Islamisme palestinien et complot “juif”

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Michel Garroté - Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. Il est directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po. Il est notamment l'auteur de "Une France antijuive ? Regards sur la nouvelle configuration judéophobe" ; "Antisionisme, propalestinisme, islamisme", Paris, CNRS Éditions, 2015 ; et "L'Antisémitisme", Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2015. Ci-dessous, il analyse l'islamisme palestinien et le soit-disant complot "juif".
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Pierre-André Taguieff : Pour comprendre comment s'est fabriquée, au cours de la période post-nazie, une nouvelle configuration antijuive dans une Europe professant le respect inconditionnel des droits humains, il faut procéder à quelques détours historiques et géographiques, bref sortir à la fois de l'histoire européenne et de l'actualité la plus récente. Dans cette recherche, le fil rouge est constitué par l'islamisation croissante de la judéophobie, à travers la place toujours croissante occupée par la « cause palestinienne » dans le nouvel imaginaire antijuif partagé désormais par les musulmans et les non-musulmans.
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La « cause palestinienne » s'est ainsi transformée en cause arabo-islamique, comme par un retour à ses origines (les années 1920 et 1930), mais avec un point de fixation construit comme un mythe répulsif : le « sionisme », entité diabolisée érigée en ennemi universel (le «sionisme mondial»), et Israël, l'État jugé absolument illégitime et voué à la destruction. La réislamisation de la « cause palestinienne », dans le contexte d'une montée en puissance de l'islamisme dans le monde depuis les années 1990, a joué un rôle déterminant dans la production de la nouvelle judéophobie globalisée. Dans ce cadre, de vieilles accusations antijuives transmises par la tradition musulmane ont été réactivées et mises au premier plan.
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Il en va ainsi du célèbre hadîth du rocher et de l'arbre, qu'on trouve cité dans la Charte du Hamas : Ainsi, bien que les épisodes soient séparés les uns des autres, la continuité du jihad se trouvant brisée par les obstacles placés par ceux qui relèvent de la constellation du sionisme, le Mouvement de la Résistance Islamique [Hamas] aspire à l'accomplissement de la promesse de Dieu, quel que soit le temps nécessaire. L'Apôtre de Dieu – que Dieu Lui donne bénédiction et paix – a dit : L'Heure ne viendra pas avant que les musulmans n'aient combattu les Juifs (c'est-à-dire que les musulmans ne les aient tués), avant que les Juifs ne se fussent cachés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit : Musulman, serviteur de Dieu! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le. Un seul arbre aura fait exception, le gharqad [sorte d'épineux] qui est un arbre des Juifs (hadîth rapporté par al-Bukhâri et par Muslim).
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Dans la propagande « antisioniste » sont recyclées aussi les accusations de meurtre des prophètes, de falsification des livres saints, de propension juive à mentir et à semer la corruption et la guerre civile. Dans la propagande « antisioniste » sont recyclées aussi les accusations de meurtre des prophètes, de falsification des livres saints, de propension juive à mentir et à semer la corruption et la guerre civile. D'où les stéréotypes négatifs indéfiniment exploités : les Juifs seraient fourbes et traîtres (en référence aux démêlés entre le Prophète et les Juifs de Médine), cupides et cruels, ennemis de Dieu et de l'humanité, corrompus et corrupteurs.
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Mais il ne faut pas oublier pour autant le phénomène de transfert culturel des thèmes antijuifs européens au sein du monde arabo-musulman qui, commencé à la fin du XIXe siècle, a pris une ampleur croissante au Proche-Orient à l'occasion de la lutte engagée par les Arabes contre le sionisme aux lendemains de la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917. Le refus arabo-musulman de la création d'un « foyer national juif » en Palestine a été immédiat, et s'est idéologisé par recours à des stéréotypes et à des thèmes d'accusation empruntés au corpus de l'antisémitisme européen. C'est le cas pour la légende du « meurtre rituel », le mythe du « complot juif mondial » ou l'accusation plus récente de « racisme », qui alimente depuis les années 1970 la « nazification » d'Israël et du sionisme.
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En raison de ces investissements symboliques, le modèle ordinaire du conflit israélo-palestinienne, en tant que conflit strictement politique et territorial, s'avère trompeur. Le conflit ne saurait se réduire au simple choc de deux nationalismes rivaux, impliquant des conflits de légitimité plus ou moins surmontables. Qu'on le veuille ou non, il tend à prendre la figure d'un conflit judéo-musulman. Comme l'ont montré un certain nombre d'études historiques, le premier moment du processus de transformation du vieil antisémitisme européen en judéophobie antisioniste dotée d'un sens politique se situe dans l'entre-deux-guerres, et plus particulièrement au cours des années 1930, quand la thématique antijuive christiano-européenne est entrée en synthèse avec l'antijudaïsme théologico-religieux musulman.
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C'est alors que les Frères musulmans dirigés par Hassan al-Banna, le Grand Mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini et plusieurs leaders arabes, tel l'Irakien Rachid Ali al-Gaylani, entrèrent en contact avec les nazis, avant de nouer certaines alliances qui se dévoilèrent pleinement durant la Seconde Guerre mondiale. La hantise des Arabes musulmans tourne alors autour de la transformation de la mosquée Al-Aqsa en synagogue, rumeur qui, depuis le début des années 1920 et sous diverses formulations, n'a cessé de provoquer émeutes, pogroms ou affrontements sanglants.
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L'importation de l'antisémitisme européen dans le monde arabo-musulman, marqué notamment par la première diffusion des Protocoles des Sages de Sion et de sa thématique conspirationniste au Proche-Orient, a pris une importance politique à partir du début des années 1920, lorsque des idéologues du panarabisme et du panislamisme ont associé la question palestinienne à la menace indistinctement « juive » et « sioniste » pesant sur les Lieux saints de l'islam. La hantise des Arabes musulmans tourne alors autour de la transformation de la mosquée Al-Aqsa en synagogue, rumeur qui, depuis le début des années 1920 et sous diverses formulations, n'a cessé de provoquer émeutes, pogroms ou affrontements sanglants.
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Cette accusation mensongère portée par le slogan « Al-Aqsa est en danger », lancé et exploité par le Grand Mufti de Jérusalem, a été à l'origine de la seconde Intifada, avant de revenir à l'automne 2015 pour justifier une nouvelle vague d'attaques terroristes contre des Israéliens. À la dénonciation de l'« occupation » de Jérusalem (« al-Quds » ou « al-Qods »), où se trouve le troisième Lieu saint de l'islam, s'ajoute celle de la « judaïsation » de la ville supposée musulmane. La version actualisée du slogan islamiste est désormais « Par le sang on reprendra Al-Aqsa », formule mobilisatrice allant de pair avec le cri « Allahou akbar ». L'islamisation de la « cause palestinienne » a atteint un point de non-retour.
