Edito de Michel Zendali (photo)
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Nul n’est besoin d’être un grand mathématicien pour comprendre: Un pays de 8 millions d’habitants, avec un taux de chômage figurant parmi les plus bas en Europe, ne peut résoudre les problèmes d’un marché économique européen de 500 millions d’habitants, dont les chiffres du chômage sont 2 à 8 fois plus élevés, selon les pays.
La libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union Européenne est une aberration. Même un enfant en âge scolaire de 1er cycle comprend cette adéquation.
«La libre circulation des personnes, telle qu’elle est définie actuellement dans le droit de l’Union européenne, ne survivra pas au-delà des cinq ou dix prochaines années», affirme Aymo Brunetti, ex-secrétaire d’Etat à l’économie, dans une interview accordée vendredi à la Basler Zeitung et à la Luzerner Zeitung.
Le haut fonctionnaire lâche ainsi un pronostic audacieux. Rappelons que le peuple et les cantons ont approuvé le 9 février 2014 l’initiative populaire de l’Union démocratique du centre intitulée «Contre l’immigration de masse». Remettant en cause, au moins partiellement, l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes, cette initiative a suscité des difficultés non négligeables entre Berne et Bruxelles.
Christian Hofer: Voici le cadeau de fin d'année de notre traductrice Schwarze Rose: l'analyse sur la situation en Suisse par Monsieur Blocher.
Comme on le constate ici, Blocher est très loin d'être un extrémiste mais tous les médias ont entériné cette image mensongère afin de propulser le PS et autre PDC comme étant des partis "raisonnables" pour qui il fallait voter afin de "s'opposer au populisme".
Nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui s'annonce très chargée.
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Le Blick: M. Blocher, la campagne pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) a frappé un grand coup - et a lancé l'initiative pour la résiliation de la libre circulation des personnes. Avez-vous conseillé?
- Christoph Blocher: Non, je ne suis pas là-bas pour conseils. L'UDC a un calendrier légèrement différent.
Vous sentez-vous floué en tant que fondateur de l'Asin?
- Je suis impatient que l'Asin soit une organisation indépendante. J'étais le président fondateur. L'Asin est une organisation de combat pour l'indépendance, car on ne peut pas faire confiance aux partis sur ce sujet. Par conséquent, l'ASIN doit agir de façon indépendante. Et il le fait maintenant.
Est-ce que l'UDC va soutenir l'Asin?
- La décision doit être prise en temps voulu. A présent, le Parlement a décidé de tolérer l'immigration de masse et de ne pas appliquer la Constitution.
A partir du 9 février 2017, le Conseil fédéral est donc obligé d'adopter un règlement qui met en œuvre le mandat constitutionnel. S'il ne le fait pas, la libre circulation des personnes serait résiliée comme l'a annoncé à plusieurs reprises le Conseil fédéral. S'il échoue également, les citoyens doivent agir. A ce moment-là, à mon avis, l'initiative pousse à mettre fin à la libre circulation des personnes. Il faut que l'UDC décide à ce moment-là.
Au lieu de se plaindre sur la mise en œuvre de l'initiative contre l'immigration de masse, l'UDC pourrait à présent aussi saisir le référendum contre la loi.
- Cela ne réduit pas l'immigration. Je suis pour une renonciation. Cependant, l'UDC doit encore prendre une décision.
Pourquoi votre veto?
- Le Parlement a adopté une solution nulle. Mais un référendum victorieux apporterait - en l'état actuel - également une solution zéro. Et après? Le Conseil fédéral s'est affilié à cette solution nulle au sein du parlement. Celui qui avance à genoux devant l'UE est incapable d'accomplir la volonté du peuple.
C'est une insinuation. Le Conseil fédéral devrait revenir sur sa proposition de clause de sauvegarde unilatérale. Et vous avez votre quota et votre plafonnement.
- Cela, il pourrait le faire automatiquement. Selon la Constitution, il est même obligé de le faire. Il ne le fait pas aujourd'hui, et il ne le fera pas demain non plus. Il a abandonné sa proposition au Parlement.
