La Turquie veut faire la chasse à l’islamophobie en Europe

Le parlement turc s'inquiète du traitement infligé à des musulmans en Europe. L'assemblée souhaite dès lors mener une enquête sur l'islamophobie dans quatre pays du Vieux Continent, dont la Belgique, rapportent lundi les journaux flamands Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et De Standaard.

Une telle initiative fait suite aux nombreuses réactions racistes suscitées lors de la naissance du premier bébé de l'année 2018 à Vienne, une fille d'origine turque. De nombreux commentaires xénophobes ont ainsi afflué sur les réseaux sociaux lorsqu'un journal autrichien a publié sur Facebook une photo du nouveau-né et des ses parents à la maternité.

Cela a mené à une petite émeute dans le pays où le parti d'extrême droite FPÖ est récemment entré dans le gouvernement.

Il s'agit pour le parlement turc d'une raison suffisante pour initier une enquête sur l'islamophobie en Europe, écrivent les journaux de Mediahuis, citant des médias turcs.

Une nouvelle commission parlementaire a donc été mise sur pied. Celle-ci débutera ses travaux ce mardi.

Les députés se concentrent sur les quatre pays européens, où, selon eux, l'islamophobie est la plus forte, à savoir l'Autriche, l'Allemagne, la France et la Belgique. Ils souhaitent également être autorisés par ces pays à mener leurs recherches sur place.

Source

Rappels:

Les musulmans turcs sont coupables du génocide des chrétiens arméniens. Aucune conséquence à ce jour.

L'empire ottoman a occupé de nombreux pays européens, imposant ainsi l'islam: Albanie, Hongrie, Kosovo, razzias et mise en esclavage des Italiens et des Espagnols, 500 ans d'occupation en Bulgarie etc. etc.

Moyen Orient & Asie – Virage des alliances militaires

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Michel Garroté  --  De brefs extraits de "Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie : Vers un virage dans les alliances militaires ?", ont été repris, tout récemment, sur LesObservateurs.ch. J'aimerais, quant à moi, publier, ci-dessous, des extraits adaptés plus détaillés (et commentés), tant le sujet me paraît être de la plus haute importance. Pour mémoire, le Professeur Michel Chossudovsky est un économiste canadien, Fondateur et Directeur du Centre de Recherche sur la Mondialisation, à Montréal. L'article original en anglais s'intitule "Middle East and Asia Geopolitics : Shift in Military Alliances ?", par le Professeur Michel Chossudovsky, publié le 30 septembre 2017 (les sous-titres son de moi).
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Plusieurs alliés des USA ont changé de camp :
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Michel Chossudovsky (extraits adaptés, plus détaillés, et, commentés ; voir lien vers source en bas de page) : Un profond bouleversement d’alliances géopolitiques est en train de se produire, qui tend à saper l’hégémonie des USA dans la grande région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, ainsi qu’en Asie du Sud. Plusieurs des alliés les plus solides des USA ont changé de camp. L’OTAN et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont tous les deux en crise. L’OTAN connaît de profondes divisions, qui découlent en grande partie de la confrontation entre Ankara et Washington. La Turquie, qui est en fait le poids lourd de l’OTAN, est actuellement en train de combattre des rebelles kurdes soutenus par les USA au nord de la Syrie.
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La question kurde :
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Autrement dit, les USA, qui sont membres de l’OTAN, soutiennent et financent des rebelles kurdes qui luttent contre un Etat membre de l’OTAN. La Turquie demeure officiellement membre de l’OTAN, dont le système de défense antiaérienne est intégré et coordonné. Sauf que le gouvernement Erdogan a acheté un système de défense antiaérienne russe S-400, prévu pour être utilisé contre les mandataires des USA kurdes au nord de la Syrie. Un membre de l’OTAN (la Turquie) utilise donc maintenant le système de défense antiaérienne d’un ennemi des USA et de l’OTAN contre des rebelles soutenus par les USA et l’OTAN.
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Virer la Turquie de l'OTAN :
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La Turquie a aussi dépêché ses forces armées dans le nord syrien dans le but éventuel d’annexer une partie du territoire syrien. L’alliance entre Moscou et Ankara est ainsi une alliance de circonstance. L’histoire démontre que la structure des alliances politiques est fondamentale. Ce à quoi nous assistons, c’est à une série de coalitions transversales contradictoires à la fois « avec » et « contre » les USA. Nous sommes témoins de retournements d’alliances politiques et militaires qui contribuent largement à l’affaiblissement de l’hégémonie des USA en Asie et dans le Moyen-Orient. La Turquie a-t-elle l’intention de quitter l’OTAN ? (Note de Michel Garroté : la question est plutôt de savoir si l'OTAN ne devrait pas virer - purement et simplement - la Turquie, et, avec elle, son régime totalitaire et islamiste).
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Le Pakistan est devenu notre ennemi dès 2008 :
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Les relations bilatérales de la Turquie avec Washington sont en déroute. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui constitue l’allié le plus fidèle des USA au Moyen-Orient, n’est plus fonctionnel. Le Qatar s’est non seulement aligné avec l’Iran, mais il coopère aussi activement avec la Russie. Les accords bilatéraux de coopération militaire entre les USA et le Pakistan d’une part et l’Inde d’autre part sont également touchés, à la suite de l’accession de ces deux pays au sein de l’OCS, qui constitue une alliance militaire de facto dominée par la Chine et la Russie, conclut Michel Chossudovsky (fin des extraits adaptés, plus détaillés, et, commentés ; voir lien vers source en bas de page).
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Adaptation, Mise en Page & Commentaires - M. Garroté pour LesObservateurs.ch
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Version originale en anglais :
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"Middle East and Asia Geopolitics : Shift in Military Alliances ?" By Prof Michel Chossudovsky :
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https://www.globalresearch.ca/shift-in-geopolitical-alliances/5611373
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Version française parue sur Mondialisation.ca et sur Polémia :
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https://www.mondialisation.ca/geopolitique-du-moyen-orient-et-de-lasie-vers-un-virage-dans-les-alliances-militaires/5611915
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https://www.polemia.com/geopolitique-du-moyen-orient-et-de-lasie-vers-un-virage-dans-les-alliances-militaires/
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Brefs extraits repris sur LesObservateurs.ch :
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https://lesobservateurs.ch/2017/10/10/geopolitique-du-moyen-orient-et-de-lasie-vers-un-virage-dans-les-alliances-militaires/
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Angela Merkel: la Turquie ne doit pas adhérer à l’UE

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé dimanche soir vouloir discuter d'un arrêt des négociations d'adhésion de la Turquie avec l'UE et indiqué ne pas croire que ce pays rejoindra un jour le bloc européen. "Il est clair que la Turquie ne doit pas devenir un membre de l'Union européenne", a déclaré Mme Merkel lors d'un débat télévisé en vue des élections législatives allemandes du 24 septembre. Elle a ajouté vouloir "discuter avec (ses) collègues" de l'Union européenne "pour voir si nous pouvons parvenir à une position commune sur ce point et si nous pouvons mettre fin aux négociations d'adhésion".

