Suisse: Jusqu’à 100 migrants par jour rentrent désormais dans le pays par Buchs

Tous les journaux dominicaux, ou presque, LMD, la NZZ am Sonnta (NZZaS), l'Ostschweiz am Sonntag et la Zentralschweiz am Sonntag, constatent qu'après le Tessin, le canton de Saint-Gall est le nouveau point d'arrivée des migrants vers la Suisse.

Jusqu'à 100 migrants par jour rentrent désormais dans le pays par Buchs, révèle LMD. En septembre, 1427 ont été enregistrés dans ce canton, contre 1063 au Tessin.

Les nouveaux venus sont principalement des Syriens, des Afghans et des Irakiens. La cause de cet afflux dans l'est de la Suisse est la nouvelle route migratoire qui passe désormais par les Balkans.

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Le Tessin s’attend à l’arrivée de milliers de migrants

La Suisse craint désormais que les migrants tentent de rejoindre le nord de l'Europe en passant sur son territoire.

Chaque jour entre 30 à 150 migrants arrivent pour l'instant à Chiasso qui ne compte que 134 places. La plupart sont de jeunes hommes, des Africains, en majorité des Eryhtréens. Entre juin et août, un pic a été enregistré avec environ 5000 entrées au centre de Chiasso, commune de seulement un peu plus de 8000 habitants.

A Berne, plusieurs députés se sont emparés de la question cette semaine et ont demandé un contrôle systématique aux frontières avec la présence de l'armée. Une demande rejetée par la présidente suisse, Simonetta Sommaruga, pour qui le pays n'est pas en danger.

A Chiasso, personne ne veut pas revivre l'enfer du Printemps arabe, lorsque l'alcool coulait à flot dans les rues provoquant de nombreux incidents parmi les migrants, explique le maire.

Ailleurs en Suisse, on craint le pire aussi. La commune de Oberwil-Lieli, dans le canton d'Argovie (nord), a ainsi décidé de payer 290'000 francs suisses à Berne plutôt que de recevoir de demandeurs d'asile.

Melekot Woldemichael, demandeur d'asile éthiopien à Chiasso depuis 5 ans, comprend que les Suisses aient peur, mais il pense que l'afflux de migrants ne va pas cesser de si tôt. Cet ancien ingénieur en télécommunications de 50 ans estime que les médias en Afrique envoient actuellement de fausses informations sur l'accueil des migrants en Europe ce qui pousse les Africains à vendre leurs biens pour rejoindre le continent européen.

Source

 

 

Tessin : L’arrogance de l’Eglise

Ci-dessus, Mgr Lazzeri

 

Note d'Anne Lauwaert :

L'église a-t-elle le pouvoir de faire entrer des "migrants" en passant outre les décisions des autorités fédérales ? Au Tessin mais aussi dans le reste de la Suisse ? Sans contrôles de sécurité ?

Alors, à quoi servent encore les contrôles que font nos policiers et nos douaniers ?

Une personne venant du Pakistan doit avoir un visa valable 3 mois pour rentrer en Suisse et Mgr Lazzeri aurait le pouvoir de faire rentrer ces gens, obéissant à l'appel d'un pouvoir étranger, le pape n'ayant aucun pouvoir en Suisse !

Qu'en pense le peuple ? Ils devraient supporter les conséquences des décisions de l'Eglise ?

Ceci est une violation de la souveraineté de la Suisse, une manoeuvre totalement anti-démocratique ! C'est une violation de la séparation de l'Eglise et de l'Etat !

Il est hallucinant de voir qu'un évêque se permette de passer par dessus les autorités cantonales tessinoises.  A. L.

 

Voici l'article en question :

L'évêque de Lugano, Mgr Valerio Lazzeri, a répondu présent à l'appel lancé par le pape François pour accueillir des migrants dans les paroisses.

Dans une lettre adressée aux paroisses, aux prêtres, aux communautés religieuses et à d'autres organismes, Mgr Lazzeri demande que l'on mette à disposition des structures de tous types (sites de colonies de vacances, immeubles vides, édifices inoccupés, préfabriqués, maisons ou appartements), pouvant être destinés immédiatement à l'accueil provisoire des "migrants".

Le message est simple : tous ceux qui ont des espaces à disposition peuvent contacter le Service cantonal des requérants d'asile (qui dépend du Département de la santé et du social) qui examinera attentivement la proposition. Les coûts de cet accueil provisoire des requérants seraient à la charge du canton. "Le drame humanitaire des réfugiés qui fuient les horreurs de la guerre et des injustices ne peut nous laisser indifférents. Cela secoue profondément notre conscience et la vocation de l'église est de se pencher sur les blessures de l'humanité et de s'en occuper"

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 Source en italien, trad. D. Borer

 

 

Appliquer le mandat constitutionnel au lieu de poignarder le Tessin dans le dos

L'UDC invite le Conseil fédéral à ne pas poignarder dans le dos le canton du Tessin dans l'affaire des frontaliers, mais à appliquer enfin le mandat constitutionnel de limitation et de gestion de l'immigration. Le nouvel article contient tous les instruments nécessaires pour régler ce problème.

