Etats-Unis : une candidate à l’investiture démocrate pour 2020 propose 100 milliards de dollars de réparations pour l’esclavage

Une auteure à succès, conseillère spirituelle d’Oprah Winfrey et candidate à l’investiture du parti démocrate pour 2020, a déclaré jeudi qu’elle se présente pour apporter un « réveil moral et spirituel » à l’Amérique.

« Nous avons besoin d’un réveil moral et spirituel dans le pays », a déclaré Marianne Williamson à John Berman, de CNN, dans une interview accordée ce jeudi dans « New Day ». « Rien de moins n’est suffisant pour changer fondamentalement les schémas de notre dysfonctionnement politique. »
Elle a brossé un tableau sombre des États-Unis, les décrivant comme un pays en proie à un système économique amoral et à un racisme systématique, avec des millions d’enfants vivant dans le « désespoir et le traumatisme chronique ».
[…]
Elle propose également 100 milliards de dollars de réparations pour l’esclavage, soit 10 milliards de dollars par an répartis sur 10 ans.
« Je crois que 100 milliards de dollars donnés à un comité pour affecter cet argent à des projets économiques et à des projets éducatifs de renouveau pour cette population est une dette à payer, » […]

source 1:

source 2: CNN

Etats-Unis : une fusillade fait plusieurs morts dans une synagogue à Pittsburgh, un suspect arrêté

Une fusillade a eu lieu, samedi 27 octobre, dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie (est des Etats-Unis), rapportent les médias américains, qui évoquent plusieurs victimes. "Il y a un tireur dans la zone de Wilkins et Shady. Eviter le quartier", ont tweeté les services de sécurité publique de la ville. Selon les médias américains, des fidèles étaient rassemblés dans la synagogue pour un office.

 Au moins quatre morts, selon les médias américains. La fusillade a fait au moins quatre morts selon WPXI. De son côté, CBS évoque "au moins huit morts". Trois officiers de police ont été touchés par des balles, selon un porte-parole.

 Le tireur a été arrêté. Selon les autorités, l'auteur de la fusillade a été arrêté.

 Donald Trump réagit sur Twitter. Le président américain, qui s'est exprimé sur Twitter, appelle les habitants à rester à l'abri.

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Francetvinfo.fr

Le Japon entend-il transformer l’alliance avec Washington en Moscou-Pékin-Tokyo?

Les déclarations de Vladimir Poutine et Shinzo Abe sur la conclusion d’un traité de paix faites à Vladivostok transformeraient qualitativement les relations entre Moscou et Tokyo. À l’heure actuelle, il ne s’agit pas d’une alliance à part entière, mais ces changements ne resteront pas inaperçus dans la région.

Sur fond de la proposition de Vladimir Poutine de conclure un traité de paix sans condition préalable avec le Japon, lors du Forum économique oriental à Vladivostok, Moscou et Tokyo ont la chance de transformer qualitativement leurs relations bilatérales, annonce le Journal de Montréal.

Les relations entre ces deux pays ont toujours étaient assombries par la question de l'archipel des Kouriles, dont l'appartenance à la Russie était contestée par la partie japonaise. Ce problème non seulement ne permet pas de conclure un traité de paix, mais aussi dissuade la coopération économique russo-japonaise. En cela, les entreprises japonaises pourraient investir dans des projets d'exploitation de ressources en Sibérie, souligne le journal.

L'initiative du Président russe et la réaction positive du Premier ministre japonais Shinzo Abe pourraient inverser cette situation, estime l'auteur de l'article. Selon lui, une zone de libre-échange ou une administration conjointe sur les Kouriles pourraient figurer parmi des solutions possibles. Dans ce contexte, des experts et médias ne nient pas la possibilité d'une alliance entre la Russie, le Japon et la Chine, pour que l'archipel puisse s'intégrer au projet chinois de nouvelle route de la soie.

Toutefois, ces prévisions sur un axe Moscou-Pékin-Tokyo semblent être prématurées, estime le quotidien. Les liens militaires et économiques entre le Japon et les États-Unis sont trop forts pour être rompus du jour au lendemain. Bien que des Japonais se prononcent contre la présence militaire américaine dans leur pays, notamment contre la base à Okinawa, Tokyo et Washington restent des alliés proches.

Néanmoins, il y a des facteurs diluant l'amitié monolithique nippo-américaine. La situation sur la péninsule coréenne échappe à l'influence de Washington, alors que Moscou et Pékin s'engagent de plus en plus sur le dossier coréen, constate le Journal de Montréal. Quant à Tokyo, il pourrait être intéressé au rapprochement avec la Russie pour diminuer l'influence de la Chine dans la région. Ainsi, plus Washington emprunte la voie de l'isolationnisme, plus ses alliés chercheront d'autres alliances, conclut l'auteur de l'article.

