, même si Besançon n’en parle pas dans cet entretien, du manque de soutien de la part de l’Église. Alain Besançon rappelle que depuis le XIVe siècle, il n’y a eu aucun cas de cohabitation pacifique durable sur un même territoire de musulmans et de représentants d’autres religions.

L’historien, dans cet entretien à l’adresse des catholiques polonais, se demande si l’Église de France a encore la foi. Il lui reproche d’avoir perdu son identité en s’imprégnant des principes républicains de la laïcité, ce qui la laisse désarmée face à l’expansion de l’islam. Et ce n’est sans doute pas une exagération de Besançon. Il suffit pour s’en convaincre de se demander si l’Église a le courage d’annoncer le Christ ressuscité aux musulmans. Le cardinal Barbarin, lui, préfère paraît-il réciter la profession de foi musulmane quand il est avec des disciples de Mahomet.

Alain Besançon ne croit pas à un rôle salvateur de la Russie (voir son livre Sainte Russie très critique vis-à-vis de la Russie passée et actuelle et il met par contre beaucoup d’espoir dans la Pologne pour remettre l’Europe sur le droit chemin. Mais avant tout, dit-il, il faudrait à la France  de nouveaux saints, une « explosion de sainteté » comme seul remède possible face à l’islam. Et l’historien de rappeler le roi catholique polonais Jean III Sobieski qui a mis les Turcs en déroute à la bataille de Vienne en 1683, fermant aux musulmans les portes de l’Europe occidentale pour plusieurs siècles. « Nous sommes venus, nous avons vu, Dieu a vaincu », écrivit le souverain dans une lettre au pape Innocent XI après sa victoire sur les troupes ottomanes supérieures en nombre.

Innocent XI qui a donné à Jean III Sobieski le titre de « défenseur de la foi », tandis que le pape actuel et les évêques de France de notre époque l’auraient sans doute enjoint d’accueillir dans les paroisses de son pays tous ces Turcs à la recherche d’une vie meilleure en Europe. Alain Besançon critique d’ailleurs les propos du pape François sur le véritable islam qui s’opposerait à la violence. « Affirmer que l’islam apporte la paix est d’une grande légèreté », accuse l’historien.

A l’heure où le fossé se creuse entre Islam* et Chrétienté, Péroncel-Hugoz, de son côté, revient sur une expérience oubliée de rapprochement interreligieux qui se déroula jadis au Maroc : Le dialogue islamo-chrétien est au plus bas, en lambeaux même. D’un côté acrimonie et ressentiment, de l’autre méfiance et soupçons. Le climat est lourd. Il n’en a pas toujours été ainsi, notamment au Maroc de 1952 à 1965, pourtant à une époque de grandes turbulences entre Arabo-berbères et Européens, entre République française et Empire chérifien puis Royaume du Maroc.

Une remarquable exposition très concrète, très parlante, peu visitée hélas, démontre sans conteste possible, avec documents rares ou inédits à l’appui, en particulier les précieuses photos en noir et blanc de Belin, qu’en Chérifie, le fameux « dialogue islamo-chrétien » a connu une décennie en or au mitan du XXe siècle. Une expérience prometteuse qui a tourné court pour d’obscures raisons, alors qu’elle aurait peut-être pu, sur sa lancée marocaine, gagner d’autres espaces géopolitiques et promouvoir ainsi cet « Islam du Juste Milieu » qui reste une spécificité du Royaume alaouite, défendue avec discrétion mais constance depuis le règne de Moulay-Youssef (1912-1927) et sous ses trois successeurs, par le Makhzen politique et diplomatique ; spécificité qui, à notre époque, fait rêver quelques mosquées françaises, belges ou hollandaises ainsi que des courants mahométans raisonnables à Dakar, Bamako, Niamey, Abidjan ou Moroni.