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La multiplication des attaques palestiniennes contre des Israéliens donne à penser qu'une troisième Intifada est sur le point de se déclencher. C'est dans ce contexte que nombre de leaders palestiniens poussent à une radicalisation de l'Intifada commençante. Début mars 2016, Abou Ahmad Fouad, secrétaire général adjoint du FPLP, s'est félicité de l'aide iranienne aux familles des Palestiniens « candidats au martyre » : "Ces capacités et cette aide entraîneront une escalade de l'Intifada. Oui. Et c'est ce que nous voulons. Le candidat au martyre doit savoir qu'on s'occupera de sa famille. Ce soutien aidera ces gens à continuer le combat et les sacrifices".
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L'annexion islamo-arabe symbolique du Mont du Temple représente la dernière instrumentalisation palestinienne réussie de la question de Jérusalem. Le comité directeur de l'Unesco, réuni à Paris, a adopté le 12 avril 2016 une résolution proposée par l'Autorité Palestinienne stipulant qu'il n'y a aucun lien religieux entre le peuple juif et le Mont du Temple ainsi que le Mur occidental (le Mur des lamentations). La résolution se réfère au Mont du Temple comme à un site exclusivement musulman, connu sous le nom de « l'esplanade des Mosquées ». Le texte, présenté conjointement par l'Algérie, l'Égypte, le Liban, le Maroc, le royaume d'Oman, le Qatar et le Soudan, accuse l'État juif de profaner la mosquée Al-Aqsa et de creuser de « fausses tombes juives » dans les cimetières musulmans de Jérusalem.
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Avec l'Espagne, la Slovénie, la Suède et la Russie, la France a voté en faveur de ce grossier texte de propagande. Il relance une accusation sloganique bien connue : celle de la « judaïsation » et de l'« israélisation » de Jérusalem, thème privilégié de la nouvelle propagande « antisioniste ». L'accusation était ainsi formulée le 31 mars 2016 par un journaliste militant de la « cause palestinienne », Mohamed Salmawy : Où en est l'Unesco des agressions sur le patrimoine architectural et religieux de la ville sainte de Jérusalem ? La judaïsation et l'israélisation de tout ce qui est arabe et musulman ont commencé à susciter la colère de l'opinion publique mondiale de manière générale.
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D'ailleurs, nombreuses sont les déclarations qui ont été émises de parties connues pour leur alignement aveugle sur Israël, exprimant leur rejet des agressions israéliennes sur les lieux sacrés à Jérusalem, en plus du sanctuaire d'Abraham (le Caveau des patriarches) ». Le 21 octobre 2015, l'Unesco avait classé le Caveau des patriarches et la Tombe de Rachel, deux lieux saints juifs en Israël, comme des sites musulmans de l'État palestinien. Cette rumeur persistante d'un complot juif pour détruire l'un des Lieux saints de l'islam explique la centralité et la récurrence de la question de Jérusalem dans le conflit politico-religieux opposant Juifs et Palestiniens musulmans. Cette rumeur persistante d'un complot juif pour détruire l'un des Lieux saints de l'islam explique la centralité et la récurrence de la question de Jérusalem dans le conflit politico-religieux opposant Juifs et Palestiniens musulmans.
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Elle présente l'avantage, pour la propagande palestinienne et ses variantes islamistes, de provoquer mécaniquement la sympathie et la solidarité de tous les musulmans, qu'ils soient sunnites ou chiites, et de les conduire à s'engager «sur le chemin du jihad» pour la défense d'Al-Aqsa. Les islamistes radicaux ont intégré depuis longtemps le thème d'accusation dans leur discours de propagande pour nourrir un antisionisme radical et démonologique puissamment mobilisateur. À la mobilisation des islamistes et des cercles de leurs sympathisants (des passifs aux complices) s'ajoute la mobilisation de divers milieux politiques, allant des gauches radicales à la plupart des groupes néofascistes ou néonazis, en faveur de la «cause palestinienne», sur la base d'une diabolisation du «sionisme» et d'Israël.
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L'islamisation de la «cause palestinienne» est en accélération continue depuis la création du Hamas en décembre 1987, qui lui a donné une figure organisationnelle. Faut-il rappeler l'article 13 de la Charte du Hamas, rendue publique le 18 août 1988? «Il n'y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad.» Cette islamisation jihadiste a pour effet de transformer un conflit politique et territorial en une guerre sans fin, alimentée par des passions ethnico-religieuses interdisant la recherche du compromis qui seul peut garantir une paix non précaire entre Juifs et Palestiniens (et plus largement États arabo-musulmans). Après des années de rêveries tiers-mondistes, anti-israéliennes et américanophobes, les intellectuels français ont été brutalement confrontés à la réalité historique par les attaques du 11-Septembre, les massacres commis au nom de l'islam en Syrie et en Irak ou les attentats parisiens de janvier 2015 et de novembre 2015.
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Ce réveil brutal a conduit certains d'entre eux à nier, minimiser ou relativiser les faits ne s'inscrivant pas dans leur horizon d'attente. D'où une dérive conspirationniste. Si le spectacle du monde n'illustre pas le tableau qu'on s'en fait, s'il va jusqu'à le contredire, alors la tentation est grande de recourir aux «théories du complot», qui présentent l'avantage de paraître expliquer ce qu'on ne peut expliquer et de préserver ainsi les dogmes idéologiques et leur apparence cohérence. Les négateurs des attaques du 11-Septembre avaient montré la voie. Les conspirationnistes d'aujourd'hui appliquent les mêmes schèmes interprétatifs aux événements qui dérangent ou contredisent leur vision du monde.
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Ils imputent par exemple l'apparition de Daech à un vaste complot «sioniste» visant à affaiblir les États arabes et à mettre en difficulté l'Iran. Ou bien ils suggèrent que les attentats meurtriers de janvier ou de novembre 2015 sont le résultat de manipulations de services secrets, où le Mossad est toujours bien placé. Dans les nouveaux récits complotistes, les intérêts prêtés aux «sionistes» fonctionnent comme les « intérêts de classe » dans la vulgate marxiste ou les « intérêts de race » dans les doctrines racistes classiques. Les «antisionistes» qui se réclament de l'antiracisme réinventent ainsi un mode d'accusation proprement raciste, conclut Pierre-André Taguieff.
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Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
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http://www.resiliencetv.fr/?p=18448
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Crime contre la culture – La palestinisation de l’Unesco

