Jean Messiha : « Pour pouvoir s’assimiler il faut bien un identifiant » [Interview]

Une centaine de militants et sympathisants du Front National ont fait le déplacement ce samedi 18 février à Béziers pour venir assister à une conférence de Jean Messiha, le coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen. Egyptien copte naturalisé français, Jean Messiha est un énarque qui s’est rapproché de Front National en 2014. Resté dans l’ombre durant ces années, il a été mis en avant par Marine Le Pen lors de son meeting de lancement le 5 février dernier à Lyon.

Jean Messiha, comment résumez vous en quelques mots le projet de Marine Le Pen ?

Ce projet se résume par lui même, c’est « au nom du peuple », remettre la France en ordre pour refaire de la France un pays majeur. Voilà le triptyque sur lequel on est. Nous entendons remettre la citoyenneté au cœur de notre nation, redonner aux citoyens français les droits et les privilèges qui sont rattachés à n’importe quelle citoyenneté au monde. Nous voulons également restaurer notre souveraineté nationale pour donner au peuple français, en tant que nation, la liberté de choisir et de prendre en main sa destinée. En cela le projet de Marine Le Pen consiste, ni plus ni moins, qu’à redonner à la politique ses lettres de noblesse. Marine Le Pen est une femme politique, ses détracteurs et ses adversaires ne sont que des managers, des gestionnaires qui ont oublié ce qu’était la politique. La politique est avant tout une affaire de circonstance et je crois que Marine Le Pen est aujourd’hui la seule personnalité politique qui a les épaules suffisamment larges pour endosser la liberté d’un grand pays comme la France.

Tous les sondages annoncent, aujourd’hui, l’arrivée de Marine Le Pen en tête du premier tour des présidentielles, en revanche, en ce qui concerne le second tour cela devient plus complexe. Est-ce que vous envisagez une défaite de Marine Le Pen ? Quel serait l’adversaire le plus redoutable pour elle ?

Il n’y a pas d’adversaire plus redoutable. Tous nos adversaires sont des passéistes qui n’ont pas compris qu’un monde est en train de mourir et un nouveau monde est en gestation actuellement, tel qu’attesté par l’élection de Donald Trump aux États-Unis, par le Brexit. C’est le grand retour des peuples, des États, du volontarisme en politique. A cette aune là, les opposants de Marine Le Pen ont tous des programmes qui appartiennent au passé, ce ne sont pas eux qui vont redresser la France puisque précisément les programmes qu’ils proposent ce sont ceux qui ont conduit la France dans la situation catastrophique que l’on connaît aujourd’hui.

Je ne crois pas qu’il y ai des risques, je crois que Marine Le Pen va être élue. Les sondages dont vous parlez ce sont exactement les mêmes méthodes qui avaient donné Clinton en tête, le Brexit perdant. Les méthodes des sondagiers sont, aujourd’hui, un peu mis à mal parce que justement nous sommes dans une espèce de transition paradigmatique qui rend l’hypothèse fausse. Toutes les erreurs qui ont été commises par les sondages durant cette année écoulée le montrent.

Vous êtes un exemple d’assimilation réussie en France, est-ce que vous pensez que l’assimilation est possible aujourd’hui pour l’ensemble des populations étrangères présentes sur le territoire ?

L’assimilation est possible mais tout dépend de la façon dont nous allons remettre le creuset républicain et le creuset français au centre de la citoyenneté. On ne peut pas reprocher aux générations des Français d’aujourd’hui, d’hier et d’avant hier, de ne pas se sentir français alors même que nous avons eu une idéologie pendant ces quarante dernières années qui a diffusé l’idée que, finalement, la France n’était rien, que c’était une page blanche. D’ailleurs les représentants de cette idéologie se sont encore exprimés par la voix d’Emmanuel Macron qui prétend, aujourd’hui, qu’il n’y a pas de culture française. S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ? On ne s’assimile pas à rien. Pour pouvoir s’assimiler il faut bien un identifiant, il faut bien qu’on indique le chemin, qu’on érige un phare vers lequel les navires en perdition se dirigent. Or ce phare, non seulement on le détruit mais il est presque honteux de dire qu’il existe. On ne peut pas reprocher à des gens de ne pas s’assimiler si nous même nous n’avons pas fait le travail sur nous même pour reconstruire notre citoyenneté autour des valeurs historiques qui ont toujours été celles de la France et qui nous ont toujours unis.

Propos recueillis par Jordi Vives pour Les Observateurs

Marine Le Pen: Je ne me soumettrai pas à Merkel! (Vidéo)

Marine Le Pen a prononcé un vibrant discours hier soir, promettant qu'en tant que présidente de la France, elle ne prendrait pas ses instructions d'Angela Merkel, ni ne mendierait son approbation.

Alors que Marine Le Pen continuait son parcours en vue des présidentielles françaises, elle a privilégié en premier lieu la souveraineté de son pays.

Dans un cri de ralliement face à une foule à Clairvaux-Les-Lacs, Madame Le Pen a affirmé qu'elle ne se prosternerait pas devant Angela Merkel et Jean-Claude Juncker .

Elle a déclaré que depuis trop longtemps les dirigeants nationaux devaient demander la permission de la chancelière allemande avant d'annoncer toute mesure.

La leader du Front National s'est exprimée devant la foule en liesse hier soir:

"Quelle sera la première chose que ces candidats à la présidence vont faire?

«Ils vont aller voir Madame Merkel et demandé "Madame Merkel est-il juste de faire ceci? Est-il juste de faire cela?"

Elle a ajouté: "Merkel et Juncker sont ceux qui perpétuent cette domination.

"Vous le verrez. Ils feront tous le même voyage à Bruxelles pour demander des instructions et des autorisations.

"Mais je ne veux pas le faire. Je ne vais pas demander des directives à Madame Merkel! Ni à Monsieur Juncker! Et encore moins à Monsieur Draghi! Je ne me soumettrai pas!

Madame Le Pen détient actuellement environ 27 pourcents de soutien parmi les électeurs.

Cependant, un effort concerté entre les partis traditionnels pourrait contrecarrer sa tentative de devenir un dirigeant eurosceptique de plus sur le continent .

Dans un sondage du thinktank français CEVIPOF paru cette semaine, la leader du Front National est arrivée en tête en tant que candidate "qui veut vraiment changer les choses".

Son vote a également été renforcé à la suite de la montée de la violence à travers la France.

Source Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

Marine Le Pen appelle à l’interdiction des manifestations contre les violences policières

Dans la matinée du 18 février, la présidente du Front national, Marine Le Pen, avait appelé à l'interdiction des rassemblements hostiles aux forces de l'ordre, dont celui de la place de la République. «Je demande aux autorités compétentes d'interdire ces manifestations à haut risque», avait déclaré la candidate à l'élection présidentielle dans un communiqué.

Source

Victoire de Marine – Voulue par les islamo-gauchistes ?

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Michel Garroté - Aujourd'hui, en partant à la pêche aux infos, quelle n'a pas été ma stupéfaction lorsque j'ai trouvé une analyse intitulée "Et si la victoire de Marine était voulue par les islamo-gauchistes ?". Les islamo-gauchistes manipuleraient le Front national pour le faire gagner les présidentielles ? Quelle histoire de fous ! Mais en lisant l'analyse en question, j'avoue y avoir trouvé des éléments très éclairants sur ce qui se passe actuellement en France. C'est pourquoi nos lecteurs trouveront ci-dessous des extraits adaptés de ce texte au titre déconcertant.
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Ainsi donc, sur Boulevard Voltaire, J.-P. Fabre Bernadac,  ancien officier de Gendarmerie, diplômé en criminologie et criminalistique, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : L’affaire du jeune Théo, malmené par la police à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), n’en finit plus de rebondir, à travers de plus en plus de manifestations, et, de plus en plus d’incidents. Les policiers savent, que la période électorale actuelle, crée une surchauffe, avec, une écoute accrue des médias.
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De plus, les forces mobiles, avec « Sentinelle », sont sur-employées, sans compter les surveillances exténuantes de points frontaliers comme Calais et Menton. Face à cette situation, les services de renseignement tentent d’anticiper les troubles, car il est impossible d’écarter l’hypothèse d’un embrasement des banlieues.
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Or cet embrasement circonstancié est voulu. Le cas Théo n’est qu’un prétexte derrière lequel la gauche la plus radicale s’affaire. Mais pourquoi cette attitude alors que la mayonnaise des incidents s’amplifiant ne peut que favoriser le vote Marine ? Pourquoi l’extrême gauche, mais aussi les islamistes, jouent-ils un jeu avantageant la candidate patriote ?
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La réponse est simple et se conjugue en deux facteurs :
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Premièrement, pour l’ultra-gauche le « grand soir » est toujours la motivation première. Or la victoire de Marine à la présidentielle serait déclencheur d’un maximum d’incidents relayés avec gourmandise par 90% de la presse. (...) La DGSI sait parfaitement que l’extrême gauche s’active dans l’ombre dans l’espoir d’une « convergence des luttes ».
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Deuxièmement, la convergence qui fait apparaître l'autre facteur, les islamistes :
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Ceux-ci savent parfaitement que les attentats ne suffisent pas pour déstabiliser le pays. Ils n’ignorent pas qu’un jour ou l’autre il faudra qu’ils s’acoquinent avec « l’idiot utile » : le gauchisme libertaire. Ces naïfs boboïsés deviendront leur caution, leurs troupes de choc qui enflammeront banlieues et grandes villes.
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Eux aussi ont analysé la situation, ils ne doutent pas que la venue au pouvoir de Marine jettera une majorité de musulmans modérés et de « racailles » dans un islamisme communautarisé. Leur combat religieux bénéficiera alors de forces considérables.
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La seule parade à cette situation cataclysmique, et, notre seule chance de succès, est la fermeté de Marine, l’attitude résolue des forces de l’Ordre et de l’Armée, ainsi que le courage retrouvé de la France 'périphérique', ajoute J.-P. Fabre Bernadac (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction & Adaptation de Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/victoire-de-marine-etait-voulue-islamo-gauchistes,313768
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Juifs de France – Pour ou contre Marine Le Pen ?