Donc, à la veille du millésime 1950, le pape Pie XII nomma vicaire apostolique à Rabat (l’archevêché ne date que de 1955) Mgr Lefèvre (un quasi homonyme de Mgr Lefebvre, cet archevêque de Dakar qui devait créer en Suisse romande une célèbre dissidence « intégriste » de l’Eglise catholique). Ce vicaire apostolique favorisa une entreprise spirituelle inédite au Maroc, et très réfléchie, de rencontres intellectuelles entre musulmans et chrétiens, plus quelques israélites. La base matérielle de ce projet fut installée non loin d’Azrou, dans le site atlassique à la sauvage beauté de Toumliline (écrit aussi parfois Tioumliline) où fut construit un monastère, en accord avec le Palais et la Résidence, pour une vingtaine de religieux bénédictins, membres d’un ordre vieux de 1500 ans, fondé par l’Italien saint Benoît de Nursie (480-547) et mis à jour en 1952 par Pie XII. Le mot d’ordre de Mgr Lefèvre fut d’emblée : « Respecter la religion musulmane et faire tomber les barrières ! ». Cependant, il semble que la politique politicienne et des jalousies personnelles s’en mêlèrent, faisant d’un lieu voué à la spiritualité des deux principales fois révélées, une aire de discussions politiques entre libéraux français et nationalistes marocains, dont Mehdi Ben-Barka. L’engagement idéologique de certains moines fut tel qu’en 1956 on vit flotter sur Toumliline l’emblème du Front algérien de libération nationale.

Néanmoins d’actifs échanges culturels et spirituels, moins politisés, se développèrent quand même à « Toum », avec la bénédiction affichée du Palais, surtout après le recouvrement de sa souveraineté par Rabat en 1956. On vit défiler chez les bénédictins de larges échantillons de l’univers islamo-chrétien, et jusqu’au prince héritier, le futur Hassan II, et également la plus énergique de ses sœurs Lalla-Aïcha. Reçu à Rabat en 1957 par le sultan-roi Mohamed V, l’omniprésent prieur de « Toum », Dom Denis Martin, poussa sa sympathie pour la dynastie alaouite jusqu’à baiser** publiquement la main de Sa Majesté chérifienne, comme le fit aussi Henryane de Chaponay, descendante directe de Louis-Philippe 1er, roi des Français (1830-1848) et alors agricultrice à Sidi-Bouknadel, au nord de Rabat.

En ces années bénies, « Toum » reçut étudiants et savants, religieux et laïcs, hommes et femmes, le cheikh Ben-Larbi Alaoui, l’orientaliste Louis Massignon, le journaliste Moulay-Ahmed Alaoui, etc. sans compter penseurs ou curieux d’une douzaine de nations, du Japon à l’Ibérie via les Indes. Août 1957 connut l’apogée de cette période faste avec un discours œcuménique in situ du futur Hassan II, lequel se restaura assis par terre avec des chrétiens tandis que Driss M’hamedi, ministre de l’Intérieur, jouait du tambourin et que Mahjoubi Aherdane, gouverneur de Rabat, esquissait une danse berbère.

Régnait alors un climat non seulement fraternel et chaleureux mais aussi et surtout confiant et égalitaire, et donc propice à cette intercompréhension d’où aurait pu sortir un durable rapprochement entre chrétiens et musulmans. Hélas le bouillonnement culturel de « Toum » ne plaisait pas à tout le monde, notamment, dit-on, à certains membres de l’Istiqlâl. En 1965, le monastère ferma ses portes, ne revivant qu’à notre époque, le temps que le Français Xavier Beauvois y tourne le film de haute volée « Des hommes et des dieux » (2010), palme d’or à Cannes, inspiré par la tuerie des moines de Tibarine, en Algérie (1996). A ce sujet, notons que le dernier rescapé de ce massacre est venu se réfugier à Midelt, dans l’unique congrégation monastique contemplative de tout le Maghreb, Notre-Dame-de-l’Atlas, où certains croyants des deux bords voient parfois un potentiel second Toumliline, pour que puisse enfin s’accomplir le vœu de Mohamed V, exprimé en août 1956, à Rabat, de voir le Maroc devenir « un lien entre civilisations d’Orient et d’Occident ». Inchallah.

* Rappelons qu’en français Islam prend une majuscule quand il désigne la civilisation, la communauté humaine (comme Chrétienté, Occident, etc.) et une minuscule lorsqu’il concerne la religion (comme on dit le shintoïsme, le catholicisme, etc.).