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Le 15 avril 2016, sur proposition de six États arabo-musulmans, l'Unesco, dans une résolution votée par les Etats-membres, a octroyé à tous les lieux saints propres au peuple juif (Mont du temple, Mur occidental du Temple, Caveau des Patriarches, Tombe de Rachel) des noms arabes. Il n'est fait nulle part mention du lien très ancien entre les Juifs et Jérusalem. Le "Mur des Lamentations" (Kotel) est surnommé « Al Buraq plaza », en référence à Mahomet. Il s'agit là  --  de la part de l'Unesco et de la part des Etats-membres ayant voté la résolution  --  de révisionnisme historique et de négationnisme historique poussés à un degré extrême, de crime contre la culture et de crime contre la vérité. Ci-dessous, je reproduis une excellente analyse de l'historienne Bat Ye'or.
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A ce propos, l'historienne Bat Ye'or écrit notamment (extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page) : En janvier 1981, le Sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) tenu à la Mecque déclarait : « la Palestine doit être considérée comme la question prépondérante au sein des nations musulmanes ». Depuis lors, l’Europe s’est hâtée d’adopter cette perspective et de palestiniser ses domaines sociaux, culturels et par-dessus tout politiques. Pendant trois décennies, l’Europe obéit de manière servile à l’OCI. Elle a ainsi efficacement créé un problème qui la ronge et la détruit. L’Union Européenne a fait de la Palestine l’axe de sa politique, la transformant en un symbole de paix et d’harmonie universelle dans un monde qui aurait méconnu la notion même de justice avant son avènement.
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Bat Ye'or : Le seul obstacle à cet Eden est le machiavélique Israël, oppresseur et usurpateur d’une Palestine, victime à la fois pure et pacifique, symbole de la justice universelle à venir. L’Europe n’ose pas encore utiliser la force armée contre Israël dont elle prétend défendre l’existence tout en le gratifiant de ses conseils suicidaires. Non, elle combat Israël à l’aide des armes infâmes du régime nazi : la délégitimation de son existence, le rapt de son histoire, la diffamation par la propagande, la haine, et les tentatives de détruire son économie à travers le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS). Afin d’atteindre ses objectifs, elles encourage la campagne internationale d’incitation à la haine en finançant des ONG anti-israéliennes et des lobby.
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Bat Ye'or : L’Europe prétend que l’existence des Juifs sur leurs terres ancestrales de Judée et de Samarie constitue une « occupation », une colonisation. De ce point de vue, Israël est devenu un pays qui occupe ses propres terres historiques. De la Judée, dans leur langage orwellien, les propagandistes parlent comme d’une « occupation israélienne de la terre de Palestine » mais jamais ils ne parlent du nettoyage ethnique et religieux de ces Juifs chassés de leur patrie et des pays arabo-musulman par les guerres, les expulsions, les dépossessions de biens et le traitement déshumanisant des lois d’apartheid de la dhimmitude. Les euro-jihadistes évoquent plus facilement la « résistance palestinienne » que la réalité du terrorisme qui à recouvert toute la planète.
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Bat Ye'or : L’Union Européenne a utilisé tous les stratagèmes pour forcer Israël à s’auto-détruire au nom de la Palestine. Cette destruction ouvrirait une ère de « justice et de paix » dans le monde de la même manière que les charniers d’Auschwitz visaient à purifier l’humanité des Juifs. Que signifie la palestinisation ? Premièrement, cela signifie la création d’un peuple en tant que substitut d’Israël qui s’empare de son histoire et par conséquent de sa légitimité. De la palestinisation (comme du régime nazi deux décennies auparavant) vient la délégitimation d’Israël, Etat intrus dans la région et dans l’histoire, et même dans l’humanité. La palestinisation nie à Israël son identité, sa culture, ses droits humains et historiques à l’intérieur de son foyer national incluant la Judée, la Samarie et Jérusalem.
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Bat Ye'or : Pour l’OCI, ce processus s’intègre à la théologie islamique réduit la Bible à une version falsifiée du Coran. D’après l’Islam, l’Histoire biblique constitue en fait l’Histoire islamique et les personnages bibliques que nous voyons représentés dans les églises sont tous des prophètes musulmans qui n’ont virtuellement aucune connexion avec les faits rapportés dans la Bible. Ce contexte explique l’islamisation des héritages religieux Juifs et Chrétiens, une approche qui implique le déni de l’identité des deux religions puisque la Chrétienté se considère comme issue du Judaïsme dont elle a adopté les Ecritures. Si la Bible est un récit islamique, la Chrétienté et non le Judaïsme seul, sont tous deux des falsifications de l’Islam.
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Bat Ye'or : Cette négation de l’Histoire biblique à laquelle s’est assidument associée l’Europe en qualifiant Israël d'intrus colonisateur sur ses propres terres, est un défi aux droits historiques des Juifs dans leur patrie. Mais c’est aussi une négation de l’Histoire chrétienne qui, confirmant l’interprétation coranique, réfute du même coup la Torah et les Evangiles. Par conséquent, s’il n’y eut jamais d’Histoire d’Israël ni d’Evangiles mais seulement l’histoire d’Ibrahim, d'Ismaël, d’Issa (Jésus dans sa version coranique) - si tous les rois et prophètes bibliques avaient été musulmans, dans quoi s’enracine donc l’Occident ? Ne serait ce pas dans le Coran ? C’est la conclusion logique de l’Europe lorsque furieuse du retour des Juifs à Jérusalem en 1967, elle nia le statut de capitale historique de cette ville.
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Bat Ye'or : L’Europe attribue cet héritage à ceux qui par une guerre d’invasion l’avaient illégitimement occupée depuis 1948, expulsant et dépossédant de leurs biens ses habitants Juifs. En résumé, si les Israéliens sont des colons ou des occupants cela signifie qu’ils n’ont ni passé ni Histoire et que le Judaïsme n’est qu’un tissu de mensonges ce qui s’applique aussi à l’Occident. Si Israël n’a jamais existé dans le passé alors sa restauration dans sa version moderne n’est qu’une supercherie colonialiste visant à conquérir des territoires sur lesquels il n’a ni droits historiques ou religieux ni revendications culturelles, et sa destruction est pleinement justifiée.
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Bat Ye'or : Mais si l’Histoire témoigne du contraire, alors l’Europe devient volontairement responsable d’un abominable crime de génocide en anéantissant l’existence du passé d’un peuple afin de lui ôter sa légitimité actuelle, ses droits humains religieux, culturels et historiques. Cette politique criminelle se reflète dans la participation organisationnelle autant que financière des nations européennes et de la Commission européenne à la campagne internationale d’incitation à la haine visant au démembrement d’Israël.
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Bat Ye'or : L’ancrage palestinien dans le nazisme : la dé-judaïsation de la chrétienté. Dans ce contexte, la déclaration de Kairos Palestine de 2010 qualifie Israël d’occupant d’une terre arabe, de colonisateur, de promoteur de l’apartheid ; à l’inverse les Palestiniens sont d’innocentes victimes résistant à l’occupation et aspirant seulement à la paix, la justice et la sécurité. La déclaration de Kairos, sans surprise condamne la théologie chrétienne qui est basée sur la Bible ou sur les faits bibliques ou sur toute histoire légitimant Israël. Comprenne qui pourra ; que reste-t-il de la théologie chrétienne, de la foi, ou de l’histoire, si l’on se débarrasse d’Israël dans la Bible ?
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Bat Ye'or : Se pourrait-il que les Palestiniens chrétiens soient des Nazis camouflés qui comme eux voulaient dé-judaïser la Bible ? Le texte se termine par un appel à tous les peuples, entreprises ou Etats à participer à la campagne BDS contre Israël. Cette requête est en concordance totale avec les préconisations de l’OCI et conforme aux vues des premiers dirigeants européens qui sont également responsables de la situation eurabienne actuelle. Quelles sont les conséquences du choix d'Al-Qods - c’est à dire d'une Jérusalem musulmane – par l’Europe pour son identité, pour évaluer sa propre histoire et sa politique d’immigration ? L’Europe qui a choisi Al-Qods et rejeté Jérusalem a en fait rejeté sa propre identité fondamentale.
