Faut-il demander au pape François de démissionner et au Dalaï Lama de prendre sa place, de le remplacer ? Je pose cette question (farfelue) parce que le pape François livre l'Europe à l'Islam (disons-le franchement), alors que le Dalaï Lama, lui, dit la vérité sur l'islam (ça fait quand même une grosse différence). Bien. Ci-dessous, je publie, d'une part, une excellente analyse de Giulio Meotti ; et d'autre part, le point de vue du Dalaï Lama.
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Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio écrit : Le pape François, en rupture avec ses prédécesseurs, ignore l'Europe. Il agit comme si elle était déjà perdue. Cet ancien cardinal argentin, un représentant du christianisme de l'« hémisphère sud », a effectué des voyages spectaculaires à Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce), deux hauts lieux d'accueil des migrants, mais ne s'est pas déplacé au cœur du vieux continent. François a également restreint le dialogue avec les anglicans rendant plus difficiles leurs relations avec l'Église catholique.
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Giulio Meotti : Plus important encore, dans une importante allocution prononcé le 6 mai, à l'occasion de la remise du Prix Charlemagne, le pape a fustigé le traitement que les dirigeants européens ont infligé aux migrants et les a exhorté à plus de générosité. Il a ensuite exprimé une idée révolutionnaire : « l'identité européenne est, a toujours été, une identité dynamique et multiculturelle » a-t-il dit. Une idée plus que discutable. Le multiculturalisme désigne une politique spécifique qui a vu le jour dans les années 1970. Un concept totalement absent du vocabulaire de Schuman et Adenauer, deux des pères fondateurs de l'Europe. Le voici maintenant invoqué par le pape, qui parle de la nécessité d'une nouvelle synthèse. Quelle est la signification de tout cela ?
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Giulio Meotti : Aujourd'hui, le christianisme apparaît marginal et sans importance en Europe. La religion fait face à un défi démographique et idéologique islamique, tandis que les vestiges post-Auschwitz des communautés juives fuient un nouvel antisémitisme. Dans ces conditions, toute synthèse entre le vieux continent et l'islam aboutit à une capitulation sur l'Europe et son avenir. Le « multiculturalisme » c'est la mosquée s'érigeant sur les ruines de l'église, la voie d'une extinction programmée. Que l'Europe joue la carte du « multiculturalisme » alors qu'elle expérimente une déchristianisation spectaculaire est extrêmement risqué.
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Giulio Meotti : En Allemagne, un rapport a établi que « la démographie fait de l'Allemagne un pays définitivement multi-religieux ». En Grande Bretagne, une importante enquête a conclu que l'« Angleterre a cessé d'être un pays chrétien ». En France, l'islam remplace progressivement le christianisme en tant que religion dominante. La même tendance se dessine partout, de la Scandinavie protestante à la Belgique catholique. Le Pape Benoît était convaincu d'une nécessaire « ré-évangélisation » de l'Europe. François lui, semble penser que l'Europe est perdue et que l'avenir du christianisme se joue aux Philippines, au Brésil et en Afrique.
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Giulio Meotti : Comment expliquer sinon le peu de temps que le pape consacre au terrible destin des chrétiens d'Orient ? Sandro Magister, l'analyste le plus écouté de la politique vaticane, pointe ainsi les silences du pape : « Il est resté silencieux sur les centaines d'écolières nigérianes enlevées par Boko Haram. Il est resté silencieux sur Meriam, la jeune mère soudanaise, condamnée à mort parce que chrétienne et finalement libérée par d'autres interventions que la sienne. Il reste silencieux sur Asia Bibi, jugée en tant qu'« infidèle » au Pakistan et qui croupit dans le couloir de la mort, depuis cinq ans. Il n'a pas non plus daigné répondre aux deux lettres déchirantes que cette femme lui a écrit, au moment de sa condamnation et après que la sentence ait été confirmée en appel », conclut Sandro Magister cité par Giulio Meotti.
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Giulio Meotti ajoute : Il préconise la bienvenue aux migrants et leur lave les pieds, en ignorant volontairement le fait que ces vagues démographiques incontrôlées transforment peu à peu, l' Europe en État islamique. Le chef du christianisme a-t-il fait une croix sur l'Europe en tant qu'espace chrétien ?, conclut Giulio Meotti.
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De son côté, le Dalaï Lama a estimé qu'il y avait à présent trop de réfugiés en Europe après la vague d'arrivées l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview donnée au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung mardi. "L'Allemagne est l'Allemagne". "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au média allemand. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak.
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Michel Garroté
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http://fr.gatestoneinstitute.org/8159/pape-francois-islam
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http://www.europe1.fr/international/le-dalai-lama-juge-quil-y-a-trop-de-refugies-en-europe-2759464
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Blog Archives
François – Le pape contesté
Le chroniqueur catholique français de droite Bernard Antony écrit : Le message de la rencontre, c’est précisément notre rencontre », a lancé le pape après sa rencontre avec Muhammad Al-Tayeb, le grand imam de l’université cairote Al Azhar.
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Bernard Antony ajoute : On attendra donc pour savoir si les deux hommes sont allés au-delà d’une rencontre pour le plaisir de la rencontre, si au-delà de la condamnation du terrorisme, c’était la moindre des choses, ils avaient par exemple abordé la question de la liberté religieuse et de la réciprocité dans cette liberté, ou encore de la liberté de critique des textes de l’islam comme souhaitée par le Maréchal Al Sissi. La rencontre de l’islam et de la liberté de recherche et de critique, ce serait en effet une bonne rencontre contre laquelle nous n’aurions vraiment rien à redire, conclut Bernard Antony.
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De son côté, Christine Tasin écrit : Le pape continue son oeuvre de destruction du monde non musulman, chrétien compris. Peut-être caresse-t-il l’ambition d’être le prochain grand imam de Al Azhar ? Le pape François a rencontré samedi plusieurs centaines d’enfants, dont un jeune Nigérian dont les parents ont péri dans un naufrage, et leur a déclaré que les migrants n’étaient « pas dangereux mais en danger ». Cette rencontre intervient après la récente envolée du nombre de traversées entre la Libye et l’Italie, plus de 14.000 migrants ayant été secourus depuis lundi.