Le nombre de frontaliers venant de l'UE en Suisse a plus que doublé depuis 1995, passant de 144 000 à plus de 290 000 actuellement. Le canton du Tessin est particulièrement touché puisque entre-temps plus de 26% de tous les salariés sont des frontaliers. L'éviction de la main-d'œuvre indigène et une forte pression sur les salaires sont les conséquences inévitables de ce phénomène. Il est parfaitement normal dans ces conditions que le canton du Tessin prenne des mesures de défense. On en dira autant des précautions prises pour empêcher que des étrangers délinquants s'installent dans le canton. Depuis le mois d'avril dernier, le Tessin exige des demandeurs d'un permis de séjour un extrait du casier judiciaire.

L'Italie proteste avec véhémence contre ces mesures. L'ambassadeur suisse à Rome a été convoqué par le ministère italien des affaires étrangères. Les criminels italiens doivent eux aussi profiter de la libre circulation des personnes! Rome proteste bruyamment contre la décision du Tessin de ne pas accorder de permis de séjour à des délinquants italiens. Ce serait contraire à l'accord de libre circulation des personnes. La Suisse ne peut expulser un étranger que s'il a commis un délit en Suisse. En revanche, elle doit admettre les Italiens tombés dans la délinquance en Italie.

L'accord de libre circulation des personnes prévoit certes que pour des motifs de sécurité il est permis de déroger au principe de la libre circulation, mais, selon l'Italie, il ne serait pas permis d'examiner l'éventuelle atteinte à la sécurité publique d'une personne demandant un permis de séjour. Des politiques italiens exigent de la Suisse de remettre à l'ordre le Tessin et menacent de recourir auprès de la Cour de justice UE. Voilà des tentatives d'intimidation pour le moins curieuses de la part d'un pays qui se moque d'accords internationaux comme le traité de Dublin et qui recourt à toutes les mesures chicanières possibles et imaginables pour empêcher des entreprises artisanales suisses de s'installer en Italie.

Le Conseil fédéral doit enfin agir

Il est exact que le Conseil fédéral doit agir. Cependant, il ne doit pas céder aux pressions italiennes, mais donner enfin au Tessin les moyens de s'attaquer efficacement aux problèmes que pose l'afflux d'Italiens. L'article constitutionnel approuvé par le peuple et les cantons le 9 février 2014 donne au Conseil fédéral tous les instruments nécessaires pour gérer l'afflux de frontaliers en fonction des besoins des différentes régions. Les frontaliers sont en effet explicitement mentionnés dans le texte constitutionnel. Les besoins en main-d'œuvre ne sont pas mêmes au Tessin qu'en Suisse orientale ou à Bâle.

L'UDC a donc fait des propositions d'application concrètes qui donnent aux cantons une souplesse suffisante. Il s'agit maintenant de les réaliser rapidement:

  • imposer aux frontaliers des contingents séparés qui doivent être répartis chaque trimestre entre les cantons et qui sont adaptés de manière souple (tampon pour compenser les variations conjoncturelles);
  • réintroduire des zones frontalières desquelles les habitants peuvent travailler en Suisse en tant que frontaliers (des frontaliers venant par ex., de Pologne ou du sud de l'Italie ne seraient plus autorisés);
  • les personnes séjournant toute la semaine en Suisse ne sont plus considérées comme frontaliers (des exceptions dûment motivées seraient possibles, les autres devraient demander un permis ordinaire L ou B);
  • la durée du permis de travail est également limitée pour les frontaliers;
  • la préférence nationale s'applique aussi lors de l'engagement de frontaliers;
  • le canton fixe le pourcentage maximal de frontaliers par entreprise (par ex., 50%).
Source / 30.07.2015

Frontaliers: Le ton monte entre le Tessin et l’Italie

L'Italie durcit le ton après les mesures unilatérales du canton du Tessin contre les frontaliers. L'ambassadeur de Suisse à Rome Giancarlo Kessler a été convoqué mardi 28 juillet au ministère italien des Affaires étrangères, indique ce dernier, cité par des agences italiennes.

Depuis avril, le Tessin demande tant aux demandeurs d'un permis B en provenance des pays de l'UE et de l'AELE qu'aux frontaliers italiens un extrait de leur casier judiciaire.

Fin juin, l'Italie avait aussi demandé à la Commission européenne d'ouvrir une procédure d'infraction contre la Suisse. Dans une note, le ministère italien dénonce des violations de la libre circulation des personnes, «en contradiction avec l'excellent état des relations bilatérales».

Source 

 

Plusieurs cas de diphtérie découverts chez des requérants au Tessin

Ci-dessus : Corynebacterium diphteriae 

 

Urgence sanitaire à Chiasso.

Le médecin cantonal tessinnois exige dès à présent que chaque nouveau requérant passe immédiatement un examen médical à son arrivée, suite à la découverte de 4 cas de diphtérie*  dans le centre d'accueil de Chiasso. (NDLR : rappelons que, grâce à la vaccination, cette maladie a disparu de chez nous depuis plusieurs décennies.)

