7 septembre 1955 : le Pogrom d’Istanbul. Les Turcs musulmans massacrent les Grecs orthodoxes

Un épisode de l'histoire qui est très rarement rappelé par nos médias et dont vous n'avez sans doute jamais entendu parlé.

L’évêque Cyrille (Sikis) du Patriarcat de Constantinople déclare: "Les églises les plus grandes ont été transformées en mosquées ou ont été détruites ; de mille églises qui fonctionnaient jusqu’en 1922 en Turquie, ne sont restées que quelques dizaines d’églises… La culture chrétienne a été exposée à la destruction (...)"

 

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Le pogrom d'Istanbul, aussi connu sous le nom d'émeutes d'Istanbul ou de pogrom de Constantinople est un pogrom principalement dirigé contre la minorité grecque d'Istanbul ayant eu lieu les 6 et 7 septembre 1955.

Les émeutes sont orchestrées par la « contre-guérilla » chapeautée par l'armée turque. Elles ont lieu après la diffusion de la nouvelle de l'explosion d'une bombe, la veille, dans le consulat turc de Thessalonique, lieu de naissance de Mustafa Kemal Atatürk1. L'enquête révèle très vite que cet attentat a été réalisé par un Turc dans le cadre d'une opération montée de toutes pièces sous fausse bannière : de l’aveu même du général de corps d’armée Fatih Güllapoğlu, c’est le « département de guerre spéciale » (Özel Harp Dairesi, une cellule stay-behind) qui planifia cet attentat, impliquant par ailleurs deux attachés du consulat turc arrêtés en flagrant délit par la police grecque.

Mais la presse turque n'informe pas le public de cette conclusion.

 

Des émeutiers en colère, la plupart acheminés par avance en camion dans la ville, prennent d'assaut le quartier grec d'Istanbul pendant neuf heures. Bien qu'ils n'appellent pas explicitement au meurtre de leurs victimes, plus d'une douzaine de personnes décèdent pendant ou après le pogrom, à la suite des bastonnades et des incendies volontaires. Les communautés juives et arméniennes sont elles aussi victimes d'exactions.

 

 

Selon l'avocat de Zorlu lors du procès, 300 000 émeutiers sont stationnés dans un rayon de 60 km autour de la métropole turque avant le pogrom.

 

 

 

Le procès permet aussi de mettre en lumière les détails de l'attentat contre le consulat de Thessalonique. Ainsi, le fusible employé pour confectionner l'engin explosif est envoyé de Turquie le 3 septembre 1955. La mission de faire exploser la bombe est confiée à un membre des services de renseignements turcs nommé Oktay Engin, natif de Komotini, en Grèce. Oktay est le fils de Faik Engin, un parlementaire connu des années 1940. Il est le premier étudiant turc à faire ses études dans un gymnasium grec. Les autorités turques l'encouragent à étudier le droit, de manière qu'il puisse défendre les intérêts de la minorité turque en Grèce et lui offrent une bourse. Il entre donc à l'université Aristote de Thessalonique en 1953. Il est chargé de placer les explosifs, deux bâtons de gélignite dans les jardins du consulat.

« Un homme craignant d'être battu, lynché ou dépecé pouvait mettre en avant et tenter de prouver qu'il était à la fois turc et musulman. Dans ce cas, on lui répondait "sors-la et montre-nous". Le pauvre baissait alors son pantalon et montrait son « islamicité » et sa « turquicité » : et quelle était la preuve ? Le fait qu'il avait été circoncis. Si l'homme était circoncis, il était sauvé. Dans le cas contraire, il était condamné. Pour avoir menti, il ne pouvait échapper à une correction. L'un de ces agressifs jeunes gens sortait ensuite un couteau et le circoncisait au milieu de la rue et du chaos. Une différence de deux ou trois centimètres ne justifie pas une telle insurrection. Cette nuit-là, de nombreux hommes criant et hurlant furent cruellement islamisés de force au couteau. Parmi ceux qui furent circoncis se trouvait aussi un prêtre.

4 348 magasins grecs, 110 hôtels, 27 pharmacies, 23 écoles, 21 usines, 73 églises principalement grecques-orthodoxes, 2 monastères, une synagogue, un millier de maisons appartenant à des Grecs sont soit détruits, soit sévèrement endommagés.

WikipediaLepetitjournal.com / Orthodoxie.com

Jésus était-il socialiste ?

Les enseignements de Jésus-Christ vont-ils dans le sens du socialisme ? Condamnent-ils l’accumulation de richesses et prônent-ils la distribution équitable des ressources ?
Lawrence Reed, président de la Fondation pour l’éducation économique, démonte quelques idées fausses sur l’une des plus grandes figures de l’histoire [et sur le socialisme].

Vidéo 5:30 en anglais :

Pakistan : La chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, est acquittée. Les islamistes bloquent la circulation et incendient.

Cette mère de cinq enfants avait été condamnée à mort en 2010 pour blasphème, à la suite d'une dispute au sujet d'un verre d'eau. Son cas a eu un retentissement international. Elle a été acquittée en appel, mercredi.

Après huit ans d'attente, Asia Abibi échappe finalement à la peine capitale. Cette Pakistanaise chrétienne avait été condamnée à mort pour blasphème en 2010, après une simple dispute au sujet d'un verre d'eau. La Cour suprême du Pakistan l'a finalement acquittée en appel, mercredi. «Elle a été acquittée de toutes les accusations», a déclaré le juge lors de l'énoncé du verdict. Il a précisé qu'Asia Bibi allait être «immédiatement libérée». Elle était jusqu'alors incarcérée dans une prison à Multan, dans le centre du pays.

Cette mère de cinq enfants, aujourd'hui quadragénaire, avait été condamnée après une querelle avec des voisines musulmanes, survenue en juin 2009, alors qu'elle gardait du bétail. Ces femmes avaient refusé de boire de l'eau dans un verre qu'Asia Bibi venait d'utiliser, jugeant le liquide impur, ce qui avait donné lieu à un échange tendu. La jeune femme avait ensuite été accusée d'avoir «insulté» le prophète Mahomet. Elle avait été condamnée à mort en novembre 2010. Quelques semaines plus tard, un ministre pakistanais avait plaidé pour sa libération auprès du président pakistanais. Une grâce présidentielle avait toutefois été interdite, la procédure d'appel étant déjà lancée.

Lors de l'examen de son recours, début octobre, les juges de la Cour suprême avaient semblé s'interroger sur le bien-fondé de l'accusation. «Je ne vois aucune remarque désobligeante envers le Coran dans le rapport d'enquête», avait observé le juge Saqib Nisar, tandis qu'un second juge, Asif Saeed Khan Khosa, relevait plusieurs points de non-respect des procédures.

Des pressions exercées sur les juges

Le blasphème est un sujet extrêmement sensible au Pakistan, pays très conservateur où l'islam est religion d'État. La peine de mort est l'une des sanctions prévues par la loi pour des personnes reconnues coupables d'offense à l'islam, accusation qui regroupe notamment les insultes à l'islam, à son prophète où au Coran. Ce verdict pourrait, en conséquence, susciter la fureur des milieux religieux fondamentalistes. Mercredi, la capitale Islamabad avait été placée sous haute sécurité, avec des barrages sur les routes notamment à proximité des quartiers où vivent les magistrats et la communauté diplomatique, a constaté l'AFP.

Les pressions et menaces sont ainsi à prendre en compte pour expliquer les revirements de cette affaire. Des islamistes radicaux avaient ainsi menacé publiquement les trois magistrats s'ils prononçaient l'acquittement, mercredi. Des responsables du groupe religieux extrémiste devenu parti politique, Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP), étaient à l'origine de ces menaces. Les partisans de ce parti, qui fait de la punition du blasphème sa raison d'être, ont manifesté mi-octobre pour demander que la condamnation à mort soit confirmée.