De toute façon, il y a un autre vote sur l'immigration. Le Conseil fédéral présentera la contre-proposition à l'initiative Rasa mercredi. À quoi faut-il s'attendre?
- Moyennant une certaine réserve à l'égard des traités bilatéraux ou en général le droit international, le Conseil fédéral veut porter atteinte à l'article constitutionnel. Le droit international - droit communautaire - est placé au-dessus de la Constitution suisse et les citoyens sont désemparés. Une énormité que ne connaît aucun autre pays.
Par conséquent, une votation de base va avoir lieu: La libre de circulation des personnes - oui ou non? Si le Conseil fédéral gagne ce vote, allez-vous respecter la volonté du peuple et laisser l'initiative de résiliation disparaître?
- Bien sûr que non. A ce moment-là, l'initiative de résiliation est nécessaire plus que jamais. Dans le cas où le traité de la libre-circulation des personnes, en tant que loi internationale, est au-dessus de tout, il doit être éliminé de toute façon.
Et dans le cas où l'UDC gagne la votation Rasa?
- A ce moment-là, l'article actuel sur l'immigration s'applique. Mais si le Conseil fédéral et le Parlement ne l'appliquent pas - par crainte de l'UE -, cela nécessite l'initiative de résiliation. A ce moment-là, vous ne pouvez plus suivre l'UE. Sur cette question, nous avons perdu la confiance dans le Conseil fédéral et le parlement. C'est un coup d'état en cours qui enlève le pouvoir au peuple.
A ce moment-là, y aura-t-il deux votations fondamentales?
- Probablement. Il s'agit de l'indépendance de la Suisse, de l'application de la démocratie directe et de limiter l'immigration de masse.
Vous avez été rattrapé par la réalité. En 2016, il n'y a plus 80'000 personnes mais 60'000 personnes qui ont immigré en Suisse.
- Pfui! Dans les temps actuels, 60'000 personnes - cela n'est pas supportable pour la Suisse. Les gens sont partout licenciés et malgré ceci on recrute à l'étranger. A cela s'ajoute tout le domaine de l'asile. (...)
Quelle sera l’influence de la primauté du chômage adoptée par le Parlement ?
- Zéro. En outre, tous les citoyens de l'UE peuvent venir, s'enregistrer et bénéficier. Supposons que je voudrais absolument pour mon entreprise un étranger, je peux lui dire: Viens en Suisse et annonce-toi à l'Office régional de placement (ORP)! De cette façon, l'ORP pourra te recommander à moi! Mais pour être totalement honnête: Personne ne croit ce conte de fées, qu'avec cette décision de "non mise en œuvre", on aura un seul étranger en moins venant en Suisse. Je dirais même le contraire.
(...)
En mars, un rassemblement "contre le mépris de la volonté populaire" se tiendra devant le Palais fédéral. Est-ce que l'UDC devrait y participer?
- Je ne sais pas. Lorsque le mouvement provient de la population, c'est déjà une bonne chose. Espérons que cela aide.
Votre base n'a ni de culture ni de tradition pour les manifestations.
- Nous sommes un parti libéral-conservateur. Prendre les rues n'est pas notre moyen principal. L'UDC a des représentants forts à tous les niveaux de l'Etat. Mais de toute évidence, le socialisme cultive davantage la culture de la manifestation. Lors de l'accord de l'EEE, il y avait aussi des rassemblements. A présent, cela bouillonne à nouveau au sein du peuple - du côté conservateur.
Sur quoi basez-vous votre affirmation?
- Je m'étonne de la grogne qui monte contre la Berne fédérale. Des gens en colère viennent à moi et disent qu'il faut mettre le feu au Palais fédéral.
Que dites-vous à ces gens qui choisissent probablement votre parti?
- Que je peux comprendre leur colère. Mais je ne crois pas aux idées révolutionnaires. Une révolution n'a jamais résolu un problème. Elle ne construit rien, mais au contraire détruit. Lorsque le peuple a dit 'Non' à l'EEE, le Conseil fédéral a voulu entrer dans l'UE, j'aurais pu dire "en avant marche." A ce moment, le Palais fédéral aurait brûlé.