"Je ne vois pas l'adhésion arriver et je n'ai jamais cru que cela puisse survenir", a expliqué Mme Merkel, ajoutant que la question était seulement de savoir qui de la Turquie ou de l'UE "fermerait la porte" en premier.

Ces laborieuses négociations sont menées depuis 2005 mais elles sont depuis des mois au point mort en raison de l'évolution politique en Turquie, accusée de dérive autoritaire par les détracteurs du président Recep Tayyip Erdogan. Un arrêt de ces discussions nécessiterait une décision unanime des pays de l'UE.

Les propos de la chancelière marquent un net durcissement de la position du gouvernement allemand, alors que les sujets de discorde et de tension entre Berlin et Ankara s'accumulent depuis plusieurs mois.

L'Allemagne accuse le pouvoir turc d'avoir mis en détention des citoyens allemands, possédant pour certains aussi la nationalité turque, pour des raisons politiques.

Elle a déjà pris des sanctions économiques suite à ces arrestations. Mais jusqu'ici Berlin avait évité d'aller jusqu'à demander la fin des négociations d'adhésion. Une issue, qui si elle devait être décidée, constituerait un point de non retour dans les relations avec la Turquie. La chancelière a dit vouloir adopter une "position tranchée" à l'égard du président Erdogan. "De toute façon avec lui j'ai l'habitude".

Source

Turquie: Des jeunes femmes battues par la police sur un lieu touristique alors qu’elles essayaient de signaler une agression sexuelle

Les policiers auraient déclaré aux femmes qu'elles avaient été harcelées car qu'elles étaient habillées "de manière inappropriée"

 

Les jeunes femmes apparaissent dans la vidéo en train de s'aider mutuellement dans une rue, l'une semblant boiter dans la ville touristique d'Izmir en Turquie.

Mais un officier de police donne un coup à l'une des filles, la frappe au sol tandis que l'autre femme tente de défendre son amie.

La femme dans la robe noire est balancée au sol, derrière une voiture et la caméra semble montrer que le policier la frappe à plusieurs reprises à terre.

Le combat cesse entre les femmes et le policier lorsqu'une foule de personnes se précipitent dans la rue.

Mais l'officier envoie à nouveau des coups de poings violents, frappant l'une des femmes alors qu'une autre voiture de police arrive avec ses sirènes allumées.
La police a confirmé qu'elle a lancé une enquête au sujet de l'incident.

(...)

L'une des victimes a déclaré qu'un des officiers a affirmé qu'elles ont provoqué le harcèlement en s'habillant de manière inappropriée.

Elle a dit: "Nous voulions leur aide parce que nous ne pouvions pas voir les plaques d'immatriculation des motos qui nous ont harcelées.

"Mais l'un des agents de police a déclaré que les harceleurs avaient raison parce que nous étions habillées de manière inappropriée".

Source Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

Nos remerciements à Λlex Λ 

 

Un journal turc proche d’Erdogan menace : “La Turquie peut envahir l’Allemagne en une après-midi, la France en une heure.”

Le journal Yeni Söz, étroitement aligné sur le gouvernement, a procédé à la revendication sur la première page de son quotidien.

La «Turquie peut occuper l'Europe en 3 jours», cette provocation est la dernière d'une crise politique entre Ankara et Berlin.

La Turquie tente d'intégrer l'UE depuis plus d'une décennie.

Le président Recep Tayyip Erdogan a tenté d'utiliser la crise des migrants comme monnaie d'échange, concluant un accord avec Bruxelles en échange de petits gestes politiques, qui inclut une relance de leur offre afin de devenir membre.

Mais les relations ont tourné au vinaigre avec l'UE, en particulier avec l'Allemagne et les deux pays se sont engagés dans des polémiques au cours des derniers mois.

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(...)

Le journal tente d'appuyer sa déclaration en construisant sa théorie sur une thèse du politologue américain George Friedman, fondateur de l'institut de géopolitique Stratfor.

Le journal écrit: "Friedman a déclaré que les Turcs pourraient vaincre l'Allemagne en une après-midi et la France en une heure, s'ils ont le courage de se battre.

"A en croire l'institut international de recherche Gallup, qui a demandé aux gens s'ils se battraient pour leur pays, les Européens ont déjà sorti les drapeaux blancs en cas de guerre.

"L'Allemagne est abandonnée par ses citoyens. Si nous commençons le matin, nous pouvons avoir notre prière du soir dans le château de Bellevue".

L'article fait référence à un sondage de deux ans qui demandait aux citoyens s'ils étaient prêts à se battre pour défendre leur pays.

Ils ont souligné les résultats selon lesquels 18 pour cent des Allemands seraient prêts à se battre pour leur pays, contre 29 pour cent des Français et 27 pour cent des Britanniques.

(...)

Source Traduction libre Christian Hofer pour Les Observateurs.ch

 

La Grèce accuse la Turquie de vouloir « transformer » la basilique Sainte-Sophie en mosquée

« Nous condamnons la lecture du Coran et la tenue de prières à Sainte-Sophie, auxquelles a participé le directeur des Affaires religieuses de la Turquie et diffusé par la chaîne de télévision officielle de la Turquie » a déclaré le ministre grec des Affaires étrangères.

« La basilique Sainte-Sophie est placée sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. »

« La tentative de la transformer en mosquée – par la lecture du Coran, la prière et un certain nombre d’autres actions – est un affront à la communauté internationale, qui doit être dûment mobilisé et réagir. »

« Nous appelons la Turquie à se conduire comme un pays moderne et démocratique, à protéger la nature œcuménique de Sainte-Sophie et à respecter la tradition séculaire de ce monument mondial ».

Novinite

L’Allemagne à bout de patience avec la Turquie

Berlin - La tension entre Berlin et Ankara a atteint un nouveau pic mercredi avec la convocation de l'ambassadeur de Turquie à la suite de la détention d'un militant allemand des droits de l'homme, dans un climat qui s'envenime de jour en jour.

"Il est apparu nécessaire que le gouvernement turc comprenne immédiatement et directement l'indignation et l'incompréhension du gouvernement allemand", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Martin Schäfer.

Objet du courroux du gouvernement allemand: le maintien en détention en Turquie la veille d'un militant allemand connu des droits de l'homme, Peter Steudtner.

Il avait été arrêté le 5 juillet aux côtés de dix militants turcs des droits de l'homme, dont la directrice d'Amnesty International pour la Turquie, Idil Eser, alors qu'il participait comme instructeur à un séminaire.

- "Absurdes" -

Un tribunal turc l'a accusé d'avoir "commis un crime au nom d'une organisation terroriste". Une expression qui désigne le plus souvent pour les autorités turques les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir fomenté le putsch manqué du 15 juillet, ou les séparatistes kurdes du PKK.

Berlin a qualifié ces accusations "d'absurdes".

Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, a lui prévenu la Turquie qu'elle ne pouvait espérer aucune avancée dans ses négociations d'adhésion à l'UE, actuellement au point mort. Dans le contexte actuel, des progrès "ne sont pas à l'ordre du jour", a-t-il dit.

Signe de la volonté de Berlin de dramatiser le bras de fer, le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a décidé d'interrompre ses vacances pour tenir jeudi une réunion "d'urgence" sur les "actions à entreprendre" face à la détérioration des libertés publiques en Turquie.