- chaque personne ayant des problèmes de santé doit être enregistrée avec son diagnostic et le nom du médecin qui l'a ausculté

- chaque nouvelle personne arrivant au centre doit subir un contrôle de santé par le personnel infirmier qui doit lui faire un examen complet de la peau et ceci dans les premières 24 heures.

- les personnes ayant des blessures ou des ulcérations de la peau doivent être immédiatement dirigées vers un médecin référent pour une évaluation et pour faire un frottis

Source en italien

 

*  Diphtérie

Terme utilisé par le Français Bretonneau pour désigner une infection (dont la déclaration est obligatoire) due à un bacille (bactérie) : Corynebacterium diphteriae. Il s'agit d'une maladie infectieuse, qui semble en nette recrudescence, contagieuse et se caractérisant par la production supplémentaire de fausses membranes : les pseudo-membranes fibrineuses dans lesquelles le Corynebacterium diphteriae est en grande quantité. Ce germe, appelé également bacille de Klebs-Löffler, est à l'origine de phénomènes d'intoxication touchant l'ensemble de l'organisme et dus à la sécrétion de toxines sécrétées par ce bacille. Les autres pathologies dont cette toxine (plus précisément exotoxine) est responsable sont une atteinte rénale (néphrite), des paralysies, une atteinte du myocarde (muscle cardiaque) entre autres. Grâce au vaccin antidiphtérique (DT-coq) obligatoire, la prévention de cette maladie (prophylaxie) a été possible. Historiquement cette pathologie était responsable d'une mortalité infantile très élevée dans le monde, jusque dans les années 1930. Elle a pratiquement disparu des pays occidentaux grâce à la vaccination systématique constituée par le D.T-coq : vaccin antidiphtérique, antitétanique et anticoquelucheux administré au cours de la première année de vie.
Ces vaccinations sont le plus souvent obligatoires pour les individus désirant se rendre dans les pays en voie de développement. Malheureusement, dans les pays de l'est de l'Europe où la maladie avait été totalement éradiquée, la diphtérie est à nouveau émergente depuis les années 90.Causes
Corynebacterium diphteriae est surtout présent chez l'homme dans l'amygdale, le pharynx et le nez. Ce bacille se présente sous la forme de bâtonnets grêles, immobiles et légèrement gonflés à leurs 2 extrémités. La méthode utilisée par les laboratoires pour les mettre en évidence est la coloration gram positif. La méthode de Neisser permet de colorer et de mettre en évidence des corpuscules métachromatiques caractéristiques. Ce germe, sensible à la lumière et la chaleur ainsi qu'aux antiseptiques, possède la capacité de sécréter une exotoxine diphtérique qui est elle-même détruite aux environs de 100 °C. À l'intérieur de l'organisme, cette exotoxine est véhiculée par le système nerveux et la circulation sanguine en utilisant une substance connue des spécialistes en hématologie : le cytochrome B. L'exotoxine qui est véhiculée par le système circulatoire est à l'origine d'un processus d'hyperémie (accentuation de la vascularisation) généralisée des viscères et des lésions elles-mêmes. Cette exotoxine est également à l'origine de lésions du myocarde (muscle du cœur proprement dit), des glandes surrénales et des reins. En ce qui concerne le système nerveux central, l'exotoxine diphtérienne entraîne une dégénérescence des nerfs périphériques (que les spécialistes appellent dégénérescence wallérienne) et une atteinte d'une partie spécifique de la moelle épinière : les cornes antérieures. La dégénérescence wallérienne, appelée également dégénérescence nerveuse descendante, se caractérise par la destruction d'un nerf due à la fragmentation des fibres du cylindraxe, c'est-à-dire de la fibre nerveuse proprement dite, celle transportant l'influx nerveux. La myéline qui entoure le cylindraxe est atteinte à son tour. On constate d'autre part une multiplication des noyaux de la gaine de Schwann. La gaine de Schwann, appelée également neurilemme ou neurolemme, est constituée des cellules de Schwann qui entourent les axones des nerfs périphériques.
Contagion et immunité
La contagion se fait par l'intermédiaire des écoulements nasaux et pharyngés (sécrétions) à partir des malades eux-mêmes mais aussi des convalescents. Les porteurs sains (qui ne présentent pas la maladie mais portent le germe) sont les plus contagieux. Ce sont avant tout les enfants. L'immunité ne protège pas contre la bactérie elle-même mais seulement contre sa toxine. Cette immunité antitoxine est constituée, chez l'embryon, des anticorps provenant de la mère et chez l'adulte ou l'enfant d'une infection par le bacille de Löffler acquise antérieurement ou au contact des individus présentant le germe.Symptômes L'incubation de cette pathologie dure environ 2 à 5 jours. Quelques patients présentent une incubation plus longue. Les symptômes sont différents selon la localisation de la diphtérie.