** En principe ce ne serait plus possible sous Mohamed VI lequel, en tournée africaine, a fait savoir que seuls ses sujets (musulmans ou juifs) avaient la possibilité, s’ils le désiraient, de pratiquer le baisemain royal.

Michel Garroté, 16.12.2015

http://www.ndf.fr/les-religions/09-12-2015/le-grand-silence-de-leglise-de-france-face-a-lislam#.VnAfvr-NGM9

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2015/12/15/et-si-toumliline-avait-continue-5731500.html

Repris du journal en ligne marocain le 360 du 12.12.2015
   

Pape François : le fondamentalisme est « une maladie de toutes les religions »

Plus de deux semaines après les attentats du 13 novembre à Paris, le pape a insisté sur le fait que l’islam n’était pas la seule religion concernée.

Le pape François a condamné lundi le fondamentalisme en assurant qu’il n’était « pas religieux », même si c’était « une maladie de toutes les religions«, à commencer par le catholicisme qui n’a pas compté que des saints.

« Le fondamentalisme est toujours une tragédie (…). Il n’est pas religieux, il lui manque Dieu, il est idolâtre« , a déclaré le pontife argentin à la presse dans l’avion qui le ramenait à Rome après une tournée en Afrique.

Interrogé sur la menace qui s’est encore une fois concrétisée dans les attentats du 13 novembre à Paris, le pape a insisté sur le fait que l’islam n’était pas la seule religion concernée. « Nous, catholiques, nous en avons quelques-uns, et même beaucoup des fondamentalistes. Ils croient avoir la vérité absolue et salissent les autres, avec les diffamations, ils font du mal. Et je dis cela parce que c’est mon Eglise« , a-t-il déclaré.

Si ces fondamentalistes catholiques s’expriment encore, ils ont aussi laissé des traces sanglantes dans l’Histoire: « Catherine de Médicis n’était pas une sainte« , a ainsi relevé le pape au sujet de cette reine de France ayant ordonné le massacre de la Saint-Barthélémy contre les protestants en 1572.

«Chrétiens et musulmans sont frères»

Le pape François s'est rendu à la mosquée centrale de Bangui, dans le quartier du PK-5, théâtre d'atrocités pendant les massacres intercommunautaires de la fin 2013.

 

Source Source2

 

Rappel pour ce Pape sur la "fraternité entre chrétiens et musulmans": Sami Aldeeb

Comment voulez-vous intégrer quelqu’un qui affirme que jamais il ne permettra à sa fille d’épouser un chrétien, alors même que les liens du sang sont la meilleure voie pour une véritable intégration? Et comment voulez-vous intégrer quelqu’un qui refuse d’être enterré avec des mécréants, qui veut être séparé d’eux jusque dans la mort?

Le Coran impose au musulman le devoir d’obéir à la loi de Dieu, qu’il considère dans tous les cas supérieure à la loi de l’Etat. Il ne peut choisir les normes à appliquer comme vous choisissez votre repas à la carte (verset 2: 85). Le droit musulman est un tout: à prendre ou à laisser. On peut laisser tomber un certain nombre de normes en cas de faiblesse ou de contrainte, mais le musulman se sentira toujours coupable de ne pas appliquer l’ensemble des normes islamiques. Dès que l’occasion se présente, il revient à l’intégralité du texte et des pratiques. A moins d’abandonner totalement l’islam pour ne pas vivre dans une situation de schizophrénie. De ce fait, il y a un mouvement d’athéisme sans précédent parmi les musulmans. Remarquez que même les musulmans modérés ne céderont que très rarement sur certains principes qui sont pourtant contraires aux droits de l’homme, comme en matière de mariages mixtes ou de cimetières. C’est cela qui empêche la bonne intégration des musulmans dans la société occidentale.

Source

Christian Hofer, 1er  décembre 2015

Face à l’islam ? Notre héritage judéo-chrétien !



Laïcité française, islam et christianisme, ce sujet est évoqué en détail sur Atlantico (lire les extraits reproduits ci-dessous) par Jean-Louis Harouel, professeur d'histoire du droit et des institutions à l'Université de Paris II. Il est l’auteur d’ouvrages de droit, d’économie et d’histoire, notamment ‘Culture et contre-culture’. En outre, Jean-Louis Harouel vient de publier ‘Le vrai génie du christianisme’.