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Bat Ye'or : Elle nie la Bible qui n’est pas seulement un texte religieux établissant un certain nombre de valeurs universelles mais aussi, pour les Chrétiens une chronique de l’avènement de Jésus et de la Chrétienté qui en sont les points culminants. S’il n’y avait pas eu de peuple Juif ni d’Histoire ni de Géographie Biblique, il n’y aurait pas eu de chrétienté non plus. Dans cette perspective le Judaïsme et la Chrétienté ne sont que d’énormes aberrations, et seuls demeurent valides le Coran et le Jésus musulman dont la mission eschatologique est la destruction de la Chrétienté. Le choix d’Al-Quds remplace la Bible par le Coran. L’Europe sait que l’OCI a décidé de déplacer son quartier général de Djeddah à Al-Qods.
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Bat Ye'or : L’OCI est considéré comme l’institution la plus adéquate pour représenter le Califat mondial avec sa mission d’ancrer l’Oummah universelle dans le Coran et la Sunna. Quelle église pourrait rester à Al-Qods ? En cherchant à détruire Israël, l’Eglise est en train de détruire sa propre existence. Avec un tel de désaveu de ses racines, peut-on encore être surpris que l’Europe ait bradé ses citoyens sur son propre territoire ? De la même manière, l’Union Européenne n’a cessé de harceler Israël et de remettre en question ses origines et ses droits, elle a assigné devant un tribunal les Européens courageux qui ont affirmé leur identité, leurs droits et leur liberté.
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Bat Ye'or : Le lien politique entre l’OCI et l’Union Européenne n’apparaît pas seulement dans le contexte du conflit arabo-israélien mais aussi dans la politique interne de l’Europe en ce qui concerne l’immigration musulmane massive commencée dans les année 1974-75. C’est alors qu’a été mise en place l’Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe chargée de transférer les demandes de la Ligue Arabe vers les pays de la Communauté Européenne et de suivre leur exécution en Europe. Transposant sa politique anti-israélienne en Europe, l’Union Européenne veut faire table rase des droits nationaux historiques et des privilèges des Etats nations souverains pour pouvoir transférer aux Nations Unies – dominées par l’OCI – la gouvernance mondiale des droits humains.
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Bat Ye'or : Les droits fondamentaux des Européens tels que la sécurité, la liberté d’expression et la connaissance de leur Histoire sont désapprouvés, rejetés et combattus par l’OCI sous l’apparence de la lutte contre l’islamophobie et de requêtes véhémentes pour une Europe multiculturelle. Enraciné dans la civilisation du jihad et de la dhimmitude l’OCI impose ses propres normes, utilisant pour cela l’Union Européenne comme relais, dans son nouvel empire occidental. Ainsi, alors que l’Europe s’enorgueillie de la création d’une gouvernance humanitaire universelle, sur la scène internationale l’OCI impose un ordre coranique des droits humains. En répudiant Israël, l’Union Européenne se répudie elle-même.
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Elle met l’accent sur son héritage gréco-romain éliminant le second, judéo-chrétien, pour plaire aux immigrants musulmans. En agissant ainsi l’Europe élimine ses fondements juifs comme si la chrétienté avait surgi du néant. Cette répression des identités est une concession de plus à l’Islam, hostile dans son essence aux Juifs et aux Chrétiens, problème qui n’a jamais été reconnu ni combattu. Jeter le Judaïsme (Israël) et la Chrétienté (l’Occident) dans les poubelles de l’histoire équivaut à supprimer les droits humains, historiques, religieux, culturels et nationaux des Juifs et des Chrétiens. Cela signifie adopter la dhimmitude.
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Bat Ye'or : Eurabia et le Palestinisme proviennent du même rejet, de la même politique appliquée à la destruction des Etats-Nations et ils expriment l’esprit et la culture des peuples condamnés à l’extinction pour satisfaire une utopie humanitaire globalisante. Leurs points communs sont : (1) la guerre contre Israël ; (2) la dé-judaisation de la Chrétienté ; (3) la dé-christianisation de l’Europe ; et (4) le lien politique Union Européenne-OCI visant à renforcer la gouvernance globale des Nations Unies que l’OCI monopolise. Cette approche suicidaire est spécifique à l’Europe; elle n’existe ni en Chine, ni en Inde ni dans les pays musulmans.
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Bat Ye'or : Lors des révoltes anarchiques du « Printemps Arabe » (Mars 2011), les Etats-Unis et la plupart des pays européens conduits par la France et son ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé, se sont impliqués dans des conflits tribaux arabes et africains, invoquant le « droits d’ingérence » et le « droit de protection ». Ces droits sont toutefois appliqués sélectivement et ne sont jamais invoqués pour protéger les chrétiens en Egypte, Irak, Turquie, Algérie, Soudan, Nigéria, Bangladesh, Indonésie, ou au Pakistan. Pas plus qu’ils ne sont invoqués lorsque des marins sont arbitrairement pris en otage par les Somaliens.
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Bat Ye'or : L’Europe trouverait tout à fait grotesque ou indécents d’invoquer ce type de droits contre la diffusion de haine anti-israélienne appelant à l’extermination des Juifs et contre le déluge de roquettes lancées depuis Gaza sur Israël ou contre les crimes hideux de ses alliés palestiniens et « protégés » contre les civils israéliens. Elle n’a pas non plus réagi lors de l’islamisation des lieux saints du judaïsme et de la chrétienté à Hébron par l’UNESCO obéissant aux ordres de l’OCI. Cependant cette approche ouvre une brèche sérieuse dans les droits historiques et religieux des Juifs et des Chrétiens et contredit la définition occidentale des droits humains. La reconnaissance de la Palestine par l’UNESCO est un signe avant coureur, à l’échelle mondiale, de l’islamisation des racines historiques et spirituelles du Christianisme et du Judaïsme et confirme l’assertion coranique que l’Islam précède et domine ces deux religions.
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Bat Ye'or : Voici ce qu'on trouve sur le site de l'OCI organisation de la Conférence islamique : Al Qods (C'est le nom de Jérusalem pour les musulmans qui n'utilisent pas le nom de Jérusalem dont la connotation est trop juive). La question de la Palestine et d’Al Qods Al-Sharif constitue la question centrale de l'Organisation de la Coopération Islamique, vu sa dimension religieuse et politique et vu qu’elle est la raison principale qui a abouti à sa création, suite à l'incendie criminel* dont la Sainte Mosquée d’Al-Aqsa a fait l’objet en 1969. L’OCI  considère la ville sainte d’Al Qods comme une partie intégrante du territoire palestinien occupé en 1967, et travaille à soutenir le peuple palestinien, à lui permettre d'exercer son droit à la pleine souveraineté sur la ville d’Al Qods, Capitale de l'État de Palestine, à préserver son patrimoine humanitaire et culturel et son identité arabe et à protéger ses lieux saints islamiques et chrétiens, conclut Bat Ye'or (fin des extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page).
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* Par un Australien chrétien fou, Rohan qui est déclaré coupable et condamné au confinement à vie dans un institut psychiatrique. Il est d’abord enfermé à l’hôpital spécialisé de Talbieh, à Jérusalem, puis en 1974, il est transféré en Australie pour finir ses jours dans un autre hôpital, où il décédera en 1995, alors qu’il continuait de subir des soins psychiatriques.
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Adaptation et mise en page de Michel Garroté pour lesobservateurs.ch
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http://www.newenglishreview.org/custpage.cfm/frm/101486/sec_id/101486
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http://www.danilette.com/2016/05/la-palestinisation-de-l-unesco-bat-ye-or.html
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Les palestiniens musulmans éradiquent l’histoire chrétienne