1) La diphtérie nasale qui donne lieu à un coryza (sécrétions nasales ressemblant à celles du rhume) est la forme la plus bénigne. Ce coryza est teinté de sang et survient le plus souvent d'un seul côté. Le plus souvent, un enfant atteint par cette variété de diphtérie n'est pas malade mais devient porteur sain du germe. Le petit patient qui héberge le germe est immunisé mais va le transmettre par voie aérienne rapprochée, c'est-à-dire la salive essentiellement. La diphtérie nasale s'accompagne d'un jetage, c'est-à-dire d'un écoulement nasal abondant (ce terme a été employé chez l'homme par analogie à celui utilisé chez l'animal et plus particulièrement chez le cheval atteint de morve). Progressivement, on assiste à des lésions de la narine qui finissent par se couvrir de plaies dues à l'érosion. Certains patients présentent un épistaxis (écoulement de sang par le nez).

 

2) La diphtérie laryngée appelée également croup diphtérique est beaucoup plus fréquente chez l'enfant que chez l'adulte. Son évolution se fait rapidement vers une toux ressemblant à l'aboiement d'un chien, suivie d'une aphonie (la voix est éteinte). Cette phase est suivie d'une phase dite dyspnéique, c'est-à-dire marquée par une difficulté à respirer. Elle survient après environ 2 à 3 jours et se caractérise par un tirage sus-sternal : creusement du thorax et plus spécifiquement la partie antérieure (avant), soit au-dessus du sternum (on parle alors de tirage sus-sternal), soit au-dessous (tirage sous-sternal). Ces déformations apparaissent lors de fortes inspirations, quand l'entrée de l'air dans la poitrine est très gênée par un obstacle. Cette forme finit par aboutir à une cyanose, c'est-à-dire une diminution parfois très importante de l'arrivée d'oxygène dans les tissus de l'organisme. La cyanose se caractérise par une coloration gris-bleue de la peau. Le patient présente d'autre part un pouls paradoxal se caractérisant par une intensité du pouls radial (palpé à la face externe du poignet, la main regardant en avant) diminuée lors d'une inspiration (pénétration de l'air dans les poumons). Le pouls paradoxal contraste avec les battements cardiaques qui continuent à être normaux pendant que le sujet respire (cycle respiratoire). Normalement, chez un individu indemne de lésions, les battements du pouls et les battements cardiaques sont synchrones.
En l'absence de traitement à ce moment-là, la phase asphyxique s'installe, au cours de laquelle le patient ne peut plus respirer. Si aucune trachéotomie n'est pratiquée, l'évolution se fait inéluctablement vers le décès du patient. La trachéotomie est un acte chirurgical dont le but est de pratiquer une ouverture permettant ainsi à l'air de pénétrer à nouveau dans les poumons, à la face avant (antérieure) du cou, au niveau de la trachée artère, entre le troisième et le quatrième anneau cartilagineux, dans l'espace délimité par le triangle situé en dessous de la glotte et juste au-dessus du sternum.

 

3) En présence d'une angine pseudo membraneuse le début est insidieux. Le patient commence à présenter une légère fièvre et une angine rouge, puis 2 à 3 jours après apparaissent des fausses membranes de couleur blanche recouvrant les amygdales et débordant sur les piliers adhérentes défaillantes. Le reste de la bouche est normal et il n'existe pas en particulier d'œdème ni d'inflammation. La palpation met en évidence des adénopathies (ganglions anormaux augmentés de volume) en dessous de la mâchoire. Ces ganglions sont volumineux, nombreux et douloureux. Enfin, le patient présente un coryza généralement d'un seul côté. Au début, le patient ne se plaint pas de difficultés pour avaler (dysphagie). Progressivement, et sans traitement, la dysphagie s'aggrave, les fausses membranes augmentent de volume et se rassemblent atteinte. Elles sont susceptibles d'envahir l'ensemble du pharynx. A ce stade, le patient peut quelquefois montrer des signes d'intoxication tels qu'une pâleur, la présence de protéines dans les urines (protéinurie) et une accélération du rythme cardiaque (tachycardie).

 

4) La diphtérie cutanée pose quelques problèmes diagnostiques. En effet, elle est quelquefois confondue avec l'impétigo quand aucun examen de laboratoire n'est pratiqué ou ne peut être pratiqué (pays en voie de développement). Cette variété de diphtérie est particulièrement fréquente dans les pays où l'hygiène est insuffisante.

 

5) La diphtérie maligne se caractérise par une aggravation de l'ensemble des symptômes et plus spécifiquement une extension des fausses membranes et une aggravation des adénopathies. Les spécialistes parlent pour cette raison de cou proconsulaire. Le patient se plaint de dysphagie très importante et l'intoxication s'aggrave également. Celle-ci se traduit par une accélération du rythme cardiaque, des diarrhées, des vomissements, une diminution de la quantité des urines, la présence de protéines dans les urines. À l'examen, on constate une augmentation de volume du foie et un purpura, autrement dit la présence de taches de sang dans la peau provenant de l'extravasation (sortie du sang des vaisseaux).
Certaines formes de diphtérie maligne sont mortelles plus rapidement. Ceci est dû à la virulence d'intoxication susceptible d'aboutir à la mort par perte de connaissance (syncope) en quelques jours malgré le traitement (sérothérapie). Il s' agit des formes hypertoxiques.
L' évolution de cette forme de diphtérie est variable selon le traitement qui est susceptible de diminuer les symptômes précédemment décrits. Néanmoins, la maladie resurgit quelques jours plus tard parfois aux environs de la deuxième semaine : c'est ce que les spécialistes appellent le syndrome malin secondaire. Quelquefois plus tard, environ un peu plus d'un mois plus tard, après une accalmie, une nouvelle forme apparaît : il s'agit du syndrome malin tardif.