Mais je suis persuadé qu'on peut tout résoudre autrement - aussi longtemps que le peuple est pris au sérieux. Si ce n'est pas le cas, les ennemis de la démocratie doivent être rejetés et remplacés par des amis de la démocratie.
Le nouveau parlement est actif depuis une année. Que pensez-vous de vos membres prometteurs comme Roger Köppel, Magdalena Martullo et Hans-Ueli Vogt?
- Un instant, il y en a encore d'autres. Franz Grüter de Lucerne est quelqu'un d'efficace, David Zuberbühler d'Appenzell fait un bon travail, la Conseillère nationale de Bâle Campagne Sandra Sollberger, mais aussi avec les nombreux nouveaux membres d'Uri, de Soleure, de Schwyz, de Vaud et d'autres, je suis très satisfait. Leur problème c'est le Parlement de centre-gauche.
C'est un non-sens Monsieur Blocher. En collaboration avec le PLR, votre partenaire de longue date, vous avez la majorité au Conseil national et au Conseil fédéral.
- Notre partenaire? Le PLR a dirigé la décision de non mise en œuvre et les syndicats ont guidé la main de Philipp Müller. Ils aident à renoncer à l'indépendance de la Suisse et "roulent dans la farine" (dialecte de verschaukeln) la population.
Quel est le problème avec le PLR? Petra Gössi semble faire de la politique de centre-droit.
- Vous devez demander cela aux libéraux. Je ne suis pas psychiatre.
Lors de l'initiative contre l'immigration de masse, le PDC était votre allié.
- C'est une exagération. Mais au moins, ils ont réalisé qu'ils ne peuvent pas effacer la violation de la Constitution même en se confessant. Au final, le PDC, par son abstention décisive, a fait en sorte que le modèle de Philippe Müller, sous l'influence des syndicats, soit accepté.
Le Conseil fédéral a étendu la libre circulation des personnes à la Croatie. Qu'en dites-vous?
- La Constitution est claire: "Il ne doit y avoir aucune conclusion d'accords internationaux qui vont à l'encontre de cet article." Donc, la décision est encore une violation de la constitution.
Source Traduction Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch
Une porte-parole de la Commission européenne a laissé entendre mardi que l'UE s'était immiscée dans les travaux du Parlement suisse lors de la mise en œuvre de l'initiative sur l'immigration de masse.
"On peut dire que la Commission (européenne) a, jusqu'ici, accompagné le processus, mais l'a aussi dirigé un peu afin de s'assurer qu'il aille dans la bonne direction", a indiqué mardi la porte-parole de la Commission européenne Mina Andreeva.
Une porte-parole de la Commission européenne a clairement laissé entendre, mardi à Bruxelles, que les instances européennes s’étaient immiscées dans les travaux du Parlement suisse au moment de la mise en œuvre du 9 février 2014.
Ces propos confirment des rumeurs qui circulent depuis plusieurs mois quant à l’implication de l’Union européenne (UE) dans la rédaction de la loi d’application du 9 février 2014.
Jusqu'où l'UE a-t-elle suivi l’élaboration de cette loi? "Le président (de la Commission européenne Jean-Claude) Juncker a rencontré le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann cinq fois et lui a parlé au téléphone huit fois. On peut dire que le président n'a investi autant de temps avec pratiquement aucun autre leader de pays tiers", a-t-elle précisé.
A Berne, cette déclaration n'a pas manqué de faire réagir. "C’est un gag!", a par exemple lancé un haut responsable du Département des affaires étrangères, questionné par la RTS. "Ils feraient mieux de prendre leurs vacances de Noël, d'aller prendre l'air à la montagne, manger de la dinde et boire du porto", a renchéri un de ses collègues.
Contacté, un diplomate suisse spécialiste des relations avec l’UE a eu de la peine à cacher son embarras. Voyant dans cette déclaration "une maladresse", il s'est empressé de la démentir: selon lui, il n'y a eu aucune implication de l’UE dans les travaux parlementaires, mises à part des discussions et des clarifications.