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Le Figaro

 

Les islamistes bloquent la circulation et incendient… 

 

 

 

 

 

 

C’était, évidemment, prévisible. La rue islamiste réagit violemment à l’annonce de l’acquittement et de la prochaine libération – je ne sais pas encore si elle a quitté sa prison – d’Asia Bibi. Plusieurs grandes villes sont touchées par les manifestations d’islamistes : Lahore, Karachi, Islamabad. Blocages des routes, incendies…

Tous les parents d’enfants scolarisés dans des établissements chrétiens, ont été invités à garder leurs enfants chez eux, car les écoles chrétiennes pourraient bien être des cibles. Christian in Pakistan invite sur sa page Facebook à prier avec ferveur pour les chrétiens pakistanais, car la situation empire…

 

Christianophobie.fr

 

L’Arabie saoudite, le pays sans aucune église où les chrétiens sont persécutés.

Peut-on pratiquer la religion catholique en Arabie saoudite ? Si on entend par là aller dans une église pour y recevoir les sacrements et prier, la réponse est non ! Pour une bonne et simple raison : il n’y a pas une seule église dans ce pays musulman sunnite qui s’étend sur plus de deux millions de km2 et où vivent quelque 30 millions d’habitants. Parmi ceux-ci, comme dans les pays alentours, de très nombreux chrétiens. Leur nombre varie suivant les estimations mais, ce qui est sûr, c’est qu’il est très élevé, de plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions.

Si certains peuvent franchir en voiture les 25 kilomètres de la Chaussée du roi Fahd, qui enjambe la mer depuis la côte est de l’Arabie jusqu’à Bahreïn, et aller ainsi à la messe à Manama, la plupart ne peuvent pas sortir du pays. Dans la plus grande discrétion, certains se réunissent dans des habitations particulières pour prier, mais ces réunions ne sont pas autorisées.

« Des chrétiens sont régulièrement arrêtés pour cette raison, comme on peut le lire dans la presse locale, explique un Occidental qui a travaillé plusieurs années dans le pays. Cela rappelle les premiers chrétiens, qui devaient pratiquer leur foi dans le secret. »

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Famille chrétienne.fr

Via Fdesouche.com

 

Rappels :

Mohamed Hamdaoui, soigné et élevé en Suisse, milite à présent pour les musulmans.

Allemagne : Un Somalien poignarde un homme parce que celui-ci lui refuse une cigarette « Allahu akbar. Je tue les chrétiens! »

Espagne : Un musulman à bord d’un avion traite les chrétiens d’infidèles et crie que « la Sharia est la plus juste des lois » (Vidéo)

Nigéria : Déjà 6000 chrétiens auraient été assassinés cette année par les musulmans. « Ce djihad est basé sur une doctrine de haine enseignée dans les mosquées »

Royaume-Uni : Aucun chrétien parmi les 1’112 réfugiés syriens réinstallés. Seuls les musulmans ont été acceptés. L’Etat a tenté de cacher le scandale.

La vie en Egypte : un « enfer » pour les femmes chrétiennes

 

 

Turquie. Christianophobie : le pendentif en croix de Selena Gomez censuré par la télévision turque

L'information présente rappelant la christianophobie turque est absente de nos médias romands, nos journalistes préférant traiter les Allemands de racistes tout en passant sous silence le pédigrée islamiste et totalitaire d'Erdogan.

 

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En Turquie, non seulement la liberté de la presse est en danger, mais l’autocensure de nombreux médias devient de plus en plus absurde. Cela a été démontré récemment par une chaîne de télévision qui a modifié une photo de Selena Gomez.

L’agence de presse Dogan, dernière grande entreprise de médias, est passée entre les mains du gouvernement.

Outre l’absence de diversité dans la presse, l’autocensure des médias est récemment devenue un sujet de controverse.

 

 

 

Le quotidien d'opposition "Cumhuriyet" a évoqué une affaire particulièrement absurde. TV8 TV a censuré une image de l'actrice et chanteuse américaine Selena Gomez.

Pas en raison de la nudité présumée - mais apparemment parce qu'elle portait un pendentif en croix sur son collier. Une image avant-après indique que la croix a été retouchée de manière peu professionnelle.

"J'aime le leadership d'Erdogan"

L'entrepreneur de télévision Acun Illıcalı, qui détient une participation majoritaire dans TV8, est considéré comme un partisan du président turc Recep Tayyip Erdogan. "J'adore son leadership", a déclaré Illıcalı, au tabloïd "Sabah" en 2015.

 

 

L'incident semble étrange, mais s'inscrit dans le cadre d'une censure croissante, qui se retrouve dans l'industrie du cinéma et de la télévision.

Ainsi, les médias ont récemment rapporté la censure de plusieurs films par le ministère de la Culture - pour des raisons politiques ou morales.

Outre l'homosexualité et l'indépendance kurde, la croix chrétienne semble également ne pas convenir à certains gardiens de la morale.

 

huffingtonpost.de / focus.de

Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

Cardinal Reinhard Marx : « On ne peut pas être nationaliste et catholique. Un chrétien est citoyen du Monde. »

Le président de la Conférence épiscopale allemande et archevêque de Munich et Freising, Reinhard Marx, affirme que le nationalisme «n’est pas une option pour les chrétiens» dans une interview à l’hebdomadaire allemand Die Zeit.

«L’homme est par nature solidaire et disponible, mais il est vulnérable quand la peur offusque ses sens». Le cardinal remarque un radicalisme croissant, avant tout dans le langage : «Je le vois avec préoccupation. Celui-ci fait que les réfugiés apparaissent comme une menace, que nous devons conjurer, à notre prospérité». Trop souvent, a-t-il ajouté, on parle seulement de chiffres, qui véhiculent l’idée d’une menace diffuse et anonyme.

L’Allemagne, a déclaré le cardinal Marx, a besoin d’un débat sur le thème de l’immigration, en évitant la tentation du populisme. […]

« En tant que chrétiens. Nous sommes à la fois patriotes et citoyens du monde. En politique, la tendance actuelle s’oriente dans le domaine national vers l’auto-affirmation. Ceci est une façon de regarder les choses qui ne sont pas les nôtres, nous voulons maintenir la prospérité et cela suppose qu’elle soit menacée de l’extérieur. L’Europe ne doit pas devenir une forteresse, ceci a toujours été notre conviction, et maintenant nous sommes sur la bonne voie».

Source : vaticannews

Via Suavelos.eu

la femme d’Arnaud Beltrame témoigne: «Le geste d’un gendarme et d’un chrétien»

Deux jours après la mort tragique du lieutenant-colonel de gendarmerie, Marielle, la femme d'Arnaud Beltrame, s'est confiée à La Vie.

« Arnaud était profondément attaché à ce qu'il appelait la "famille de la gendarmerie". Pour elle, il ne comptait pas ses heures, ni son engagement. Il savait fédérer ses hommes, leur insuffler son élan, les amener à donner le meilleur d'eux-mêmes. Il était animé de très hautes valeurs morales, des valeurs de service, de générosité, de don de soi, d'abnégation. Il avait une force de volonté hors du commun, toujours capable de se relever après les épreuves.

Il se sentait intrinsèquement gendarme. Pour lui, être gendarme, ça veut dire protéger. Mais on ne peut comprendre son sacrifice si on le sépare de sa foi personnelle. C'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien. Pour lui les deux sont liés, on ne peut pas séparer l'un de l'autre. Arnaud est revenu à la foi de façon forte vers la trentaine.

C'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien. On ne peut pas séparer l'un de l'autre.

Il était un mari très attentionné, comme toute femme rêverait d'en avoir. Il n'avait de cesse de s'améliorer, d'être le meilleur époux possible et de me rendre heureuse. Il me soutenait et m’emmenait vers le haut, toujours avec beaucoup de respect.