Complications
Les complications de la toxi-infection diphterienne concernent le système cardio-vasculaire, le système nerveux et le système rénal. La mortalité due à cette pathologie toxi-infectieuse se situe autour de 5 à 10 %.

L'atteinte du système cardio-vasculaire se caractérise essentiellement par une inflammation du myocarde (myocardite) à l'origine d'une accélération du rythme cardiaque, une baisse de la tension artérielle et une altération visible à l'électrocardiogramme (pour les spécialistes : arythmie inversé, p-r allongé, bloc auriculo-ventriculaire).

L'atteinte du système nerveux est quelquefois précoce (du 2e au 10e jour) et se localise au point d'inoculation. Ainsi, on constate des paralysies du voile du palais entraînant une voix nasillarde et un reflux des aliments par le nez. Les yeux peuvent également être concernés aboutissant à une presbytie (presbyopie). La presbytie est la difficulté à voir nettement les objets rapprochés sans fatiguer les yeux. Les membres inférieurs ne sont pas épargnés, présentant quelquefois un syndrome de Guillain-Barré ou des paralysies. Les paralysies sont susceptibles de toucher d'autres zones de l'organisme : les muscles respiratoires, la nuque, le tronc. Cette forme de diphtérie évolue généralement favorablement. Le syndrome de Guillain Barré et Strohl est une infection des nerfs périphériques (appartenant au système nerveux périphérique, c'est-à-dire l'ensemble du système nerveux sans l'encéphale et la moelle épinière) se caractérisant par une démyélinisation (dégénérescence, destruction de la myéline) due à l'inflammation de la gaine de myéline (gaine de nature graisseuse entourant l'axe des neurones).

L'atteinte du système rénal est mise en évidence par une cylindrurie (présence de cylindres dans les urines), une hématurie (présence de sang dans les urines) et une protéinurie (présence de protéines dans les urines). La cylindrurie est l'accumulation, l'agglutination de protéines de différentes origines (anciens globules rouges, anciens globules blancs et autres protéines) qui vont se rassembler sous la forme de petits cylindres microscopiques.

Le labo met en évidence le bacille responsable grâce à différentes techniques dont le résultat ne doit pas retarder le traitement. Le prélèvement est effectué à la périphérie des membranes mais également autour, sur les muqueuses saines. La technique utilisée est celle des anticorps fluorescents mais une culture est indispensable de manière identifier le bacille qui se présente sous l'aspect de colonies après coloration Gram. On constate également la présence de granulations métachromatiques. La réaction de polymérisation en chaîne, c'est-à-dire la PCR, indique la variété de germes (souches) responsable.

Diagnostic différentiel (il ne faut pas confondre cette pathologie avec) :

Une angine banale
Une candidose
Une laryngite banale
Une laryngite de la rougeole
Une scarlatine
Une mononucléose infectieuse
Une agranulocytose
Une angine de Vincent
Une syphilis secondaire
Un abcès rétro-pharyngien

Traitement
Il fait appel à la sérothérapie, qui est l'utilisation thérapeutique du sérum sanguin (partie liquidienne du sang) se caractérisant par l'administration et par l'injection sous-cutanée, intramusculaire ou intrarachidienne (à l'intérieur du liquide entourant la moelle épinière) d'un sérum immunisant. Celui-ci est soit d'origine animale, provenant d'un animal qui a été vacciné contre une maladie infectieuse, soit d'origine humaine. Autrement dit, le sérum immunisant est un sérum sanguin (partie liquide du sang) contenant un anticorps (variété d'immunoglobuline) ayant la capacité de réagir contre un corps étranger à l'organisme (antigène donné).
Cette sérothérapie est constituée d'antitoxines diphtériques préparées à partir de sérum (partie liquidienne du sang débarrassée des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes) de cheval. Étant donné le risque à l'administration de ces substances (allergie), il est procédé au préalable à un test de sensibilité par voie cutané, ou l'administration des anticorps se fait selon la méthode de Besredka. Cette méthode, appelée également vaccination anti-anaphylactique, évite les accidents anaphylactiques (allergie grave). Elle consiste à injecter une très faible quantité de sérum (c'est-à-dire 1/10ième à 1/100ième de millilitre) 2 heures avant de faire l'injection curative, c'est-à-dire définitive.

Les quantités injectées sont d'autant plus massives que l'injection a lieu tardivement. Si le sujet supporte les premières injections d'essais (pas de sensibilité), on injecte alors par voie sous-cutanée ou intramusculaire :

Chez l'enfant ou l'adulte, 20000 à 40000 unités internationales quand l'atteinte est inférieure à 48 heures ou quand elle est légère (pharynx, larynx).

Quand l'atteinte est grave et concerne le nez, le pharynx ou le larynx, il faut injecter 40000 à 60000 unités internationales par litre.