Cette position rejoint celle qu'a défendue récemment la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga lors d'une réponse à l’UDC lucernois Franz Grüter: "Nous avons procédé nous-mêmes à ces contrôles, sans personne d'autre, a-t-elle affirmé. Nous avons minutieusement examiné la loi que vous fabriquez pour voir si, de notre point de vue, elle est compatible ou non avec l'accord sur la libre circulation des personnes"
Une version qu'a confirmée mardi à la RTS le Département de justice et police, affirmant que le Parlement a été "libre" dans ses choix.
Nos remerciements à Wilhelm ✙ ن et à Info
Suite au véritable coup d’Etat survenu ces jours à Berne, une restauration énergique de notre ordre démocratique devient des plus urgentes. L’ASIN lance l’initiative de résiliation.
Le parlement a décidé de se passer de l’article 121a de la Constitution fédérale et renonce sans droit à la politique d’immigration indépendante et souveraine que le peuple s’est choisie. Les membres des lobbys économiques et de la commission européenne ont remporté une victoire d’étape. Bruxelles doit être satisfaite. Jamais notre classe politique n’avait autant cédé en matière de souveraineté ; pour eux, c’est un succès, à n’en pas douter.
Berne vient de lâcher non seulement notre démocratie directe, mais encore la capacité de la Suisse à rester concurrentielle tandis que les entreprises, et le marché du travail dans son entier, montent à l’abattoir de la bureaucratie européenne. En outre, il apparaît que le Conseil fédéral cherche à monter un contre-projet à l’initiative RASA dans le but évident de contourner la volonté populaire et nous forcer ni plus ni moins qu’à l’adhésion de fait.
Le 16 décembre 2016 est un jour sombre pour l’indépendance et la neutralité de la Suisse, pour notre démocratie directe.
En conséquence, l’ASIN ne compte pas rester les bras ballants et lancera, aussi vite que possible une initiative populaire en vue de la restauration de notre démocratie. S’il nous interdit de vivre libres, l’Accord de libre circulation doit disparaître. La politique de soumission systématique de la Berne fédéral doit s’arrêter là. L’ASIN n’admettra pas qu’en 2017, précisément 25 ans après le refus du peuple d’adhérer à l’EEE, un quarteron de bureaucrates domestiqués nous fasse rentrer dans l’UE par la porte de derrière. Nous sommes un pays, libre, indépendant et souverain. On n’est pas en Union européenne, ici le peuple décide de son sort !
Le 9 février 2014, le peuple suisse et les cantons ont décidé qu’une conduite indépendante et souveraine de l’immigration devait être un but primordial à inscrire dans la Constitution. Le Conseil fédéral et le Parlement ne sont pas disposés à appliquer cette norme constitutionnelle. Le bricolage que viennent de pondre les Chambres n’est qu’une poudre aux yeux empreinte d’une bonne dose de cynisme. La volonté du peuple suisse de faire usage de son droit à disposer de lui-même a été clairement bafouée. Le Conseil fédéral et ses sous-traitants eurolâtres n’ont pas réussi à obtenir de Bruxelles une adaptation gracieuse de la libre circulation ? Du coup ils préfèrent se soumettre sans combat. L’UE serait le maître de l’Accord, donnerait les ordres alors que nous devrions obéir. Depuis 2015, le Tribunal fédéral, docile, fait primer les dispositions de l’Accord sur la libre circulation des personnes sur le droit suisse. En est-ce fini donc de tous ces siècles de liberté ?
Le contre-projet à l’initiative RASA (qui souhaite effacer l’article 121a), annoncé par le Conseil fédéral, va, lui aussi, ignorer le but constitutionnel. Le Conseil fédéral poussera la marche en avant d’une intégration systématique du droit européen sous prétexte de « sauvegarder la voie bilatérale ». Et cela sans compter les dispositions relatives à l’Accord-cadre qui tomberont dans le lot. Le but est clair, puisqu’il est impossible d’arracher l’adhésion dans les urnes, l’on va livrer les clefs du pays, de son droit, de ses institutions, à l’UE. A compter de ce jour, le droit, les juges européens, primeront sur les décisions de ce peuple qui, décidément, ne sait pas voter comme il faut.
L’ASIN a analysé les différentes options à disposition pour permettre au seul véritable souverain de ce pays de réaffirmer son droit face aux partisans déchaînés d’une adhésion à tout prix . Dans la forêt de traités déjà consentis, L’ASIN vise en priorité le rétablissement de la souveraineté populaire en matière d’immigration.