Nous formions un couple chrétien. Nous nous sommes longuement préparés au mariage religieux grâce au solide accompagnement des moines de Lagrasse. La célébration devait avoir lieu en Bretagne, car Arnaud y a ses racines.
Il était d'ailleurs très proche de l'abbaye de Timadeuc, où il a fait de nombreuses retraites.

Les obsèques de mon mari auront lieu en pleine Semaine sainte, après sa mort un vendredi, juste à la veille des Rameaux, ce qui n'est pas anodin à mes yeux. C'est avec beaucoup d'espérance que j'attends de fêter la résurrection de Pâques avec lui. »

Source

14 janvier: l’Eglise catholique milite pour l’accueil des migrants, leur protection et leur promotion.

Dans le même temps, cette église manque d'argent. Visiblement nombre de chrétiens ne veulent plus de ce christianisme au service des musulmans et de l'islam!

L’Eglise catholique s’inquiète pour ses finances : elle a perdu 200.000 donateurs en l’espace de dix ans. 

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Pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié (JMMR), Monseigneur Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France ; Monseigneur Georges Colomb, Évêque de La Rochelle et Saintes, membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église au titre de la pastorale des migrants et Monseigneur Denis Jachiet, Évêque auxiliaire de Paris, membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église au titre de la pastorale des migrants ont publié une tribune intitulée : » Migrants : trouver une réponse commune ».

Au cours de la dernière année, le Pape François, qui a fait de la question migratoire un marqueur fort de son pontificat, s’est exprimé à de nombreuses reprises à ce sujet en développant une approche nouvelle articulée autour des verbes : « accueillir, protéger, promouvoir, intégrer ». A la veille de la journée mondiale du migrant et du réfugié, nous, évêques de France, souhaitons indiquer les actions qui, dans le contexte français et pour chacun des quatre verbes, nous paraissent être prioritaires. Parmi elles, certaines pourront nourrir un plaidoyer préalable aux négociations des pactes mondiaux de 2018.

Accueillir

« Qu’as-tu fait de ton frère ? » Les milliers de morts, parmi les déplacés contraints d’entreprendre des voyages périlleux pour atteindre l’Europe afin d’y demander la protection à laquelle ils aspirent, est un scandale auquel personne ne peut se résigner. Les personnes contraintes de fuir leur pays ont le droit de requérir une protection sans qu’il leur faille pour cela ajouter aux risques initiaux ceux d’un parcours incertain. Le leur permettre est pour notre société un impératif, tant légal que civilisationnel.

A la suite du Pape François, nous pensons que les voies d’accès légales permettant aux personnes menacées de se rendre en France pour y demander l’asile doivent être élargies. Nous demandons ainsi à l’État de développer ces voies d’accès en France – notamment via l’octroi plus important de visas humanitaires et l’élargissement des programmes de réinstallation -, et de les promouvoir au niveau européen et international, notamment lors des négociations des pactes mondiaux de 2018.

A sa mesure, et avec d’autres, l’Eglise s’engage déjà sur ce chemin. En mars dernier, la conférence des évêques de France, en partenariat avec le Secours catholique, la Fédération protestante de France, la Fédération d’Entraide Protestante et la communauté de Sant’Egidio, signait avec l’Etat un protocole portant sur la mise en place de « couloirs humanitaires », permettant à 500 personnes parmi les plus vulnérables actuellement réfugiées au Liban, de venir en France pour y demander l’asile. S’il demeure modeste, ce programme n’en est pas moins précieux, notamment par son caractère modélisant.

Nous entendons la crainte sécuritaire que beaucoup expriment devant la situation migratoire actuelle ; nous en sommes convaincus, cette situation se révèle d’autant plus anxiogène que l’arrivée des personnes semble parfois trop peu organisée. Dans ce contexte, la mise en place de voies d’accès légales et sûres apparaît d’autant plus souhaitable qu’elle permet précisément d’organiser l’accueil et, ce faisant, de concilier la sécurité de nos concitoyens et celle de personnes en quête de protection.

Ne nous leurrons pas cependant : le développement de voies légales ne tarira pas l’arrivée spontanée d’exilés vers la France et plus largement vers l’Europe ! Les chemins qu’ils prennent et prendront seront encore dangereux et éprouvants, et leur besoin d’accueil et de protection nous obligeront, demain comme aujourd’hui. Dans ce contexte, l’existence de voies d’accès légales et sûres ne doit en aucun cas être utilisée comme prétexte pour renvoyer ces exilés vers les pays de transit qu’ils ont traversés. A cet égard les projets européens visant à donner corps à la notion de pays tiers sûrs nous préoccupent.

Il n’y a pas d’accueil véritable sans accompagnement du chemin d’intégration. A la suite du Pape François, nous pensons ainsi que les dispositifs publics d’accueil des réfugiés peuvent être complétés par le développement de programmes de parrainage par des collectifs citoyens. Par leur caractère diffus, de tels programmes offrent aux nouveaux arrivants la possibilité d’une réelle intégration sociale, laquelle fait souvent défaut dans les dispositifs d’accueil où les arrivants sont regroupés entre eux.

Outre le bénéfice pour les personnes accueillies elles-mêmes, ces programmes, partout où ils sont mis en œuvre, génèrent du dynamisme et se révèlent créateurs de liens. Les chrétiens engagés au sein de collectifs d’accueil, avec leur paroisse, dans le cadre du projet des couloirs humanitaires, avec le service jésuite des réfugiés ou encore avec l’Ordre de Malte par exemple, en témoignent : des acteurs aux sensibilités éloignées collaborent, des territoires se dynamisent, des cœurs se convertissent, etc.

Nous saluons l’engagement de tous les citoyens, chrétiens ou non, qui s’investissent au sein de tels collectifs. Tout en rappelant à l’Etat ses obligations en matière d’accueil, nous demandons aux chrétiens d’accroître leur engagement en ce sens et, au-delà du soutien administratif, de l’enseignement du français ou encore de l’insertion professionnelle, nous les invitons à se positionner plus spécifiquement sur le créneau de la convivialité afin de donner corps à la valeur de la fraternité.

Protéger

Le Pape François nous invite à promouvoir le développement humain intégral des migrants. Cet appel qui s’enracine dans la tradition de l’Église est fondé sur la conviction profonde que «tous peuvent apporter une contribution à l’ensemble de la société, tous ont une particularité qui peut servir pour vivre ensemble, personne n’est exclu en vue d’apporter quelque chose pour le bien de tous (1) ». Cette contribution n’est pas seulement un droit mais aussi un devoir à l’égard de soi-même et de la société.

Nous en sommes convaincus, migrants ou non, l’exercice de ce droit et de ce devoir passe en premier lieu et de façon privilégiée par l’accès au travail. Outre qu’il permet à chacun de subvenir à ses besoins, le travail constitue en effet une dimension fondamentale de l’existence humaine, par laquelle la vie de l’homme est construite chaque jour et où elle puise sa propre dignité spécifique. Par le travail, l’homme se réalise en tant que personne et trouve sa place dans une véritable communauté humaine.

Dans les permanences d’accueil de nos diocèses, de nos associations, nous entendons le désir exprimé par beaucoup de personnes de contribuer à la vie de la société et la frustration, parfois la souffrance, que celles-ci ressentent lorsqu’elles ne peuvent le faire par leur travail. Ceci est particulièrement vrai de nombreux migrants, notamment ceux se trouvant en phase de demande d’asile auxquels la loi ne permet pas de travailler avant le dixième mois. Nous souhaitons ici nous en faire les porte-voix.