Au total, neuf Allemands, dont quatre turco-allemands, sont détenus en Turquie depuis le putsch raté contre le président turc Recep Tayyip Erdogan selon les autorités allemandes.

Au premier rang figure Deniz Yücel, un journaliste germano-turc, correspondant dans le pays du quotidien allemand Die Welt, et qui est en détention depuis près de cinq mois à l'isolement sans avoir fait l'objet d'une mise en accusation.

L'Allemagne et la Turquie, pays historiquement proches en raison de la présence en Allemagne de la plus grande diaspora turque au monde - 3 millions de personnes -, sont peu ou prou depuis plus d'un an dans un état de contentieux diplomatique permanent.

Une situation symptomatique, plus largement, de l'état des relations entre Ankara et l'Union européenne.

- Visites interdites -

Ce fut d'abord l'an dernier une émission satirique anti-Erdogan à la télévision allemande qui provoqua l'ire du président turc. Puis vint le vote d'une motion par les députés condamnant le "génocide" arménien et enfin les critiques allemandes contres les purges ayant suivi en Turquie la tentative de coup d'Etat.

Ces dernières ont poussé Berlin à interdire à plusieurs responsables turcs de faire campagne en Allemagne contre la récente réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du chef de l'Etat. En retour, Recep Tayyip Erdogan a accusé l'Allemagne et l'Europe toute entière de pratiques dignes du "nazisme".

Pour marquer son mécontentement, Ankara a d'abord interdit aux députés allemands de venir visiter la base militaire turque d'Incirlik, où des soldats allemands participent à des missions de surveillance et ravitaillement de la coalition internationale contre l'organisation Etat islamique.

L'Allemagne, pour qui ces visites sont obligatoires car son armée est étroitement contrôlée par le Parlement, a décidé de transférer ses militaires en Jordanie.

Et la Turquie vient de rajouter de l'huile sur le feu en interdisant une visite similaire cette fois-ci sur une base de l'Otan sur son territoire, où sont stationnés d'autres soldats allemands, faisant prendre à cette crise une dimension encore plus internationale.

Dernier levier pour Ankara: le remise en cause du pacte passé avec l'Europe pour bloquer chez elle - en échange d'argent - les migrants venant du Moyen-Orient et souhaitant se rendre en Europe.

La Turquie a menacé à plusieurs reprises de rouvrir les vannes, mais sans jusqu'ici passer à l'action.

Source

Syrie – Le Tsar et le Sultan

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Michel Garroté  --  Le dictateur islamiste turc Erdogan va effectuer les 23 et 24 juillet 2017 une tournée dans le Golfe qui le conduira notamment au Qatar et en Arabie saoudite, en pleine crise diplomatique dans cette région. Erdogan se rendra également au Koweït, principal médiateur entre le Qatar et ses voisins du Golfe. La Turquie est un proche allié du Qatar et entretient aussi de bons rapports avec l’Arabie saoudite. L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte, qui ont coupé leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusent Doha de soutien actif aux islamistes extrémistes, d’être derrière des actions de déstabilisation dans la région et, au-delà, de se rapprocher de l’Iran chiite, le grand rival du royaume saoudien sunnite.
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Ils ont présenté une série de demandes à Doha pour mettre fin à la crise parmi lesquelles la fermeture de la chaîne Al-Jazeera, la réduction de ses relations avec l’Iran ou la fermeture de la base turque au Qatar. L’ambassadeur d’Arabie saoudite en Algérie, Dr Sami Abdullah Al-Saleh, a tout récemment déclaré que le Hamas est une organisation terroriste. Selon lui, la seule solution est que le Qatar accepte toutes les revendications de l’Arabie saoudite et de ses alliés et cesse d’héberger et de financer les organisations terroristes. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a dit espérer que la guerre au Yémen ne résulterait pas en confrontation directe entre l'Iran et l'Arabie saoudite. Mais, dans tout cela, quid de la Syrie ? Ci-dessous, les lectrices et lecteurs trouveront une intéressante interview de l'excellent géopoliticien Alexandre del Valle avec Lionel Baland du site Internet "Eurolibertés".
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Lionel Baland pour "Eurolibertés" (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Selon vous, l’objectif principal de la guerre en Irak est la création d’un Kurdistan indépendant ?
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Alexandre del Valle : Oui, en détruisant l’État irakien du parti Baas.
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Lionel Baland : La Turquie n’a pourtant pas intérêt à voir naître cet État indépendant. Pourquoi la Turquie a-t-elle combattu en Syrie le régime de Bachar el-Assad alors que cela peut conduire à l’indépendance du Kurdistan syrien ?
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Alexandre del Valle : La Turquie depuis Recep Tayyip Erdoğan n’est plus celle d’autrefois. Erdogan veut que la Turquie redevienne un peu l’Empire ottoman et il est une sorte de sultan qui défend les musulmans sunnites du monde entier. La Turquie désire jouer, à l’instar du Pakistan et de l’Arabie Saoudite, le rôle de leader des sunnites. Si vous êtes le leader des sunnites, vous êtes contre la pénétration iranienne en Irak et contre le pouvoir de Bachar el-Assad en Syrie, car cela constitue l’axe chiite que vous combattez. Cela suit donc une certaine logique. Mais cela semble contradictoire par rapport à la situation passée car autrefois la Turquie, à l’époque kémaliste et militaire, ne résonnait pas en tant que pays sunnite.
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Alexandre del Valle : Avant, la Turquie était l’alliée de Bachar el-Assad, car, à l’époque, les militaires ne raisonnaient pas en tant que sunnites, mais comme des nationalistes. Et beaucoup étaient Alevis ou francs-maçons. Ils n’étaient pas du tout religieux. Depuis que les militaires ont été renversés et que les généraux sont devenus islamistes, la Turquie n’a plus du tout la même politique internationale qu’auparavant. Elle avait une diplomatie laïque et nationaliste qui s’entendait même avec Bachar el-Assad ou son père ou l’Iran chiite. Aujourd’hui, la Turquie est pan-islamiste et se veut le chef du monde sunnite et, par conséquent, elle soutient les sunnites, donc les rebelles en Syrie.
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Lionel Baland : Recep Tayyip Erdoğan est-il un nationaliste grand turc ou un islamiste ?
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Alexandre del Valle : Les deux. Ce qui caractérise l’idéologie, intitulée « vision nationale » (Millî Görüş), qui a formé Erdogan lorsqu’il était jeune, c’est un islamisme à la turque. C’est un vrai islamisme, mais au sein duquel la Turquie serait le concurrent des Arabes. Elle serait le vrai noyau de l’islam mondial alors que les Arabes, eux, prétendent être le cœur de l’islam. C’est un mélange de nationalisme turc très arrogant et très impérial, pan-turquiste et islamiste. Erdogan fait la synthèse national-islamiste, alors que les militaires kémalistes étaient contre l’islamisme. Ils étaient nationalistes laïques.
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Lionel Baland : Erdogan s’inspire-t-il malgré tout de Mustafa Kemal Atatürk ?
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Alexandre del Valle : Non. Si ce n’est à l’envers.
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Lionel Baland : Comment expliquez-vous l’évolution des relations entre la Russie et la Turquie ?
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Alexandre del Valle : Cela montre que le monde multipolaire ne relève pas du manichéisme ou du moralisme. La Turquie a agressé la Russie en abattant un avion russe. Une crise en a résulté, ainsi que des représailles économiques et diplomatiques. Tout à coup, Erdogan est ennuyé. Il y a une tentative de le renverser.
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Alexandre del Valle : Le président russe Vladimir Poutine, qui est un grand stratège et qui est patient, s’est dit : "Voilà une occasion de faire en sorte qu’Erdogan revienne dans mon giron, afin d’ennuyer les Occidentaux. Ceux-ci ont créé la Turquie pour endiguer la Russie, donc en tant que Russe, je n’ai pas intérêt à me brouiller longtemps avec les Turcs. J’ai intérêt à ce que les Turcs me mangent dans la main".
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Alexandre del Valle : Il a donc averti Erdogan et lui a sauvé la mise et ce dernier est venu le remercier. Il est devenu le copain de la Russie. Ils n’ont pas les mêmes intérêts, mais ils se sont dit qu’ils en ont ras le bol des Occidentaux qui les ont déçus et ont décidé de s’entendre, même s’ils ne sont pas d’accord sur la Syrie. Ils se sont partagé pragmatiquement le gâteau en Syrie : "Toi, tu peux aller là. Et moi, je peux aller là". Ils se sont entendus pragmatiquement en grande partie pour lutter contre l’hégémonie occidentale.
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Lionel Baland : Pourquoi Angela Merkel a-t-elle ouvert les frontières en 2015 aux migrants ?
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Alexandre del Valle : La Chancelière allemande Angela Merkel ne résonne pas comme les dirigeants français. L’Allemagne souffre d’une forte dénatalité. Les Allemands ne font plus d’enfants et ce pays a besoin de travailleurs car l’Allemagne est un producteur de biens manufacturés. L’Allemagne est un pays mercantiliste. Ce pays n’a pas les mêmes intérêts que la France. Elle s’est dit que les migrants clandestins constitueront une main-d’œuvre assez bien formée, car les migrants ne sont pas nécessairement des analphabètes et arrivent à se payer le voyage. Ces gens ne sont pas issus des milieux les plus pauvres. Elle s’est dit qu’elle disposera d’une main-d’œuvre à bon marché qu’elle régularisera. De plus, il y a le côté allemand hara-kiri afin de se faire pardonner – en acceptant des migrants – le passé du pays.
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Lionel Baland : Divers pays musulmans se disputent-ils le contrôle du financement des mosquées en Europe ?
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Alexandre del Valle : Oui, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Maroc, le Qatar, l’Algérie, le Pakistan, les Frères musulmans se disputent le contrôle et le financement des mosquées en Europe.
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Lionel Baland : Quelle est la position des Marocains ?
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Alexandre del Valle : Ils sont très souvent d’accord avec l’Arabie Saoudite. Ils ont un double jeu. Ils se disent modérés mais ils sont très alliés à l’Arabie Saoudite.
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Lionel Baland : Pour les musulmans est-il pire d’être chrétien ou athée ?
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Alexandre del Valle : Athée est le pire. Les chrétiens peuvent payer un impôt et se soumettre en étant inférieur. Les athées ne peuvent pas être épargnés s’ils ne se convertissent pas.
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Lionel Baland : Pourquoi les Yézidis sont persécutés ?
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Alexandre del Valle : Ils sont considérés comme païens et c’est ce qu’il y a de pire pour l’islam, au même titre que les athées.
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Lionel Baland : Pourquoi l’État islamique n’attaque-t-il pas Israël ?
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Alexandre del Valle : Je pense que la thèse diffusée dans le public qui veut qu’Israël et l’État islamique soient alliés relève des thèses complotistes. La raison est que le Hamas ne tolère pas de concurrence et a empêché l’État islamique d’entrer dans la zone palestinienne (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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Source :
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http://eurolibertes.com/geopolitique/interview-dalexandre-del-valle/
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Turquie : accusés d’appartenir à un groupe «terroriste», des militants d’Amnesty maintenus en prison