C’est pourquoi l’ASIN veut lancer aussi vite que possible une initiative populaire en vue de résilier l’Accord de libre circulation des personnes avec l’UE. La libre circulation des personnes n’est utile qu’aux grands groupes. Un nombre croissant de citoyens suisses sont mis à la porte des entreprises pour engager des travailleurs plus jeunes et moins chers en provenance de l’UE. Les Etats membres de l’UE ne résilieront pas les six accords bilatéraux I (les accords sur le trafic aérien et le transit routier sont dans leur intérêt direct), raison pour laquelle nous ne nous laisserons pas intimider par la propagande des lobbys économiques et de leurs marionnettes. Nous en avons assez que notre pays courbe l’échine devant la technocratie de Bruxelles et nous rende vulnérables à ce chantage continuel en trahissant les intérêts de la Suisse. La liberté ne se perd que si l’on ne s’en sert pas !
Ce vendredi 16 décembre 2016 est une tragédie pour la Suisse indépendante et démocratique. La Classe politique et ses prétendues élites ont tombé le masque et montré leur vrai visage: ils ont pris peur, ont mis le pays en panne, hissé le drapeau blanc et se préparent à une reddition sans condition. Si c’est cela leur solution miracle, qu’ils apprennent qu’elle ne nous convient pas. Aujourd’hui comme il y a 25 ans, l’ASIN répond présent !
Alors que PLR et le PS se sont inclinés aujourd'hui devant l'UE en acceptant une loi d'application qui viole grossièrement l'article constitutionnel issu de l'initiative contre l'immigration de masse, la majorité du Conseil fédéral ne se gêne plus non plus et montre son vrai visage au peuple suisse. Le gouvernement a en effet décidé de ratifier le protocole concernant la Croatie alors que ce texte est en opposition évidente avec l'art. 121a de la Constitution fédérale et avec une condition émise par le Parlement.
Dans l'article constitutionnel 121a (alinéa 4) approuvé le 9 février 2014 par le peuple suisse ont lit textuellement ce qui suit: "Aucun traité international contraire au présent article ne sera conclu". De surcroît le Parlement n'a accepté le 17 juin 2016 la ratification du protocole qu'à la condition qu'il existe "une règlementation de l'immigration compatible avec le droit suisse". Il est donc, d'une part, clair que l'extension de la libre circulation des personnes à la Croatie viole directement la Constitution fédérale puisqu'elle étend cette libre circulation au lieu de la restreindre; d'autre part, comme il est incontestable que la décision de ce jour du Parlement concernant l'application de l'initiative contre l'immigration de masse (art. 121a cst.) ne répond d'aucune manière aux exigences constitutionnelles, on ne saurait pas non plus affirmer que la condition fixée par le Parlement pour la ratification du protocole concernant la Croatie est remplie. De ce point de vue également, l'ordre juridique suisse n'est pas respecté.
Il faut donc bien admettre que le Conseil fédéral ignore une fois de plus la Constitution et la volonté du peuple par cette décision inacceptable. L'UDC rejette catégoriquement cette violation de la Constitution par le gouvernement fédéral et elle continuera de se battre de toutes ses forces pour le respect du peuple qui a exigé la limitation de l'immigration de masse.
Source
Le Conseil fédéral a décidé vendredi de ratifier le protocole étendant la libre circulation à la Croatie. C'était la condition posée par Bruxelles.
Le protocole entrera en vigueur le 1er janvier 2017. Le gouvernement a chargé le Département des affaires étrangères de confirmer à l'UE en collaboration avec le Département de justice et police la conclusion du processus de ratification. L'UE avait informé la Suisse dès le 9 novembre de la conclusion de cette procédure.
Nos remerciements à Wilhelm ✙ ن
La Haute-Savoie (F) comptait 6249 frontaliers de plus en 2016 que l'année précédente. La répartition de la compensation financière genevoise, votée mardi matin par le département français, permet de connaître précisément la localisation de ces travailleurs, indiquait mercredi la «Tribune de Genève». En tout, leur nombre s'élevait cette année à 89'366, soit 7,5% de plus qu'en 2015. Les détenteurs d'un permis frontalier (G) étaient 76'027, tandis que les Suisses et les binationaux installés en Haute-Savoie ont leur nombre s'établir à 13'339.