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Christine Tasin ajoute : Les naufrages se sont eux aussi multipliés, faisant sans doute des centaines de morts. L’afflux de migrants et de réfugiés en Europe a alimenté une résurgence des populismes en Europe et incité les responsables politiques à durcir les contrôles aux frontières et à limiter le nombre d’entrants autorisés à rester. Le pape s’est de son côté régulièrement exprimé pour souligner la souffrance des migrants, notamment celle de ceux qui risquent leur vie en tentant de franchir la Méditerranée à bord de navires en piteux état. Il s’est rendu le mois dernier sur l’île grecque de Lesbos d’où il a ramené 12 réfugiés à bord de l’avion papal, conclut Christine Tasin.
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Michel Garroté
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Le pape et l’imam Al-Tayeb ensemble au Vatican
J'aimerais revenir sur un thème déjà évoqué sur ce blog. Nos médias jubilent. Le pape François et l'imam égyptien Ahmed Al-Tayeb, se sont vus lundi 23 mai 2016 à la mi-journée au Vatican, pour une rencontre "historique" (catastrophique) et « très cordiale » selon le Saint-Siège. Les deux hommes ont salué « la signification importante de cette nouvelle rencontre dans le cadre du dialogue entre l’Eglise catholique et l’islam ». - Selon le Vatican, ils se sont entretenus principalement de « la paix dans le monde, du refus de la violence et du terrorisme, de la situation des chrétiens dans le contexte des conflits et des tensions au Moyen-Orient, ainsi que de leur protection » (de leur déportation et de leur extermination). - En septembre 2006, le pape Benoît XVI avait prononcé un discours sur la foi et la raison, à Ratisbonne. Il y avait simplement osé glisser une citation d’un empereur byzantin, dans laquelle cet empereur évoquait la violence intrinsèque à l’islam. Les musulmans et nos médias, tous en coeur, en avaient fait une jaunisse. - Depuis son arrivée au sommet de l'Eglise catholique, le pape François ne cesse de multiplier les "messages de tolérance" envers l'islam (qui lui n'est toujours pas tolérant). Le pape a entre autre ramené trois familles musulmanes syriennes de sa visite en avril sur l’île grecque de Lesbos. On se s'était attendu à ce qu'il ramène trois familles chrétiennes syriennes, mais tel ne fut pas le cas. - Le cheikh Ahmed Al-Tayeb assistera mardi 24 mai 2016 au matin à un colloque organisé à la mairie de Paris, (coucou Anne Hildago, ça va toujours comme tu veux ?), sur le thème « Orient, Occident, dialogues de civilisation » et il sera reçu dans l’après-midi à l’Elysée par François Hollande (si celui-ci ne dégage pas d'ici-là). - Mercredi 25 mai 2016, l'imam se rendra à l’Institut "catholique" de Paris pour signer un partenariat permettant des échanges d’étudiants et d’enseignants, des séminaires doctoraux et des journées d’études. - Rappelons que le cheikh Ahmed Al-Tayeb déplore les musulmans “laxistes” qui “souhaitent qu’un jour l’Orient se mue en une partie de l’Occident”...alors qu'en ce moment c'est plutôt l'Occident qui se mue en partie en Orient (en clair en terre d'islam...). Et nos médias jubilent, évidemment. -
Michel Garroté - http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/05/23/le-pape-et-le-grand-imam-d-al-azhar-haute-autorite-sunnite-se-sont-rencontres-au-vatican_4924709_1653130.html#xtor=AL-32280515 - http://www.la-croix.com/Religion/Pape/L-imam-d-Al-Azhar-a-la-rencontre-du-pape-Francois-2016-05-22-1200761998 -
Racines judéo-chrétiennes : l’étrange Pape François
Quand il entend parler des racines chrétiennes de l’Europe, le Pape François redoute, je cite le Pape, une vision triomphaliste ou vengeresse, colonialiste. Quant à l’islam, je cite encore le Pape, il pense sur le fond que la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible. Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire, estime encore le Pape. Voilà pour ce que pense le Pape François.
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Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, soit les propos du Pape ne sont pas clairs ou mal traduits, soit les médias ne comprennent rien ou font exprès, soit le Pape parle beaucoup trop et faire mieux de parler moins, ou même, pour un temps, de se taire. La multiplication de ces cas ou le Pape parle, qui causent à chaque fois désordre et inquiétude chez les fidèles, devrait pousser le Vatican à améliorer - et surtout à coordonner - sa communication.
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Le Pape dit qu'il faut parler avec tout le monde pour apprendre à se connaître. Le Pape dit aussi, sans plus de précisions, qu'il fait l'objet de calomnies. A quoi tout cela mène-t-il ? A beaucoup de confusion et rien d'autre. Le Pape n'a toujours pas de directeur de la communication et c'est ce bon vieux Père Lombardi qui est obligé de recoller les morceaux.
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Côté "migrants" (car tout est lié, n'est-ce pas ?...), L'ONU demande, ce mercredi 18 mai 2016, un demi-milliard de dollars pour loger 2 millions de réfugiés. 500 millions de dollars pour loger 2 millions de "réfugiés", alors que nous sommes endettés jusqu'au coup. L'Eglise va-t-elle contribuer financièrement à cette étrange collecte, va-t-elle loger des "réfugiés" dans les appartements du Vatican, dans les évêchés, dans les cures des paroisses ?
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De son côté, le chroniqueur catholique de droite Bernard Antony répond aux errements négationnistes de Pierre Moscovici (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Je lis avec intérêt les bons textes sur ce sujet qui fait débat actuellement mais aussi avec consternation les élucubrations émises par des négationnistes de la réalité de notre identité de civilisation (Note de Michel Garroté - selon Pierre Moscovici, l'Europe ne serait pas judéo-chrétienne, elle n'aurait pas d'héritage judéo-chrétien...).
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Bernard Antony : Le fait chrétien européen, plus que millénaire, malgré toutes les destructions des guerres de religion et des révolutions se manifeste partout du Cap nord à Gibraltar, de l’Atlantique à la Mer Noire dans les pierres de la multitude des églises, humbles chapelles, cathédrales splendides et monastères depuis « l’Europe de Saint Benoît ». Les racines chrétiennes de l’Europe comportent naturellement l’héritage greco-latin en grande partie préservé et transmis par les monastères d’Orient et d’Occident.
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Bernard Antony : Elles incluent évidemment la continuité judéo-chrétienne, le christianisme étant la religion du Messie prophétisé dans l’Ancien Testament, et venu apporter son Évangile à toute l’humanité. Avec les Juifs, fidèles à la Torah, les chrétiens partagent fondamentalement la morale universelle du Décalogue livré par Dieu à Moïse.