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Michel Garroté - A deux mois du premier tour des présidentielles françaises, les médias parisiens (gauchisants et pas gauchisants) agitent le drapeau (pour les gauchisants, drapeau rouge évidemment) : Marine Le Pen pourrait devenir présidente (pour la caste politico-médiatique de la capitale française, cette option est décrite comme l'apocalypse, le fukushima hexagonal, bref, la fin du monde). Dans ce contexte, une question est actuellement posée par ces mêmes médias : les Juifs de France sont-ils pour ou contre Marine Le Pen ? Cette question n'est pas anodine.
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Car en effet, une partie des Juifs de France réagissent comme les autres Français : ils en ont assez de la caste politico-médiatique ; ils en ont assez de l'antisémitisme franco-musulman ; ils se déclarent prêts à voter pour Marine Le Pen et ils le font savoir. De plus, ils ne se reconnaissent pas (ou plus) dans le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) qu'ils considèrent comme une organisme gauchisant non-représentatif des Juifs de France.
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Ci-dessous, je reproduis les extraits de diverses prises de position sur ce thème controversé (pour ce qui me concerne, ce thème ne devrait pas être sujet à controverse, les Juifs de France étant libres de voter pour qui ils veulent, sans avoir à s'en justifier...).
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Juifs de France - L'antisémitisme musulman :
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Sur le site Internet 'Résistance républicaine', le chroniqueur Daniel Pollett rappelle, à juste titre, qu'aujourd’hui (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page), "l’antisémitisme revient en force, mais pas là où les innombrables sous-informés regardant les chaînes classiques de télévision ou la presse aux ordres le croient. Ce regard d’un autre âge, des âges barbares, porté sur les Juifs en dehors de toute raison ou logique, par qui l’est-il aujourd’hui ? Qui le propage, le véhicule, l’emploie, prétend le justifier ?".
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Daniel Pollett : "On l’a vu dans l’affaire Mérah, on l’a vu dans des manifestations où l’on criait « mort aux Juifs », on le voit dans l‘interdiction faite aux citoyens israéliens d’entrer dans certains pays arabes et musulmans –mais sur ce sujet on préfère reprocher à Trump de protéger son pays. On le voit dans ce gauchisme institutionnalisé se prétendant antisioniste. On en voit le résultat par tous ces Juifs français émigrant vers Israël faute qu’ils se sentent en sécurité en France", précise Daniel Pollett, sur 'Résistance républicaine' (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Juifs de France - CRIF ou Front National :
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Benoît Rayski, Juif français de droite (et absolument pas d'extrême-droite, que ce soit clair) expert, historien, écrivain et journaliste, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : "Le Front national estime que -- ce qui est prioritaire en France -- de son point de vue, et là-dessus je ne peux pas lui donner tort, c’est l’immigration massive arabo-musulmane, c’est l’islam".
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Benoît Rayski : "Les Juifs, on les laisse de côté, aujourd’hui l’antisémitisme n’est plus du tout, officiellement parlant, un socle identitaire au Front national. Il y en a au Front national des antisémites, un peu plus qu’ailleurs, mais ils sont résiduels et marginaux", ajoute Benoît Rayski (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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De son côté, Michel Thooris, président de l'Union des Patriotes Français Juifs écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : "Aujourd’hui, un certain nombre de nos compatriotes français juifs sont justement en attente d’une victoire Marine Le Pen, précisément pour les protéger aujourd’hui des nouvelles menaces contemporaines, et ces nouvelles menaces contemporaines sont, notamment, la montée de l’islamisme radical et du terrorisme".
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Michel Thooris : "Je pense qu’aujourd’hui vous avez beaucoup de Juifs qui ne croient plus au CRIF. Le CRIF véhicule au sein de la société française l’idéologie politique de la gauche israélienne et américaine et à ce titre, je pense que le CRIF ne représente que les Juifs qui sont politiquement de gauche", ajoute Michel Thooris (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Juifs de France - Double nationalité franco-israélienne :
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Tout récemment, le député français Meyer Habib a déclaré, à propos de la double nationalité franco-israélienne (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : "Suite aux propos de Marine Le Pen contre la double nationalité extra-européenne (à l’exception de la Russie) et sa volonté de supprimer notamment, celle des 150'000 Français que je représente à l’Assemblée Nationale, je rappellerai à Madame Le Pen, outre le caractère anticonstitutionnel de sa mesure, la dette imprescriptible de l’Europe à l’égard du peuple juif ; je rappellerai à Madame Le Pen que l’Etat d’Israël est le certificat d’assurance-vie des Juifs du monde entier ; je lui rappellerai que si Israël avait existé, jamais la Shoah ne serait arrivée", a ajouté Meyer Habib (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Par ailleurs, Qualita, une organisation représentant les Franco-Israéliens habitant en Israël, a critiqué, vendredi 10 février 2017, Marine Le Pen pour avoir déclaré, qu’elle chercherait, par tous les moyens, à interdire aux citoyens français de détenir une double-citoyenneté dans des pays non-européens, tels qu’Israël.
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A ce sujet, Ariel Kandel, directeur de Qualita, a déclaré (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : « Ces propositions sont inacceptables pour les Juifs de France. Elles marquent une nouvelle étape dans la volonté de Marine Le Pen de détruire l’identité des Juifs Français, qui repose, à la fois sur leur Judaïsme et sur leurs liens souvent viscéraux envers Israël », a ajouté Ariel Kandel (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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http://resistancerepublicaine.eu/2017/02/09/lantisemitisme-il-nest-ni-au-fn-ni-dans-le-programme-de-marine-tout-le-monde-sait-ou-il-est/
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https://fr.sputniknews.com/france/201702091030012050-france-le-pen-juifs/
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http://www.desinfos.com/
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Marine le Pen est-elle étatiste ?

FRANCE-POLITICS-FN-YOUTH

   
Michel Garroté - Nombre d'analystes reconnus, et, nombre de chroniqueurs de droite, affirment, que le programme économique de Marine Le Pen serait "étatiste", voire, même, "socialiste". J'aurais plutôt tendance à leur donner raison. En effet, je n'ai pas le sentiment que le programme économique de Marine Le Pen soit libéral-conservateur. Et je suis mal à l'aise, lorsque Marine Le Pen, utilise, des formules militantes, telles que "ultra-libéralisme", ou, encore, "haute finance internationale".
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Cela dit, je juge opportun, de publier, ci-dessous, les extraits d'un article intitulé "Le programme économique de Marine le Pen : concilier liberté et souveraineté", article de Jean Messiha, coordinateur du Projet Présidentiel de Marine Le Pen, qui tente, ainsi, de défendre, le point de vue du Front National. L'article de Jean Messiha a été publié sur Boulevard Voltaire (voir lien en bas de page).
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Dans un article intitulé "Le programme économique de Marine le Pen : concilier liberté et souveraineté", Jean Messiha, coordinateur du Projet Présidentiel de Marine Le Pen, défend, sur Boulevard Voltaire, le programme économique de Marine Le Pen, et, conteste - à tort ou à raison - que celui-ci soit étatiste (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La volonté de libérer les entrepreneurs du carcan administratif et fiscal français est clairement formulée : alléger la complexité pesant sur les TPE/PME par la création d’un guichet unique dédié, remplacer le compte pénibilité par un nouveau dispositif reposant sur une évaluation médicale, simplifier les procédures de représentativité du personnel pour les PME, supprimer le prélèvement à la source sont autant de mesures - et la liste n’est pas exhaustive - qui répondent aux attentes du monde entrepreneurial.
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Jean Messiha : Outre la restauration de la monnaie nationale et son pilotage au service de notre commerce extérieur, Marine Le Pen défend la compétitivité des entreprises françaises et s’engage à les soulager des charges et lourdeurs qui pèsent sur elles en fusionnant l’ensemble des dispositifs d’allègement des charges sociales pour les salaires ; le niveau dispositif allant jusqu’à trois fois le SMIC. Il propose également de baisser le taux d’imposition des PME à 24% (contre 33% aujourd’hui). Il encourage les entrepreneurs et les investisseurs en fluidifiant la transmission d’entreprise grâce à une exonération totale des plus-values de cession des actions et parts sociales des PME-PMI au bout de sept ans.
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Jean Messiha : Le Front national, légitimement, peut se réclamer du parti des entrepreneurs, avec la claire conscience que défendre nos entreprises, c’est défendre nos emplois et, donc, le pouvoir d’achat des Français. Une défense du pouvoir d’achat qui passe aussi par un allègement de la pression fiscale sur les classes moyennes, si maltraitées par les gouvernements Sarkozy et Hollande. Baisser de 10% le taux des trois premières tranches de l’impôt sur le revenu, c’est une mesure de justice sociale, mais aussi un signe de confiance envers le dynamisme des classes actives de la société qui forment l’armature de l’économie nationale, ajoute Jean Messiha (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction & Adaptation de Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://www.bvoltaire.fr/jeanmessiha/programme-economique-de-marine-pen-concilier-liberte-souverainete,312359
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Sondage : Marine Le Pen battue au second tour dans tous les cas

Selon un sondage Kantar Sofres-One Point pour RTL, Le Figaro et LCI, François Fillon et Emmanuel Macron obtiendraient 22 % et 21 % au premier tour de la présidentielle, devancés par Marine Le Pen.