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Depuis plus de cinquante ans, les Européens ont lâché Israël pour s'aligner sur le monde arabo-musulman. Les Européens ont commencé par s'aligner sur la Ligue Arabe et l'OLP. Puis, ils se sont alignés sur l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI).
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Aujourd'hui, en 2016, le résultat est là : l'Europe accueille - et va continuer d'accueillir - des millions de migrants musulmans, parmi lesquels on dénombre des terroristes de l'Etat Islamique (EI). Cet Etat Islamique soutenu (en douce et parfois même pas en douce) par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar.
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L'Europe est d'abord devenue l'Eurabia. Maintenant, elle est en train de devenir - progressivement - un Califat qui compte déjà 80 millions de musulmans. Dans ce contexte, je publie, ci-dessous, une longue analyse du journaliste arabe israélien et palestinien Khaled Abu Toameh, analyse sur les palestiniens musulmans qui éradiquent l'histoire chrétienne.
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A propos des palestiniens musulmans qui éradiquent l'histoire chrétienne, le journaliste arabe israélien et palestinien Khaled Abu Toameh écrit notamment (extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page) : Pour les Palestiniens chrétiens, la destruction des vestiges d'une église Byzantine n'est qu'une tentative après l'autre des musulmans de l'Autorité Palestinienne (AP) et du Hamas, d'effacer l'histoire chrétienne et tous les signes d'une présence chrétienne en Cisjordanie et à Gaza. Un nombre croissant de chrétiens estiment aujourd'hui être devenus une cible pour l'AP et le Hamas en raison de leur religion. Des bulldozers ont été utilisés pour détruire des antiquités religieuses ; certains Palestiniens accusent le Hamas et l'AP de copier l'Etat islamique en matière de traitement des vestiges historiques. « Ou sont les responsables des différentes églises à Jérusalem et partout dans le monde ?
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Khaled Abu Toameh : Ou sont le Vatican et l'Unesco ? Ou sont les dirigeants et les hommes politiques qui parlent, parlent, parlent d'unité nationale et de préservation du patrimoine historique religieux ? S'agit-il d'une conspiration collective pour mettre fin à notre existence et à notre histoire au Moyen Orient ? » — Sami Khalil, un chrétien de Naplouse en Cisjordanie. Le sort des chrétiens palestiniens n'intéresse pas la communauté internationale. Sans doute parce que Israël ne peut pas être blâmé pour la démolition des vestiges archéologiques. Si les persécutions actuelles contre les chrétiens se poursuivent, le jour viendra où plus aucun chrétien ne pourra subsister à Bethléem. Les Palestiniens chrétiens ne décolèrent pas de la destruction des ruines de l'ancienne église byzantine récemment mise au jour à Gaza City.
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Khaled Abu Toameh : Leur colère a toutefois échoué à capter l'attention de la communauté internationale, notamment celle d'agences de l'ONU qui, comme l'Unesco, ont précisément pour mission de préserver les trésors du patrimoine culturel et naturel mondial. Des vestiges d'une église vieille de 1800 ans ont été découverts au Square Palestine d'Al-Daraj, un faubourg de Gaza City, là où le Hamas avait entrepris de bâtir un centre commercial. Cette découverte archéologique spectaculaire n'a aucunement impressionné les ouvriers qui ont déblayé les reliques et poursuivi leurs travaux de construction. Aussi incroyable que cela paraisse, les reliques ont été évacuées à coups de bulldozers, ce qui a provoqué les critiques acerbes de nombreux Palestiniens chrétiens.
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Khaled Abu Toameh : Certains n'ont pas hésité à établir un parallèle entre le Hamas et l'Autorité Palestinienne (PA) d'un côté et l'Etat islamique de l'autre concernant leur gestion des sites archéologiques. Pour les Palestiniens chrétiens, la destruction des vestiges de cette église Byzantine n'est qu'une tentative après l'autre des musulmans de l'Autorité Palestinienne (AP) et du Hamas, d'effacer l'histoire chrétienne et tous les signes d'une présence chrétienne dans les territoires palestiniens. Le Hamas a détruit les vestiges d'une église byzantine vieille de 1800 qui venait d'être mise au jour à Gaza City. Les accusations qui ont surgi traduisent l'amertume des Palestiniens chrétiens face à l'attitude de leurs leaders à Gaza comme en Cisjordanie.
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Khaled Abu Toameh : Mais elles témoignent aussi de la marginalisation et des persécutions qu'ils subissent en tant que chrétiens sous le joug du Hamas et de l'Autorité Palestinienne. Les Palestiniens chrétiens ont aussi été douloureusement affectés du désintérêt marqué de la communauté internationale, - Vatican et communautés chrétiennes de par le monde y compris -, face à ce qu'ils considèrent être une agression contre leur patrimoine et leurs lieux saints. Le Hamas a affirmé qu'il n'a pas les moyens de préserver le patrimoine historique d'une église. La crise financière qu'il affronte du fait du « blocus » de la bande de Gaza ne lui permettrait pas de dégager les millions de dollars et les équipes nécessaires à la préservation in situ d'un site chrétien.
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Khaled Abu Toameh : Quant à l'Autorité Palestinienne, elle déclare que la bande de Gaza est hors de son contrôle et qu'elle n'est pas en mesure d'empêcher la destruction de trésors archéologiques. On est toutefois en droit de remarquer que l'Autorité Palestinienne ne s'est pas prononcée publiquement contre la destruction de ce site archéologique. C'est pourtant cette même Autorité Palestinienne qui encourage à une « intifada » au couteau et à la voiture bélier contre les juifs accusés de « profaner » la mosquée Al Aqsa en raison des visites organisées au Mont du Temple sous protection policière. L'Autorité Palestinienne considère que les visites de Juifs sur le Mont du Temple sont bien plus graves que la démolition d'un important site archéologique chrétien dans la bande de Gaza.
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Khaled Abu Toameh : Au lieu de dénoncer la politique du Hamas en la matière, l'agence d'information Wafa, sous contrôle de l'Autorité Palestinienne, s'est borné à publier une dépêche qui fait état de l'indignation de quelques historiens et archéologues palestiniens. Un des leaders de la communauté chrétienne en Cisjordanie, le Père Ibrahim Nairouz, a écrit sa colère au premier ministre de l'Autorité Palestinienne, Rami Hamdallah contre la maltraitance gratuite des vestiges d'une église de la bande de Gaza. Le Père Nairouz a écrit : « Auriez-vous agi de même si les ruines s'étaient révélées être celles d'une mosquée ou d'une synagogue ? ». En signe de protestation, il a rendu publique sa décision de boycotter une visite du premier ministre palestinien à Bethléem et Hébron.
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Khaled Abu Toameh : De nombreux Palestinien chrétiens – et aussi quelques musulmans – se sont associés au Père Nairouz pour exprimer leur dégoût face à cette destruction. Sami Khalil, un chrétien de Naplouse en Cisjordanie a écrit : « Je crois que ce silence confine à la connivence. Mais la question se pose aussi de savoir où sont les spécialistes capables de préserver notre héritage chrétien ? Ou sont les responsables des églises à Jérusalem et dans le reste du monde ? Ou sont passés le Vatican et l'Unesco ? Ou sont les dirigeants et les hommes politiques qui parlent, parlent, parlent d'unité nationale et de préservation du patrimoine historique religieux ?
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Khaled Abu Toameh : Y aurait-il là une conspiration politique pour mettre fin à notre existence et à notre histoire au Moyen Orient ? ». Anton Kamil Nasser, un autre chrétien a commenté : « peu importe qu'il s'agisse d'une église ou d'un autre monument, il y a là une forme de terrorisme intellectuel et de régression ». Abdullah Kamal, un responsable de l'université Al-Qods de Jérusalem a affirmé : « je suis au regret de constater que le silence qui entoure la destruction de cet héritage archéologique et de ce site historique dans notre pays est l'équivalent d'un crime ». Une chrétienne de Jérusalem est a remarqué : "Honte à nous. Si cela était arrivé sous les juifs, ils auraient transformé le site en musée archéologique ».
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Khaled Abu Toameh : A l'évidence, la minorité chrétienne qui vit sous la férule de l'Autorité palestinienne et du Hamas n'est pas au mieux de sa forme. Ce n'est un secret pour personne, un nombre croissant de chrétiens en Cisjordanie et à Gaza a le sentiment d'être devenu une cible pour l'Autorité palestinienne et le Hamas. La destruction de l'église byzantine de Gaza n'est qu'un exemple parmi d'autres du manque de respect que l'Autorité palestinienne et le Hamas témoignent aux chrétiens. L'arrestation de Raja Elias Freij, 60 ans, un homme d'affaires chrétien de Bethlehem, par la police de l'Autorité Palestinienne, a également mis en rage la communauté chrétienne de Cisjordanie.
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Khaled Abu Toameh : L'Autorité Palestinienne affirme que Freij a été arrêté pour avoir menacé un commerçant de Bethléem, ce que lui-même, sa famille et de nombreux autres chrétiens nient vigoureusement. Au cours du dernier weekend, plusieurs chrétiens ont manifesté dans le Square Manger de Bethléem pour exiger la mise en liberté de Freij et accuser l'Autorité Palestinienne de discrimination religieuse. La communauté internationale détourne les yeux de la situation critique faite aux Palestiniens chrétiens. Sans doute parce que personne ne peut accuser Israël de porter atteinte aux antiquités chrétiennes. Si cette politique anti chrétienne se poursuit, un jour viendra où tous les chrétiens autochtones auront quitté Bethléem. Les pèlerins qui visitent le lieu de naissance du Christ devront amener alors leurs propres prêtres pour y conduire la messe, conclut Khaled Abu Toameh (fin des extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page).
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Michel Garroté, 14 avril 2016
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http://fr.gatestoneinstitute.org/7848/palestiniens-chretiens-histoire
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Le journaliste arabe israélien et palestinien Khaled Abu Toameh, primé à de nombreuses reprises, est basé à Jérusalem. Texte original : "Palestinians : Erasing Christian History" :
http://www.gatestoneinstitute.org/7832/palestinians-christian-history
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Un trou de 100 millions de dollars dans le budget de l’agence de l’ONU qui aide les réfugiés palestiniens