Certains trouvent dans nos mouvements ou nos associations des occasions d’engagement bénévole. Nous nous en réjouissons et saluons les structures qui rendent cela possible. De tels engagements contribuent en effet efficacement au développement des personnes, leur permettant de sortir du rôle de bénéficiaires auquel elles sont de fait trop souvent cantonnées pour (re)devenir contributrices. Ceci étant, une action résolue de l’État en faveur de l’insertion professionnelle demeure indispensable.

Nous demandons ainsi aux responsables politiques d’accorder aux personnes, ce dès les premiers mois de la phase de demande d’asile, la possibilité de travailler. De la même manière, l’accès aux études et à la formation professionnelle doit être effectivement ouvert aux personnes se trouvant en cours de procédure. Plus généralement, la reconnaissance des compétences des migrants doit être promue et, si cela s’avère nécessaire, des éléments de remise à niveau doivent pouvoir leur être proposés.

Nous en sommes conscients, l’absence d’une maîtrise suffisante de la langue constitue souvent un frein à l’intégration sociale et professionnelle. Nous demandons ainsi aux responsables politiques de reconstruire un dispositif global pour permettre un accès immédiat à l’apprentissage du français. Celui-ci devrait reposer sur des professionnels qualifiés, dans le cadre d’un dispositif public financé, associant les acteurs volontaires de la société civile. Nous encourageons les chrétiens à s’engager en ce sens.

Enfin, comment devenir membre actif d’une société, capable d’y apporter sa contribution, si ses valeurs, son patrimoine, ses codes nous demeurent étrangers ? Aujourd’hui, de nombreux chrétiens s’engagent concrètement pour permettre aux nouveaux arrivants d’accéder à une meilleure compréhension de notre société. Nous saluons ces initiatives et, convaincus qu’il y a là une vraie façon d’ouvrir notre porte à nos frères et sœurs migrants, nous encourageons leur développement.

Intégrer

L’intégration est un processus long et complexe qui ne peut se réaliser pleinement que dans un climat positif à l’égard des migrants et de ceux qui les y accompagnent. Aussi, et sans minimiser les difficultés, nous semble-t-il essentiel de promouvoir une présentation positive des migrants et de la solidarité à leur égard. A la suite du Pape, qui nous invite à regarder les uns et les autres avec un regard rempli de confiance (2), nous invitons tous nos concitoyens et en particulier les chrétiens à convertir leur regard.

La présentation positive des migrants passe par la mise en valeur des éléments de leur patrimoine culturel et spirituel susceptible d’enrichir la communauté nationale ainsi que par la mise en lumière de leur désir de contribuer concrètement à la vie de la société toute entière. Elle passe aussi, et peut être en premier lieu, par un discours honnête sur les motivations qui ont poussé ces personnes à rejoindre notre pays, motivations que l’on réduit trop souvent de manière orientée au seul critère économique.

En mettant en lumière ces motivations, on réalisera que beaucoup ont été guidés sur le chemin de l’exil par l’espoir de trouver la paix, le désir de déployer pleinement leur humanité, d’exprimer leurs talents, de vivre librement leur foi, etc. Dans ces motivations, chacun pourra reconnaître les aspirations d’hommes et de femmes de bonne volonté. Ceux disposés à le voir sauront aussi y déceler, en creux, une bénédiction sur un pays aux nombreux atouts mais trop souvent enclin à douter de lui-même.

Cette bénédiction, nous, chrétiens, l’expérimentons concrètement dans nos communautés paroissiales, lesquelles, pour beaucoup, trouvent dans la présence des migrants un nouveau souffle. Nous encourageons les chrétiens à témoigner de cette richesse et à s’engager pour la promotion d’une authentique culture de la rencontre, notamment par l’organisation de rencontres entre migrants et autochtones, à l’occasion desquelles les uns et les autres pourront échanger en vérité et dans la paix.

Parallèlement à cette présentation positive des migrants, il nous semble essentiel de promouvoir une présentation positive de ceux qui, à leur égard, font preuve de solidarité. Trop souvent en effet, ces derniers se retrouvent, au nom même de leur engagement, objets d’hostilité. A cet égard, nous sommes vivement préoccupés par les poursuites pénales dont certains font l’objet, et nous invitons les responsables politiques à tout mettre en œuvre pour faire cesser cette pénalisation de la solidarité.

Pour présenter de façon positive la solidarité à l’égard des migrants, encore faut-il savoir se rendre attentifs à « la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les ressources sont loin d’être abondantes (3)». Or, notre regard ne se focalise-t-il pas, trop souvent encore, sur les manques, oubliant de voir les fruits d’humanité qui, autour de nous, croissent et se déploient ?

Nous invitons ici les chrétiens à cultiver une attention particulière aux actions positives mises en œuvre en faveur des migrants et à s’efforcer de les faire connaître autour d’eux afin de devenir, au sein de notre société, les promoteurs de ce regard de confiance. Qu’ils en soient convaincus, ils permettront ainsi au bien de fructifier et, en évitant, par une focalisation excessive, d’enfermer les plus réticents dans leur repli, ils contribueront à l’avènement d’une société réellement plus inclusive et fraternelle.

Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer : comme le souligne le Pape François, « conjuguer ces quatre verbes à la première personne du singulier et à la première personne du pluriel constitue un devoir de justice, de civilisation et de solidarité (4) ». Nous lançons ici un appel solennel aux chrétiens et à tous les hommes et les femmes de bonne volonté pour qu’au sein de leur paroisse, d’un collectif, d’un mouvement ou d’une association, ceux qui le peuvent, s’engagent sur l’une ou l’autre de ces priorités.

Mgr Georges Pontier
Archevêque de Marseille et Président de la CEF
Mgr Georges Colomb
Évêque de La Rochelle et Saintes, membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église au titre de la pastorale des migrants
Mgr Denis Jachiet
Évêque auxiliaire de Paris, membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église au titre de la pastorale des migrants

  1. Discours du Pape François aux participants au congrès organisé à l’occasion du 50ème anniversaire de l’encyclique Populorum Progressio
  2. Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2018
  3. Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2018
  4. Discours du Pape François aux participants au forum international « migrations et paix » le 21 février 2017

Source et article complet Via Fdesouche.com

Joyeuses fêtes de la part des musulmans: Eglise attaquée en Egypte. Dix morts.

Christian Hofer: A noter qu'il s'agit d'une Eglise copte: ils n'ont pas encore fêté Noël. Pour eux, la cérémonie se déroulera le 7 janvier.

Et il s'agit bel et bien d'un djhadiste.

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Dix personnes ont péri vendredi au sud du Caire dans une attaque contre une église menée par un homme armé, a indiqué un responsable au ministère de la Santé.

Ce responsable n'a pas précisé si l'assaillant, qui a été abattu par balles par la police, figurait parmi les dix morts.

Les chrétiens d'Egypte, les coptes, ont été visés par plusieurs attaques cette année, la plupart revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Selon la TV d'Etat, un officier de police figure parmi les personnes tuées dans l'attaque, qui a eu lieu à Helwan, une banlieue au sud de la capitale.

L'homme armé a également blessé cinq gardes de sécurité, selon des responsables de la police.

L'assaillant a ouvert le feu à l'extérieur de l'église et tenté de donner l'assaut au bâtiment avant d'être abattu par la police, ont précisé des responsables.

Ces derniers ont dit être à la recherche d'un possible autre assaillant en fuite.

Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent l'assaillant présumé, un homme barbu portant une veste avec des munitions étendu sur le sol, qui semble être peu conscient, alors que des gens le menottent.

La police a ensuite interdit l'accès aux passants du lieu de l'attaque qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

 

 

 

Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans la péninsule du Sinaï (est) et à travers le pays.

Le 11 décembre 2016, au Caire, un attentat suicide contre l'église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, avait fait 29 morts. L'attentat, qui avait eu lieu en pleine célébration, avait été revendiqué par l'EI.