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Les États-Unis renforcent leur présence militaire en Syrie, selon la presse

Se référant à des sources sur place, une agence de presse turque énumère les sites militaires américains dans le nord de la Syrie, dont le nombre continue d’augmenter, et explique que cela témoigne de l’intention de Washington de se maintenir dans ce pays proche-oriental.

Les militaires américains installent de nouveaux centres opérationnels et bases dans le nord de la Syrie, informe l'agence turque Anadolu.

Plus tôt, la Turquie a accusé à plusieurs reprises les États-Unis de livrer des armements aux forces d'auto-défense kurdes qu'Ankara qualifie de terroristes liés au Parti des Travailleurs du Kurdistan, interdit dans ce pays.

Se référant à des sources locales, l'agence précise que lancée en août, la construction de nouveaux sites américains témoigne du désir de Washington de maintenir une présence à long terme dans la région. Ces sites se multiplient dans des agglomérations de l'est et de l'ouest de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie. Quant à la base américaine dans la province de Deir ez-Zor, elle est située près du plus important gisement pétrolier du pays.

L'agence note que les États-Unis ont commencé à créer des bases militaires en Syrie en octobre 2018. Alors, deux bases aériennes ont apparu près de Hassaké (capitale du gouvernorat du même nom) et huit centres opérationnels à Raqqa (capitale du gouvernorat portant le même nom) et à Manbij (gouvernorat d'Alep). Depuis le mois de juillet 2017, les États-Unis ont construit en Syrie cinq autres nouveaux centres opérationnels et bases, dont deux dans le gouvernorat d'Alep et deux autres dans le nord de celui de Raqqa. En outre, Washington a mené à bien la construction d'une autre base dans le gouvernorat de Deir ez-Zor, où sont concentrés la plupart des gisements pétroliers du pays.

Selon les informations d'Anadolu, une autre base américaine est déployée près du champ pétrolifère de Saban, dans le nord-est du gouvernorat de Deir ez-Zor, et à dix kilomètres à l'est de l'Euphrate. En outre, les Américains agrandissent un site situé dans le nord de Raqqa et utilisé comme aérodrome.

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Les États-Unis cherchent à étendre leur présence militaire en Grèce

Affaire du pasteur américain Andrew Brunston, soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis aux milices kurdes syriennes dans leur combat contre l’État islamique, achat de systèmes russes de défense aérienne S-400 « Triumph », restriction sur les livraisons d’avions de combat F-35A, refus de l’extradition du prédicateur Fethullah Gülen qui, vivant en Pennsylvanie, est accusé par les autorités turques d’être à l’origine de la tentative du coup d’État du 15 juillet 2016… Tels sont les contentieux du moment entre Ankara et Washington.

Le 17 août, le président américain, Donald Trump, n’a nullement cherché à apaiser des relations devenus compliquées. « La Turquie a profité des Etats-Unis pendant beaucoup d’années. Ils retiennent notre merveilleux pasteur chrétien [Andrew Brunston, ndlr], à qui je dois maintenant demander de représenter notre Pays en tant qu’otage patriote », a-t-il ainsi commenté, via Twitter, justifiant ainsi les sanctions économiques prises à l’égard d’Ankara, lesquelles ont fait plonger la livre turque.

Plus tôt, son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est membre de l’Otan depuis 1952, avait prévenu qu’il chercherait de « nouveaux amis et de nouveaux alliés » si l’attitude de Washington à l’égard d’Ankara ne changeait pas. « À moins que les États-Unis ne commencent à respecter la souveraineté de la Turquie et prouvent qu’ils comprennent les dangers auxquels notre nation est confrontée, notre partenariat pourrait être en danger », avait-il estimé. Et l’on peut penser, sans se tromper, que le Kremlin regarde ces développements avec intérêt…

Dans ce contexte, le sort de la base d’Incirlik, notamment utilisée par les États-Unis (et la coalition) pour leurs opérations contre l’EI en Irak et en Syrie, suscite des interrogations.

Abritant des bombes nucléaires tactiques B-61 de l’Otan et située dans le sud de la Turquie, la base d’Incirlik a été déclarée opérationnelle en 1955. Elle accueille notamment le 39th Air Base Wing de l’US Air Force. Or, Ankara est en mesure d’en bloquer l’accès. En 2017, devant l’interdiction faite à des députés allemands de s’y rendre pour rencontrer le détachement de la Luftwaffe qui y était affecté dans le cadre de la coalition anti-jihadiste, Berlin décida de redéployer ses avions Tornado ECR en Jordanie.

En août, une association d’avocats proches du président Erdogan a déposé une plainte pour demander l’arrestation d’officiers américains affectés à Incirlik au moment de le tentative de coup d’État de juillet 2016, en raison de leur rôle supposé dans cette affaire.