Nos lecteurs nous informent. Merci à Cenator.

Début août, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a lancé un appel pressant aux donateurs pour combler un trou de 100 millions de dollars dans le budget de l'agence de l'ONU qui aide les réfugiés palestiniens (UNRWA). Dans un communiqué, Ban Ki-Moon «exhorte tous les donateurs à faire que les 100 millions de dollars nécessaires soient versés à l'UNRWA dans les plus brefs délais afin que les enfants de Palestine puissent commencer leur année scolaire 2015-2016 sans retard».

Ban Ki-Moon a exprimé «sa profonde inquiétude devant la situation financière de l'Agence et les conséquences humanitaires, politiques et de sécurité qui en résulteraient», si elle n'était pas renflouée rapidement. L'UNRWA représente «un pilier de stabilité» pour cinq millions de réfugiés palestiniens dans une période de crise au Proche-orient, souligne le communiqué.

Source

Jésus était palestinien et bientôt il sera musulman


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Récemment, le Pape François aurait dit « Vous êtes un Ange de Paix » à Mahmoud Abbas. C’est faux. Le pape François a dit à Mahmoud Abbas : « Puissiez-vous être un ange de paix ». « Le Vatican reconnaît l'Etat palestinien » dans un communiqué, ont récemment écrit l’agence AP et l’AFP, aussitôt reprises par les médias.

Or, le communiqué du Vatican, lui, n’est pas aussi affirmatif, et, du reste, il n’aborde qu’un sujet spécifique, et, non pas, la reconnaissance de la « Palestine » par l’Eglise catholique. A supposer que l’Eglise catholique reconnaisse, déjà ou pas encore, un « Etat palestinien », l’information ne date pas du mercredi 13 mai 2015, comme l’ont laissé entendre l’agence AP et l’AFP.

Le communiqué du Vatican cite « les territoires palestiniens » et non pas « la Palestine » ou « l’Etat palestinien ». Cela dit, la majorité des catholiques, comme la majorité des autres gens, soutiennent la création d’un « Etat palestinien », sans savoir pourquoi. Et la majorité des catholiques sont, comme la majorité des autres gens, israélophobes, sans savoir pourquoi non plus. C’est le triste résultat de 50 ans de propagande pro-palestinienne et anti-israélienne.

Autre point : la récente canonisation de deux « palestiniennes ». Là, le Vatican a bel et bien utilisé le mot en question. Et c’est une erreur. Car les deux femmes arabes - canonisées en 2015 - ont vécu sous l’Empire ottoman. Et sous cet Empire, la « Palestine » n’existait pas. Pas plus qu’aujourd’hui.

L’usage systématique du mot « Palestine » pour désigner un Etat qui n'a jamais existé, pas même sous les Ottomans, cet usage systématique du mot « Palestine » est anachronique. Le terme « Palestine » a été instrumentalisé dès son origine, soit dès la révolte du patriote Juif Bar Kokhba vaincu par l'empereur romain Hadrien en 135.

Les Romains voulaient détruire en Judée tout souvenir de l’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nommèrent Jérusalem « Ælia Capitolina », et, pour désigner ce territoire, ils forgèrent le terme « Palestine » à partir du mot « Philistins », anciens ennemis des Hébreux disparus depuis. Le mot « Palestine » suggère - à tort - que la Palestine aurait existé comme Etat souverain.