Un tribunal turc a décidé de maintenir en prison six militants des droits de l'homme, dont la directrice d'Amnesty International en Turquie, a annoncé l'ONG, dénonçant un «simulacre de justice».

Six militants d'Amnesty International, dont sa directrice pour la Turquie, Idil Eser, seront maintenus en prison, sur décision d'un tribunal turc, selon l'ONG.

Huit militants turcs de l'organisation de défense des droits de l'homme avaient été arrêtés le 5 juillet, aux côtés de deux formateurs (un Suédois et un Allemand). «Six d'entre eux ont été placés en détention et quatre autres relâchés sous contrôle judiciaire», a déclaré à l'AFP Andrew Gardner, chercheur spécialiste de la Turquie à Amnesty.

«Ils sont accusés de commettre un crime au nom d'une organisation terroriste, sans en faire partie», a-t-il ajouté, qualifiant la décision de «choquant simulacre de justice».

L'expression «organisation terroriste» désigne le plus souvent pour les autorités turques les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir fomenté le putsch manqué de 15 juillet 2016, ou les séparatistes kurdes du PKK

Les deux formateurs étrangers, qui étaient en Turquie pour animer un atelier numérique, figurent parmi les personnes maintenues en détention. Il s'agissait, selon Amnesty, d'un atelier de routine sur les droits de l'homme comme l'ONG en organise régulièrement partout dans le monde.

«Ce que nous avons appris aujourd'hui, c'est que défendre les droits de l'homme est devenu un crime en Turquie», a déclaré Andrew Gardner.

«Après cette décision, aucun de ceux qui défendent les droits de l'homme en Turquie, que ce soit Amnesty International ou d'autres organisations, n'est en sécurité dans ce pays», a-t-il ajouté.

Les dix militants avaient été présentés le 17 juillet à un procureur pour la première fois depuis leur interpellation. Celle-ci est survenue dans un contexte de purges massives depuis la tentative de coup d'Etat. Plus de 50 000 personnes, dont des opposants au président Recep Tayyip Erdogan, des membres d'ONG et des journalistes ont été arrêtés.

La semaine dernière, Recep Tayyip Erdogan avait publiquement accusé les militants arrêtés de mener des activités s'inscrivant «dans la continuité du putsch du 15 juillet», sans autre précision.

L'interpellation des militants des droits de l'homme a suscité l'inquiétude des partenaires occidentaux d'Ankara. Le Conseil de l'Europe, dont fait partie la Turquie, a ainsi exigé leur libération «immédiate».