Autre signe d’inquiétude pour François Fillon: il ne battrait Marine Le Pen qu’à 60 % contre 40 % des suffrages, tandis qu’Emmanuel Macron, lui, creuserait l’écart à 65 % des voix contre 35 % pour la présidente du Front national.

 

L’instabilité des rapports de forces a incité Kantar Sofres-OnePoint à tester un second tour Macron-Fillon. L’ex-ministre de l’Économie battrait le candidat de la droite 58 % contre 42 %. [...]

Le Figaro via Fdesouche.com

Nos remerciement à Monsieur Scheller

Allemagne: Angela Merkel exclut de voir Marine Le Pen

Angela Merkel va recevoir lundi à Berlin le candidat de la droite à la présidentielle française, François Fillon. Elle exclut toute rencontre avec Marine Le Pen, cheffe de file de l'extrême-droite, qui pourrait arriver en tête au premier tour selon un sondage.

En revanche, la chancelière conservatrice n'a aucune intention de voir la responsable du Front national, Marine Le Pen. «Il n'y a aucune raison» qu'elles se voient, a dit M. Seibert, «il est clair qu'il n'y a aucun point commun entre la politique défendue par le Front national et celle que défend la chancelière».

Source et article complet

Nos remerciements à 

France: Pour le socialiste Vincent Peillon “le problème c’est le fascisme de Marine Le Pen” (MàJ La réponse du Vice-Président du FN)

Voilà ce que la gauche transmet aux Français victimes des attentats, aux femmes interdites dans des cafés, ou qui se font insulter car ne portent pas le voile.

Source

 

Le Vice-Président du FN, Louis Aliot, rappelle à Vincent Peillon que le fascisme provient de Mussolini, qui était un socialiste convaincu.

 

 

Source

Juncker « portera le deuil » si Marine Le Pen est présidente

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a promis de « porter des vêtements de deuil » en cas de victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle française.

Juncker "portera le deuil" si Marine Le Pen est présidente - Fdesouche

« Alors je porterai des vêtements de deuil !« , a répondu mardi soir Juncker, interrogé sur ce qu’il ferait si Le Pen devenait présidente, dans une interview à la chaîne de télévision publique allemande ZDF enregistrée à Bruxelles. Tous les sondages donnent jusqu’à présent la dirigeante du Front national (extrême droite) qualifiée au second tour de la présidentielle 2017. Elle serait toutefois battue au second tour.

Au cours de cet entretien réalisé en allemand, le chef de l’exécutif européen s’en est pris également aux mouvements populistes, en plein essor en Europe, qu’il fustige régulièrement. « Les populistes lancent des slogans et nous, nous devons produire des solutions« , s’est-il défendu. Juncker a attribué la détérioration de la situation en Europe à une « polycrise » – un de ses leitmotivs – qui « embrase » le Vieux continent et au delà.

Le Figaro

La guerre de Marine contre Marion – C’est grave docteur ?