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Bernard Antony : La reconnaissance de la réalité objective des racines chrétiennes de l’Europe n’exclut donc pas du tout celle du fait religieux et donc culturel juif. Le ministre Pierre Moscovici, qui a été plus marqué par son idéologie de jeunesse communiste révolutionnaire que par son identité juive, s’emberlificote là-dedans.
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Bernard Antony : Cela dit, je crois que ce serait une erreur de n’agir principalement que pour la reconnaissance de ces racines. Somme toute, cela risquerait de se limiter à un combat d’objectivation de l’histoire plutôt que d’agir pour la bien plus nécessaire défense et actualisation des valeurs chrétiennes du Décalogue et de l’esprit évangélique dont il faut sans cesse témoigner.
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Bernard Antony : SCela passe notamment aujourd’hui par la solidarité avec les chrétiens persécutés d’Afrique et d’Asie par le communisme, l’indouisme et surtout avec différents degrés dans l’hostilité, la persécution ou la barbarie par la théocratie totalitaire islamique dans l’application de la charia, avec trop souvent les entreprises de conquête et de terreur jihâdiste.
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Bernard Antony : L’Europe s’est en effet construite sur ses valeurs de civilisation mais aussi dans sa résistance séculaire aux déferlements des conquêtes islamiques, arabes ou ottomanes, arrêtées au fil des siècles, à Poitiers, à Las Navas de Tolosa, à Lépante, à Vienne, conclut Bernard Antony Véron (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté, 18 mai 2016
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http://www.bernard-antony.com/2016/05/racines-chretiennes-de-leurope.html
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Pape islamophile et récup immigrationniste
On peut lire sur Le Salon Beige (LSB) que suite au geste de charité du Pape François (l'accueil des musulmans), la récupération immigrationniste est en marche. Le pire, ajoute LSB, c'est qu'elle vient de Martin Schultz, président du Parlement européen et un des hommes politiques européens les plus hostiles au principe de subsidiarité. Il part d'un geste de charité pour imposer un déferlement d'immigrés clandestins dans tous les pays membres, note LSB.
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Schultz, cité dans le pamphlet catho de gauche La Vie, raconte en effet : "Le geste du pape est un signal fort pour l'Union européenne (UE). Si chacun des pays membres de l'UE prenait ses responsabilités, nous n'aurions pas de crise des réfugiés. Si on répartit un million de réfugiés parmi les 508 millions d'Européens, la crise disparaît. Son acte aujourd'hui est, selon moi, un symbole indiscutable de respect, d'humanité et de tolérance", balance Schultz.
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Schultz : "À tous les États membres qui se disent catholiques ou chrétiens et dont les gouvernements utilisent cet argument pour refuser d'accueillir des réfugiés - en majorité des musulmans -, la plus haute autorité catholique donne une leçon sans appel. Ces réfugiés sont des personnes qui ont besoin de protection, de notre protection. Et leur religion, croyance, couleur de peau n'y changent rien.Si ce voyage et ce geste peuvent changer l'attitude de certains États européens, je ne peux que m'en féliciter", dixit Schultz.
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De son côté, sur Boulevard Voltaire, Caroline Artus écrit notamment : Il y a moins d’un an, en voyage en Bolivie, le pape François dénonçait le génocide en marche des chrétiens d’Orient. De l’île de Lesbos, il revient avec 12 réfugiés syriens mais pas un seul chrétien. Le pape est revenu de Lesbos avec trois familles musulmanes parce que, a-t-il expliqué, les familles chrétiennes qu’on lui a présentées n’avaient pas leurs papiers en règle. 'On ne savait pas la miséricorde divine si procédurière', ironise, à juste titre, Éric Zemmour, ajoute Caroline Artus sur Boulevard Voltaire.
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Michel Garroté
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http://www.lavie.fr/actualite/monde/martin-schulz-la-plus-haute-autorite-catholique-donne-une-lecon-sans-appel-20-04-2016-72392_5.php
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http://www.bvoltaire.fr/carolineartus/le-pape-ramene-des-refugies-musulmans-mais-pas-chretiens,251773
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Le pape François s’égare
Les incursions du très bavard pape François dans la politique, ces incursions nous obligent à ne pas le prendre au sérieux. Par exemple, le pape François ne s’attarde pas (ou s'abstient de s'attarder) sur la montée du totalitarisme salafiste - embarqué dans les bagages de l’immigration - totalitarisme salafiste qui ne cache pourtant pas sa détestation de l’Occident gréco-latin et judéo-chrétien.
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C'est notamment pour cela que les incursions, déclarations et actions du pape François, à propos des migrants entre autres, nous obligent à ne pas le prendre au sérieux. Récemment, mon ami Ivan Rioufol a développé ce thème plus en détails, avec des mots qu'il m'a - si j'ose dire - "enlevés de la bouche".
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Pour ce qui me concerne, j'ajoute que le "cui-cui les petits oiseaux" du pape François, d'une part, désoriente les catholiques ; et d'autre part, donne le sentiment désagréable que le pape François aime surtout plaîre, contrairement à J'ean-Paul II et Benoît XVI qui, eux, n'avaient pas peur, chacun à sa manière, d'aller à contre courant.
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Ainsi donc, Ivan Rioufol écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Le pape est bien sûr dans son rôle quand il applique la parole du Christ invitant à accueillir l’étranger comme lui-même le fut. Mais Jésus ne faisait que passer chez ses hôtes. Et il recommandait aussi d’aimer son prochain comme soi-même. Or, François ne prend pas la mesure de la crise d’identité qui traverse l’Europe et qui fragilise sa confiance en ses valeurs.
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Ivan Rioufol : Il ne s’attarde pas non plus sur la montée du totalitarisme salafiste qui, embarqué dans les bagages de l’immigration, ne cache pourtant rien de sa détestation de l’Occident gréco-latin et judéo-chrétien. Le pape a expliqué n’avoir pas choisi parmi les réfugiés, tous "enfants de Dieu". Mais cet oubli du sort des Chrétiens d’Orient, qui font partie des réfugiés, est difficilement acceptable. Le pape assure ne pas faire de la politique et dit s’exprimer en tant de chef spirituel. En réalité cette subtilité ne tient pas.