Source

Internationalisation de la guerre en Syrie

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Michel Garroté  --  Les "experts" sur les questions du Moyen-Orient ont souvent tendance à livrer des analyses simplistes, du style "sunnites contre chiites" ou "c'est la faute aux Amériains" ou encore "Bachar al-Assad doit démissionner" sans oublier l'inévitable Russia-bashing "Poutine est une brute sanguinaire". Alors que ce qui se passe actuellement au Proche et au Moyen Orient est infiniment plus complexe. Par Exemple, la Turquie sunnite et l'Iran chiite ont une tactique commune dans le conflit entre l'Arabie Saoudite et le Qatar.
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Ce n'est pas une stratégie commune à long terme. C'est une tactique commune à court terme. Les Américains combattent l'Etat Islamique (EI). Ce qui ne les empêche nullement de combattre l'aviation et l'armée terrestre de Bachar al-Assad. L'Iran soutient le régime syrien, mais à long terme, celui-ci pourrait s'éloigner de l'Iran et se rapprocher encore davantage de la Russie (cf. photo en haut de cet article : troupes russes en Syrie). Bref, ce n'est pas la situation qui est compliquée mais le Proche et le Moyen Orient qui sont, comme ils l'ont toujours été, complexes.
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Qatar - Iran :
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"La pression, la menace et les sanctions ne sont pas une bonne solution pour régler les problèmes. L’Iran veut approfondir ses relations avec le Qatar et rejette le blocus imposé à l’émirat par l’Arabie saoudite et ses alliés, a affirmé, dimanche 25 juin 2017, le président-ayatollah Hassan Rohani lors d’un entretien téléphonique avec l’émir du Qatar. "La politique de Téhéran est de développer de plus en plus ses relations avec Doha", a déclaré le président-ayatollah Rohani lors de cet entretien avec le cheikh qatari Tamim ben Hamad Al-Thani, à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd El-Fitr. Il faut ici rappeler que le vrai chef de l'Etat iranien n'est autre que le Guide Suprême Khamenei. Si Rohani dit quelque chose, c'est qu'il a obtenu l'accord préalable de l'ayatollah Khamenei.
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Qatar - Turquie :
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Pour revenir au Qatar  --  principal allié arabe de la Turquie, avec laquelle il est lié depuis 2014 par un accord militaire de défense  --  ce "petit califat" peut compter sur le soutien inconditionnel du président-dictateur islamiste turc Erdogan et ce depuis le début de l'actuel conflit Arabie saoudite / Qatar. Erdogan estime que la liste de 13 demandes imposées au Qatar  --  parmi lesquelles la fermeture de la chaîne Al-Jazira, la remise à niveau des relations avec l'Iran et le retrait des troupes turques stationnées dans une base au Qatar  --  vont trop loin. Toutes ces précisions sont très importantes, car elles démontrent que si le Qatar est un tout petit émirat, il est tout de même soutenu - face aux Saoudiens - par ces deux géants que sont l'Iran et la Turquie.
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A propos de la Syrie (cf. photo en haut de cet article) en particulier et de la région en général, le géopoliticien Alexandre Del Valle, dans une  récente analyse, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Le 18 juin dernier, un F-18 américain de la coalition internationale a abattu un avion de combat syrien (de fabrication russe). Il s’agit de la deuxième attaque américaine directe contre l’armée syrienne en dix jours, alors que les forces pro-gouvernementales syriennes venaient d’atteindre la frontière avec l'Irak en repoussant les terroristes de Da’esh. L’évènement a suscité une violente réaction diplomatique et stratégique de la part de la Russie, qui a suspendu immédiatement l'accord de Moscou de 2015 qui permettait jusqu’alors à Washington d’établir des mécanismes (« ligne rouge ») pour la prévention des accidents entre aéronefs des deux pays actifs sur le théâtre syrien.
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De facto, l’accord - pourtant hautement nécessaire sachant que des accidents et heurts pourraient déraper à chaque instant en Syrie -  a été annulé par l’attaque américaine contre les intérêts du partenaire russe qui n’a même pas été consulté. Escalade plus que prévisible : Moscou a immédiatement annoncé que les avions de toute armée (y compris américaine et de la coalition) s’en prenant aux intérêts de la Russie et de ses alliés à l'ouest de l'Euphrate en Syrie constitueraient désormais une cible légitime pour l’armée russe. Parallèlement, la semaine dernière, l'Iran, qui demeure le principal soutien politique et militaire (terrestre) du régime syrien, a lui aussi frappé directement en Syrie (à Deir ez Zor) des bases de l'Etat islamique, officiellement en représailles à l’attentat perpétré à Téhéran contre le mausolée de l’imam Khomeiny et le Parlement iranien.
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Pendant ce temps, les Etats-Unis intensifient leur présence en Syrie, via notamment le déploiement de lance-roquettes multiples HIMARS. Last but not least, en Arabie saoudite, en plein conflit diplomatique avec l’Iran et le Qatar, le roi Salman Ben Abdelaziz Al-Saoud vient de désigner son fils Mohammed Ben Salman comme prince héritier, ce qui a bousculé cinq décennies de tradition politique saoudienne fondée sur un fonctionnement de désignation collégiale de l’héritier du trône. Or celui qui vient de bénéficier de cette révolution patrilinéaire directe n’est pas n’importe qui et est loin d’être le plus sage des héritiers prétendants : le très jeune et fougueux prince Salmane est un va-t-en guerre qui rêve de déclarer la guerre à l’Iran et d’envahir le Qatar.
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Il traîne d’ailleurs derrière lui une première guerre (indirectement tournée contre l’Iran) qui a fait pléthore de victimes civiles, celle du Yémen. Mohammed Ben Salman  accuse violemment le Qatar et l’Iran de soutenir le terrorisme, mais il n’a eu de cesse de soutenir sans réserve depuis le printemps arabe les djihadistes salafistes totalitaires en Syrie - pourtant liés aux terroristes d’Al-Qaïda. Il fait massacrer depuis des mois par son aviation des milliers de civils chiites yéménites, ce qui n’a fait en retour que renforcer l’aide iranienne aux rebelles chiites-houtistes. Essayons de tirer les leçons de ces évènements tous liés.
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La progression du camp syro-iranien et russe :
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Premièrement, il est clair que les alliés américano-sunnites ne voient pas d’un bon œil la progression des forces du camp opposé syro-iranien et russe face à Da’esh. En ce sens, la bataille de l’après Da’esh a bien commencé, et cela explique en partie l’intensification de l’internationalisation du conflit (frappes américaines contre l’armée syrienne ; frappe iranienne directe en Syrie ;  détérioration de la relation russo-américaine et fin de la désescalade entre les deux pays pour éviter un heurt direct, etc).
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Ils combattent l'EI mais ne sont pas amis du régime syrien :