   
Michel Garroté - De nombreux médias français ont commencé par commenter le conflit -- bien réel -- entre Florian Philippot et Marion Maréchal Le Pen. Et maintenant, ils commentent le conflit -- lui aussi bien réel -- entre d'une part, Marion Maréchal Le Pen ; et d'autre part, le tandem Marine le Pen - Florian Philippot. Après la guerre de Marine le Pen contre Jean-Marie Le Pen (Marine écarte le vieux  qui soit dit en passant est son papa), voici  la guerre de Marine le Pen contre Marion Maréchal Le Pen (sa nièce). question : cette guerre de nanas, c'est grave docteur ?
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Sarcasmes mis à part, et, pour redevenir sérieux, je note tout de même que la guerre de Marine contre Marion fait désormais planer un doute : Marine Le Pen veut-elle gagner les présidentielles de 2017 et représenter la France dans le monde ? Ou préfère-t-elle, au risque de perdre en 2017, faire comme son papa, être la cheffe incontestée du FN et se ficher du reste ? Ci-dessous, je publie les extraits de plusieurs analyses dont le lecteur trouvera plus de détails, avec tous les liens correspondants, sur Le Salon Beige (voir lien vers Le Salon Beige en bas de page).
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Michel Janva :
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Michel Janva : Le conflit entre Florian Philippot et Marion Maréchal Le Pen (ndmg - et Marine) relatif à l'avortement est nul et non avenu pour Marine Le Pen, interrogée sur RTL : "Les Français ne nous pardonneront pas de tomber dans ce genre de chicayas eu égard à la gravité qui frappe le pays". 220'000 enfants à naître exterminés chaque année, une liberté d'expression rétreinte sur l'avortement, des chicayas... Voilà qui nous rappelle la défense du mariage, aussi importante que la culture du bonsaï. Plus grave, la présidente du Front national ne peut pas échapper à une propre mise au point concernant son changement sur l'IVG. Comme le souligne Marion Maréchal-Le Pen, la position défendue est la même que celle portée, en 2012, par la présidente du FN.
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C'est vrai, concède Marine Le Pen. Mais elle explique : "En 2012, j'ai évoqué ce sujet pendant la présidentielle comme une forme de concession en réalité à ceux qui avaient fait le choix de Bruno Gollnisch". Lorsqu'elle parlait des "IVG de confort", Marine Le Pen n'en pensait donc pas un mot mais voulait juste rassurer sa base. Cela a-t-il concerné exclusivement l'avortement ou d'autres sujets ? Plus fondamentalement, après un tel aveu, quelles promesses de Marine Le Pen sont fiables ? Sa promesse d'abroger la loi Taubira, elle qui n'a jamais manifesté contre, est-elle aussi une forme de concession ? Il est désormais permis d'en douter, ajoute Michel Janva.
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Marion Maréchal Le Pen recadre Florian Philippot dans le Journal Du Dimanche (JDD) :
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JDD - Maintenez-vous, malgré les vives critiques de Florian Philippot, votre proposition de revenir sur le remboursement intégral et illimité de l’avortement ?
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Marion Maréchal Le Pen - Je ne vois pas ce qui pourrait me faire changer d’opinion. J’aurais aimé un peu plus de respect de la part de Florian Philippot. Il parle de moi dans les médias en disant "cette personne" ; je trouve cette appellation assez inadéquate. Il y a un minimum de bienséance et de respect mutuel à avoir. Rien ne pouvait justifier une telle agression.
JDD - Florian Philippot suggère que vous êtes minoritaire ?
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MMLP - Quand on définit la ligne du FN ou qu’on décide d’un changement stratégique, on le fait dans les instances du parti ; on ne le fait pas tout seul sur BFMTV! J’accepte l’idée qu’au FN, certains puissent être issus de parcours différents. Je rappelle que Florian a pris des positions sur lesquelles il était minoritaire au sein du Front, notamment sur la campagne gouvernementale de lutte contre le SIDA qui m’apparaissait, à moi, très gênante, pour les enfants mais aussi pour les homosexuels. La majorité, au FN, ne partage pas du tout ce choix.
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JDD - Comment apprécier ce qui est majoritaire ou pas, au sein de votre parti  ?
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MMLP - La seule unité de mesure, c’est l’élection de Marine Le Pen au congrès de 2011. Elle a été élue sur un programme qui est sans ambiguïté sur ce sujet de l’IVG. Qu’elle veuille écarter un certain nombre de sujets pendant la campagne, c’est son droit. Mais ce congrès demeure l’unité de mesure majeure. Et je rappelle que je suis arrivée première à ce congrès. C’est donc que je ne suis ni minoritaire ni isolée, ajoute Marion Maréchal Le Pen dans le JDD.
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Le Point :
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Selon Le Point, Florian Philippot pourrait avoir perdu la bataille face à Marion Maréchal-Le Pen : Si Marine Le Pen a recadré sa nièce sur l'IVG, sa ligne identitaire reprend le dessus sur celle, plus souverainiste, du numéro 2 du parti. L'immigration n'est pas un sujet qui indiffère le numéro 2 du FN, mais il considère que c'est en sortant de l'Union européenne que la France pourra mieux la contrôler. Contrairement à la députée du Vaucluse, il ne croit pas à la théorie du grand remplacement. Il laisse « les pompes aspirantes » à Jean-Marie Le Pen, dont il a obtenu l'exclusion du parti.
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Certes, François Fillon sera la cible des attaques frontistes autant pour son programme de « casse sociale » que pour son « bilan sur l'immigration lorsqu'il était ministre ». D'ailleurs, pour l'historien spécialiste du FN Nicolas Lebourg, la force du FN est de faire « un pack » avec les sujets portés par Philippot et ceux de Marion Maréchal-Le Pen. Cependant, il constate qu'ils n'ont pas le même effet sur l'électorat. « J'ai repris tous les sondages depuis 2012. Le FN baisse quand il parle de la Banque centrale européenne. Il augmente quand il parle de Mohamed Merah. » Un constat qui donne des indications sur la suite de la campagne frontière, ajoute Le Point.
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Valeurs Actuelles :
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Et voici la question qui tue : combien de franc-maçons au Front National ? Réponse dans Valeurs Actuelles : certains francs-maçons auraient donc rejoint les rangs du FN. Des tête-à-queue idéologiques opérés non sans crissements de pneus. En témoigne la création, il y a un an, sous l’impulsion de Gilbert Collard (membre de la Grande Loge nationale française), du cercle Fraternité.
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Au sein de ce groupe de réflexion, les 'frères' (150, selon Valeurs Actuelles) partageraient les difficultés rencontrées au sein de leurs loges du fait de leur proximité avec le Front national. Ses membres se réuniraient une fois par mois à Marseille, Perpignan ou dans le Gard. Ironie de l’histoire, un autre cercle du Rassemblement bleu marine, lui aussi baptisé Fraternité, dédié aux questions sociétales et familiales a été créé, mi-octobre, ajoute Valeurs Actuelles.
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Geoffroy Lejeune :
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Geoffroy Lejeune, Rédacteur en chef politique de Valeurs Actuelles, réagit aux tensions entre Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot (ndmg - et Marine...) sur la question de l’IVG et plus globalement aux 2 lignes au sein du Front National : Florian Philippot a accusé Marion Maréchal le Pen sur BFMTV d’être « seule et isolée » au sein du Front National. La vérité, quand on connaît un peu le Front National, l’organisation territoriale, c’est que l’immense majorité des gens sur le terrain sont d’accord avec Marion Maréchal Le Pen plutôt qu’avec Florian Philippot. Et le fond du problème, c’est que Marine Le Pen est d’accord avec Florian Philippot.
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Donc aujourd’hui, on a une candidate à la Présidentielle soutenue par un parti, qui finalement n’est plus tellement en adéquation avec sa base. Ca pose une autre question, celle du choix stratégique que le Front National fait dans cette Présidentielle : va-t-on très à droite en continuant à marteler les fondamentaux ou essaie-t-on de faire une espèce de « Grande Alliance » des souverainistes à la Chevènement, qui, à mon sens, est le meilleur moyen de perdre ? Marine Le Pen a fait le choix de faire une alliance vers la gauche et aujourd’hui, c’est ce que lui reproche sa nièce, ajoute Geoffroy Lejeune.
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Philippe Bilger :
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Philippe Bilger à propos de la crise qui secoue le FN actuellement : Aucun parti n'est homogène et, même si Marine Le Pen a toujours répudié au sein du FN les courants, il était inévitable que des sensibilités diverses s'exprimassent sans que l'unité soit toutefois altérée. Le conflit que les médias ont surabondamment exploité entre Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen et leur vision sociétale n'était pas forcément de nature à inquiéter la présidente du FN et à porter atteinte à son autorité. Marine Le Pen demeurait incontestée et ne lui était pas déniée la légitimité d'être la seule à proposer la "bonne" parole du FN. Les controverses entre sa nièce et Philippot n'étaient pas des broutilles mais une dissidence périphérique tenant presque plus à l'antagonisme des tempéraments qu'à des oppositions de fond. On trouve toujours des idées pour déguiser des humeurs hostiles.
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Il me semble qu'aujourd'hui, on a dépassé ce stade et que le ver centrifuge est dans le fruit en passe d'éclater. D'abord, parce que Marion Maréchal-Le Pen ne dissimule plus son manque d'affinités avec Florian Philippot et les réserves que lui inspire la forme dont il use et qu'elle n'hésite plus surtout à contredire sa tante sur des points au sujet desquels celle-ci considérait que le débat était clos. Au-delà de Florian Philippot qui pour l'instant a l'oreille de Marine, ce qui crispe dorénavant la relation entre ces femmes est le heurt entre deux conceptions de la politique, deux approches fondamentalement différentes pour la société et le pouvoir, le clivage entre une présidente qui ne rêve que de ce dernier et cherche à tout mettre au service de cette ambition et une nièce talentueuse et convaincue plus préoccupée par la lutte intellectuelle et idéologique que par les habiletés nécessaires à la conquête.
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Marine, malgré les apparences, ne manque pas de ces dernières quand sa nièce s'en méfie si elles dénaturent la substance. D'un côté, donc, un pragmatisme forcené, un empirisme persuadé que seul compte ce qui entraîne des avancées électorales et de l'autre une authentique pensée conservatrice qui n'a pas une appétence éperdue pour la modernité et est capable de questionner, au risque de scandaliser, le catéchisme républicain faisant naître la France en 1789. Marine Le Pen, au contraire, est naturellement éprise d'un modernisme qui ne la gêne pas parce qu'il correspond à son tempérament et aux brisures de son existence et que surtout elle l'estime nécessaire pour l'emporter dans la joute démocratique. Les valeurs sont un poids si elles freinent, retardent. Pour Marion, elles constituent le socle. L'une est une aventurière, une passionnée de la politique classique, l'autre est une intellectuelle de la politique de rupture.
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Les ponctuelles divergences - sur le remboursement de l'IVG, sur François Fillon adversaire facile ou redoutable - ne sont pas neutres. Elles révèlent qu'on est sorti des contrariétés inévitables dans une structure partisane et des dissidences secondaires pour entrer dans une zone où Marine Le Pen elle-même est contrainte de s'impliquer et de réagir et où ses éventuelles variations sont ciblées. Qu'un chef doive réaffirmer son autorité et que sa ligne est la seule acceptable démontre, à l'évidence, que l'une et l'autre sont mises en doute et que le temps des troubles et des éclatements est survenu. Un FN risquant d'être divisé de l'intérieur n'est peut-être plus une hypothèse d'école. Ce serait l'un de ces paradoxes dont la vie démocratique est coutumière. Ce que les ennemis du FN n'ont jamais su accomplir - le détruire ou au moins le faire baisser -, ses plus hauts responsables s'en chargeraient. En tout cas le Front, s'il demeure national, n'en est déjà plus un, ajoute Philippe Bilger.
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Bernard Antony :
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Bernard Antony : Avec toute la charge de mépris dont elle est capable, Marine Le Pen ce dimanche a qualifié de « bisbilles lunaires » le débat sur le remboursement illimité de l’IVG. Elle a rappelé que cette question avait été « tranchée » - verbe qu’elle affectionne définitivement très jacobinement – au Front National depuis longtemps. Ainsi, sa nièce, Marion Maréchal Le Pen, ne s’était pas avisée de cela ! Donc, toute réflexion pour limiter ce qui demeurera, quelles qu’en soient les raisons, un choix tragique de suppression de vie, est-elle férocement prohibée au Front National : « tranchée », comme à la guillotine. Pas question, définitivement, d’envisager quelque proposition que ce soit, comme celle de Marion, pour limiter le nombre d’actes de mort contraires au Serment d’Hippocrate, un des grands textes fondateurs de notre civilisation gréco-latine qui prohibait l’avortement avant même la christianisation.
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Mais il n’y a pas que Marine Le Pen à porter en cette question une grave responsabilité. Autant au moins que la sienne est celle des catholiques de son bureau politique qui ont souvent défilé dans les Marches pour la vie, quelquefois très proches de nous : à ce jour, tristement muets sur cette question. Demeureront-ils dans cette objective contradiction ? On aimerait au moins de leur part ne serait-ce que quelques mots de soutien à Marion : un élémentaire petit acte de non-soumission totale, inconditionnelle, au tabou idolâtrique de l’interruption volontaire de vie. Je découvre dans la presse de ce jour le stupéfiant propos de Marine en complément de celui sur les « bisbilles lunaires ». Donc, cela n’était que pure dissimulation tactique ! Et sur d’autres sujets, ne pratique-t-elle pas aussi de la dissimulation tactique ?, ajoute Bernard Antony.
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David Desgouilles :
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David Desgouilles pour Causeur : La victoire de François Fillon a eu d’autres effets que de mettre à la retraite Nicolas Sarkozy et Alain Juppé et de précipiter le renoncement de François Hollande. Elle a aussi provoqué des effets collatéraux au Front national. Le conflit est désormais ouvert et on peut d’ores et déjà constater que personne n’y met du sien, bien au contraire, parmi les trois protagonistes, la députée Marion Maréchal Le Pen, le stratège Florian Philippot et la patronne Marine Le Pen. Quel intérêt d’être discourtois et d’inventer un « isolement » de Marion Maréchal Le Pen, sur un sujet qu’il dit considérer comme secondaire par rapport aux enjeux économiques et sociaux ? Quel intérêt surtout alors qu’il sait que Marine Le Pen imposera ses vues sur cette question comme sur les autres ? Du point de vue de la candidate, il est même plutôt souhaitable que d’autres voix s’expriment afin de démontrer sa capacité de rassemblement.
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J’irai plus loin. L’intérêt de Philippot est même de chouchouter Maréchal Le Pen afin de la retenir et avec eux les électeurs traditionalistes du FN. Chercher à l’humilier, à la traiter moins que rien alors qu’elle lui a mis la pâtée lors du dernier congrès, confine à la sottise. De fait, la députée du Vaucluse a eu beau jeu de reprendre la main, dans le JDD et de déplorer à juste titre toutes ces mauvaises manières, tout en regrettant que la ligne du FN « se fasse en direct sur BFMTV », allusion à l’omniprésence de Philippot sur cette chaîne. Et la candidate, joue-t-elle son rôle ? Pas le moins du monde. Incapable de gérer le duo infernal qui s’agite sous ses yeux, elle apparaît de moins en moins comme une patronne. Enfin débarrassée de son père, elle avait tout intérêt à laisser cultiver la singularité de sa nièce.
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Au lieu d’assumer les désaccords qui traversent aussi Les Républicains sur les questions sociétales, et se féliciter de la richesse d’un parti qui prouve ainsi sa dédiabolisation, elle continue de nier, de mettre la poussière sous le tapis alors que les invités sont déjà là et regardent faire. Invitée ce dimanche au Grand Jury RTL Le Figaro LCI, elle n’a fait que constater les dégâts et déplorer « les chicayas ». Ces dernières pourraient sans doute être évitées depuis longtemps si Marine Le Pen jouait son rôle. Ne pas avoir proposé à Marion Maréchal Le Pen de participer à l’exécutif du FN constituait une erreur politique majeure. Marine Le Pen a-t-elle seulement tenté de les réunir dans une pièce, ces deux-là ? A-t-elle exigé qu’ils se parlent enfin ? On en doute. A travers ce nouvel épisode de la guerre de tranchées entre son stratège et sa nièce transparaît une incapacité réelle à jouer son rôle de chef.
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Si elle ne veut pas voir sa campagne être polluée par le pourrissement de ce conflit, des mesures doivent être prises rapidement. Exiger que cessent « les chicayas », c’est un minimum. Et associer davantage Marion Maréchal Le Pen à sa campagne, au lieu de l’isoler, puisque l’isolement l’amène forcément à se comporter en franc-tireur. Enfin, Marine Le Pen devrait impérativement faire comprendre à son stratège préféré qu’il a davantage de devoirs que de droits. En matière de retenue, notamment. Dans l’ensemble du monde occidental, les électeurs sont devenus des observateurs politiques beaucoup plus fins que la plupart de ceux qui sont payés pour commenter les élections sur les plateaux de télévision. Ils observent, jugent, se comportent en stratèges avec les sondeurs. Ils réservent des surprises électorales. Si Marine Le Pen pense pouvoir bénéficier de cette situation, elle se trompe lourdement. Elle aussi est observée, jugée, et potentiellement victime d’une surprise électorale, ajoute David Desgouilles.
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Introduction et adaptation de Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Bloomberg annonce Marine Le Pen présidente en 2017