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En parlant de Dieu, il bouscule aussi César. Or ce n’est pas son rôle. "Nous sommes tous des migrants", proclame-t-il. François critique les frontières et les murs, en oubliant que ces moyens sont parfois nécessaires pour protéger les nations affaiblies de leurs ennemis ou du grand Babel. Le pape est un guide spirituel inspiré. Mais ses incursions dans la politique obligent à ne pas le prendre au sérieux, conclut Ivan Rioufol (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté
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http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/04/le-pape-francois-sest-donne.html
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Sainteté: ne demandez pas à l’Europe de se suicider. Ce serait criminel de votre part.
Par Sami Aldeeb
Je propose de prendre la moitié de l'Arabie Saoudite et la moitié de ses ressources pétrolières pour créer un protectorat international afin de résoudre le problème des réfugiés musulmans, puisque c'est le principal pays finançant le terrorisme islamique..
Directeur du Centre de droit arabe et musulman
Traducteur du Coran en français et auteur de nombreux ouvrages
www.sami-aldeeb.com
www.blog.sami-aldeeb.com
Quand le Pape danse avec les loups
Depuis son origine, l’islam s’étend par la violence physique et par la conquête armée. De plus, une part importante du clergé catholique agit comme s'il ne croyait plus réellement, concrètement, en son Dieu et ce clergé est même disposé à assimiler son Dieu au Dieu des musulmans. C'est un catholicisme devenu islamo-compatible au sein d'une société qui pratique l'allahïcité, la laïcité islamophile, christianophobe et judéophobe.
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Quant au Pape François, il nous avait déjà surpris lorsqu'il déclara, à propos de l'islam en Europe (extraits) : "Combien d’invasions l’Europe a connues ! Et elle a toujours su (...) se dépasser pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures". Donc, selon le Pape François, l'Europe sortira "agrandie" par l'énorme flux migratoire musulman dont elle fait actuellement l'objet, parce qu'il s'agit-là d'un "échange entre les cultures".
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Durant la semaine sainte, le Pape François manifesta, une fois encore, son enthousiasme à l'égard du flux migratoire mahométan lors de la cérémonie dite cérémonie du lavement des pieds. Il est évident que l’Eglise catholique, y compris le pape, souhaite que les chrétiens d’Orient restent en terre d’islam (ce qui est facile à dire lorsqu’on vit en Europe) alors que ces chrétiens devraient avoir droit au statut de réfugiés dans les pays occidentaux qui ont, même s’ils feignent de l’oublier, une culture et un héritage chrétien.
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Or, le fait est que l’Eglise catholique, y compris le pape, appelle à accueillir les migrants musulmans qui convergent - et convergeront encore - par centaines de milliers, voire par millions, vers l’Europe. Le minimum que l’Eglise pourrait et devrait faire, notamment par le biais de ses nonces apostoliques, c’est de demander, entre autre à l’ONU, un corridor humanitaire pour les chrétiens persécutés dans les pays musulmans.
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Car accueillir des centaines de milliers de migrants musulmans et laisser les chrétiens se faire massacrer en terre d’islam, ce n’est pas très catholique. L'Eglise catholique, notamment par le biais de ses nonces apostoliques, pourrait et devrait, aussi, demander à l'Arabie saoudite et au Qatar, d'accueillir à notre place tous ces migrants musulmans, vu que nos caisses sont vides alors que celles de l'Arabie saoudite et du Qatar sont pleines.
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A propos de toutes ces questions, le chroniqueur catholique Antony Burckhardt a récemment publié, sur Nouvelles de France, le point de vue très pertinent et très audacieux que voici (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Guide spirituel et moral d’un milliard deux cent millions de personnes, le Pape François est un acteur incontournable du monde contemporain. Mais, son attitude vis-à-vis du monde musulman – particulièrement dans les relations que ce dernier entretient avec le monde chrétien – suscite des interrogations croissantes.
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Guerre juste - Que diable attend le Pape :
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Antony Burckhardt : Le Saint-Père ne manque pas d’alerter la communauté internationale quant à la persécution dont sont victimes les chrétiens en Irak et en Syrie, ni d’appeler régulièrement à la prière pour que Dieu mette fin à leur calvaire. Mais le Souverain pontife tergiverse dès qu’il s’agit d’appuyer la seule solution matérielle qui s’impose, à savoir une intervention armée contre Daesh. Interrogé sur la nécessité d’une telle opération, le Pape François s’est contenté de déclarer à la presse en août 2014 : « je peux seulement dire qu’il est licite d’arrêter l’agresseur injuste. Mais je souligne le verbe “arrêter”. Je ne dis pas “bombarder” ou “faire la guerre”… Je dis “l’arrêter” ! » (1). Certes, nul ne reprochera au Pape de ne pas avoir mémorisé Clausewitz, mais comment ne pas demeurer dubitatif face à cette proposition d’arrêter un ennemi armé sans pour autant lui livrer bataille ?
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Antony Burckhardt : Que propose le Saint-Père ? Creuser une tranchée autour du califat en espérant que les djihadistes n’oseront pas la franchir ? Si le pape saint Pie V s’était embarrassé de telles précautions face à l’invasion ottomane qui menaçait l’Europe en 1571, il est probable que les hommes d’Ali Pacha auraient célébré promptement l’Aïd-el-Kébir dans les appartements pontificaux et qu’à l’heure actuelle le siège temporel de la Papauté se trouverait loin du Tibre, quelque part entre le Rio Grande et le Rio de la Plata. Lorsque saint Pie V envoya don Juan d’Autriche et sa flotte défaire l’envahisseur turc les conditions d’une guerre juste étaient réunies, elles le sont également aujourd’hui face aux troupes d’Abou Bakr al-Baghdadi (2). Faudra-t-il que le dernier chrétien d’Irak soit supplicié pour que le Pape – si actif sur le dossier cubain – se résolve enfin à user de son prestige pour contraindre les grandes puissances à une intervention au sol ?
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Europe - l’accueil à tout prix :
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Antony Burckhardt : Les errements de la politique vaticane ne se limitent pas hélas à la rive orientale de la Méditerranée. Alors que l’Europe est depuis quelques mois régulièrement endeuillée par des attentats perpétrés au nom de l’Islam le Pape François ne cesse d’inviter les pays européens à ouvrir sans restriction leurs frontières aux « réfugiés », y compris musulmans. Le Saint-Père n’aurait-il pas pris conscience de l’ampleur historique du phénomène migratoire que nous vivons ? Rien n’est moins sûr puisque le Pontife romain n’a pas hésité à affirmer devant des « cathos de gauche » reçu par lui au Vatican que l' »on peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social » (3). Cette remarque a toutefois immédiatement été suivie par une autre qui se voulait rassurante cette fois « Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire. Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures » (4).