Il faut ajouter qu’Israël est le seul pays du Moyen-Orient dont la population chrétienne augmente, essentiellement en raison de l’afflux des chrétiens - persécutés par « »l’Autorité palestinienne » (en clair le Fatah) - trouvant refuge dans l’Etat hébreu. Enfin, rappelons que le « palestinisme » est un regain, une métamorphose, une résurgence du marcionisme, qui vise à couper le christianisme de ses racines juives et à « palestiniser » Jésus-Christ.

Michel Garroté, 19 mai 2015

Sources :

http://www.desinfos.com/spip.php?article47807

http://leblogdemichelgarrote.blogspot.ch/2015/05/le-monde-ecrit-que-le-vatican-reconnait.html

http://www.veroniquechemla.info/2010/12/les-chretiens-dorient-vitalite.html

http://www.veroniquechemla.info/2010/12/leurope-et-le-spectre-du-califat-de-bat.html

  

La Suisse paiera 30 millions de francs par an à la Palestine

Bern, 12.10.2014 - Dans le cadre de la « Conférence du Caire pour la Palestine - reconstruire Gaza », le délégué à l’Aide humanitaire Manuel Bessler a confirmé aujourd’hui l’engagement de la Suisse en faveur du Territoire palestinien occupé à raison de 30 millions de francs par an en moyenne pour la période 2014-2017. Il a également évoqué le rôle de facilitateur de la Suisse concernant le processus de réunification palestinienne.

Pour la période 2014-2017, la Suisse prévoit d’allouer en moyenne 30 millions de francs par an à l’aide humanitaire et aux programmes de développement dans le Territoire palestinien occupé, ainsi qu’à des projets de promotion de la paix. Dans la continuation de son programme actuel, les domaines d’intervention principaux seront la gouvernance locale, la promotion de l’Etat de droit, le développement économique, ainsi que le soutien aux organisations humanitaires telles que l’UNRWA, le CICR ou le programme alimentaire mondial. En 2014, la Suisse a également alloué plus de 4 millions de francs supplémentaires en réponse aux besoins humanitaires crées par le conflit à Gaza.

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Situations irrégulières, cambriolages, drogues…: Toute la bande arabe est relâchée

Les policiers parviennent à localiser trois des auteurs présumés du cambriolage. Ils partagent un appartement avec six autres squatters, originaires du Maghreb et de Palestine, domiciliés à Gaillard, Annemasse, Genève et Marseille, précise le commissaire principal Philippe Guffon dans un communiqué de presse.

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La police embarque tout le monde. La fouille met au jour 200 grammes de résine de cannabis et environ trois cents bijoux divers, ainsi que du matériel électronique. Huit des neuf suspects sont en situation irrégulière en France. Un dixième homme est interpellé le lendemain. Il est sous le coup d'un mandat international pour une tentative d'homicide en Suisse en septembre 2014. Plusieurs individus sont confondus. Ils ont bien pénétré dans l'appartement de Gisèle, la Gaillardine. Cinq d'entre-eux sont en infraction à la loi sur les stupéfiants.

Toute la bande a été relâchée après la garde à vue, quatre personnes se sont vues signifier l'obligation de quitter le territoire français. Le dixième individu a été présenté au parquet général de Chambéry en vue de son extradition.

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Italie: Pendant que les Chrétiens sont persécutés en Irak, l’Église prie pour Gaza

Cette année, la célébration du Grand Pardon d'Assise, les 1er et 2 août a été consacrée à la Terre Sainte. Les participants, réunis dans la ville de saint François, le « Poverello », ont été invités à prier pour la fin des combats à Gaza.

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Dans un message, l'évêque d'Assise, Mgr Domenico Sorrentino, a évoqué la « profonde déception» suscitée par ce nouveau conflit porteur de morts et de ruines. La visite du pape François en Terre Sainte en mai dernier et la prière pour la paix convoquée le 8 juin 2014 par le pape au Vatican pour réunir les présidents israélien et palestinien, Shimon Peres et Mahmoud Abbas, afin d'invoquer la paix, avait pourtant suscité beaucoup d'espoir. 

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TV finlandaise: Tirs depuis l’hôpital Shifa à Gaza

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Une correspondante du journal finlandais Helsingin Sanomat a diffusé vendredi soir un reportage tourné à l’hôpital Shifa de Gaza dans lequel elle confirme que des roquettes ont bien été tirées depuis le centre médical. "C’est la vérité, des missiles ont été tirés depuis l’hôpital sur Israël, nous avons entendu un bruit très fort", a-t-elle affirmé.

Il s’agit de la première correspondante internationale à Gaza qui fait état de tirs effectués depuis le centre hospitalier.

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La RTS affiche clairement sa position pro Palestine et crée la polémique

La RTS est censée représenter le service public suisse: le devoir de neutralité est clairement transgressé.

Une vidéo humoristique traitant du conflit israélo-palestinien est au coeur d'un nouveau buzz en France et en Afrique du Nord, dix mois après sa publication.

Depuis une semaine, un sketch humoristique diffusé en septembre 2013 sur la chaîne «La Première» de la Radio télévision suisse (RTS) est au cœur d'un nouveau buzz sur la toile. «Hâte-toi lentement: le Monopoly palestinien» montre une partie injustement disproportionnée du célèbre jeu de plateau entre un joueur israélien et un Palestinien. Le premier, qui détourne les règles en sa faveur, écrase littéralement le second, proposant un regard critique sur la situation du conflit qui s'éternise au Proche-Orient.

Contactée, la RTS nous a indiqué qu'elle assumait tout à fait le contenu de son sketch.

 

Source et auteur

France: Une vidéo choquante lors des manifestations propalestiniennes

http://youtu.be/XJdVZwttWtg

Comparaison: A contrario, voici ce que se permettait la police française face à des gens non violents de la Manif’ pour tous.

repression-fasciste-socialiste

Un officier de police plaque sa main sur la bouche, l'autre main bloquant fermement le poignet d’une manifestante isolée, sans arme, simplement opposée à la loi Taubira pour l’empêcher de crier ses slogans. Il est bien clair que cette policière n'oserait jamais imposer un pareil traitement aux manifestants pro-Palestine.

Cette photo a été prise lors du 14 juillet 2013 sur l’Avenue des Champs Elysées dans un pays qui se dit démocratique telle que la France.

En Belgique aussi: Manifestation propalestinienne, drapeaux brûlés et appel au djihad (VIDÉOS)

La manifestation propalestienne, qui a quitté la gare du Nord à Bruxelles, était bloquée, dimanche vers 15h15 à hauteur du Passage 44. Des jeunes en tête de cortège ont brûlé un drapeau israélien et s’en sont pris à des voitures. Des pierres ont aussi été lancées. La police est intervenue et a bloqué le cortège. Près de 1.500 personnes étaient déjà rassemblées, dimanche à 14 heures, devant la gare du Nord à Bruxelles au départ de la manifestation organisée par la plate-forme Urgence Gaza qui regroupe diverses associations, ONG et syndicats. Le décompte définitif devrait atteindre plusieurs milliers de personnes.

http://youtu.be/DxfKT1_WvwA

Entre la place Rogier et le Botanique, un groupe de jeunes a pris la tête du cortège. De jeunes radicalisés se sont exilés du cortège pour s’en prendre aux forces de l’ordre. Un jeune homme a même sauté sur le camion satellite de la VRT et en est tombé lorsque le chauffeur du véhicule a accéléré.