Rappels:
Immigration de masse: La préférence indigène tombe aussi à l’eau pour satisfaire l’UE
Les travailleurs européens installés en Suisse ne sont qu’une minorité à occuper des emplois touchés par une pénurie de personnel, selon une étude du département de l’Economie publique zurichoise, révélée dimanche par la NZZ am Sonntag.
Cette étude zurichoise intervient alors que le Conseil des Etats entame mercredi le débat très attendu sur la mise en oeuvre de l’initiative « contre l’immigration de masse ».
Dans les secteurs où la main-d’oeuvre manque en Suisse, 4 personnes sur 5 venues à la faveur de l’accord sur la libre-circulation ne correspondent pas aux profils dont le marché du travail a besoin, selon cette étude. Celle-ci s’est penchée sur une quinzaine de secteurs ou métiers dans lesquels il y a pénurie de main-d’oeuvre. Seuls 20% des travailleurs arrivés en Suisse depuis 2007 sont actifs dans une branche où la pénurie sévit.
Dans la catégorie des frontaliers, seul 1 travailleur sur 6, formé ou diplômé, est employé dans sa branche. A Genève, par exemple: seuls 14,6% des frontaliers couvrent les besoins du marché de l’emploi dans les secteurs spécifiques.
Travailleurs moins qualifiés?
Alors que la Suisse a d’abord besoin de médecins, d’informaticiens, de personnel soignant ou d’ingénieurs, ce sont surtout des travailleurs moins qualifiés qui arrivent dans le commerce de détail, la gastronomie ou encore la construction. Dans le bâtiment, par exemple, on engagerait des étrangers parce qu’ils sont plus performants que les Suisses de plus de 50 ans qui eux sont sous pression, selon cette étude.
RTS via Fdesouche.com
La solution actuellement proposée par le Parlement helvétique est «un système permanent» qui limite la libre circulation, estiment des juristes de l'UE. Même si les mesures sont temporaires, a expliqué une source proche du dossier. Tant les experts que les Etats membres semblent s'accorder là-dessus.
Les Etats européens ne considèrent donc toujours pas la proposition suisse comme compatible avec le principe de libre circulation des personnes.
L'objectif de cette démarche est de donner la priorité à l'embauche aux Neuchâtelois plutôt qu'aux frontaliers français par les biais des ORP. Il s'agirait d'inscrire dans la loi la préférence indigène à l'embauche.
Ainsi des Tessinois garés sur le parking d'un centre commercial très prisé des Suisses à Tavernola, dans la banlieue de la ville, ont eu la désagréable surprise de découvrir des affichettes peu avenantes sur leur pare-brise. Le contenu, imprimé sur des feuilles A4 en majuscules, était on ne peut plus clair: «Vous aimez venir chez nous faire vos achats car c'est bien moins cher? Alors puisque vous ne voulez plus nous laisser travailler chez vous (selon votre dernier référendum), vous êtes priés de rentrer chez vous faire vos courses. Vous avez aussi des supermarchés.»
Mais ce n'est pas tout: le texte était agrémenté d'une menace très claire elle-aussi: «la prochaine fois que nous vous verrons faire vos achats en Italie, nous vous crèverons les pneus. Et pas seulement.»
Source et article complet
Sans la libre circulation des personnes, les relations entre la Suisse et l'UE sont en danger, a estimé Paolo Gentiloni. Dans l'immédiat, toutefois, l'initiative n'aura pas de conséquences pratiques, selon lui.
Roberto Maroni a pour sa part déclaré que la décision tessinoise mettait en péril les droits de ses concitoyens en refusant l'accès à des dizaines de milliers de frontaliers. Des «contre-mesures appropriées» vont être étudiées dès lundi, a-t-il affirmé.