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Antony Burckhardt : Venu du bout du monde, le Pape François ignore peut-être que si l’Europe a effectivement survécu aux invasions musulmanes c’est parce qu’elle les a énergiquement repoussées à Poitiers à 732, à Vienne en 1529 et en 1683 et à Lépante en 1571. Certes, à l’exception de quelques terroristes, les « envahisseurs » de 2016 ne sont pas armés comme l’étaient les vaincus de Poitiers. Mais une Europe frappée par un taux de chômage endémique et une crise identitaire, réalités qui ne peuvent échapper au Saint-Père, a-t-elle les moyens d’accueillir des millions de personnes, poussées par la guerre ou la nécessité économique, mais dont tout indique qu’elles ne sont pas prêtes à adopter les us et coutumes des peuples qui les accueillent ? Cette question n’est pas subsidiaire, elle est même essentielle selon saint Thomas d’Aquin, docteur de l’Eglise, qui enseigne que l’accueil de populations étrangères est conditionné par le Bien commun des nations à qui est demandée – et non pas imposée – l’hospitalité (5).
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Antony Burckhardt : Avant de lier de pesant fardeaux et de les soumettre aux épaules des Européens (Mt, 23, 4), le Saint Père ferait bien de méditer l’appel de son frère dans l’épiscopat, l’archevêque de Mossoul en Irak, Mgr Amel Nona, qui avertissait ainsi les Européens lors d’une entrevue accordée au Corriere della Serra , le 14 août 2014 : « Nos souffrances d’aujourd’hui constituent le prélude de celles que vous Européens et chrétiens occidentaux subirez aussi dans un proche avenir (…) vous accueillez dans vos pays un nombre toujours plus grand de musulmans. (…) Si vous ne le comprenez pas à temps, vous deviendrez victime de l’ennemi que vous avez accueilli chez vous ». Les tristes prédictions de l’archevêque de Mossoul se sont hélas déjà confirmées avec les attentats perpétrés à Paris et Bruxelles, lesquels ont été facilités par les flux migratoires récents d’après les sources policières (6). Un risque dont le Saint-Père avait conscience, sans en tirer toutefois les conclusions que la prudence imposait (7).
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Quid de l’évangélisation des musulmans :
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Antony Burckhardt : Enfin, dernière source de perplexité, si ce n’est de scandale eu égard la mission, d’abord spirituelle, qui est celle du successeur de saint Pierre : l’abandon des hommes et des femmes égarés par l’Islam. Qu’attend le Pape François pour demander à son clergé et aux fidèles laïcs, d’entreprendre l’évangélisation de ces populations, dans les pays où la loi islamique n’interdit pas de le faire ? Prévoit-il de lancer ses filets quand l’Islam sera devenu majoritaire en Europe occidentale, ce qui est déjà le cas dans certains quartiers des grandes villes du continent ? Il sera alors bien tard, car l’histoire et l’actualité nous enseignent, sans l’ombre d’une exception, que la chrétienté est vouée à la dhimmitude ou à la disparition partout où l’Islam s’impose (8). Malgré tout, des musulmans se convertissent, grâce notamment à l’action courageuse de prêtres ostracisés par leur hiérarchie comme l’abbé Guy Pagès… Le Pape des périphéries ignore-t-il que ces néophytes trouvent souvent des communautés chrétiennes indifférentes voire embarrassées par leur présence ? (9).
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Antony Burckhardt : Pourquoi cette attitude de la part de nombreux catholiques ? Par lâcheté peut-être, par égoïsme probablement. Mais certainement aussi en raison du choix « pastoral » obstiné du Vatican en faveur du dialogue « interreligieux », au détriment de l’apostolat. Les salutations du Souverain pontife à l’occasion du Ramadan, ses visites répétées dans les mosquées, et maintenant sa décision de laver les pieds d’immigrés musulmans lors du Jeudi saint – privilège inouïe que le Christ a réservé à Ses apôtres – entretient chaque jour un peu plus la confusion sans pour autant apaiser les fanatiques. Chrétiens et musulmans auraient-ils le même Dieu ? N’est-il plus nécessaire de suivre le Christ pour accéder au salut ? Les paroles de Jésus sont cependant sans ambiguïté : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jn 14, 6). Laisser les musulmans dans l’ignorance de la Bonne Nouvelle contredit la Miséricorde dont le Saint-Père vient pourtant de décréter l’année jubilaire. Pire, c’est faire fi de l’ordre donné par Notre-Seigneur à Ses Apôtres : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19).
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Antony Burckhardt : Encensé par les grands de ce monde, porté aux nues par les médias, le Pape François est rattrapé par l’Histoire, laquelle est souvent tragique. Saura-t-il lire les signes des temps (10), expression chère au Concile Vatican II , et se saisir de la crosse du pasteur que la Providence lui a confiée ? Espérons-le de tout cœur, car le loup est déjà dans la bergerie conclut Antony Burckhardt (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction et mise en page de Michel Garroté, 30 mars 2016
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Notes :
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(1) propos cités notamment par Jean-Marie Guénois dans la version numérique du Figaro du 19 août 2014.
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(2) Ces dispositions, au nombre de quatre, sont rappelées par l’article 2309 du catéchisme de l’Eglise catholique promulgué par Jean-Paul II en 1992 : « que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain, que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces, que soient réunies les conditions sérieuses de succès » et « que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer ».
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(3) http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/conversation-politique-avec-le-pape-francois-02-03-2016-71086_16.php
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(4) Ibidem
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(5) Somme théologique, I-II, Q. 105, art. 3
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(6) http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/attentats-de-paris-un-terroriste-a-voyage-parmi-un-groupe-de-migrants_1178923.html
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(7) http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150914.REU3478/le-pape-parle-du-risque-d-infiltration-de-migrants-terroristes.html
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(8) on pense à la chrétienté du Maghreb – dont la plus éminente figure demeure saint Augustin – qui a presque totalement disparue suite à la conquête arabe.
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(9) Une expérience douloureuse, racontée notamment par Joseph Fadelle, dans son récit autobiographique « Le prix à payer », publié en 2010 par L’Oeuvre Editions.