Atlantico : Pourquoi viser ainsi des héritages du christianisme alors que c’est avec une partie de l’islam que la laïcité semble rencontrer actuellement une remise en question ?

Jean-Louis Harouel : Si on vise ainsi des héritages du christianisme alors même que l’islamisme vient encore de tuer en France, c’est tout simplement parce que le christianisme ne fait absolument pas peur et que l’islam fait très peur. Si on voulait vraiment protéger efficacement la laïcité – ou plus précisément la sécularisation de la société –, on s’en prendrait au foulard islamique (hidjab) qui inonde l’espace publique et apporte ainsi une immense visibilité à l’islam.

L’islam fait peur, et c’est en premier chef aux musulmans qu’il fait peur. Sauf rarissimes exceptions, des intellectuels d’origine musulmane n’ont pas osé se dresser ouvertement contre l’islam. C’est trop dangereux. Le Coran (XVI, 108) et plusieurs hadiths frappent les coupables d’apostasie de sanctions pouvant aller jusqu’à la mort. Or le musulman qui refuse de s’acquitter de l’obligation légale de la prière est réputé apostat et donc passible de la mort. On ne peut, sans risquer sa vie, rejeter l’islam et encore moins l’insulter, comme l’ont fait tant d’Européens avec les dogmes et les rites chrétiens. Une mécanique répressive de nature terroriste protège l’islam contre la liberté de l’esprit.

Or, maintenant qu’il est très implanté en Europe et un peu aux États-Unis, l’islam prétend imposer aux Occidentaux cette interdiction de la liberté de pensée et d’expression. Car la loi divine – la charia – ordonne aux non-musulmans de parler de l’islam avec respect. Lourde de menaces, cette injonction s’adressait jadis aux dhimmis, aux chrétiens et aux juifs tolérés dans le monde islamique sur le mode de l’infériorité juridique et de l’humiliation. Aujourd’hui, l’islam prétend intimider les pouvoirs publics et les médias occidentaux. Il les contraint à une forte auto-censure afin de ne pas offusquer les musulmans. C’est ainsi que la municipalité d’Oxford a abandonné l’usage du mot "Noël" dans les documents émanant d’elle. Ce faisant, les Occidentaux se comportent en dhimmis, en inférieurs qui s’inclinent devant l’islam. Il est décidément moins dangereux de s’en prendre aux vestiges pittoresques et inoffensifs de notre civilisation chrétienne.

Atlantico : Est-ce une bonne stratégie de réduire l’influence de la tradition chrétienne sur la société pour faire rentrer l’islam dans la laïcité ?

Jean-Louis Harouel : C’est une stratégie catastrophique. C’est une erreur de considérer l’islam seulement comme une religion. C’est une erreur de définir sa place dans les sociétés occidentales du point de vue de la seule liberté religieuse. À la fois religion et régime politique, l’islam forme un ensemble de règles prétendument divines dont beaucoup sont de nature juridique. Contenu dans la charia, ce code de droit institue l’infériorité juridique des femmes ainsi que celle des non-musulmans, et il cautionne l’esclavage. Système total, l’islam rejette l’idée de la disjonction du politique et du religieux, principe d’origine chrétienne né du fameux : "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu". Fondatrice de ce qui est appelé en France la laïcité, cette disjonction a été la source d’où a pu naître la liberté de l’individu, avec toutes ses conséquences positives : esprit critique et liberté de l’esprit, tolérance, progrès intellectuel et pensée scientifique, progrès technique et enrichissement de la société. Tout cela est issu de la dualité chrétienne entre les pouvoirs temporel et spirituel. Au contraire, pour l’islam, le sacré englobe le profane. La légitimité de l’État résulte exclusivement de son action au service de l’islam. Et dans les pays musulmans où a été instaurée une sécularisation de l’État – Turquie, Indonésie –, elle est aujourd’hui menacée par une forte réislamisation des esprits.