Aussi, le Pentagone cherche-t-il des alternatives à la base d’Incirlik. Il s’agirait de continuer à pouvoir mener des opérations en Syrie et en Irak tout en gardant un oeil sur la Libye ainsi que sur les activités militaires russes en Méditerranée orientale et en mer Noire. Plusieurs pistes existent… Mais c’est vers la Grèce que ses responsables regardent. Comme le général Joseph Dunford, le chef d’état-major interarmées américain.

« Si vous regardez la géographie ainsi que les opérations actuelles en Libye et en Syrie tout en considérant les autres opérations potentielles en Méditerranée orientale, la Grèce offre des opportunités importantes », a en effet affirmé le général Dunford, devant des journalistes, le 4 septembre, lors d’une visite à Athènes.

Pour le moment aucune base grecque n’a été identifiée pour accueillir éventuellement un contingent américain. « Ce sont des discussions que le général Scaparrotti [commandant suprême des forces alliées en Europe, ndlr] et d’autres ont en ce moment. Ils regardent autour de la région pour savoir où ils veulent déployer des forces dans les cinq à dix prochaines années » a commenté un responsable américain dont les propos ont été rapportés par Military Times.

Toutefois, le général Dunford a précisé que cette prospection en Grèce n’était « pas liée » aux tensions entre Washington et Ankara. Et d’affirmer qu’il espérait que l’utilisation de la base d’Incirlik se poursuivrait car, pour le moment, il n’est pas question d’établir une présence permanente dans la patrie d’Homère.

En effet, a-t-il expliqué, il s’agit, du moins à l’heure actuelle, d’intensifier les exercices conjoints avec les forces armées grecques et de faciliter l’accès des avions et des navires américains aux infrastructures militaires de la Grèce, comme par exemple à celles de la baie de Souda, en Crète.

Quoi qu’il en soit, et dans le cadre d’un accord de défense bilatéral, l’US Air Force utilise déjà une base grecque, en l’occurrence celle de Larissa, pour mettre en oeuvre des drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper non armés pour des « missions de reconnaissance. »

Cette présence serait « temporaire », c’est à dire qu’elle devrait durer le temps nécessaire pour « réparer » une base en Afrique… Cela étant, Larissa est idéalement placée pour surveiller les mouvements des navires de la flotte russe de le Mer noire en Méditerranée orientale…

Cela étant, la base d’Andravida, située dans l’ouest de la Grèce, pourrait éventuellement convenir au Pentagone. Du moins, c’est l’analyse faite par le centre de recherche Bipartisan Policy Center, qui s’est livré à une recherche sur les possibles alternatives à la base d’Incirlik. Des bases en Bulgarie et en Roumanie pourraient également faire l’affaire.

D’ailleurs, c’est en Roumanie, précisément sur la base de Câmpia Turzii, qui accueille déjà des avions de combat de l’Otan, que l’US Air Force est en train de construire les infrastrutures nécessaires pour mettre en oeuvre des drones Reaper.

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Syrie : Le ton monte sérieusement entre Américains et Russes au sujet de la région d’At-Tanf

Quand le président russe, Vladimir Poutine, dit que le régime syrien doit recouvrer le contrôle de la totalité de son territoire, il ne parle pas seulement de la province d’Idleb, encore aux mains de groupes rebelles dominés par la coalition jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-Front al-Nosra, autrefois lié à al-Qaïda)… Mais aussi de la région d’At-Tanf, près de la frontière syro-jordanienne.

D’une surface de 55 km2, cette dernière est stratégique dans la mesure où elle est située sur l’axe Damas-Bagdad et que son contrôle permet d’empêcher les infiltrations terroristes en Jordanie. Depuis 2016, des commandos américains y sont déployés pour appuyer une faction de l’Armée syrienne libre contre les jihadistes de l’État islamique [EI ou Daesh].

L’an passé, cette région, pourtant déclarée « zone de déconfliction » par les états-major russes et américains, fut le théâtre de plusieurs incidents, obligeant la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis à intervenir contre les troupes gouvernementals syriennes et leurs alliés.

Mais depuis le début de ce mois, la Russie a haussé le ton au sujet de cette présence militaire américaine à At-Tanf. Au point d’avertir, au moins à deux reprises, Washington que ses forces ainsi que les troupes syriennes étaient désormais prêtes à lancer une offensive dans cette zone, qui, selon Moscou, abriterait des « terroristes ».

« Les Russes ont informé les États-Unis, le 1er septembre, via la ligne de communication [établie pour éviter les incidents en Syrie], qu’ils avaient l’intention d’entrer dans la zone de déconfliction d’At Tanf pour poursuivre les terroristes », a déclaré le lieutenant-colonel Earl Brown, un porte-parole de l’US CENTCOM, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient.