En avril 2017, 45 personnes ont été tuées dans deux attaques suicide revendiquées par l'EI en pleine célébration des Rameaux à Alexandrie, deuxième ville du pays, et Tanta, dans le nord de l'Egypte.

En mai, le groupe jihadiste avait revendiqué une attaque contre un bus de pèlerins coptes qui s'était soldée par la mort de 28 personnes.

(...)

Source

«Sans l’attitude exemplaire de l’Église après l’assassinat du père Hamel, le pays aurait basculé dans la violence civile»

La première rencontre entre le président de la République et les responsables des cultes en France s’est déroulée le 21 décembre. Sur quelle ligne avec quels enjeux ? L’essayiste Édouard Tétreau proche du Président et relais informel entre l’exécutif et le monde catholique, fait le point sur la laïcité d’Emmanuel Macron dans un entretien.

[…]

Emmanuel Macron estime-t-il que toutes les religions se valent aux yeux de la République ? Le catholicisme doit-il bénéficier d’un régime à part eu égard à son antériorité ?

Je ne suis ni son porte-parole, ni son exégète sur les questions religieuses. Le président de la République se doit de traiter les religions de façon absolument égale et impartiale : Emmanuel Macron le fait au moins autant que ses prédécesseurs. J’observe simplement que son histoire personnelle est celle d’une rencontre avec la foi chrétienne et l’Église – il a choisi, à 12 ans, d’être baptisé.

Il a sans doute, de ce fait, l’expérience d’une caractéristique essentielle du christianisme par rapport aux autres religions : à savoir que c’est une religion de la liberté. Vous devenez chrétien, non par le sang ou l’ethnie mais par le baptême et sa confirmation. Et vous êtes libres de quitter cette religion, sans que l’on vous condamne à mort pour apostasie, ou que l’on vous mette au ban de la communauté. Dans le christianisme, la porte est toujours ouverte pour ceux qui veulent entrer ou sortir.

Le christianisme est non seulement la religion de la liberté, mais aussi celle qui a toujours eu l’initiative du dialogue avec les autres religions. Est-ce que cela confère à l’Église de France un privilège ? Je crois exactement l’inverse : parce que l’Église est depuis des siècles l’interlocuteur principal, sine qua non de l’État français, elle a le devoir de faciliter la coexistence harmonieuse et pacifique de toutes les sensibilités en France, croyants comme non-croyants.

Le prédécesseur d’Emmanuel Macron, pourtant si hostile à la communauté catholique, l’avait d’ailleurs reconnu, quoique tardivement :

sans l’attitude exemplaire de l’Église de France après l’assassinat du père Hamel à Saint-Étienne du Rouvray (appels au calme et à la paix), le pays aurait basculé dans la violence civile.

Pour résumer, peut-être d’une façon trop lapidaire : sans les catholiques, et sans l’esprit de paix et de fraternité des catholiques, l’unité du pays et la concorde sociale sont des chimères. Je crois qu’Emmanuel Macron le sait, et l’a dit à Saint Étienne du Rouvray. Il lui reste à poser les actes et les gestes pour mettre les catholiques au cœur d’un effort historique de réconciliation nationale.

Famille chrétienne via Fdesouche.com

Danemark : une école primaire supprime toute référence à Noël pour ne pas déplaire aux enfants non-chrétiens

Des parents se sont plaints après qu’une école ait annulé son service de Noël pour éviter de « prêcher » aux enfants non-chrétiens.

Le service traditionnel a été annulé parce que tous les élèves ne sont pas chrétiens, a reconnu l’école primaire.

La directrice de l’école Gribskolen, Marianne Vederso Schmidt, a déclaré: « Nous avons pris cette décision parce que nous avons des enfants qui ne sont pas protestants. »

Gribskolen est une école primaire dans la ville danoise de Graested, qui est la ville natale du Premier ministre Lars Lokke Rasmussen.

L’école a été bombardée de plaintes avec au moins 10 parents en colère condamnant ce reniement.

Une mère a déclaré: « Je ne vois pas pourquoi notre tradition doit nous être retirée, simplement parce que des élèves à l’école croient en quelque chose d’autre. »