Les religions ont des effets très différents sur la sécularité de la société. Celle-ci n’est nullement menacée par les clochers et les croix des cimetières, les pardons bretons et les bénédictions de navires, les saintes vierges et les calvaires des villages, ni par les jours fériés correspondant à des fêtes chrétiennes. D’ailleurs, la disjonction du politique et du religieux étant une invention chrétienne, la croix pourrait légitimement être revendiquée comme un emblème de la laïcité, et plus généralement de la sécularité des sociétés occidentales. On ne peut que souhaiter le maintien de la prédominance en Europe des signes religieux chrétiens. Ce sera l’indice que la sécularisation de la société engendrée par le christianisme y résiste encore. En revanche, tout est à craindre d’un islam rendu redoutable à l’Europe par son poids démographique. La multiplication des signes islamiques dans l’espace public et la satisfaction des revendications vestimentaires, alimentaires et autres des musulmans sont lourdes de menaces pour la laïcité de l’État et la préservation de sociétés sécularisées.

Atlantico : Qu’avons-nous à perdre à gommer toutes les spécificités culturelles de notre société liées au christianisme ? Dans quelle mesure l’imprègnent-elles ?

Jean-Louis Harouel : Nous avons tout à perdre à gommer ces spécificités, d’autant que le vide qui en résulterait serait immédiatement investi par l’islam. Nier ces spécificités reviendrait à nier ce que nous sommes. Dans la très longue durée, ce qui caractérise fondamentalement l’Europe, c’est son refus de l’islam pour rester un continent chrétien. Si l’Europe était devenue musulmane, le cours de l’histoire en eût été totalement changé. Le monde serait resté sous-développé, le progrès scientifique et technique ne serait jamais intervenu, il n’y aurait pas eu de développement économique ni intellectuel de l’humanité. Il n’y aurait pas eu de liberté individuelle, de liberté de l’esprit. Car tout cela a résulté de la dualité chrétienne entre les pouvoirs temporel et spirituel, et c’est en Europe occidentale que cette dualité s’est le plus pleinement accomplie. Si l’Europe était devenue musulmane, il n’y aurait certainement jamais eu de Révolution industrielle et d’invention du développement.

C’est parce que l’Europe a su rester chrétienne qu’elle a construit des sociétés laïques, libres, tolérantes, économiquement développées, à haut niveau de vie moyen et socialement généreuses. Ces sociétés sont le produit historique de la civilisation chrétienne européenne. Nous autres, Européens, nous sommes tous – athées, agnostiques, anti-cléricaux et anti-chrétiens compris – le produit historique de près de deux millénaires de chrétienté. Pour ce qui est de l’histoire, de la civilisation, des valeurs, il est bien évident que l’Europe est un héritage chrétien et ne peut le nier à peine de se renier entièrement, de perdre totalement son sens. Si l’Union européenne s’était souciée de la réalité, elle aurait placé, au centre du cercle d’étoiles de son drapeau, une croix pareille à celle du drapeau suisse : une croix qui, pas plus que celle-ci ne serait un signe religieux, mais bien l’emblème de l’histoire et de la civilisation de l’Europe.

Michel Garroté

   

Belgique: “Les monastères et les abbayes doivent héberger les migrants”

Le vice-premier ministre libéral Alexander De Croo (Open Vld) souhaite que l'église catholique mette les monastères et abbayes vides à disposition de l'accueil des réfugiés. Cela permettrait d'aider le gouvernement à trouver des solutions de qualité pour l'accueil des nouveaux venus, a affirmé le ministre.

"Quand l'Eglise entreprendra-t-elle une action pour ouvrir les monastères et abbayes (vides)? ", s'est interrogé le ministre sur Twitter.

"L'Eglise fait preuve de mutisme sur ce sujet"
"J'entends le pape François réclamer plus de compassion pour les réfugiés. Mais l'Eglise en Belgique est restée à ce jour silencieuse sur le sujet", a affirmé le ministre à Belga. "D'autre part, le nouvel archevêque a déclaré qu'il allait se pencher sur la manière dont l'Eglise va gérer son patrimoine."

Le vice-premier ministre a mis la question dimanche soir sur la table du conseil des ministres restreint. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA) devrait prendre contact avec les instances ecclésiastiques. Alexander De Croo serait "surpris que le silence demeure à ce sujet."

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