   
Michel Garroté - Un an après avoir anticipé le Brexit et Trump, l'agence de presse Bloomberg annonce Marine Le Pen présidente et un Frexit pour 2017 (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Bloomberg s'est lancé le défi d'envisager les événements et les actualités qui pourraient bien être amenés à devenir réels au cours de l'année 2017, compte tenu du contexte actuel et des mutations économiques, géographiques, politiques et militaires vers lesquelles nous nous dirigeons. Le travail auquel se livre Bloomberg est largement inspiré par - et lié à - l'actualité du monde qui nous entoure.
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Comme écrit plus haut, Bloomberg avait anticipé le Brexit et la victoire de Trump, ce qui donne à cette agence de presse une forte crédibilité. Donc, pour 2017, Bloomberg anticipe la victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle française, et, dans les mois qui suivront, la tenue d'un référendum sur une sortie de la France de l'Union européenne.
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L'agence Bloomberg anticipe en outre : Qu'en Allemagne, Angela Merkel perdra les élections. Qu'en Italie, le leader du Mouvement 5 Étoiles, Beppe Grillo, se hissera au pouvoir et lancera l'idée d'un référendum pour la réintroduction de la lire italienne. Qu'au Royaume-Uni, Theresa May, elle, se verra dépassée par un candidat de la ligne dure du Brexit, après que les discussions sur la mise en place du Brexit n'aboutissent pas à quelque chose de concret. Qu'en Grèce, la crise économique persistera mais, que cette fois, aucun renflouement par l'UE ne sera prévu.
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Parmi les autres événements anticipés par Bloomberg, on trouve également un retour en grâce, sur la scène internationale, de la Russie de Vladimir Poutine (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://www.slate.fr/story/130589/monde-2017-predictions
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Fillon avec ou sans faiblesses ?

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Michel Garroté - Certes, selon certains, Fillon apparaît comme le seul candidat capable de battre le FN en 2017. Mais dans la presse, on ne dit pas pour autant : "Fillon est le seul" ; on dit : "Fillon apparaît comme le seul". Nuance ! "Apparaître" et "être" sont deux choses différentes ! N'est-il pas ? Il est...
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Je note que personne n'avait prédit le Brexit. Que personne n'avait prédit la victoire de Trump. Que personne n'avait prédit que 'Mutti Merkel' ferait marche-arrière concernant la 'massive migration mahométane' (MMM en abrégé...). Que personne n'avait prédit la montée des partis populaires et souverainistes en Europe. Et, par conséquent, personne ne peut "prédire" (avec ou sans boule de cristal) la victoire de François Fillon, ou, celle de Marine Le Pen, aux présidentielles de mai 2017.
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Je note avec amusement, qu'en ce moment, Fillon est "harcelé" (aïe...) par toutes celles et tous ceux qui, aussi bien à droite qu'à gauche, lui "conseillent" (de la part d'un ami qui vous veut du bien...) d’adoucir son projet, de mettre de l'eau dans son vin. Mais celles et ceux qui agissent ainsi, connaissent-ils vraiment "le-Fillon-nouveau" ? Et sont-ils persuadés qu’il reculera dans son projet, dans son programme et dans sa volonté de réforme ? La réponse est : ils ne connaissent rien à ce sujet ; ils ne sont persuadés de rien ; et donc ils ne savent rien.
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A ce propos, Yvan Rioufol écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Fillon a encore à faire ses preuves, bien entendu. Reste que sa désignation comme candidat à la présidence de la République vient mettre fin au long règne (près de trente ans) de la droite honteuse, centriste et conformiste, que Juppé entendait perpétuer avec l’appui de la majorité des médias. Ses soutiens venus de la gauche, de fonctionnaires, de féministes, de militants homosexuels, de mosquées et de prédicateurs musulmans, ont mis au jour les ambiguïtés chiraquiennes de cet homme au "modernisme" déjà dépassé.
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La défaite sans appel de Juppé est révélatrice de la volonté d’un électorat réactif de tourner une page et de s’assumer clairement dans son choix de rupture conservatrice. La recherche d’une unité retrouvée des Républicains, qui alimentait hier soir les commentaires des médias audiovisuels, n’est certainement pas souhaitable. La claque que viennent de prendre les centristes nigauds et les zozos de l’"identité heureuse" les invite à aller voir ailleurs. En se mobilisant massivement pour Fillon, les électeurs l’invitent à s'émanciper une fois pour toute de cette fausse droite culpabilisante, moralisatrice et tire en bas, prête à se coucher devant l’islam politique et ses exigences de soumission.
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A partir de ce jour, Fillon ne peut se permettre aucune faiblesse s’il veut attirer à lui une partie de l’électorat sans parti fixe, qui se désespère de trouver un point d’ancrage à droite. Sur le papier, ses solutions libérales et identitaires sont de bonnes réponses qui demandent à être précisées. La colère du peuple peut être canalisée. Mais pour cela, Fillon va devoir l’entendre jusqu’au bout s'il ne veut pas qu'elle lui échappe, ajoute Yvan Rioufol (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/11/le-triomphe-de-fillon-peut-nui.html
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Ce que la victoire de Fillon impose à Marine Le Pen

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Michel Garroté - Ali Juppé est politiquement mort. C'est bien fait pour lui, na ! Après le mea culpa de Mutti Merkel sur l'immigration mahométane de masse, après le Brexit, après la victoire de Trump, apès le réveil de certains pays d'Europe centrale, orientale et du sud-est (Autriche, Hongrie, Pologne, certains pays des Balkans, etc.),  voilà que François Fillon - qui a tenu un langage clair et courageux - sera sans toute le prochain président de la République. Les peuples auraient-ils retrouvé leur conscience et leur désir de vérité ? L'avenir nous le dira. En attendant, la victoire de Fillon, c'est aussi la défaite cinglante de la caste politico-médiatique parisienne et du show-business gauchiste.
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Selon Karim Ouchikh, Président du SIEL, Conseiller régional Île-de-France (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Avec 68 % des suffrages exprimés, François Fillon a très largement remporté les primaires de la droite et du centre.
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Pour autant, cette large victoire remportée auprès des électeurs de droite ne doit pas nous faire oublier que François Fillon fut, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, l’un des artisans du déclassement de la France : avec l’adoption du traité de Lisbonne et le retour de notre pays dans le commandement intégré de l’OTAN, il a accentué notre dépendance européenne et consolidé notre assujettissement aux Etats-Unis ; avec la sanctuarisation de l’espace Schengen et la déstabilisation de la Libye, il a organisé les conditions objectives du chaos migratoire qui frappe brutalement notre continent ; avec la politique de libre échange imposée par les institutions de Bruxelles, il a accéléré la désindustrialisation de notre pays et œuvré au démantèlement partiel de nos services publics.
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François Fillon a fait la démonstration de sa capacité certaine à capter puissamment un vote conservateur et identitaire qui séduit largement, y compris parmi les électeurs du FN : si Marine Le Pen néglige cette nouvelle donne politique, l’OPA sarkozyste réalisée en 2007 sur l’électorat frontiste peut fort bien se reproduire, conclut Karim Ouchikh (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Florian Philippot a-t-il fait perdre trois ans à Marine Le Pen ? C'est ce que pense Philippe Cristèle sur Boulevard Voltaire (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Depuis trois ans, la ligne Philippot règne sans partage à la tête du Front National. La rupture a été assumée au moment de la Manif pour Tous et ne s’est pas démentie depuis. Positionnement ouvert (c’est-à-dire libertaire) sur les mœurs, gauchisation du discours au nom de l’anti-Système, mise en sourdine de la ligne identitaire pour essayer de faire propre sur soi.
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Le résultat aujourd’hui, c’est que l’électorat, qui rêve d’une droite enracinée, décente, s’est trouvé un champion avec François Fillon, et rien n’indique qu’il ne le lâchera d’ici le cycle électoral de 2017. La seule carte qui reste à jouer (à Marine Le Pen), c’est celle de l’immigration, de l’identité et de la sécurité. Mais alors il faudra parler comme Trump, et pas comme Juppé, conclut Philippe Cristèle sur Boulevard Voltaire (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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Post-scriptum : Manuel Valls franchit la ligne rouge en déclarant dans le 'JDD' qu’il n’exclut pas de se présenter - face à François Hollande - à la primaire du PS en janvier 2O17. Valls met ainsi le feu aux poudres et déclenche une crise de régime inédite. Plusieurs ministres et fidèles de François Hollande pressent le président de mettre fin sans attendre aux fonctions de Valls à Matignon.
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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lesalonbeige.blogs.com
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http://www.bvoltaire.fr/philippechristele/ligne-philippot-trois-ans-de-perdus,295989
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Vente de 72 avions de combat aux crapules du Qatar