Express.uk via Altnews.top

Certains laïcards rêvent d’en finir avec le christianisme

   
Michel Garroté  --  Après la polémique engendrée par la décision du Conseil d'État de retirer la croix de Plöermel, au nom de la laïcité, le philosophe français Rémi Brague revient sur cette notion de laïcité, régulièrement employée mais trop souvent méconnue. Cet entretien [paru sur Figarovox le 5 novembre] avec Alexandre Devecchio est émaillé d' analyses pertinentes et de nombreuses questions et informations pertinentes (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Alexandre Devecchio - La décision du Conseil d'État enjoignant au maire de la commune de Ploërmel de retirer la croix qui surplombe la statue du pape Jean-Paul II a suscité la colère de milliers d'internautes. Comment expliquez-vous l'ampleur de ces réactions spontanées ?
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Rémi Brague - Pour répondre à votre question, j'y devine deux raisons : d'une part, la lassitude devant ce qu'il y a de répétitif dans ces mesures contre les croix, les crèches, etc. ; d'autre part l'agacement devant la mesquinerie dont elles témoignent. En Bretagne, vous ne pouvez pas jeter une brique sans qu'elle tombe sur un calvaire ou un enclos paroissial. Et où une croix est-elle plus à sa place qu'au-dessus de la statue d'un pape ?
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Alexandre Devecchio - La décision du Conseil d'État est-elle conforme au principe philosophique de la laïcité ?
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Rémi Brague - Je n'ai pas pris connaissance des attendus du Conseil d'État. Je fais à ses membres l'honneur de penser qu'ils sont solidement argumentés. En tout cas, la laïcité n'a en rien la dignité d'un principe philosophique, mais elle constitue une notion spécifiquement française. Le mot est d'ailleurs intraduisible. C'est une cote mal taillée, résultat d'une longue série de conflits et de compromis. D'où une grande latitude dans l'interprétation.
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Alexandre Devecchio - Mais comment faire appliquer la loi sur le voile à l'école et la burqa dans la rue si la loi n'est pas appliquée de manière stricte pour toutes les religions ?
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Rémi Brague - Quel rapport entre un monument public et une pièce de vêtement, qui relève du privé ? Le vrai parallèle à l'érection d'un tel monument serait la construction d'une mosquée. Qui l'interdit ? Bien des municipalités la favorisent plutôt. De toute façon, on a souvent l'impression que le fait qu'une loi soit appliquée est en France plutôt une option. Combien de lois sont restées sans décrets d'application ? Verbalise-t-on les femmes qui portent un costume qui masque leur visage ? Le fait-on dans « les quartiers » ?
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Alexandre Devecchio - Est-ce illusoire de vouloir appliquer la laïcité de la même manière pour toutes les religions dans un pays de culture chrétienne ?
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Rémi Brague - « Toutes les religions », cela ne veut pas dire grand-chose. Ce qui est vrai, c'est que la « laïcité » à la française - expression qui est d'ailleurs tautologique - a été taillée à la mesure du christianisme, par des gens qui le connaissaient très bien. N'oublions pas que le petit père Émile Combes avait passé ses thèses de lettres, l'une sur saint Thomas d'Aquin et l'autre sur saint Bernard. J'ai eu l'occasion d'expliquer ailleurs qu'il n'y a jamais eu de séparation de l'Église et de l'État, car le mot supposerait qu'il y aurait eu une unité que l'on aurait ensuite déchirée. Ce qu'il y a eu, c'est la fin d'une coopération entre deux instances qui avaient toujours été distinguées.
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Rémi Brague - La prétendue « séparation » n'a fait que découper suivant un pointillé vieux de près de deux millénaires. Et les historiens vous expliqueront que ceux qui ont le plus soigneusement évité les contaminations ont été plutôt les papes que les empereurs ou les rois. Le problème avec l'islam n'est pas, comme on le dit trop souvent, qu'il ne connaîtrait pas la séparation entre religion et politique (d'où l'expression imbécile d'« islam politique »). Il est bien plutôt que ce que nous appelons « religion » y comporte un ensemble de règles de vie quotidienne (nourriture, vêtement, mariage, héritage, etc.), supposées d'origine divine, et qui doivent donc primer par rapport aux législations humaines.
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Alexandre Devecchio - La laïcité peut-elle être utilisée comme une arme face à l'islamisme ? Celle-ci n'est-elle pas à double tranchant ?
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Rémi Brague - La laïcité n'est pas et ne peut pas être une arme. Et, en principe du moins, encore moins être dirigée contre une religion déterminée. Je dis cela parce qu'elle a été forgée, justement, contre une religion bien précise, à savoir le christianisme catholique, auquel la grande majorité de la population adhérait plus ou moins consciemment, avec plus ou moins de ferveur, à l'époque de la séparation. La laïcité signifie la neutralité de l'État en matière de religion. L'État n'a à en favoriser aucune, ni en combattre aucune.
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Rémi Brague - L'État doit être laïc précisément parce que la société ne l'est pas. Certains « laïcards » rêvent d'en finir avec le christianisme, en lui donnant le coup de grâce tant attendu depuis le XVIIIe siècle. Ils exploitent la trouille que bien des gens ont de l'islam pour essayer de chasser de l'espace public toute trace de la religion chrétienne, laquelle est justement, ce qui peut amuser, celle contre laquelle l'islam, depuis le début, a défini ses dogmes.
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Alexandre Devecchio - Face au problème de l'islamisme, certains observateurs n'hésitent pas à condamner en bloc toutes les religions. S'il existe des intégrismes partout, la menace est-elle de la même nature ? Existe-t-il aujourd'hui une menace spécifique liée à l'islam ?
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Rémi Brague - Ce qu'il faut voir avant tout, c'est que la notion de « religion » est creuse et que, quand on parle de « toutes les religions », on multiplie encore cette vacuité. On entend dire : « l'islam est une religion comme les autres » ou, à l'inverse : « l'islam n'est pas une religion comme les autres ». Mais aucune religion n'est une religion comme les autres. Chacune a sa spécificité.
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Rémi Brague - Vouloir mettre dans le même panier, et en l'occurrence dans la même poubelle, christianisme, bouddhisme, islam, hindouisme, judaïsme, et pourquoi pas les religions de l'Amérique précolombienne ou de la Grèce antique, c'est faire preuve, pour rester poli, d'une singulière paresse intellectuelle.
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Rémi Brague - Quant à appliquer la notion catholique d'« intégrisme » ou protestante de « fondamentalisme » à des phénomènes qui n'ont rien à voir avec ces deux confessions, cela relève du fumigène plus que d'autre chose. Les plus grands massacres du XXe siècle ont été le fait de régimes non seulement athées, mais désireux d'extirper la religion, conclut Rémi Brague (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Adaptation de Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/11/08/remi-brague-certains-laicards-exploitent-la-peur-de-l-islam-5997249.html
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Rémi Brague est un philosophe français, spécialiste de la philosophie médiévale arabe et juive. Membre de l'Institut de France, il est professeur émérite de l'Université Panthéon-Sorbonne. Auteur de nombreux ouvrages, notamment Europe, la voie romaine (éd. Criterion, 1992, rééd. NRF, 1999), il a également publié Le Règne de l'homme: Genèse et échec du projet moderne (éd. Gallimard, 2015) et Où va l'histoire ? Entretiens avec Giulio Brotti (éd. Salvator, 2016).
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Alexandre Devecchio est journaliste au Figaro, en charge du FigaroVox. Il vient de publier "Les Nouveaux enfants du siècle, enquête sur une génération fracturée" (éd. du Cerf, 2016) et est coauteur de "Bienvenue dans le pire des mondes" (éd. Plon, 2016).
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“Daech a violé des milliers de femmes chrétiennes”

Dans «Le martyre des chrétiens d’Orient ; portraits et témoignages», aux éditions Calmann-Lévy, le reporter Frédéric Pons donne la parole aux populations chrétiennes persécutées notamment par l'Etat islamique.

Familier du Moyen-Orient, le grand reporter Frédéric Pons a parcouru, tel un pèlerin en quête de vérité, cette vaste région en guerre pour décrire «le premier génocide du XXI siècle». Pour cela, il rappelle le dernier rapport d’Amnesty International qui cite avec précision les enlèvements, les cas de torture, les exécutions sommaires et «les crimes de guerre » imputables aux groupes armés islamistes. Et ceux accompagnés de «crimes contre l’humanité commis à grande échelle par les forces gouvernementales syriennes». «La nouveauté, écrit-il, n’est pas dans cet acte d’accusation contre le régime syrien, maintes fois dressé depuis mars 2011, mais dans la mise en cause des groupes rebelles eux-mêmes». On les croyait «modérés. On les découvre barbares». Leur soutien ? «Gouvernements et associations islamistes basés au Qatar, en Arabie Saoudite, en Turquie, avec la bienveillance des Etats-Unis».

Daech a mis en place une politique d’extermination comparable à celle des nazis

Pons rappelle «qu’il aura fallu presque deux ans pour que la communauté internationale prenne conscience de la réalité de cette extermination des chrétiens d’Orient, pour qu’elle entende ce terme de «génocide». C‘est d’ailleurs le titre d’un autre rapport de deux ONG américaines remis en mars 2016 à l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry. «On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas» s’insurge justement Frédéric Pons. Massacres de masse, assassinats ciblés, viols, réduction en esclavage, déplacements forcés, enlèvements, séparations brutales entre hommes et femmes, blessures, incendies, vols. «Daech a violé des centaines et probablement des milliers de femmes chrétiennes, endommageant de manière permanente leurs organes reproducteurs ou les laissant enceintes des œuvres de leurs ravisseurs», souligne le rapporteur.

«Ils dressent aussi la liste de 126 églises attaquées, et celle, nominative, des 1131 chrétiens assassinés jusqu’en 2014. Est cité le père catholique Patrick Dubois, petit fils de déporté, spécialiste des crimes de masse contre les Juifs en Ukraine commis par l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale. Pour lui, «Daech a mis en place une politique d’extermination comparable à celle des nazis. C'est un génocide au regard des lois qui relèvent du traité de Rome. Les bébés sont parfois arrachés à leurs mères dès l’accouchement. On leur dit qu’ils vont être adoptés par des familles musulmanes» Le but : qu’ils deviennent des enfants  soldats. Quant aux jeunes filles enlevées, «les chefs de Daech choisissent les plus jolies après avoir vérifié leur virginité, pour les garder ou les revendre : 60 euros environ pour une femme de 30-40 ans, 160 euros pour une enfant de 1 à 9 ans , chrétienne ou yézidie». Une minorité, d’à peine 600000 personnes, non musulmane, vieille de plus de 7700 ans accusée de polythéisme par les islamistes qui n’acceptent pas que d’autres religions aient existé avant l’Islam.

La France aveuglée par son partenariat avec le Qatar et l'Arabie saoudite

Frédéric Pons cite le témoignage d’une député yézidie qui reçoit parfois des appels terribles de captives, ayant pu disposer d’un téléphone un court moment. «J’ai été violée 30 fois ce matin raconte l’une d’elles…», «s’il vous plaît, bombardez-nous», implore une autre. Grâce aux témoignages recueillis sur le terrain, l’écrivain nous fait mieux comprendre à travers leur quotidien le calvaire des chrétiens d’Orient. «Les musulmans nous qualifient depuis toujours de Nassirya, de Nazaréens, raconte Toma. C’est un terme insultant dans leur esprit». Malgré les promesses, environ 3600 visas ont été seulement accordés, avec des tracas administratifs dès l’arrivée à Roissy. «Les migrants clandestins musulmans venus de Syrie, de Somalie ou d’Afghanistan ont été mieux traités que nous confie Omar. Mais on a compris qu’à côté de la France officielle, il y avait des Français. Nous en avons rencontré qui nous ont tellement aidés».