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Deuxièmement, la frappe américaine contre un avion syrien s’inscrit dans le cadre des premières actions musclées de Trump en Syrie qui avaient essentiellement une dimension "communicationnelle". Pour la coalition anti-Da’esh pilotée par l’armée américaine, il s’agit là d’une façon de dire : « Nous combattons Da’esh mais nous ne sommes pas les amis du régime syrien», lui-même allié majeur régional de notre ennemi principal iranien ». Aussi ces frappes ne sont-elles pas du tout déterminantes contre l'armée syrienne. Pour le président américain - diabolisé en grande partie en raison de son prisme supposément « pro-russe » et de sa complaisance vis-à-vis du régime syrien - il s'agit surtout d'envoyer un message à ceux qui cherchent à le discréditer dans son propre camp républicain tendance interventionniste.
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Durant sa campagne électorale, Donald Trump avait juré mettre fin à l’interventionnisme et qu'il privilégierait la lutte contre le terrorisme, refusant même de considérer le régime syrien comme un ennemi. Cette vision est en train de voler officiellement en éclat, mais cela n’est pas vraiment surprenant, car, dans son programme, le président américain s’est montré extrêmement hostile envers l'Iran. Or, la Syrie est farouchement protégée par le gouvernement iranien, encore plus attaché à la personne de Bachar al-Assad (son obligé) que la Russie (qui accepte de le remplacer à terme). Dans ce contexte, le net rapprochement de Donald Trump qui a renouvelé le terrible « pacte du Quincy » avec l'Arabie Saoudite n’est pas non plus surprenant.
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Le message américano-saoudien consécutif aux bombardements américains en Syrie est destiné tant à l’Iran et à la Russie qu’au régime syrien qui n’est plus que l’ombre de lui-même et qui n’existe plus sans ses deux protecteurs: «Nous ne voulons plus que l'Iran étende son influence au Proche-Orient » et nous voulons endiguer la Russie en contribuant (avec les rebelles sunnites arabes et les Kurdes) à faire renverser le régime pro-russe en place. Les Etats-Unis semblent avoir désormais choisi la voie de la déstabilisation du camp iranien, tant en Iran, en aidant les rébellions ethniques iraniennes, qu’en Syrie ou au Yémen, où les Etats-Unis aident la coalition arabo-saoudienne qui bombarde les rebelles chiites-houtistes. La rupture réelle avec Obama, si enclin à composer avec les Mollahs, notamment dans le cadre de l’accord sur le nucléaire iranien, est là. Et l’Arabie est éprise de l’Oncle Donald car il va enfin créer les conditions d’un endiguement de Téhéran.
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Les bombardements américains sur Raqqa :
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Troisièmement, rappelons aussi que les frappes américaines ont eu lieu comme par hasard juste au moment où la coalition internationale a été pointée du doigt par les Nations Unies au sujet du nombre alarmant de victimes civiles lors de ses bombardements américains sur Raqqa, sans oublier le scandale de l’utilisation de munitions au phosphore blanc lors des bombardements sur Raqqa par la coalition qui a elle-même affirmé avoir recouru à cette substance notamment à Mossoul. Après avoir critiqué gravement pendant des mois la Russie – accusée de « crimes contre l’Humanité » - lorsque l’armée russe a pris Alep aux jihadistes – les Etats-Unis et les Occidentaux, pris en flagrant-délit de se comporter comme ceux qu’ils ont pointé du doigt (Syriens, Russes et Iraniens), étaient obligés de faire une diversion médiatique en visant le régime « génocidaire » honni de Damas. Mais la coalition ne peut plus faire croire qu'elle ne se rend pas compte que, dans ce genre de guerres, il y a forcément des dommages collatéraux.
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Stratégie pro-sunnite, anti-iranienne et anti-russe :
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Les masques sont tombés. La guerre psycho-médiatique reprend de plus belle dans le cadre d’une rivalité croissante entre le camp russo-irano-syrien et le camp américano-sunnite pour la transition en Syrie, jugée inévitable une fois Da’esh vaincu. Prisonniers de leur avidité économique et fidèles à leur stratégie pro-sunnite, anti-iranienne et anti-russe, les Etats-Unis semblent incapables de désigner l’ennemi principal. Incapable de hiérarchiser l’ennemi et de définir la menace principale, l'Amérique de Trump, qui promettait de clarifier les choses et de rompre avec la russophobie, a finalement choisi comme ennemi non pas le terrorisme djihadiste sunnite, mais aussi la Russie et surtout son allié russe.
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Ceci est une situation fort trouble, car en stratégie, on ne peut pas avoir deux (ou trois) ennemis en même temps, au risque de ne combattre efficacement aucun d’entre eux : par exemple, en Irak, face au jihadisme sunnite et surtout aux ex-baasistes de Saddam Hussein, les Etats-Unis soi-disant ennemis de l’Iran, ont permis en fait à Téhéran de contrôler la partie chiite de l’Irak. Puis dans leur volonté d’endiguer l’Iran révolutionnaire sur d’autres fronts, Washington est resté pieds et poings liés à la monarchie wahhabite saoudienne qui a pourtant créé l’ennemi salafiste-jihadiste que les Etats-Unis combattent également. Et pour continuer à endiguer « l’ennemi russe » post-soviétique, les Etats-Unis se sont privés d’une alliance russo-occidentale que Poutine avait pourtant proposé un an avant le 11 septembre en Afghanistan, notamment face à l’ennemi commun jihadiste-sunnite.
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Vente d'armes aux pays du Golfe :
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Plutôt que de se focaliser sur l'ennemi principal, le djihadisme islamiste sunnite, Washington et ses alliés considèrent qu'il y a au moins deux autres ennemis plus importants sur le long terme (avec la Chine), car de nature géostratégique : la Russie et l’Iran et leurs alliés (Syrie-Hezbollah). Le plus important aux yeux de Donald Trump reste certes surtout l’impératif catégorique de l’"America first". Et cela passe notamment par la vente d'armes, d'avions et autres marchandises aux pays du Golfe, clients incomparables. Toute la politique de Donald Trump, depuis quelques semaines, correspond en effet à cette tradition américaine d’« efficiency first for us » en matière de politique extérieure. En fin de compte, Trump est en train de se plier aux impératifs de cette stratégie géo-économique de long terme qui prime sur tout, car ces impératifs le dépassent. Le président américain ne pouvait pas à lui seul instaurer une collaboration étroite avec la Russie, intégrer le régime syrien dans la lutte contre l'islamisme radical ou encore rompre avec l'Arabie Saoudite, voire même le Pakistan. Le système qui est au-dessus de lui ne le permettra pas, précise Alexandre Del Valle (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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http://www.atlantico.fr/rdv/geopolitico-scanner/internationalisation-guerre-civile-en-syrie-escalade-generale-3089551.html
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Turquie : la théorie de l’évolution retirée des manuels des élèves de troisième “Le darwinisme pose problème aux pays musulmans.”