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Michel Garroté - Obama (il reste président jusqu'au 20 janvier 2017) et le Département d’État américain (Affaires étrangères) ont autorisé la vente de soixante-douze (72) avions de combat F-15 EQ au Qatar (ce califat qui finance les terroristes musulmans de l'Etat Islamique et ceux du Hamas) pour plus de 21 milliards de dollars. Désormais, le Congrès (Parlement) a 30 jours pour s’opposer éventuellement à la signature de ces contrats.
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L’aviation militaire qatarie va ainsi prendre une toute autre dimension. Actuellement dotée d’une dizaine de Mirage 2000 français, elle comptera, à terme, 24 Rafale français commandés en 2015 et soixante-douze F-15 EQ américains. Soixante-douze (72) F-15 EQ !!! Merci à Barack Hussein Obama, qui profite qu'il ne dégagera que le 20 janvier 2017 ; et qui d'ici-là, va continuer à saborder son pays et à servir ses maîtres islamiques (voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.opex360.com/2016/11/20/les-lignes-dassemblage-des-f-15-des-f-18-sauvees-par-le-qatar-le-koweit/
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Premier Post-scriptum : Ayad Jamal Al-Din exhorte les Français à voter pour Marine Le Pen pour stopper « l’hégémonie du Qatar ». L’imam et parlementaire Ayad Jamal Al-Din, a lancé un appel aux électeurs français à voter pour la candidate du Front National afin de mettre fin à cette « alliance honteuse entre Paris et Doha ». « La France s’est malheureusement  transformée en pays vassal des cheiks médiévaux du pétrole et du gaz. La faute revient aux hommes politiques français corrompus » a lancé Ayad Jamal Al-Din qui a soutenu la candidature de Donald Trump. Pour lui, les autres candidats à l’Élysée, s’ils sont élus, vont continuer, comme les gouvernements antérieurs, à agir contre les intérêts de la France et pour les intérêts exclusifs du Qatar. Décidément, Ayad Jamal Al-Din vaut mieux qu'Ali Juppé...
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Deuxième Post-scriptum : Deux touristes qataries braquées près de Paris : un butin de cinq millions d'euros ! Leur véhicule a été contraint de quitter l'autoroute A1, fréquemment prise pour cible par les braqueurs, pour se garer près d'une station-service. Là, les malfrats ont fait main basse sur les effets personnels des deux victimes. Un braquage spectaculaire dont ont été victimes deux sœurs originaires du Qatar. « Des bijoux, des vêtements, des bagages - indique une source policière - pour un préjudice d'au moins cinq millions d'euros ». Pour une fois qu'en France ce sont des personnes musulmanes qui se font braquer... Et puis, cinq millions d'euros, c'est tout de même moins que les 21 milliards de dollars dépensés par le Qatar pour acheter soixante-douze F-15 EQ.
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Trump – La défaite des journalistes

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Michel Garroté - La victoire de Donald Trump, ce n'est pas seulement la défaite de Hillary Clinton. La victoire de Donald Trump, c'est aussi la défaite, la déroute, le Trafalgar, la Bérézina des journalistes, cette "sale race" de coqs morveux. Entre hier mercredi et aujourd'hui jeudi, je suis pris d'un fou rire à chaque fois que je les vois nous annoncer, à la télévision, la fin du monde, ni plus, ni moins. Arrogants et mauvais perdants, les journaleux nous prédisent maintenant l'Apocalypse. Sur le petit écran, ils se livrent à des grimaces, des tics nerveux, des contorsions faciales, des crispations du front jusqu'au menton, bref, c'est le cirque, le zoo, le sketch. Cela dit, j'ai tout de même trouvé quelques journalistes - en marge de la caste médiatique - dont je publie ci-dessous les analyses.
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Ainsi, dans le 'Wall Street Journal', Gerald Seib écrit notamment : “Pitoyables”. C’est par ce terme méprisant qu’Hillary Clinton a un jour brocardé les partisans de Donald Trump (“en gros, vous pouvez placer la moitié des partisans de Trump dans ce que j’appelle le panier des pitoyables”, a-t-elle déclaré en septembre). Une insulte dont ils se sont emparés avec fierté pour en faire un véritable symbole. Le 8 novembre, se parant de ce dédain de la classe politique comme d’un titre de gloire, la horde de Trump a réalisé une formidable percée dans le système électoral américain et offert au candidat républicain une victoire stupéfiante (voir lien vers source en bas de page).
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Dans 'La Stampa', Marco Tosatti, de son côté, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La défaite la plus retentissante, ce n'est pas Hillary Clinton qui l'a subie. Ce qui l'a subie, c'est une façon de faire du journalisme qui ne pourrait pas être plus éloignée de ce que devraient être les règles du jeu. Aux États-Unis - et chez nous - les médias ont sans vergogne pris parti en faveur des lobbies de pouvoir et d'intérêts conduits par Clinton.
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Pas seulement dans les commentaires : en dissimulant des informations qui auraient pu faire du tort à la candidate démocrate, en exaltant au maximum de tous les aspects négatifs possibles et imaginables de son rival, en insultant - comme racistes, semi-analphabètes, bigots et ainsi de suite - tous ceux qui ne soutenaient pas la responsable du désastre libyen et syrien, grande alliée des Saoudiens et du Qatar, et financée par eux.
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Et pourtant, beaucoup d'informations qui jetaient une lumière inquiétante sur Hillary, ses relations, ses cadavres dans le placard, circulaient librement sur les réseaux sociaux et plus généralement sur Internet. Elles n'étaient pas reprises par les journaux liés à elle et aux gens qui dans l'ombre manœuvraient les financements, les sondages et l'opinion publique.
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Mais, évidemment, les électeurs, eux, ont vu, lu et entendu. Et le bon sens, la théologie du moindre mal, a prévalu. Il serait intéressant, d'un point de vue sociologique, de pouvoir éclaircir quel rôle les réseaux sociaux ont joué dans la formation de l'opinion des électeurs. En dépit de la grosse caisse que les médias, aux États-Unis ont battue sans relâche pour Hillary.
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Deux observations : tout d'abord, cette campagne a marqué - au cas où il en était besoin - la fin du mythe du journalisme anglo-saxon par rapport au reste du monde ; comme pour la couverture de la guerre en Syrie, les médias ont montré leur incapacité à mener à bien un travail impartial.
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Mais aussi l'incapacité à faire leur métier, c'est-à-dire à saisir des éléments de doute et d'incertitude. Quelle crédibilité aura perdu, aux États-Unis et chez nous, une information aussi clairement peu fiable ?, conclut Marco Tosatti (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