Quand l' atteinte est sévère et date de plus de 3 jours, l'injection doit comporter 80 000 à 100 000 unités internationales par litre.

La vaccination comportant le vaccin total ou une dose de rappel est nécessaire. La vaccination se pratique de la façon suivante : on injecte le vaccin à 3, 4, 5 et à 18 mois puis on effectue un rappel à 5 ans et à 10 ans ensuite. Les vaccins utilisés sont les vaccins mixtes, c'est-à-dire diphtérie-tétanos-coqueluche. La protection due au vaccin est appréciable grâce un test nécessitant une injection intra-dermique de 0,1 à 0,2 ml de solution de toxines standardisées selon la méthode de Schick. Elle peut également être testée par le dosage d'anticorps. Ainsi, on considère (OMS) qu'un individu est protégé quand il présente 0,1 unité par millilitre ou plus d'anticorps.

Les antibiotiques utilisés sont la benzylpénicilline à raison de 2 à 5 millions d'unités par jour, l'érythromycine à raison de 250 à 500 mg toutes les 6 heures sous forme de comprimés pendant plus d'une semaine. Les antibiotiques sont utilisés pour lutter contre les infections supplémentaires à celle de la diphtérie. D'autre part, ils empêchent le patient d'être contagieux au bout de 24 heures.

Pour les formes évoluées et tout particulièrement quand il existe une paralysie des muscles respiratoires, une respiration artificielle est quelquefois utile. En présence d'un croup, il faut faire respirer de l'air humide et chaud au patient. L'administration de sédatifs et de cortisone est également nécessaire. En phase terminale, la trachéotomie est quelquefois inévitable.

Au cours d'une épidémie de diphtérie, le patient présentant des germes nécessite l'administration de procaïne benzylpénicilline à raison de 600 000 unités internationales par litre et par jour par voie intramusculaire pour 10 jours. Certaines équipes médicales utilisent l'érythromycine à raison de 200 à 500 mg toutes les 6 heures sous forme de comprimés pendant 7 jours,

 

Course d’école du Conseil Fédéral : gros flop au Tessin

Bravo les Tessinois : vous avez snobé les marionnettes du Conseil Fédéral !

Nous sommes très fiers de vous, Tessinois, vous qui avez damé le pion aux sept marionnettes du Conseil Fédéral en les snobant de manière grandiose.

cf-tessin

Les baillis sont passé par Bellinzone pendant leur course d'école pensant pouvoir faire, pour la énième fois, une belle opération de marketing. Mais le peuple n'était pas au rendez-vous. Sur la Piazza Governo, 1500 portions de risotto avaient été préparées, mais sur place, il y avait moins de 300 personnes, (en comptant la présence massive de politiciens, de parents et d'assistants), et cela. même si on pouvait manger à l'oeil.

La presse aux ordres a essayé, de façon pathétique, de trouver des excuses à ce flop retentissant en accusant la canicule. La réalité est qu'au Tessin, personne ne fait plus confiance au Conseil Fédéral.

Les gens ne croient plus aux histoires de ces Messieurs-Dames quand ils prétendent porter une attention particulière au Tessin et qui, de fait, continuent à assommer notre canton.

Quand l'Italie a dénoncé le Tessin aux fonctionnaires de Bruxelles pour discrimination des frontaliers, qu'ont fait les sept savants ? Ils ont donné raison à l'Italie !

Le franc fort augmente le dumping salarial et l'invasion des petit patrons italiens et des frontaliers. Et que font les sept "sages" ? Ils gèlent les mesures d'accompagnement qui permettraient de limiter la dévastatrice libre circulation des personnes. Etc...etc.

La réalité est que Berne continue à considérer le Tessin comme quantité négligeable.

Les gens s'en sont souvenus et vendredi, ils ont snobé les baillis.

Vous, les sept marionnettes, revenez au Tessin quand vous aurez pris des mesures concrètes en faveur de notre canton.

Ne vous faites plus voir chez nous avant. Nous  n'avons que faire de vos blablas.

 

Source en italien (trad. D. Borer)

Libre-circulation : La Confédération ne veut pas que le Tessin contrôle le casier judiciaire des étrangers

Depuis avril, les candidats au permis de séjour doivent présenter un extrait de casier judiciaire au Tessin. Cette pratique illégale doit cesser, réclame le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM).

Généraliser la démarche à tous les demandeurs d'un permis de séjour est contraire à l'accord bilatéral sur la libre circulation et au droit européen, a expliqué mercredi à l'ats Martin Reichlin, porte-parole du SEM.

En 2013, la cheffe du Département fédéral de justice et police Simonetta Sommaruga avait déjà rendu attentives les autorités tessinoises. Le sud du canton tentait alors d'introduire un tel règlement.

Source

Dumping salarial en Suisse romande et au Tessin

La Suisse romande et le Tessin, gros recruteurs de frontaliers, sont exposés au dumping salarial. Avec la crise de l'euro, les travailleurs issus des pays d'Europe du Sud ont formé la majeure partie de l'immigration .