La théorie de Darwin est jugée trop "controversée" et inabordable pour les élèves, estime un responsable turc de l'Éducation nationale, selon "The Hürriyet".

Et hop ! Le Qatar crée sa coalition internationale

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Michel Garroté  --  Le conflit entre l'Arabie saoudite sunnite (qui soutient les salafistes) et le Qatar, lui aussi sunnite (qui soutient les Frères Musulmans), prend une nouvelle tournure. Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu s'est rendu en visite dans l'émirat qatari, après que le président dictateur islamiste sunnite turc Recep Tayyip Erdogan ait critiqué l'isolement dont était victime Doha.
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Plusieurs autres pays clefs de la région ont également refusé de soutenir la coalition anti-qatarie. Dans ce contexte l'Arabie saoudite et l'Égypte, qui donnent le ton dans la campagne contre Doha, ont dû relâcher la pression sur l'émirat. Après qu'une crise diplomatique très profonde ait éclaté dans le Golfe, plaçant les alliés d'autrefois des deux côtés des barricades, le Qatar, isolé, a bénéficié d'un soutien explicite de deux acteurs clefs de la région: la Turquie et l'Irak.
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Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu s'est rendu en visite à Doha pour rencontrer son homologue qatari Tamim Ben Jassem al-Thani. Après cet entretien, il s'est envolé vers l'Arabie saoudite. Rappelons que Riyad a été l'un des principaux initiateurs de la démarche diplomatique à laquelle plus de dix pays arabes ont déjà adhéré à différents degrés. Certains États ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, d'autres ont annoncé une diminution du niveau des relations diplomatiques. Ces démarches faisaient suite à la publication, sur le site de l'agence de presse qatarie, d'un communiqué au nom de l'émir al-Thani sur la nécessité d'un rapprochement avec l'Iran chiite - le principal adversaire géopolitique des monarchies sunnites du Golfe.
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Avant la visite de Mevlüt Cavusoglu à Doha, le président Erdogan s'est posé en principal défenseur du Qatar. Devant les membres du Parti islamique (AKP) au pouvoir, il a mis en garde les initiateurs du blocus contre les risques d'une telle politique « lourde de conséquences ». « L'isolement du Qatar est une erreur fatale contraire aux valeurs islamiques », a déclaré Erdogan. « Le Qatar a adopté une position intransigeante contre l'organisation terroriste État Islamique sévissant en Turquie. Les persécutions contre le Qatar par une campagne lancée contre lui ne mèneront à rien de bon », a-t-il ajouté. Selon le chef de l'État turc, dans cette situation le « roi d'Arabie saoudite, en tant que leader des pays du Golfe, doit régler la crise ».
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Ainsi, les relations extrêmement tendues entre la Turquie et l'Iran chiite, qui conserve pratiquement des relations d'allié avec le Qatar sunnite, n'ont pas empêché Ankara de rejoindre le même camp que Téhéran. Sachant que Erdogan n'a pas seulement pris la défense de l'émirat isolé en paroles mais aussi en actes. Il a signé une loi sur le déploiement au Qatar d'un contingent turc pour le maintien de la stabilité dans la région. Ankara a tout intérêt à régler la situation car la crise autour du Qatar pourrait se retourner contre la Turquie, notamment en créant de nouveaux foyers de déstabilisation et en réduisant son influence au Moyen-Orient.
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La déclaration de Erdogan, qui a tenté de reprendre l'initiative à la coalition internationale formée contre le Qatar, a coïncidé avec celle du Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Ce dernier estime que les sanctions contre l'émirat ne frappent pas les autorités mais le peuple. Initialement Bagdad avait affiché une position neutre dans le conflit autour du Qatar, afin de rester à l'écart. Mais finalement les autorités du pays ont décidé d'adopter la même position que la Turquie. Le Koweït, Oman, le Maroc et la Jordanie refusent également de se positionner contre l'émirat.  le Qatar a des leviers de pression sur les pays où il existe de puissantes organisations représentant le mouvement islamiste des Frères musulmans.
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En Jordanie les membres de ce mouvement sont représentés au Parlement, et en Turquie les racines de l'AKP remontent aux Frères musulmans. Le groupe de soutien au Qatar ne se limite pas aux pays du Moyen-Orient. En Asie du Sud, le Premier ministre sunnite pakistanais Nawaz Sharif (dont le pays détient l'arme nucléaire) a été l'un des premiers à annoncer sa réticence à rompre les relations diplomatiques de son pays avec le Qatar. Le Qatar bénéficie également d'un soutien en Europe. Les importateurs européens d'hydrocarbures qataris ne souhaitent pas que la situation se détériore dans la région et ils appellent déjà à régler le conflit au plus vite.
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L'évolution de la situation internationale autour du Qatar laisse entrevoir que les initiateurs du blocus font déjà marche-arrière, prenant conscience du fait qu'ils ne parviendront pas à isoler complètement l'émirat. Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d'État américain Rex Tillerson que techniquement, il ne s'agit pas d'un blocus en déclarant : "Nous avons autorisé une circulation libre d'un pays à l'autre et nous sommes prêts à fournir au Qatar de la nourriture et des médicaments si nécessaire".
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Le Caire, autre initiateur du blocus, a également changé sa ligne. Le ministre égyptien sunnite de l'Aviation civile, Cherif Fathy, a annoncé que son pays levait les restrictions contre les compagnies aériennes qataries sur l'utilisation de son espace aérien. De son côté, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré que la crise diplomatique autour du Qatar ne devait pas dégénérer en guerre et que la stabilité devait être rétablie dans la région.
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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https://fr.sputniknews.com/presse/201706151031844748-qatar-isolement-coalition-monde-islamique/
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USA: Erdogan aurait ordonné l’attaque contre les Kurdes

Nous parlions de cette affaire déjà ici.

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Mardi soir, des membres de la sécurité du président turc ont agressé des manifestants kurdes devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie. Erdogan est désormais directement mis en cause.

Turquie: Erdogan menace de dire «au revoir» à l’UE si l’UE n’ouvre pas de nouveaux chapitres d’adhésion

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a pressé l'Union européenne de reprendre les négociations d'adhésion, ce mardi à Ankara.

La Turquie dira «au revoir» à l'Union européenne si celle-ci n'ouvre pas de nouveaux chapitres de négociations pour l'adhésion d'Ankara au bloc, a déclaré mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Relations tendues

«Vous n'avez d'autre choix que d'ouvrir les chapitres que vous n'avez pas ouverts», a lancé M. Erdogan lors d'un discours à Ankara. «Si vous les ouvrez, très bien. Dans le cas contraire, au revoir.»

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La Turquie bloque tous les accès à Wikipedia

Turkey Blocks, un organisme de surveillance en ligne, a annoncé samedi une coupure générale de l'accès à Wikipedia en Turquie. Les autorités auraient bloqué tous les accès internet à l'encyclopédie en ligne, sans donner d'explication.

 

 

Portrait d'Erdogan en cause

Ces dernières années, les autorités turques ont bloqué temporairement à plusieurs reprises les accès aux réseaux populaires comme Facebook et Twitter, à l'occasion de grandes manifestations contre le pouvoir ou d'attaques terroristes. Ces coupures ont entraîné l'utilisation de VPN, qui permettent la connexion entre ordinateurs en contournant les restrictions d'accès. Mais certains utilisateurs de VPN se plaignent aussi désormais d'être parfois bloqués.

Selon certains internautes, furieux de la suspension de Wikipedia, la raison pourrait être l'abondance de critiques défavorables modifiant le portrait Wikipedia du président Recep Tayyip Erdogan, à la suite de sa victoire au référendum du 16 avril qui renforce son pouvoir personnel.

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Turquie: C’est ainsi que les fans d’Erdogan tabassent leurs opposants (Vidéo)

Gülsah n'oubliera jamais le 16 avril - un jour qui a non seulement changé la Turquie, mais aussi de manière décisive sa jeune vie.

 

L'étudiante de 21 ans était une observatrice officielle des élections à Istanbul.

Lors du référendum constitutionnel controversé du président Recep Tayyip Erdogan, elle a montré un vote "Oui" avec le numéro 2073 noté comme étant non valable.

Peu de temps après, le bureau de vote a été pris d'assaut par les partisans de l'AKP d'Erdogan. 

A 19 heures, 50 adhérents de l'AKP ont soudain attaqué la salle et ont menacé les opposants et les dissidents de les tuer en les brûlant. La jeune femme a été blessée gravement par les attaquants.