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De son côté, dans 'Causeur', Elisabeth Lévy écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Voilà des années que les journalistes observent le plouc occidental avec mépris et suffisance, qu’ils dénoncent ses manières « déplorables », l’engueulent pour ses votes lamentables et lui prodiguent des leçons de maintien pour élargir son esprit étroit. Peut-être avez-vous raté cette breaking news : au lendemain de l’élection de Donald Trump, Marine Le Pen et l’éditorialiste du Monde ont eu exactement la même analyse. « Ce n’est pas la fin du monde, c’est la fin d’un monde », a déclaré la première (qui peut remercier sa plume pour cette belle formule). « L’élection de Donald Trump est un bouleversement majeur, une date pour les démocraties occidentales.
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"Comme la chute du Mur de Berlin, comme le 11-Septembre 2001, cet événement ouvre sur un nouveau monde", écrivait pour sa part Jérôme Fenoglio, le directeur du Monde qui, pour l’occasion, avait sorti les grands mots. Bien sûr, la convergence s’arrête là, car le rêve de la patronne du FN est le cauchemar du journaliste (et de 95% de ses confrères). Or, avec l’élection du « très controversé Donald Trump », comme on l’appelle désormais sur France Inter, ce rêve et ce cauchemar ont effectivement acquis une nouvelle consistance. Dans le nouveau monde dont on nous annonce l’avènement, Marine Le Pen aura probablement beaucoup plus de pouvoir que Jérôme Fenoglio.
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Et quoi qu’on pense de l’ascension annoncée de la première, on peut trouver quelques vertus à la déconfiture du second et de sa corporation. Voilà des années que Fenoglio et ses congénères observent le plouc occidental avec mépris et suffisance, qu’ils dénoncent ses manières « déplorables » comme dit Hillary Clinton, l’engueulent pour ses votes lamentables et  lui prodiguent en toute occasion des leçons de maintien destinées à élargir son esprit étroit, à désodoriser ses idées nauséabondes et à aérer ses peurs rances. Et voilà des années que le populo affirme avec constance qu’il ne veut pas du monde mondialisé et ouvert à tous les vents qu’on lui présente comme son avenir inéluctable.
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Le plouc qu’on appelle également petit blanc bien qu’il ne le soit pas toujours, veut des frontières à l’intérieur desquelles il pourra faire peuple en conservant ses traditions et ses petites manies. Certes, comme on le répète sur France Inter, Trump n’a pas été élu par les seuls ouvriers de l’Amérique périphérique, mais aussi par une Amérique blanche, aisée et conservatrice, bref  c’est un vote réactionnaire a conclu une journaliste soulagée. Il y a sans doute plus de gagnants de la mondialisation parmi les électeurs de Trump que parmi ceux de Marine Le Pen ou du Brexit, peut-être parce que la place dans le processus de production ne dit pas tout d’un homme. Et que, si la demande de réassurance nationale s’accroît à mesure que le revenu baisse, elle n’est pas réductible à un facteur économique.
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Le populo est populiste, se lamentent cependant les bonnes âmes qui ont renoncé à sauver le prolétariat ou plutôt en ont élu un nouveau. Alors, pour taper sur la tête des bonnes âmes ou au moins se la payer, le populo utilise, comme le disait Muray, le gourdin qu’il a sous la main, ici Trump, là Brexit et demain, peut-être Marine. Et tant qu’il ne trouvera pas de gourdins plus convenables, il se contentera de ceux-là qui ont au moins l’avantage de faire peur aux bien-pensants, qu’ils soient lecteurs du Monde ou du New York Times où une internaute confessait hier ne rien comprendre au pays où elle vit. Ça c’est sûr et c’est bien le problème. Quelqu’un qui a suivi la campagne à travers ces estimables journaux n’avait aucune chance de comprendre son issue.
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Je ne sais pas si on a raison d’avoir peur de Donald Trump dont certains de mes amis ne retiennent que le programme keynésien à la Roosevelt, comme si la colère anti-establishment dont il est le porte-parole devait nous faire oublier ses farces et attrapes en tout genre. En tout cas, à l’inverse de Barack Obama qui, accueilli tel le messie, ne pouvait que décevoir, Trump ne pourra nous décevoir qu’en bien. Je sais en revanche que, populiste, au-dessus de 50%, ça devient populaire. Ah oui, Hitler en 1933 aussi. Mais c’est un curieux syllogisme de déduire de la victoire relative du futur Führer dans une élection formellement démocratique que tout vainqueur qui nous déplairait est un héritier d’Hitler. Il y a quelques jours, Le Monde se désolait de ce qu’une partie des Français (suivez mon regard) n’adhérât plus au système démocratique et demandât de l’autorité, comme si les deux étaient antagonistes.
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Et les commentateurs qui, de Londres à New York, de Paris à Berlin, dénoncent avec constance les résultats des urnes, ne sont-ils pas  en rupture de démocratie ? Est-il bien démocratique d’afficher son mépris pour le cochon de votant ? « Trump se vautre dans le triomphe », titre aujourd’hui le New York Times sans le moindre égard pour les millions d’Américains qui l’ont choisi. Des populistes vous dit-on. Seulement, dans cette démocratie que les journalistes chérissent tant, un mauvais électeur pèse autant qu’un bon (aux Etats-Unis, un petit correctif fait remonter les ploucs). On l’a répété en boucle, sans en tirer la moindre conséquence : médias, analystes, sondeurs, se sont plantés en beauté.
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Ils n’ont rien vu venir, parce qu’au lieu de chercher à comprendre, ils s’efforcent de nier ce qui leur déplaît et de rééduquer ceux qui leur désobéissent. Le vote Trump est un bras d’honneur à  ceux qui prétendent savoir, à commencer par les journalistes. Ce qui signifie qu’eux et les autres prêchi-prêcheurs sont au moins en partie responsables du désastre qui les désole. Or, depuis hier, au lieu de se livrer à une salutaire autocritique et de se demander pourquoi ils ne comprennent rien aux sociétés dans lesquelles ils vivent, ils trépignent et redoublent de remontrances à l’égard des électeurs trumpistes. Désolée chers confrères et autres guides d’opinion, mais vous ne guidez plus grand-chose. Et le vent de panique qui souffle sur le quartier général est un spectacle plus réjouissant que celui de votre ancienne superbe, quand vous vous plaisiez à brûler quelques dissidents pour l’exemple.
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Aujourd’hui, vos bûchers ne brûlent plus et vos piloris n’intéressent plus personne, tant mieux. L’ennui, c’est que nous allons tous payer le prix de l’incroyable suffisance avec laquelle depuis des années, vous ignorez les aspirations de ceux qu’Orwell appelait les gens ordinaires, conclut Elisabeth Lévy (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-les-pitoyables-se-sont-bien-venges
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http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/trump-les-medias-en-accusation.html
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http://www.causeur.fr/trump-lepen-populisme-medias-brexit-40999.html
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Marine Le Pen félicite le “nouveau président des Etats-Unis Donald Trump”

Le nom du vainqueur n'a pas encore été annoncé, mais Marine Le Pen envoie d'ores et déjà ses félicitations. Dans un tweet posté vers 7h20 ce mercredi matin, la présidente du Front national a adressé ses félicitations à Donald Trump, qui fait la course largement en tête dans cette nuit électorale et se trouve désormais à quelques grands électeurs de la victoire.

"Félicitations au nouveau président des Etats-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre!", a ainsi tweeté Marine Le Pen, qui n'a pas caché son soutien au candidat républicain anti-establishment tout au long de la campagne présidentielle américaine.

Source

Le FN est-il une chance pour la France ?