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(10) Selon l’index mondial 2016 des persécutions des chrétiens dans le monde, dressé par l’association Portes Ouvertes, 9 des 10 pays où les chrétiens subissent les pires persécutions sont musulmans.
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Source :
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http://www.ndf.fr/poing-de-vue/29-03-2016/francois-et-lislam-le-berger-et-les-loups
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Le Pape François est-il crypto-musulman ?
Le Pape François, à propos de l'islam en Europe, a entre autre affirmé (extraits) : "Combien d’invasions l’Europe a connues ! Et elle a toujours su (...) se dépasser pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures". Donc, selon le Pape François, l'Europe sortira "agrandie" par l'énorme flux migratoire musulman dont elle fait actuellement l'objet, parce qu'il s'agit-là d'un "échange entre les cultures".
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A ce propos, la psychologue catholique Emmanuelle Frankl écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Comment dire quelle douleur, quelle colère, quelle meurtrissure à la lecture des propos du pape lors d’un entretien avec des catholiques de gauche français rapporté par l’hebdomadaire La Vie.
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Emmanuelle Frankl : S’il concède que "l’invasion arabe" est "un fait social ", c’est aussitôt pour en tempérer les effets, voire plus, en tirer des conséquences qu’il juge exclusivement positives : "Combien d’invasions l’Europe a connues ! Et elle a toujours su se dépasser elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures".
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Emmanuelle Frankl : Alors la civilisation européennes aux racines judéo-chrétiennes ne vaut pas un kopeck ? Elle ne vaut pas qu’on la défende et l’honore ? Elle aurait besoin qu’on l’"agrandisse" ? La religion chrétienne telle qu’elle a évolué au cours des siècles serait donc condamnée à s’effacer devant la religion musulmane indissociable du monde arabe, qu’elle pétrit, au nom du principe de fraternité ? On est sonné, partagé entre respect, colère et impuissance, conclut Emmanuelle Frankl (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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En tant que catholique, j'avoue plutôt bien comprendre la réaction d'Emmanuelle Frankl. Plus d'un million de migrants musulmans ont été officiellement enregistrés en Europe en 2015. Plus de 100'000 d'entre-eux se sont évanouis dans la nature. Au million de migrants musulmans officiellement enregistrés, il faut naturellement ajouter les milliers ou les dizaines de milliers qui n'ont pas été enregistrés, pour la simple et bonne raison qu'ils ne se sont pas annoncés aux autorités chargées de les enregistrer. Les pronostics pour 2016 sont qu'un nouveau million de migrants musulmans vont arriver en Europe.
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Le Pape François considère que cela est une bonne chose, car, dit-il, l'Europe sortira "agrandie" par l'énorme flux migratoire musulman dont elle fait actuellement l'objet. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit-là, selon le Pape François, d'un "échange entre les cultures". Oui, vraiment, , j'avoue plutôt bien comprendre la réaction et la douleur d'Emmanuelle Frankl.
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Le pape a déclaré tout cela lors d’un entretien avec des catholiques de gauche français. Mais sa déclaration a fait le tour du net, elle a été répercutée sur la planète entière par les médias. Et la très grande majorité des catholiques de par le monde vont donc penser que si le pape pense vraiment ce qu'il dit, alors il faut accueillir des millions de musulmans au nom de "l’échange entre les cultures". Ce qui équivaut à éliminer la culture judéo-chrétienne pour la remplacer par le coran et la charia.
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Michel Garroté
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http://www.bvoltaire.fr/emmanuellefrankl/le-pape-nous-trahit-2,242592
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Pape François : « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. Mais cela va nous enrichir »
Mardi 1er mars le pape François a reçu à Rome, en audience privée, une délégation d’acteurs du christianisme social. Une rencontre organisée à l’initiative des Poissons roses et à laquelle Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, participait. Récit.
(…) L’Europe, un lieu devenu vide ? L’expression est forte. Elle vise juste et fait mal. Elle est aussi angoissante. Car dans l’histoire des civilisations le vide appelle toujours le plein. D’ailleurs, le pape se fait clinique. « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social », affirme-t-il froidement, comme on relèverait que le fond de l’air est frais. Mais il enchaîne très vite, et les théoriciens du « grand remplacement » cher à l’extrême-droite en seront cette fois pour leurs frais : « Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. »
Quel homme d’Etat portera un tel renouveau ? « Parfois je me demande où vous trouverez un Schuman ou un Adenauer, ces grands fondateurs de l’union européenne », soupire le pape. Et d’enchaîner sur la crise de l’Europe, minée par les égoïsmes nationaux, les petits marchandages et les jeux à courte vue. « On confond la politique avec des arrangements de circonstance. Bien sûr il faut aller à la table de négociation, mais seulement si l’on est conscient qu’il faut perdre quelque chose pour que tout le monde gagne. »
Robert Ménard au secours de Donald Trump, critiqué par le Pape François
Fervent catholique, le maire apparenté FN de Béziers ne partage pas les prises de positions du pape en faveur de «la miséricorde» envers les réfugiés du monde entier, ni ses critiques contre Donald Trump.
Pape François : l’Europe est une vieille stérile, les immigrés la féconderont
Ceux qui ont un tant soit peu de culture biblique ont déjà eu l’occasion d’observer que le pape Bergoglio avait, pour le dire poliment, une exégèse toute personnelle. Jusqu’à présent, pourtant, ses audacieuses applications des textes sacrés à l’actualité n’avaient guère créé de polémiques. Lorsque François commettait « un grave détournement de l’Écriture », en faisant dire à l’histoire de Saül l’exact contraire de ce qu’elle dit, pour pouvoir fustiger les traditionalistes, il n’y avait que les intéressés à s’en plaindre.
Suite
Le pape François s’est mobilisé pour les migrants, pas pour leurs victimes
[...]
Le pape a parlé des qualités des personnes exilées, des devoirs des personnes des pays où elles arrivent. Le pape n’a pas eu un mot pour leurs devoirs envers les personnes de ces pays qui les accueillent, le pape n’a pas eu un mot de compassion pour les femmes violées en masse quelques jours auparavant. Pas un mot.
[..]
Bergoglio : “Les migrants apportent “une culture précieuse” en Europe”
Le souverain pontife a célébré le jubilé de la Miséricorde devant 5 000 migrants, place Saint-Pierre. Il a salué leur démarche d'"espérance".