Devant le bureau de vote, 150 adhérents de l'AKP se rassemblaient également et scandaient en choeur "Erdogan". Ils menaçaient de faire un massacre.

Une bagarre sauvage s'en est suivie. Gülsah a subi des blessures au niveau du visage et à la tête et a dû se faire recoudre.

 

 

Elle a également été blessée au niveau de la colonne cervicale. La femme de 21 ans souffre d'une douleur énorme et aura probablement des lésions permanentes juste parce qu'elle a accompli son travail le jour du scrutin.

 

 

Source Traduction Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

Erdogan – Un petit “oui” au référendum (truqué) du dictateur islamiste

   
Michel Garroté  --  Le président-dictateur islamiste turc Recep Tayyip Erdogan a remporté de justesse le référendum lui donnant désormais les pouvoirs d'un "Führer", comme l'appellent ses supporters. Car il s'agit bien de la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul individu. Concrètement, le "oui" l’a emporté avec 51,3% seulement des suffrages. C'est une défaite claire et nette pour Erdogan-le-moustachu. Une défaite, car les 51,3% en question, c'est peu, puisque concrètement, cela signifie que 48,7% -- près de la moitié des électeurs -- ont désavoué le nazislamiste Erdogan (qui traite les européens de "nazis"...), désavoué son référendum et désavoué ses méthodes dictatoriales.
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De plus, il y a eu fraude électorale, intimidations et irrégularités du scrutin, avec, dans certains bureaux de vote, des opposants empêchés d'aller voter, et, aussi, des bulletins de vote non tamponnés par les scrutateurs présents dans les bureaux. En clair, les 51,3% de "oui" sont sans doute au-dessus de ce que serait réellement le résultat du scrutin, si l'on ne tenait pas compte de cette fraude, de ces intimidations et de ces irrégularités, si l'on recomptait les voix en annulant celles obtenues par fraude, intimidation et irrégularités. Recompter les suffrages donnerait-il un résultat de moins de 50% de "oui" ? - Possible. - Presque certain même.
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Le "non" a gagné dans les grandes villes turques, Istanbul, et, la capitale, Ankara notamment, ainsi que, dans le sud-est du pays, à majorité kurde,  où le "non" l’a emporté avec des scores allant de 57% à 73% des voix. A signaler que 65% des Turcs de France et 77% de ceux de Belgique ont voté "oui" au référendum. En pourcentage, le référendum a donc été largement approuvé dans ces deux pays, nettement plus qu'en Turquie même !
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Et c'est donc -- encore -- une mauvaise nouvelle, pour la France et la Belgique, qui, indépendamment du référendum turc, sont déjà fortement islamisées. Les résultats du référendum turc ont provoqué des affrontements, dimanche soir, en France, affrontements qui ont eu lieu entre membres de la communauté turque.
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Des voitures ont été vandalisées et un policier a été blessé : Chaos et Califat, voilà l'Hexagone en avril 2017, à quelques jours du premier tour des présidentielles. Il ne restera plus -- au futur président -- qu'à gérer la partition du territoire français, en zones de droit laïques et en zones de non-droit islamiques.
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Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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Turquie: Cinq conséquences possibles du référendum

Le Haut-Conseil électoral (YSK) en Turquie a confirmé dimanche la victoire du «oui» au référendum sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan. Les deux principaux partis d'opposition contestent le résultat du scrutin et ont annoncé qu'ils déposeraient un recours.

Le résultat de cette consultation populaire pourrait être déterminant pour l'avenir du pays. Il influera sur l'avenir des relations avec l'Union européenne, l'approche de la «question kurde» et l'évolution des dynamiques sociales.

Voici cinq questions pour comprendre ce que pourrait changer ce vote:

Plus ou moins démocratique ?

Avec cette victoire, Recep Tayyip Erdogan détiendra un pouvoir considérablement renforcé et pourra en théorie rester au pouvoir jusqu'en 2029. L'exécutif sera concentré dans les mains du président, et le poste de Premier ministre disparaîtra.

Ses partisans soutiennent qu'une telle mesure est nécessaire pour stabiliser l'exécutif et établir des barrières claires avec le judiciaire et le législatif. Mais ses opposants affirment qu'il n'existerait plus de contre-pouvoir dans ce nouveau système, ouvrant la voie à un régime autocratique.

Source et article complet

Vaud verse plus de 16’000.– d’indemnisation à un nationaliste turc qui nie le génocide des chrétiens arméniens

La justice vaudoise a décidé d'octroyer plus de 16'000 francs d'indemnisation à Dogu Perinçek. La Cour européenne de Strasbourg avait annulé une condamnation contre le chef du Parti des travailleurs de Turquie pour négation du génocide arménien.

Le jugement publié lundi par le Tribunal cantonal vaudois et révélé mercredi par 24 heures devrait marquer la fin de la saga Perinçek commencée en 2005.

A trois reprises cette année-là, le chef du Parti des travailleurs de Turquie a nié publiquement en Suisse l'existence du génocide perpétré sur le peuple arménien en 1915.

Source

Nos remerciements à Suspicious Alpaca

 

Rappel: Le génocide chrétien, vidéo à voir absolument et qui démontre toute l'abomination des Turcs à l'encontre des chrétiens.

 

 

"Des témoins ont raconté les mêmes scènes d'horreur: les femmes abandonnant leurs enfants sur la route, celles qui accouchaient sur la voie publique, battues à mort par les Turcs. Les femmes enceintes qu'on éventrait à coups de poignard en pariant sur le sexe de leur foetus, les centaines de cadavres flottant sur l'Euphrate, les enfants qu'on jetait sur les rochers en leur fracassant le crane ou en leur écartelant les membres. Les femmes qu'on violait, qu'on transperçait à coups de baïonnette, qu'on égorgeait par centaines. Les prêtres qu'on ferrait, les bastonnades, les enfants qu'on noyait, les hangars où étaient parqués les Arméniens qu'on incendiait."

Selon l'historien Vicken Cheterian, interrogé par "Le Temps", l'extermination des Arméniens "a servi de modèle aux nazis" de par "le côté systématique, les déportations comme instrument d’extermination et la confiscation généralisée des biens".

Source Source2

Erdogan appelle les Turcs d’Europe à répondre aux “petits-enfants du nazisme”

Lors d'un discours à Rize, dans le nord du pays, le chef de l'Etat a salué la mobilisation des Turcs d'Europe, qui ont déjà commencé à voter pour le référendum prévu en Turquie le 16 avril et qui sont selon lui plus nombreux à se rendre aux urnes que lors des élections précédentes.

"Soyez plus nombreux et dites oui dans les urnes", a déclaré M. Erdogan. "Donnez la réponse requise à ceux qui mettent la pression en usant de méthodes fascistes, à ces petits-enfants du nazisme."

Ces déclarations surviennent alors que les relations entre la Turquie et l'UE se sont fortement tendues ces dernières semaines après l'interdiction de meetings pro-Erdogan dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas. M. Erdogan a qualifié à plusieurs reprises ces décisions de "pratiques nazies" et dénoncé un "esprit de fascisme débridé" en Europe.

Source