Avec la crise de l'euro, les travailleurs issus des pays d'Europe du Sud ont formé en 2014 la majeure partie de l'immigration en Suisse. Les Allemands, eux, sont en recul. La Suisse romande et le Tessin, gros recruteurs de frontaliers, sont exposés au dumping salarial.

En 2014, l'immigration nette en provenance de l'UE/AELE était de 50 600 personnes. C'est 25% de moins que l'année précédente (68'000), selon le 11e rapport de l'Observatoire sur la libre circulation des personnes présenté mardi 23 juin à la presse. Avec les ressortissants des Etats tiers, le solde migratoire total atteint73 000, un niveau historiquement élevé.

Source

Afflux de requérants au Tessin: Le 20 Minutes fait appel à un expert de gauche pour “informer ses lecteurs”

"La demande du canton n'est pas justifiée" selon Alberto Achermann.

De quelles autres solutions le canton dispose-t-il alors pour mettre un frein au flux des migrants?

1

Violer les accords de Schengen et de Dublin n'est pas la bonne solution. (ND Ch. H. Alors que divers pays refusent l'application de quotas, voilà que ces accords deviennent sacro-saints, sans parler des nombreux cas que l'Italie refuse de reprendre en violation même de ces accords!)

Le Tessin pourrait intensifier de manière ponctuelle ses contrôles, sans pour autant effectuer des contrôles d'identité systématiques. Car si la Suisse se remet à contrôler les gens lorsqu'ils passent la frontière, notre pays risque des sanctions de la part de l'UE.

Source

Alberto Achermann a travaillé à la rédaction d'un ouvrage traitant du droit de la migration en collaboration avec... la socialiste Cesla Amarelle: "Annuaire du droit de la migration".

via PNS Suisse

Source

Un médecin dénonce : “A Chiasso on assiste à une explosion des cas de gale et de tuberculose”

Comme à Milan et dans de nombreuses autres villes italiennes, au Tessin aussi on enregistre une augmentation des maladies infectieuses, augmentation proportionnelle à l'afflux croissant du nombre de clandestins qui arrivent illégalement au Tessin. Un médecin de Chiasso, qui bien entendu a voulu garder l'anonymat, nous raconte ce que le personnel médical vit ces jours :

- Est-il vrai que ces derniers temps on a enregistré une augmentation de cas de gale à Chiasso ?

- Pas une augmentation, non, je parlerais plutôt d'une véritable explosion. Le mois passé, nous avons diagnostiqué en moyenne 3 cas de gale par jour, c'est vraiment beaucoup. Au point que de nombreux médecins sont obligés d'envoyés leurs patients chez des confrères parce qu'ils n'arrivent plus à gérer tous les cas qu'ils reçoivent. Mais ce qui est encore plus préoccupant, ce sont les cas de tuberculose en nette augmentation.

- Tuberculose ?

- Oui. Chaque jours, nous faisons entre 3 et 4 tests de Mantoux (ndt, tests de détection de la TBC). Dans mon cabinet, nous trouvons 1 à 2 cas positifs par mois.

- Comment vivez-vous cette situation ?

- Sincèrement, je suis préoccupé. J'ai un fils et l'idée qu'il puisse, à cause de moi, attraper une de ces maladies me fait peur.

- Quelles sont les précautions à prendre ?

- Nous portons toujours des masques et des gants. Nous installons les réfugiés dans des salles séparées des autres patients et nous désinfectons tout ce qu'ils touchent. Nous ne pouvons risquer de provoquer une contagion, chose qui, malgré tout, est déjà arrivée.

- Vraiment ?

- Oui. Deux infirmières ont contracté la tuberculose. Vous pouvez imaginer comment elle doivent se sentir....

Que se passe-t-il en cas de contagion par la TBC ?

- C'est un sérieux problème. Cela signifie subir un traitement par antibiotiques pendant 6 mois (tout en priant pour que le bacille ne soit pas trop résistant) et une hospitalisation en isolement pendant le temps où la personne reste contagieuse. Outre le problème physique, se superpose une épreuve psychologique.

- Est-ce que la gale représente un danger aussi grave ?

- Par chance, ce n'est pas mortel. Mais c'est une maladie très désagréable car elle provoque des éruptions cutanées particulièrement prurigineuses qui s'infectent facilement.

- Que peuvent faire les autorités pour limiter les risques de contagion ?

-  Ils doivent interdire aux requérants de circuler librement dans Chiasso, car il existe un risque constant de contaminer d'autres personnes. Il faudrait que des médecins soient chargés d'examiner les requérants directement dans le centre d'accueil pour empêcher qu'ils sortent, et, évidemment, limiter l'afflux de clandestins, peut-être même en refouler quelques uns : avec mes collègues nous nous demandons pour quelles raisons on accueille de nombreux toxicomanes, des Algériens ou des Tunisiens, qui, en plus de représenter un danger, nous coûtent très cher. Il suffit de penser aux doses de méthadone qu'on doit leur donner et aux traitements pour sevrage auxquels on doit régulièrement faire face. Il n'est pas difficile de se rendre compte que ces personnes auront bien du mal à s'intégrer au Tessin.