Migrants: Bergoglio lance un vigoureux appel à l’Europe à rester ouverte
Le pape François a exhorté lundi avec vigueur l'Europe à rester accueillante et un "phare d'humanité", en dépit des menaces terroristes, devant le corps diplomatique réuni au Vatican pour les voeux annuels de début d'année.
Islam – Des prélats sauvent l’honneur de l’Eglise catholique
On parlera du synode sur la famille, qui se déroule actuellement au Vatican, lorsqu’il sera achevé, lorsque tous les prélats concernés auront terminé de donner leurs avis, lorsque le pape François communiquera les décisions et conclusions de ce synode très agité. Pour l’instant, parlons de l’Eglise catholique et de l’islam, au vu de ce qui se passe en Syrie et en Irak, et, du fait de l’arrivée massive de clandestins musulmans eu Europe. Une majorité d'Allemands s'inquiètent désormais de l'arrivée de centaines de milliers de clandestins musulmans et la chancelière Angela Merkel, qui a ouvert grand les portes du pays, voit sa popularité chuter.
Plus de la moitié des Allemands déclarent ouvertement et clairement avoir peur de ces clandestins musulmans. De son côté, le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a critiqué le fait que les réfugiés quittent les centres allemands d'accueil et il a également critiqué le fait qu'ils commandent un taxi et disposent étonnement de l'argent nécessaire pour parcourir des centaines de kilomètres à travers l'Allemagne. Les Eglises chrétiennes, elles, s’obstinent à réclamer que l’Europe continue d’accueillir tous ces nouveaux arrivants mahométans que personne n’a invités. Cela dit, notons que sur ce thème, quelques rares prélats sauvent l’honneur de l’Eglise en disant la vérité sur l’islam.
A ce propos, voici quelques extraits d'un entretien accordé par le cardinal, américain et conservateur, Mgr Raymond Leo Burke à Atlantico (voir lien en bas de page) : « Que vous inspirent les angoisses identitaires de l’Europe notamment vis-à-vis de l'islam ? On voit qu'en France et ailleurs en Europe, des gens sont inquiets de la place que prend l'islam sur le continent. Quel regard portez-vous là-dessus ? ».
Cardinal Burke : « Pour moi, l’angoisse ressentie est justifiée. Nous devons nous rappeler que l’islam est aussi un gouvernement, pas une simple religion. Cette religion dans sa dimension politique a l'ambition de gouverner le monde. Lorsqu’une population, par exemple en France, devient de plus en plus musulmane, il faut affronter la possibilité de vivre un jour sous un gouvernement islamique, avec toutes les conséquences que cela implique, conclut le Raymond Leo Burke » (fin des extraits ; voir lien en bas de page).
En 2012 déjà, un autre cardinal, africain cette fois, Mgr Peter Turkson, avait fait sensation en diffusant une vidéo choc sur l'expansion de l'islam en Europe.
En 2010, évêque libanais de rite catholique syriaque, Mgr Raboula Antoine Beylouni, avait eu le courage de rappeler que le Coran « ordonne d'imposer la religion par la force, par l'épée », que « le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu'il pense et croit », que « le Coran donne au musulman le droit de juger les chrétiens et de les tuer par le djihad ». Mgr Raboula Antoine Beylouni avait également eu le courage de rappeler que « les musulmans ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni pour eux ni pour les autres », que le musulman aborde le « dialogue avec cette supériorité et avec l'assurance d'être victorieux », que discuter « sur les dogmes » entre chrétiens et musulmans s'avère impossible.
En 2006, un autre prélat, celui-là d’origine allemande, Mgr Walter Brandmüller, avait donné une conférence où il disait que l’islam (extraits adaptés) « à la différence du Christianisme, exprime un projet global, à la fois religieux, culturel, social et politique s’est imposé par la force d’une domination politique. L’usage de la violence occupe une place centrale dans la tradition musulmane, ainsi que le révèle le recours fréquent au terme de djihad dans de très nombreux documents ».
Cardinal Walter Brandmüller : « L’usage de ce terme (djihad) dans la tradition musulmane, et l’usage qui en est fait aujourd’hui, est substantiellement univoque et indique la guerre faite au nom de Dieu pour l’Islam, une guerre qui est une obligation pour l’ensemble des musulmans adultes de sexe masculin. L’histoire démontre malheureusement que la violence a caractérisé l’Islam depuis ses origines et que Mahomet lui-même a organisé et conduit de manière systématique des razzias contre les tribus qui ne voulaient pas se convertir et accepter sa domination, soumettant de cette manière les tribus l’une après l’autre », concluait le cardinal Walter Brandmüller.
Michel Garroté, 5 octobre 2015
Bientôt à Lampedusa dans les pas du pape François …
Quatorze lycéens de Notre-Dame-la-Riche partent le 22 octobre à la rencontre des migrants. Un voyage à la quête de l’autre et de soi-même.
Le marketing gauchiste du Pape François !
La revue de presse LSB souligne combien ce communiqué du père Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, est étonnant : « La brève rencontre entre Mme Kim Davis et François à la nonciature apostolique à Washington DC a provoqué des commentaires et discussions. Afin de contribuer à une compréhension objective de ce qui a transpiré je suis capable de clarifier les points suivants : François a rencontré plusieurs dizaines de personnes qui avaient été invitées par la Nonciature pour le saluer comme il se préparait à quitter Washington pour New York. Ces brèves rencontres se produisent sur toutes les visites papales et sont dues à la gentillesse et la disponibilité caractéristique du Pape. La seule vraie audience accordée par le pape à la nonciature était avec un de ses anciens élèves et sa famille. Le pape n'est pas entré dans les détails de la situation de Mme Davis et sa rencontre avec elle ne doit pas être considérée comme une forme de soutien de sa position dans l'ensemble de ses aspects particuliers et complexes ».
On aimerait, souligne LSB, que les services du père Lombardi adressent également des communiqués pour préciser que prendre comme lecteur à la messe pontificale à New York un ardent militant LGBT (Mo Rocca), rencontrer Mgr Gaillot et adresser ses « sentiments de spéciale considération et de respect » à Fidel Castro n'est pas non plus à interpréter comme un soutien.
Michel Garroté, 2 octobre 2015
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/10/etrange-communication-vaticane.html
Crise migratoire : ce que le pape François dit réellement
Nous autres catholiques avons l’habitude de voir les médias déformer systématiquement les propos du Saint Père. Ce n’est pas un phénomène nouveau. Chacun sur ce site sait ce qu’il en est du gauchisme journalistique : une manière de faire prête à toutes les malhonnêtetés pour arriver à ses fins.