Fin connaisseur de cet Orient compliqué, Pons n’élude aucune responsabilité malgré «la chanson de geste» officielle dispensée aujourd’hui. «L’échec américain et européen a démontré que les bons sentiments ne font pas une bonne politique. La morale ou l’émotion médiatique n’a rien à faire avec la géopolitique et la stratégie, souligne l’auteur. Pour avoir ignoré les facteurs immatériels et spirituels, pour avoir négligé la longue évolution historique de ces terres de vieilles civilisations, pour avoir méprisé les peuples, les décideurs occidentaux portent une immense part de responsabilité dans le malheur des pays arabo-musulmans, et donc dans le calvaire des chrétiens d’Orient». Les gouvernements français ne sont pas épargnés. «Scotchée aux analyses de Washington, liée de façon outrancière à son partenariat commercial et financier avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, la France de Sarkozy et de Hollande a d’emblée pris le parti de l’opposition armée».

Persuadée de la faiblesse du régime Assad, elle a fait de sa chute sa priorité… La France a longtemps nié le vrai visage des groupes armés, a ignoré la montée en puissance politique et militaire de la Russie et a négligé son rôle traditionnel de protection des chrétiens d’Orient». Au passage, Pons rappelle que si les chrétiens ne sont pas les seuls à souffrir de persécution religieuse dans le monde , «ils représentent les ¾ des victimes pour motifs religieux : 200 millions d’entre eux ne peuvent pas vivre librement leur foi dans une soixantaine de pays, et plus de 100000 chrétiens sont tués chaque année à cause de leur foi. Cette christianophobie mondialisée tue ainsi un peu plus de 270 chrétiens chaque jour».

Source

France: Accusé d’avoir étudié des passages de la Bible avec ses élèves, un instituteur a été suspendu par l’inspection académique

L'enseignant a été dénoncé par une lettre anonyme de parents d'élèves envoyée à sa hiérarchie.

Suspecté d'avoir enfreint le principe de laïcité pour avoir étudié avec ses élèves de CM1-CM2 certains passages de la Bible, un professeur des écoles de l'Indre a été suspendu de ses fonctions par l'inspection académique.

Après avoir été prévenue par une lettre anonyme de parents d'élèves, celle-ci a décidé d'ouvrir une enquête administrative "afin de déterminer si des enseignements avec des références religieuses catholiques sont conformes au programme scolaire".

Source et article complet

Au Maroc, les chrétiens convertis se cachent pour prier

Alors que le Maroc met aujourd’hui en avant son exemplarité en matière de tolérance religieuse, les chrétiens marocains doivent rester discrets.

Venus à notre rencontre dans un café fréquenté de Casablanca, Mourad, son frère Mohamed et son ami Khalid (1) refusent de vivre dans la peur. En s’attablant, Mourad sort d’ailleurs une pochette ornée d’une croix colorée, pour évoquer avec les autres la prochaine séance de catéchisme. « Nous ne sommes ni dans la revendication, ni dans la soumission. Nous vivons notre foi de façon positive », affirme-t-il.

Promoteur infatigable d’un islam « ouvert », du « juste milieu », le Maroc a accueilli cette année à Marrakech une grande conférence sur les minorités religieuses. Mais, alors que la Constitution de 2011 garantit le libre exercice des cultes, il est encore impossible à un Marocain de quitter l’islam, religion d’État. « La liberté, c’est pour les juifs de longue date et les étrangers qui vivent ici, pas pour nous », résume Khalid.

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Dans ce contexte ambigu, les chrétiens convertis, qui seraient entre 2 000 et 8 000 selon les estimations, se retrouvent au sein d’Églises clandestines, généralement d’inspiration évangélique. « J’anime un culte tous les dimanches dans une maison près de Casablanca, témoigne Mourad, pasteur. Cela se passe en darija – dialecte marocain, NDLR –, avec beaucoup de chants en arabe classique venus du Moyen-Orient. »

Un numéro d’équilibriste

« Les autorités nous tolèrent, poursuit-il, à condition toutefois qu’on ne fasse pas trop de bruit. Nous, nous nous efforçons de servir Dieu, d’aimer notre prochain, mais aussi de respecter la loi de notre pays, comme le prescrit la Bible. » Un numéro d’équilibriste : si se convertir n’est pas clairement interdit, le fait d’« ébranler la foi d’un musulman » l’est, et la frontière est parfois floue.

En 2014, Mourad a eu affaire à la justice. « Nous avons accompagné quelqu’un qui se disait chrétien, explique-t-il. Mais, après quelque temps, il est allé dire à la police que j’avais voulu le convertir. » Le pasteur n’a cessé d’être inquiété, jusqu’à ce que ses avocats aient prouvé l’absence de prosélytisme. « En t’interpellant, on te rappelle la règle : tu es chrétien, OK, mais reste tranquille… »

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Comment vivre sa foi sans la partager ? Pour Khalid, qui a grandi en Alsace avant de s’installer au Maroc, c’est toute la question. « On nous dit :  On te tolère, mais ne transmets pas le message de l’Évangile.” En gros : “Tu es le bienvenu, mais reste dans ton coin !” Où est la frontière du prosélytisme ? Quand tu as la foi, tu as envie de la transmettre. »

Soucieux de ne froisser ni l’Europe ni les pays du Golfe, le Maroc semble vouloir montrer au monde comme à une opinion intérieure largement conservatrice qu’il garantit les droits humains tout en restant ferme sur la question religieuse. « Jusqu’au début des années 1980, raconte Mourad, des convertis se réunissaient librement à Casa. Au moment où les wahhabites ont commencé à avoir de l’influence, tout s’est arrêté. »

Des lieux de culte clandestins

Aujourd’hui, aux abords des lieux de culte clandestins fréquentés par les chrétiens marocains, des policiers en civil montent la garde. « Autant pour nous protéger des extrémistes que pour nous surveiller, croit savoir Reda, qui vit dans la petite ville côtière d’El-Jadida. Mes copains militants n’aiment pas trop quand je dis ça, mais c’est la vérité : nous n’avons pas tant de problèmes avec les autorités. »

Ces dernières font néanmoins régulièrement la démonstration de leur intransigeance. En 2011, 300 étrangers ont été expulsés pour prosélytisme. « Le christianisme, disparu depuis l’époque romaine, n’est revenu qu’avec les Européens au XIXe siècle, commente le P. Daniel Nourissat, prêtre à Casablanca. D’où la crainte, compréhensible, de voir les chrétiens chercher à déstabiliser l’islam. »

« Autour de moi, j’observe en effet la peur que des hordes de missionnaires poussés par l’Occident s’en prennent à nos valeurs », déplore Reda. Si des missionnaires étrangers sont bien présents au Maroc, passant parfois par des associations linguistiques ou paramédicales pour œuvrer – bien sûr secrètement –, leur nombre reste très limité, selon plusieurs connaisseurs du sujet.