Source en italien (trad. D. Borer)

 

 

Tessin: Nos autorités avaient donné un permis de séjour à des délinquants multirécidivistes

Le canton durcit ses conditions d'obtention du permis de séjour, et s'intéresse désormais davantage au passé des demandeurs.

Une attaque à main armée commise au sud du Tessin, sur la commune de Novazzano non loin de la frontière italienne, est à l'origine de ce durcissement. Les auteurs de l'agression étaient au bénéfice d'un permis de séjour en Suisse alors qu'ils disposaient déjà d'un long casier judiciaire en Italie, explique la porte-parole.

Côme, une seconde Lampedusa aux portes de la Suisse

Alors que les migrants déferlent sur la Sicile, il existe désormais une "Lampedusa du Nord" à la frontière tessinoise: la ville de Côme, qui fait office de gare terminus pour des milliers d’entre eux.

Ecoutez cet extrait du journal du matin, RTS - 20.05.2015 :

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Le Tessin est submergé de migrants

Les garde-frontières tessinois ont enregistré une hausse sensible de migrants ces dernières semaines. Comme l'a indiqué le porte-parole de la région IV Davide Bassi à Tio, on parle d'un nombre de plus de trois fois supérieur à la moyenne.

Attila Lardori estime que la tendance va se maintenir avec les beaux jours et cette année promet d'être intense. Rien qu'en avril, l'AFD a déjà intercepté 1303 immigrés illégaux, contre 1124 en 2014 et 1061 en 2013. Même constat dans la région Vaud-Valais avec 340 interpellations et, curieusement, dans la région Bâle-Berne avec 168 cas. A Genève, ce sont 128 immigrés illégaux qui ont été interceptés.

Source

Le Tessin subit l’effet de l’afflux de migrants en Méditerranée

L’arrivée massive de migrants sur les côtes de la Méditerranée se fait ressentir au Tessin. Le nombre de personnes qui tentent d’entrer illégalement en Suisse a plus que triplé depuis une semaine.

On peut parler d’un effet domino. Alors que la moyenne hebdomadaire enregistrée jusqu'ici était de 70 personnes, 240 clandestins ont été interceptés par les gardes-frontière à la pointe sud du canton ces sept derniers jours.

Les autorités réagissent avec des renforts dépêchés aux frontières - surtout pendant les fins de semaine, quand le nombre de migrants peut passer du simple au double comme cela a pu être observé ces derniers jours.

Moins de Syriens, plus d'Africains

Durant le printemps et l’été 2014, les migrants qui transitaient par l’Italie pour rejoindre d’autres pays du nord de l’Europe, dont la Suisse, provenaient essentiellement de Syrie. Ce printemps, ce sont les Gambiens, les Libériens et les Somaliens qui forment la plus grande partie de ces clandestins.

Les gardes-frontière constatent par ailleurs une nouvelle tendance: aux côtés du rail et de la route, avec parfois des véhicules de passeurs, les migrants empruntent aussi désormais les bus de ligne qui font la navette entre la Suisse et la Péninsule.

Autre nouveauté: l’explosion du nombre de faux papiers d’identité découverts lors de ces contrôles.

Aiguillés vers le centre d'enregistrement de Chiasso

Les migrants sont automatiquement transférés au centre d’enregistrement du Secrétariat d'Etat aux Migrations (SEM) à Chiasso. Ils ont alors la possibilité de déposer une demande d’asile et - le cas échéant - de séjourner en Suisse en attendant la décision des autorités. Mais ils risquent aussi un renvoi vers l'Italie.

Nicole Della Pietra/oang

Source RTS

“Je suis déçu ! J’ai régulièrement accueilli un jeune requérant d’asile chez moi et il m’a volé mes économies”

Lettre de lecteur au journal tessinois Il mattino online :

"Je voulais vous signaler un évènement qui m'est déplaisant à un point que vous ne pouvez même pas imaginer :

Depuis plusieurs années mon fils joue au foot avec un garçon d'origine africaine vivant au Tessin comme requérant d'asile. Dès le début, nous l'avons invité chez nous, nous l'avons traité comme notre propre fils en faisant tout pour l'accueillir le mieux possible.

La semaine dernière nous sommes partis en vacances et quand nous sommes revenus, nous nous sommes aperçus que l'argent que nous gardions dans une boîte avait disparu, et il etait clair qu'il ne s'agissait pas de l'oeuvre d'un voleur mais de celle de quelqu'un qui nous connaissait bien puisqu'il a utilisé notre clef de réserve. Il n'a pas été difficile de remonter jusqu'à ce garçon qui a admit avoir pris l'argent.

Ce matin, j'irai à la police pour porter plainte mais, croyez-moi, avec les larmes aux yeux, car nous avions tout fait pour que ce garçon se sente comme chez lui quand il venait à la maison et il a trahi notre confiance."

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Nom de l'auteur de la lettre connu de la rédaction de Il mattinonline

 

 

 

 

Le Tessin a le droit d’interdire le port du niqab, estime une commission

Une commission du Conseil national a validé la modification de la Constitution tessinoise, qui vise à interdire de se cacher le visage dans l'espace public, estimant que cela ne viole pas le droit fédéral.