Or les élus n’entendent pas introduire, conformément au texte, de contingents ni de plafonds pour limiter la main-d’œuvre en provenance de l’UE. Aussi bien l’UDC que les pro-européens de RASA demandent que la question soit tranchée par un nouveau vote populaire. Le plus remonté par cette non-application de l’initiative, c’est le ténor de l’UDC Christoph Blocher. Il pilonne ses cousins PLR dans le Tages-Anzeiger. «Pour le PLR, l’UE est plus importante que le peuple suisse.
Il craint la dénonciation des accords bilatéraux bien que l’UE n’y ait aucun intérêt. Le PLR, c’est le parti des poules mouillées.» Son parti va-t-il lancer le référendum sur la loi d’application? Blocher n’en voit pas l’intérêt car aucune solution ne serait proposée. Il menace, en revanche, de lancer une nouvelle initiative fédérale pour dénoncer les Bilatérales si le Parlement adopte la solution douce de la Commission du National.
Trois cambrioleurs, de nationalités française, marocaine et algérienne, ont été interpellés vendredi vers 11h50 à Bursins, sur la Côte vaudoise.
La police a trouvé dans leur voiture le butin d'un cambriolage perpétré peu auparavant.
Rappels:
A revoir aussi, la provocation de Micheline Calmy-Rey à la suite de la votation sur Schengen-Dublin, se moquant de l'UDC :
https://youtu.be/j66B-5Bn4Cg?t=3m45s
La solution trouvée par une commission du National pour mettre en oeuvre l'initiative contre l'immigration de masse est perçue positivement par Simonetta Sommaruga et Johann Schneider-Ammann. Pour la première, la baisse de l'immigration dépend des employeurs.
Si les employeurs prennent conscience qu'ils doivent d'abord chercher des collaborateurs indigènes pour des postes à repourvoir, alors l'immigration peut être réduite, explique la ministre de la justice dans d'un entretien avec le journal alémanique NZZ am Sonntag. La proposition prévoit une préférence indigène avec la publication des offres d'emploi d'abord dans les offices régionaux de placement.
Christian Hofer: Libre circulation que la gauche a protégé tout en clamant que c'était un droit de choisir son lieu de travail en Europe: une belle ânerie lorsqu'on voit le taux de chômage en France et ses conséquences chez nous.
On notera que les instances "humanitaires" appliquent aussi la même arnaque, les Occidentaux n'étant que les esclaves de "la morale humaniste". Tout doit être fait gratuitement pendant que les PDG de ces organisations se goinfrent. L'article parle de "rituel" alors qu'il s'agit d'exploitation humaine et de précarisation de nos jeunes! Sur d'autres continents, si des Blancs avaient appliquer une telle méthodologie à des Noirs, tous les médias auraient parler de néo esclavagisme. Ici rien.
Évidemment, le canton de Vaud très à gauche refuse de protéger nos jeunes. Il ne manquerait plus que ce canton fasse quelque chose pour les Suisses...
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Les jeunes diplômés sont de plus en plus nombreux à se plier au «rituel» du stage dans l’espoir de trouver un emploi. Un phénomène engendré par les exigences du marché du travail (où il faut à la fois être jeune et avoir de l’expérience) et amplifié ces dernières années par l’ouverture de ce marché à la libre circulation des personnes.
Dans ces secteurs prisés, scientifiques, culturels, en lien avec les relations internationales ou humanitaires, il existe désormais une tendance à ne pas payer les gens, à l’instar de ce qui se fait en Europe.
L’émission Temps présent avait décrit le phénomène l’an dernier. Les stages peuvent parfois durer des années et certains diplômés se retrouvent à naviguer de place en place, restant dépendants de leurs parents, voire de l’Etat.
L’attentat terroriste de Nice a eu une conséquence politique immédiate. Il implique entre autres le rétablissement de contrôles aux postes de douane. Suite à cette décision, les pays limitrophes de la France comme l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne ou la Belgique ont renforcé également le contrôle aux frontières. Cela représente une entrave à la libre circulation des personnes au sein de l’UE. Or cette libre circulation est toujours présentée comme «un principe intangible» quand la Commission européenne discute avec la Suisse sur la poursuite des Bilatérales. Bruxelles brandit cet argument pour refuser toute concession en matière de contingents.