Quant aux Églises étrangères officielles, elles font preuve de discrétion et de prudence. « Nous jouissons d’une liberté de culte totale, souligne le P. Daniel Nourissat. De notre côté, nous respectons le pays qui nous accueille et ne baptisons aucun Marocain. »

Le dur regard de la société

Reste, pour les convertis, le regard de la société, le plus dur à supporter. « J’aurais moins peur de dire la vérité au procureur du roi qu’à mon oncle ! », s’amuse Reda, qui tient secrète sa conversion. « Je veux garder mon travail et mes amis. Ici, quitter l’islam, c’est impensable. On pense que tu fais ça pour mener une vie de débauche, comme dans les séries américaines à la télé ! Ou on te prend pour un fou. »

« Après que Mourad s’est converti, se souvient Mohamed, nos sœurs, qui avaient des doutes, m’ont demandé d’aller fouiller dans ses affaires. Un imam a même prononcé une fat­wa pour m’encourager à le faire ! Ils voulaient aller à la police pour le dénoncer, pensant que cela le découragerait. Mourad et notre plus grande sœur ne se sont plus parlé pendant treize ans. »

Mohamed refuse pourtant de taire ses convictions. « Je ne crie pas sur tous les toits que je suis chrétien, mais je ne veux pas non plus tricher vis-à-vis de moi-même et de Dieu. Après la naissance de mon bébé, tout le monde était choqué qu’il n’y ait pas de Coran sous son oreiller. J’ai fini par dire que je m’étais converti aussi. Et mes parents l’ont moins mal pris que je ne le craignais. », raconte-t-il, ému.

Souvent, les très proches finissent par accepter. « Quand ma mère l’a su, elle était désespérée, raconte Najat, convertie au catholicisme il y a trente-huit ans. Pour elle, c’était un échec éducatif total ! Elle et mes sœurs ont pensé que ça me passerait. Puis elles ont compris que ce n’était pas une lubie… » « Un temps d’acceptation qu’il nous faut aussi quand des chrétiens se convertissent à l’islam ! », rappelle le P. Nourissat.

Les chrétiens marocains envisagent-ils leur avenir sereinement ? « J’aime ce pays, affirme Reda, j’y ai passé une grande partie de ma vie. Je n’ai aucun problème avec la djellaba ni avec le couscous. Mais je me sens trop différent. Et ce serait compliqué de me marier avec une musulmane. Une seule solution : l’Europe, pour démarrer autre chose… »

Mourad et Mohamed ont tous les deux épousé des converties, et construit une famille. « J’élève mes enfants dans la foi, raconte Hassan, et je ne leur demande pas de se cacher. Mais d’eux-mêmes ils en parlent peu, parce qu’ils savent que c’est compliqué… Un jour, mon fils a écrit dans une rédaction qu’il était chrétien. La maîtresse est allée le voir et lui a dit gentiment : “Ça reste entre nous.” »

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Lausanne. École : Un prof veut interdire les croix autour du cou mais ne dit rien sur les filles voilées

Lausanne. Ecole : Un prof allergique à la croix

Mon petit-fils a reçu de ses parents un cadeau pour sa confirmation : une chaînette avec une croix qu’il a laissée à son cou pour aller à l’école, le lendemain, dans un village au nord de Lausanne.

Son prof, voyant son collier avec la croix, lui demande de l’enlever, ce qu’il a refusé de faire.

Il le menace alors d’une heure d’arrêt, mais mon petit-fils, soutenu par ses camarades, tient tête durant toute la période. En rentrant à la maison, il raconte cette histoire à ses parents. Ma fille prend rendez-vous avec le doyen qui convoque le prof et l’élève pour la première heure de cours le lendemain matin. Etant donné que le jeune de 14 ans est resté calme et poli, il n’est plus question d’heure d’arrêt et il ne voit rien de contraire à la loi en portant une croix alors que des filles vont à l’école voilées.

Ce fait étonne simplement dans le contexte que l’on connaît et où l’Occident perd son âme à force de tolérance envers les autres religions.

Monique Coppotelli, Lausanne

 

Cyril Cibert. Socialiste: La haine des racines chrétiennes, la prosternation devant l’islam

Cyril Cibert : grand spécialiste du “deux poids, deux mesures”…

C’est le Salon Beige qui a déniché hier ce nouvel exemple du “deux poids, deux mesures” de Cyril Cibert, conseiller régional PS de Poitou-Charente… Voyez deux tweets successifs du personnage. Sans commentaire.

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“La BBC est trop chrétienne” déclare le chef de la religion et de l’éthique de la BBC Aaqil Ahmed qui est… musulman.

Pour contrer le « parti pris » chrétien, la BBC pourrait diffuser l’appel musulman à la prière

Dans leur dernière attaque contre toutes les choses traditionnellement britanniques, la BBC, radio-télévision de gauche, a estimé qu'ils étaient "trop Chrétiens".

Cette décision a été prise par le responsable de la religion et de l'éthique de la BBC Aaqil Ahmed qui est musulman.

M. Ahmed a compilé un rapport dans lequel il conclut que la BBC est influencée par le Christianisme et doit faire preuve d'ouverture plus "multiconfessionnelle"

Cette décision a été saluée par Ibrahim Mogra, Secrétaire général adjoint du Muslim Council of Britain.

Mogra, qui a été invité par Aqil Ahmed à faire des suggestions pour un calendrier "moins biaisée", a proposé que la BBC diffuse la prière du vendredi d'une mosquée.

Trop chrétienne, la BBC ?! On a fait mieux comme engagement religieux… Déjà en 2011, la radio recommandait à ses animateurs de plus utiliser les références avant et après Jésus-Christ « pour ne pas offenser les non-chrétiens »… Depuis des années, elle se plie d’une manière fabuleuse au religieusement correct.

En 2013, un rapport du groupe de réflexion indépendant The New Culture Forum, qui a examiné la couverture des actualités de la BBC depuis 1997, montrait que les chrétiens étaient toujours considérés soit comme des personnages risibles soit comme de violents intégristes – en gros comme d’impossibles interlocuteurs. Alors que les musulmans – y compris les extrémistes – étaient toujours dépeints avec une lumière très soigneusement modérée… Une véritable « propagande » selon l’auteur de l’étude qui écrit : « Plus un sujet est gênant à traiter, moins la BBC lui donne de couverture ».

L’image positive de l’islam doit primer sur tout le reste, y compris sur une actualité qui pourrait l’écorner, et même si la radio est directement confrontée à l’islam « nature »… On l’a vu tout récemment quand la chaîne s’est vue obligée d’annuler le tournage de « Global Questions » (émission phare à 78 millions d’auditeurs) qui devait avoir lieu au Maroc. Le sujet ? La compatibilité de l’islam avec la politique…

En réponse à cette nouvelle offensive anti-chrétienne, le groupe chrétien A Voice for Justice a lancé une pétition demandant qu’Aaqil Amhed soit « démis de ses fonctions pour des motifs de partialité islamique et un manque de respect flagrant envers la croyance chrétienne ». Il a trop régulièrement commandé des documentaires affichant un parti pris pro-islamique clair, tout en remettant en cause les principes fondamentaux et les enseignements du christianisme, de manière à banaliser et à saper la foi chrétienne.

« Le Royaume-Uni est un pays chrétien […] notre société [est] fondée sur les valeurs chrétiennes. Il est donc tout à fait juste que le christianisme ait plus de temps d’antenne que les croyances des groupes minoritaires et qu’il soit traité avec respect. »

Source Traduction Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

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Une théologienne allemande : « Pas de muezzin, pas de son de cloches »

Dans son exposé à l’église Saint-Martin [de Kirchheim, Bade-Wurtemberg], le docteur Ellen Ueberschär a parlé de la relation entre l’Église et l’État [...] Ueberschär est depuis 2006 secrétaire générale des journées de l’Église protestante allemande. Elle est née à Berlin-Est et y a vécu la situation de chrétien dans le socialisme.

Les Églises, a conseillé Ueberschär, ne devraient en aucun cas participer à la discrimination des symboles religieux de l’islam, sinon elles scieraient la branche sur laquelle elles sont assises : pas de muezzin, pas de sonnerie de cloches, pas de voile islamique, pas d’habit de religieuse et pas de crucifix à l’école.  » La caractéristique essentiel de la Constitution, c’est précisément l’égal traitement des religions et des convictions. »

(Traduction Fdesouche)

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