Ormuz : le brut repasse, les prix ne baissent pas
Le pétrole brut a retrouvé environ 80 % de son débit d’avant-guerre dans le détroit d’Ormuz, mais le Brent reste au-dessus de 100 dollars. En Europe comme en Suisse, diesel et mazout abordent l’hiver à des niveaux records.
Sept mois après le début de la guerre, 13,1 millions de barils de brut franchissent chaque jour le détroit, contre 17,1 millions auparavant, selon la société Kpler, citée par Gulf News. Beaucoup de pétroliers naviguent transpondeur éteint, si bien que le trafic déclaré reste très faible : 132 passages en une semaine fin septembre, contre 130 par jour avant le conflit, note Al Jazeera.
Les prix ne suivent pas. Le Brent a clôturé à 107,35 dollars le 28 septembre, après le rejet par Donald Trump du plan iranien de réouverture du détroit, et valait encore 102 dollars le 1er octobre. Téhéran dit avoir reçu mercredi une réponse officielle de Washington, sans en révéler le contenu. Les stocks mondiaux ont fondu de 555 millions de barils, d’après Kpler.
Dans l’Union européenne, le litre de diesel coûtait en moyenne 2,159 euros au 14 septembre et celui d’essence 2,063 euros, des records depuis 2005, soit près de 40 % et 29 % de plus qu’en début d’année, rapporte Euronews. En France, l’énergie a renchéri de 21,2 % en un an et l’inflation est passée à 3 % en septembre, selon l’Insee.
La Confédération n’est pas épargnée. Le diesel y a atteint 2,41 francs le litre le 18 septembre, un record absolu d’après le TCS, qui incrimine aussi l’arrêt temporaire de la raffinerie de Cressier et les basses eaux du Rhin. Le mazout est passé de 1,10 à 1,60 franc le litre depuis la mi-juin, indique la SRF. Les produits pétroliers ont augmenté de 31,2 % en un an, mais l’inflation suisse se limite à 1 % en septembre, relève Blick.
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