En revanche, l’accueil favorable assez systématique fait au pape François par la presse est quelque chose de plus surprenant. A l’époque de Benoit XVI, les médias avaient tôt fait de le prendre pour un vieux sénile qui vit dans un autre temps et ne sait plus ce qu’il raconte. Mais pour François, la donne est complètement différente. La presse ne cesse d’en vanter les louanges. Et même lorsque celui-ci tient des propos que certains considéreraient comme insupportables comme ceux ayant trait au mariage homosexuel, les journaux ne le descendent pas en flamme. Certes, il est évident que si on devait classer ce pape sur l’échiquier politique, il serait, semble-t-il, plus à gauche que son prédécesseur. Mais il est grotesque et hors de propos d’abaisser le pape au statut de vulgaire politicien même si sa fonction de chef d’état lui fait automatiquement endosser tout du moins en partie ce rôle. Mais de là à en faire celui qu’on tente de présenter ces jours, il y a un pas infranchissable. Voyez plutôt.
En fait, la stratégie médiatique de dénigrement du pape semble avoir évolué. Au lieu de tenter de le faire passer pour un vieux grincheux hors de propos, ce qui n’a plus grande influence puisque l’ensemble des gens pouvant être sensibles à ce genre de propos ont déjà plus ou moins largué les amarres du catholicisme, aujourd’hui c’est le clan conservateur que la presse essaie de déraciner de l’Eglise catholique. Tout est fait pour faire croire que François est un parfait bisounours complètement ahuri qui ne mérite pas sa position. La crise migratoire en est la plus parfaite illustration. Démonstration.
En 2013, alors en visite à Lampedusa, les médias ont prêté au pape des propos qui ont pu faire croire qu’il prônait l’accueil de tous les migrants. En fait, ce n’est pas ce que le Saint Père a dit. Son propos a consisté à dénoncer l’indifférence vis à vis des malheurs des autres[1]. Se joindre à la souffrance d’autrui ne passe pas forcément par l’ouverture de toutes les frontières et peut tout aussi bien prendre la forme de l’aide sur place.
A ce propos et pour renforcer le nôtre, le Saint Père a dit à la radio portugaise Renascenca en ce mois de septembre qu’il fallait agir sur les causes et non sur les effets, que l’idéal était que les migrants puissent rester chez eux et que pour combattre cet exil provoqué par la faim (= migration économique), il fallait créer du travail et investir dans les pays d’origines.[2] Afin d’être totalement correct au sujet des propos tenus par le pape sur la migration à cette occasion, il convient d’ajouter que, selon lui, les gens s’engouffrent là où il y a des vides pour les combler et que des taux de natalité aussi bas que sont ceux d’Europe occidentale peuvent être considérés comme un vide. En d’autres termes, une meilleure démographie dans les pays occidentaux fait partie de la solution globale à atteindre.
Toujours en ce mois de septembre, la presse a relevé que le pape avait appelé chaque paroisse à accueillir une famille de réfugiés[3]. Là aussi, quelques éclaircissements s’imposent. Le pape n’est pas quelqu’un de stupide, il connaît parfaitement la différence entre un migrant, un requérant d’asile et un réfugié. Personne ne peut sérieusement s’opposer à ce qu’un véritable réfugié, traqué chez lui, soit accueilli dans nos sociétés. Mais ce n’est de loin pas là le principal statut accordé à ce jour sous nos latitudes.
En fait, cette idée du pape François est tout à fait incroyable puisque, si elle est mise en pratique par les diverses paroisses, elle contribuera à faire descendre le coût supporté par l’état pour le logement des réfugiés. De même, le fait de les dispatcher sur un vaste territoire comme peut le faire l’église catholique, permettra d’éviter leur concentration dans certaines zones, concentration dont on sait pertinemment qu’elle contribue généralement à faire dégénérer la situation et augmenter la criminalité. Enfin, il faut également relever que si les paroisses se chargent de cet accueil, alors l’intégration des réfugiés dans un mode de vie chrétien se verra facilitée. Et qui sait, même si sa confession est différente, peut-être le réfugié dont il est question se laissera-t-il toucher par la grâce…
Enfin, pour clore ce sujet, je signale également que la nouvelle ayant ré-émergé ces jours-ci et prêtant au pape François d’avoir parlé du coran comme d’un « livre de paix » est particulièrement malhonnête puisque, dans son propos, la phrase exacte a consisté à dire que des musulmans disent que le coran est un livre de paix[4]. Ce qui, vous le conviendrez, n’est pas tout à fait la même chose !
Ne me reste plus qu’à traiter de l’audience générale du 17 juin 2015 où le pape aurait déclaré qu’il faut demander pardon à ceux qui ferment la porte aux migrants. Là aussi, la déformation du propos, subtile, change complètement le sens des dires du Saint Père. Celui-ci a en fait invité à demander pardon pour ceux qui ferment la porte à ceux « qui cherchent une famille, qui cherchent à être protégés »[5] et non à ceux qui viennent pour d’autres raisons !
En ce qui me concerne, exception faite des propos tenus au sujet du réchauffement climatique, je ne vois pas de quoi blâmer en quoi que ce soit le pape François. Pour le reste, la manipulation est totale et cela ne doit surprendre personne tant nous savons tous que les médias font systématiquement tout ce qui est en leur pouvoir pour salir la personnalité du Saint Père aux yeux de ses ouailles. Ce qui est beaucoup plus décevant, en revanche, c’est qu’un site comme les Observateurs participe à ce phénomène de dénigrement en relayant ces propos malhonnêtes. J’ose croire qu’il ne s’agit là que d’une petite faiblesse passagère et appelle de tous mes vœux la rédaction a être plus vigilante par le biais de vérifications systématiques.
Pour les Observateurs, Cain Marchenoir, le 28 septembre 2015
[1] http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2013/documents/papa-francesco_20130708_omelia-lampedusa.html
[2]http://rr.sapo.pt/noticia/34088/pope_i_trust_the_young_politicians_corruption_is_a_global_problem
[3] http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2015/documents/papa-francesco_angelus_20150906.html
[4]http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/november/documents/papa-francesco_20141130_turchia-conferenza-stampa.html
[5] http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2015/documents/papa-francesco_20150617_udienza-generale.html
Bergoglio : Le coran est un livre de paix et l’islam n’est pas une religion violente….
Voir l'interview du pape ICI







