jeudi 18 juin 2026
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Une permanence « antirépression » à l’Unige : la CUAE encore au service de l’agitation d’extrême gauche

Les Observateurs (la rédaction)
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Une fois de plus, le syn­di­cat étu­diant CUAE prête ses locaux à la mou­vance radi­cale. Mer­cre­di 17 juin, le grou­pus­cule plus ou moins clan­des­tin Anti­rep, relayé par la coa­li­tion NoG7, a annon­cé d’y tenir deux « per­ma­nences juri­diques » des­ti­nées à recueillir les doléances des mani­fes­tants anti-G7 du 14 juin et à les conseiller en cas de pour­suites.

Sous cou­vert d’« aide juri­dique », l’o­pé­ra­tion révèle sur­tout la col­lu­sion désor­mais habi­tuelle entre un syn­di­cat étu­diant ultra-mino­ri­taire et les groupes acti­vistes enga­gés dans un bras de fer assu­mé avec la police. Anti­rep, faut-il le rap­pe­ler, est l’au­teur d’un véri­table manuel du par­fait gué­rille­ro anti­fa.

Le rec­to­rat lui-même a fini par poser une limite : ces per­ma­nences ne sont admis­sibles que pour les étu­diants de l’U­nige. Dans des pro­pos rap­por­tés par Wat­son, « Ce n’est pas le cas si [elles] s’a­dressent à des per­sonnes externes, sans lien avec l’u­ni­ver­si­té », pré­cise Mar­co Cat­ta­neo, son direc­teur de la com­mu­ni­ca­tion. Une mise au point qui en dit long sur les liber­tés que s’oc­troie la CUAE.

Le finan­ce­ment de ce syn­di­cat fait d’ailleurs débat. La CUAE per­çoit auto­ma­ti­que­ment 3,50 francs par étu­diant et par semestre − un pré­lè­ve­ment que PLR, UDC et MCG avaient ten­té, début juin, de rendre facul­ta­tif au Grand Conseil. Ils ont échoué de jus­tesse, le PS et le Centre ayant fait bar­rage. Autre­ment dit, l’en­semble des étu­diants finance mal­gré eux un appa­reil mili­tant qui ne les repré­sente nul­le­ment.

Les réac­tions poli­tiques sont à la hau­teur de l’a­ga­ce­ment. Pour Pierre Nicol­lier (PLR), il est inac­cep­table que la CUAE mette ses locaux à dis­po­si­tion d’un groupe enga­gé dans un rap­port de force avec la police, pro­fi­tant « une nou­velle fois des moyens finan­ciers » de l’u­ni­ver­si­té pour mener « un agen­da poli­tique d’ex­trême gauche ». L’UDC, par la voix d’A­lexandre Che­va­lier, se dit car­ré­ment « scan­da­li­sée » qu’un groupe « aux limites de la léga­li­té » squatte ain­si un bâti­ment uni­ver­si­taire.

Fran­çois Baert­schi (MCG) enfonce le clou : la CUAE n’a pas à « prê­ter la main à des groupes radi­caux poten­tiel­le­ment vio­lents », et l’U­ni­ver­si­té « manque de cou­rage face aux dis­cours de cer­tains de ses étu­diants légi­ti­mant la vio­lence ». Jean-Marc Guin­chard (Le Centre) note avec iro­nie que cette per­ma­nence ne s’in­té­res­se­ra sans doute guère aux vio­lences com­mises par les black blocs.

Seul le PS défend l’o­pé­ra­tion, ses copré­si­dents Aman­da Gavi­lanes et Cyril Miz­ra­hi esti­mant que la CUAE « ne fait rien d’illé­gal » et que l’U­ni­ver­si­té doit res­ter « un lieu de débat ». Sol­li­ci­tée, la CUAE, elle, n’a pas dai­gné répondre − fidèle à une dis­cré­tion sélec­tive.

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