NICE: Front National party summer convention

   
Michel Garroté - Je n'éprouve ni allégeance, ni allergie, à l'égard du Front National (FN). A supposer qu'il soit présent au second tour des présidentielles, je pense qu'il perdra, car hormis les électeurs du FN, tous les autres électeurs voteront pour le rival ou la rivale de Marine Le Pen (sans doute Juppé).
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A ce propos, voici une intéressante analyse critique de Marine Le Pen et du FN parue sur le blog de Guillaume Faye (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Voter FN et Marine Le Pen aux prochaines élections –présidentielle et législatives–  sera-t-il un vote utile, purement protestataire, ou sans aucun intérêt ? J’ai souvent critiqué le programme – officiel – socio-économique du FN, social–étatiste et passéiste, à mon avis faussement ”national” ou ”souverain”, dont les conséquences seraient contre–productives ; et regretté un certain recul de ce parti sur ses fondamentaux. Mais le désespoir comme l’idéalisme sont, en politique, inopérants. Le FN est très loin d’être parfait, mais serait-il moins imparfait que les autres ?
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Le FN, au moins, peut s’améliorer, parce qu’il est le seul à ne pas communier dans la vulgate idéologique dominante, alors qu’aucune autre formation politique n’est perfectible parce que toutes y adhèrent. Il bénéficie encore du plus grand capital de sympathie dans le peuple parce qu’il est perçu comme la seule chance de rupture crédible – jamais encore tentée. Ce capital, il ne doit pas le dilapider.
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Car, pour l’instant, des millions de Français dépossédés, désespérés, votent pour le FN, plus pour ce qu’il représente (espoir ?), pour son image de marque identitaire que pour le discours de ses dirigeants actuels, qui ont semblé reculer sur ses principes. À cet égard, les propos de Marine Le Pen, doutant de la réalité du « grand remplacement » ethnique et démographique et refusant cette formulation, sont dommageables. Cette posture de repli idéologique est un déni de la simple réalité ; ces paroles sont, heureusement pour elle, passées plus ou moins inaperçues de son électorat. Coup de chance qui ne durera pas : elle ne doit pas récidiver. Sinon, elle verrait s’éroder rapidement son potentiel de partisans. Ces derniers pencheraient massivement pour l’abstention – le principal parti concurrent du FN – plutôt que pour le vote ”droite et centre”, hameçon politicien inconsistant.
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En effet, c’est une chance pour le FN : une bonne proportion de Français voit bien que les candidats de la ”primaire de la droite et du centre” (pugilat d’égos et d’écuries qui fera des ravages dans le panier de crabes de LR) sont des chevaux de retour, politiciens baratineurs. Sans illusions, ils se doutent que si Juppé – surtout– ou Sarkozy – vraiment peu probable– sont portés à l’Élysée, rien ne changera par rapport à la politique catastrophique menée par la droite et la gauche depuis 40 ans, ils feront ce qu’ils ont toujours fait au pouvoir : rien, ou plutôt si, appliquer un programme de gauche en demi-teinte.
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Il faut comprendre que l’identité est plus importante dans l’esprit des Français que la souveraineté, notion plus abstraite. Certes, la souveraineté nationale de la France est fondamentale, mais diaboliser la technocratie bruxelloise, comme la fait sans cesse MLP, (et Dieu sait si l’on peut dénoncer ce monstre antidémocratique !) devient un argument trop répétitif ; comme pour éviter de parler d’autre chose. Car l’électeur de base perçoit que les maux qui accablent son pays ne viennent pas seulement de Bruxelles mais aussi et surtout des gouvernements français successifs, qui s’affaissent ou trahissent. Abandonner l’euro, hypothèse mal vendue et très délicate, est une urgence moindre que protéger les frontières des masses migratoires invasives et de l’islamisation intérieure, non ?
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Deuxième point, le FN, dans sa communication, devrait insister, de manière beaucoup plus forte et claire qu’aujourd’hui, sur des engagements centraux, concernant : l’arrêt total de tous les flux migratoire, l’expulsion réelle de tous les clandestins, la limitation drastique du droit d’asile, l’abandon du droit du sol, l’abrogation du regroupement familial, l’arrêt de toutes les aides sociales aux étrangers (désamorcer la pompe aspirante), la désislamisation de la France, et, plus généralement, la volonté d’entamer un mouvement de reflux, de ”rémigration”. Car la source du problème est principalement démographique et ethnique, beaucoup plus que sociale ou religieuse. Il ne faut pas traiter les symptômes du mal mais en éradiquer les causes.
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Mais, Le FN, pour gagner, doit aussi insister sur des sujets qui pèsent dans l’esprit de la ”France d’en bas” et des classes moyennes : rétablir la politique familiale cassée par la gauche, cesser le matraquage fiscal, restaurer l’école sélective, disciplinaire et patriote, en finir avec le laxisme judiciaire et pénal, abolir les privilèges des fonctions publiques pachydermiques et des salariés apparentés, rompre avec un système socio-économique surtaxé, etc. La liste est longue. En réalité, il faut commencer par abolir pratiquement 100% des mesures et lois décidées par la gauche depuis 2012 et 70 % de celles prises par la droite depuis 2007.
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S’il veut séduire et l’emporter, le FN de Marine Le Pen devrait présenter un programme révolutionnaire (de ”rupture”, pour parler soft) complet, cohérent, praticable et crédible. Et doté d’une bonne communication, ce qui est loin d’être le cas… En restant très prudent sur une sortie de l’euro (pente verglacée) ; mais – nous sommes d’accord– en promettant de désobéir franchement à la Commission de Bruxelles et à la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg, institutions oligarchiques sans légitimité démocratique. Et en mettant la pédale douce sur des promesses socialistes, démagogiques, électoralement inefficaces et surtout nuisibles à l’économie, conclut Guillaume Faye (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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De son côté, Guillaume de Thieulloy dans Les 4 vérités écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La crise des migrants, les questions européennes, le traité de libre-échange avec le Canada, le chômage. Tout cela n’est envisagé qu’en fonction du score du FN que cela pourrait provoquer. Et tout semble d’ailleurs fait pour faire monter le FN – à rebours des déclarations larmoyantes ou belliqueuses sur la république en danger. Des décennies de gabegie gouvernementale ont amené la France au bord du précipice. Aux plans social, sécuri- taire, identitaire, économique, la situation est en tout point catastrophique.
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Là se trouve la première raison du vote FN. Pourtant, les dirigeants du PS continuent à imaginer que le clientélisme électoral et l’ouverture des frontières vont tout régler. Quant aux dirigeants LR, ils ne semblent pas disposés à rompre avec le socialisme, trop préoccupés de ce que les médias pourraient dire d’eux. On entend même le favori des sondages nous bercer d’un lénifiant refrain sur l’« identité heureuse », plagiant le gourou social-démocrate Alain Minc qui parlait naguère de « mondialisation heureuse ». Or, ce que tous les Français constatent, c’est que, loin des utopies, la situation se dégrade gravement.
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La deuxième raison du vote FN tient, de toute évidence, au manque de confiance envers les « élites » – qui, non seulement ont échoué, mais, en outre, ne cessent de nous matraquer avec une propagande sans rapport avec la réalité. Or, là aussi, tout est fait pour ancrer, plus profondément encore dans l’esprit des Français, que les médias et les politiciens mentent, refusent de voir la vérité en face, et pratiquent une forme de propagande. À cet égard, la mâle déclaration du directeur du « Monde », Jérôme Fénoglio, signalant que son quotidien, prétendument objectif, refuserait systématiquement toute tribune d’un cadre du FN, semble faite tout exprès pour faire monter l’exaspération des électeurs. Le même numéro du « Monde » contenait un long dossier pour montrer que le FN n’avait pas changé. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le « Monde » n’a pas changé non plus. Ce quotidien reste ce qu’il est depuis longtemps : un organe de propagande de gauche.
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Je ne parle pas ici du sempiternel « front républicain », auquel Nicolas Sarkozy semble s’être, une nouvelle fois, rallié – ce qui risque de compliquer sa campagne, puisque, jusqu’à présent, toute sa communication consistait à dire que lui seul était en mesure de séduire les électeurs du FN et de les ramener dans le « giron républicain ». À nouveau, nous constatons la contradiction: le FN doit bien être un parti républicain, puisqu’il participe à toutes les élections ; pourtant, il persiste à être présenté comme non républicain.
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Pourquoi donc le traiter différemment des autres ? Ne serait-il pas possible de dire : je suis d’accord avec tel point de son programme, pas avec tel autre. On pourrait alors nouer des alliances ponctuelles et s’opposer sur les points de désaccord. Mais tout se passe comme si personne ne pouvait débattre du programme du FN. Il semble impossible de dire : ceci me semble inacceptable, cela ne me pose aucun problème, et ce dernier point mériterait clarification. Dans un pays où l’on débat de tout, y compris des sujets les plus futiles, il est donc à peu près impossible de débattre du programme du FN.
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À vrai dire, la liberté de débat est sévèrement encadrée. Et même la liberté de vote est sous tutelle. Tout récemment, Christophe Habbas, grand maître du Grand Orient, obédience maçonnique très liée à la gauche, déclarait : « À quoi bon le suffrage universel, si c’est pour voter extrême droite ? » Je serais tenté de lui répondre : à quoi bon vanter le suffrage universel si vous récusez les votes qui ne vous plaisent pas, conclut Guillaume de Thieulloy (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.gfaye.com/faut-il-voter-fn-et-marine-le-pen/
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http://www.les4verites.com/politique/le-fn-et-linterdiction-du-debat-rationnel
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La “populace” de Marine Le Pen

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Michel Garroté - Créditée dans les sondages de 25% à 30% d’intentions de vote (et parfois plus encore), Marine Le Pen est devenue celle qui (ou la seule qui) représente le peuple français. Les autres, mauvais joueurs, n'admettent pas cela. Et du coup, quand le peuple marque sa préférence pour Marine Le Pen, alors, soudain, le peuple  --  aux yeux de la caste politico-médiatique parisienne installée  --  ce peuple devient populiste, populace, populeux, réac, facho, bref : ce peuple devient le diable.
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Sur Boulevard Voltaire, Caroline Artus - à propos du succès de Marine Le Pen - écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : En plus d’être sympathique, drôle, vive, un tantinet grivoise et – ce qui ne gâche rien – agréable à regarder, Karine Le Marchand a du cran. D’avoir estimé nécessaire et indispensable d’inviter Marine Le Pen dans sa nouvelle collection de portraits de femmes et d’hommes présidentiables. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. En particulier de celui du JDD, auquel elle a accordé un entretien. Il commençait plutôt bien, cet entretien, avec des questions d’usage. Pourquoi a-t-elle invité, dans « Une ambition intime », exclusivement des politiques pour ne pas parler politique ?
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Caroline Artus : Ont-ils accepté facilement de se prêter au jeu ? Et Juppé, qui « n’est pas du genre à se confier », s’est-il livré ? Ensuite, l’air de rien, le journal s’enquiert de savoir quelle personnalité elle aurait préféré. Enfin, après avoir justement écouté Karine à propos du « drôlissime » Montebourg, du « braillard révolutionnaire » Mélenchon – qu’il n’est pas – ou encore de l’entendre avoir découvert un Fillon « pas du tout froid et mou », il était temps pour le journal de passer aux choses sérieuses. Et Marine Le Pen ? Eh bien, quoi, Marine Le Pen ?
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Caroline Artus : « C’est une femme politique comme les autres, bien sûr », qui a « toute sa place » et, au cas où cela aurait échappé au JDD, créditée « dans les sondages de 25 à 30 % d’intentions de vote, elle compte ». Voilà comment, tout naturellement, Karine Le Marchand remet à sa place le représentant de la police de la pensée du JDD. Qui bout. À cause de son émission, Karine le Marchand ne craint-elle pas « de rentrer dans sa stratégie de dédiabolisation » ? Ce qui revient superbement à avouer à l’encontre du FN quarante ans de procédés malfaisants et pernicieux… Qui n’ont pas porté leurs fruits, lui fait remarquer la journaliste. « Alors, on fait quoi ? On interdit le parti ? » et, comme ce n’est pas le cas, « donc, on l’invite ».
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Caroline Artus : Le JDD s’étrangle. Mais, à cause de son émission, Marine Le Pen risque d’être perçue comme sympathique, c’est intolérable ! Qu’elle soit conviée à une émission politique, passe encore, mais l’écouter raconter sa vie ? Inconcevable ! C’est vrai qu’entendre la fille de Jean-Marie Le Pen raconter comment, à l’époque, la petite fille de huit ans a vécu l’attentat contre sa maison promet d’attirer l’attention. Et se faire une idée de son parcours politique quand on est issu d’un père qui a eu le tort d’avoir raison trop tôt, ça va interpeller. Et peut-être carrément emballer, conclut Caroline Artus (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.bvoltaire.fr/carolineartus/pour-le-jdd-il-ne-faut-pas-traiter-marine-le-pen-comme-les-autres,286746
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57% des policiers et gendarmes souhaitent voter Marine Le Pen

A six mois de l’élection présidentielle, policiers et gendarmes penchent en nombre pour Marine Le Pen. Entre rancoeur envers leur hiérarchie, rejet de la classe politique et sentiment d’abandon.

Le bleu marine serait-il la couleur favorite des forces de l’ordre? Plus de 1 policier ou gendarme sur 2 se déclare prêt à voter Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017. Au fil des sondages (1) menés depuis la fin de 2015 par le Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences po, la vague enfle: 51,5% des sondés souhaitaient donner leur voix à la présidente du Front national (FN) en novembre dernier; ils sont 57% aujourd’hui. Deux fois plus nombreux, donc, que les Français dans leur ensemble.

Le Point