Qui plus est, on a pu apercevoir quelques drapeaux de l’EIIL dressés par certains manifestants.

 

Manifestation pro-palestinienne à Bruxelles: appel au Djihad

http://youtu.be/hCw5Bp57ABA
Source

Le  lien

c'est ici

Saluts nazis dans les rues de Paris

Eux ont le droit de le faire !

Enième manifestation en France. Plusieurs milliers d'immigrés musulmans se sont réuni Place de la République à Paris pour protester contre l'opération israélienne dans la bande de Gaza, défiant l'interdiction.

Désormais, la République française n'a plus le contrôle de la capitale.

Les manifestants ont scandé "Israël assassin, Hollande complice" et "nous sommes tous palestiniens". Beaucoup ont été vu en train de faire la quenelle, et même le salut nazi.

La tension est montée lorsque des milliers de manifestants ont commencé à lancer des pierres contre la police qui a riposté avec des gaz lacrimogènes.

Le NPA, mouvement d'extrême gauche a décidé de passer outre à l'interdiction et de maintenir la manifestation comme prévu en "solidarité au peuple palestinien", a déclaré le leader du NPA, Olivier Besancenot.

Désormais, les islamistes et la "soi-disant" gauche sont bras-dessus, bras dessous. Et ils font le salut nazi.

Le ministre de l'intérieur, résigné au fait que la manifestation avait quand même lieu, a prié les organisateur d'au moins éviter les violences et les déprédations.

Sans succès.

Source en italien (trad. D. Borer)

Un député britannique tweete qu’il “aurait tiré une roquette s’il était à Gaza”, puis s’excuse

Le député britannique David Ward, membre du parti Libéral démocrate, troisième parti du pays dirigé par Nick Clegg, a provoqué une controverse mardi en publiant le message suivant sur son compte Twitter : "La grande question est : si je vivais à Gaza, aurais-je lancé une roquette? Oui, probablement".

Deux heures plus tard, M. Ward enchaîne avec un autre tweet, détournant, cette fois, la fameuse phrase prononcée par l'ancien président américain John Kennedy, "Ich bin ein Palestinian", ou "Je suis un Palestinien" (Kennedy avait lancé en allemand "Ich bin ein Berliner" lorsque d'une visite en Allemagne de l'Ouest en 1963).

Ces déclarations ont suscité de vives critiques de la part des Travaillistes et des Conservateurs, les deux principaux partis du pays, rapporte le Washington Post, et au delà. Refusant initialement de s'excuser, M. Ward a néanmoins du faire marche arrière mercredi, s'expliquant longuement, condamnant les violences commises par les deux parties en conflit, et finissant par s'excuser.

Suite

Émeutes à Paris à la suite de manifestations pro Palestine

Bienvenue dans le monde parfait du multiculturalisme voulu par la gauche.

41 gardes à vue et 12 policiers blessés:

Quarante-et-une personnes étaient dimanche matin en garde à vue sur un total de 65 interpellées la veille en marge d'une manifestation pro-palestinienne à Paris interdite et qui a donné lieu à des incidents, a-t-on appris de source judiciaire. Elles sont notamment soupçonnées de "violences volontaires aggravées" (avec arme ou en réunion) sur les forces de l'ordre et "rébellion", a-t-on précisé de même source. Une des personnes gardées à vue est mineure.

Samedi soir, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, dressant à la préfecture de police de Paris le bilan de la journée, avait fait état de quelque 70 interpellations et 30 gardes à vue, ainsi que d'une douzaine de policiers et gendarmes mobiles légèrement blessés. Entre 4 000 et 10 000 personnes, selon les estimations respectives de la police et des organisateurs, avaient bravé samedi l'interdiction de manifester décidée par la préfecture de police en raison selon elle de risques de troubles à l'ordre public. Le rassemblement, toléré malgré tout sur la place de la République bouclée par les forces de l'ordre, avait donné lieu à des heurts lorsque des petits groupes ont commencé à lancer des projectiles sur les CRS et gendarmes.

Source

"Cette manifestation est illégale, mais pour nous elle est plus que légitime. Il s'agit de manifester notre solidarité avec un peuple qui est en train de se faire massacrer", expliquait Hugo, jeune militant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, extrême gauche).

Source

Vidéos tirées des manifestations pro Palestine du samedi 26 juillet.

Prières dans la rue à la fin de la première vidéo.

http://youtu.be/86ojZYfWTMk

http://youtu.be/keTHoGHyN44

Autriche: les joueurs du Maccabi Haifa molestés par des pro-palestiniens (vidéo)

Des propalestiniens d'origine turque investissent le terrain lors d'un match d'entraînement contre Lille.

Le match d'entraînement de l'équipe israélienne de football du Maccabi Haïfa contre celle de Lille, qui se déroulait en Autriche à Bischofshofen (province de Salzbourg), a été interrompu mercredi soir à la 85è minute sur le score de 2:0 en faveur du LOSC après l'irruption d'activistes propalestiniens sur le terrain, brandissant des drapeaux palestiniens et agressant les joueurs israéliens.

Cinq minutes avant la fin du match d'entraînement entre Haïfa et Lille, plusieurs dizaines d'activistes propalestiniens ont brandi des drapeaux turcs et palestiniens et ont molesté les joueurs israéliens tout en les insultant et en crachant sur eux. Les agresseurs seraient, selon les joueurs de Haïfa, d'origine turque.

Les joueurs du Maccabi Haifa ont immédiatement reçu l'ordre de quitter le terrain et de se réfugier dans les vestiaires.

Les forces de police autrichiennes sont intervenues pour protéger les Israéliens.

"Ne nous énervons pas, il y a eu un incident, la police est arrivée et les choses se sont calmées", a déclaré le directeur sportif du Maccabi Haïfa Itamar Cizik. "Les joueurs sont un peu contrariés, mais tout va bien. Personne n'a été blessé et c'est ce qui compte", a-t-il ajouté.

"Nous avons vécu une expérience désagréable de la violence sur le terrain", peut-on lire dans le communiqué du club du Maccabi. "En tant que club nous appelons à la coexistence et à la tolérance, mais cette attaque a été planifiée et est dangereuse à la lumière de l'incitation des médias turcs, car il s'agit principalement des immigrés turcs", poursuit le communiqué.

La situation sécuritaire en Israël et à Gaza a donc débordé mercredi soir à l'extérieur de la région.

Cinq minutes avant la fin du match d'entraînement entre Haïfa et Lille, plusieurs dizaines d'activistes propalestiniens ont brandi des drapeaux turcs et palestiniens et ont molesté les joueurs israéliens tout en les insultant et en crachant sur eux. Les agresseurs seraient, selon les joueurs de Haïfa, d'origine turque.

L'Europe est actuellement le théâtre de nombreux débordements anti israéliens et antisémites dans les cortèges des manifestations en faveur de Gaza.

https://www.youtube.com/watch?v=j-q5-szbDeM

Source