« Les Russes ont indiqué par note écrite le 6 septembre qu’ils allaient faire des frappes de précision dans la zone de déconfliction d’At-Tanf contre les terroristes », a ensuite continué le lieutenant-colonel Brown. « Les États-Unis et leurs partenaires n’ont besoin d’aucune assistance pour y combattre l’EI et nous avons conseillé aux Russes d’en rester à l’écart », a-t-il insisté.

« Les Russes ont accepté une zone de déconfliction de 55 km2 autour d’At-Tanf afin d’éviter tout incident avec nos forces » et d’utiliser les « canaux de déconfliction », a rappelé l’officier. Aussi, il « n’y aucune raison pour que les forces russes ou pro-régime viennent violer les limites de cette zone », a-t-il assuré.

Aussi, afin de dissuader toute action dans le secteur d’At-Tanf, l’US CENTCOM y a lancé, le 7 septembre, un exercice d’assaut héliporté avec une centaine de soldats de l’US Marine Corps et des moyens d’artillerie.

« Nos forces vont démontrer leur capacité à se déployer rapidement, à attaquer une cible avec des forces aériennes et terrestres ainsi qu’à effectuer une exfiltration rapide dans toute la zone d’opérations » de la coalition [Inherent Resolve], a expliqué l’US CENTCOM. « Des exercices comme celui-ci renforcent nos capacités pour défaire le groupe État islamique et garantissent que nous sommes prêts à répondre à toute menace qui pèse sur nos forces », a-t-il ajouté.

Reste que la situation dans ce secteur demeure préoccupante. « Les États-Unis ne cherchent pas à combattre le gouvernement syrien ou des groupes qui pourraient lui apporter un soutien. Cependant, s’ils sont attaqués, les États-Unis n’hésiteront pas à utiliser la force nécessaire et proportionnée pour défendre leur forces, celles de la coalition et leurs partenaires », a prévenu le lieutenant-colonel Brown.

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Les États-Unis renforceront encore leur présence militaire en Allemagne

Les États-Unis, qui comptent déjà plus de 30.000 soldats stationnés en Allemagne, vont encore renforcer leur présence militaire dans ce pays malgré un éventail de critiques énoncées par Donald Trump contre Berlin, a annoncé vendredi l'ambassadeur américain en Allemagne.

Quelque 1.500 soldats supplémentaires seront envoyés d'ici 2020 en Allemagne, un futur déploiement qui contribuera à «renforcer la sécurité de l'Otan et de l'Europe», a indiqué Richard Grenell dans un communiqué, cité par l'Agence France-Presse (AFP).

Cette annonce intervient malgré un série de critiques adressées depuis son élection par Donald Trump aux pays membres de l'Otan, et à l'Allemagne en particulier, accusés d'être de mauvais payeurs et de s'en remettre aux États-Unis pour assurer leur sécurité.

Les 29 pays membres de l'Alliance s'étaient engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB aux dépenses de défense à l'horizon 2024.

Mais une quinzaine de pays, dont l'Allemagne, le Canada, l'Italie, l'Espagne et la Belgique sont encore très loin de l'objectif, avec moins de 1,4% de leur PIB pour la défense en 2018, et certains se disent incapables de respecter leur parole en 2024 en invoquant leurs contraintes budgétaires. Ce qui irrite le locataire de la Maison-Blanche.

L'Allemagne est une des cibles privilégiées de sa vindicte: elle est accusée de débourser des milliards pour acheter du gaz et du pétrole à la Russie au lieu de contribuer aux dépenses de défense. L'Allemagne a prévu de consacrer 1,5% de son PIB aux dépenses militaires en 2025.

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Il existe une approche judéo-chrétienne de la guerre

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Michel Garroté -- Le terrorisme, concrètement, c'est l'emploi de la terreur. Et, par conséquent, la lutte contre le terrorisme, c'est la lutte contre l'emploi de la terreur. Vu sous cet angle, il existe une approche judéo-chrétienne de la guerre. Les pays libres et laïcs de culture (et non pas de "religion") judéo-chrétienne, sont, du fait de cette culture, en droit de faire la guerre au terrorisme, de faire la guerre à l'emploi de la terreur, de résister, par les armes, à l'emploi de la terreur, de porter cette résistance armée au-delà de leurs frontières, comme le font les Etats-Unis et Israël.
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Le problème, c'est que dans les pays libres et laïcs, les médias, et, une partie de la classe politique, voudraient "une guerre qui ne fasse pas de victimes". Dès que les Etats-Unis et Israël mènent une guerre de résistance à l'emploi de la terreur, une résistance armée à l'emploi de la terreur, nos médias, et, une partie de notre classe politique, parlent de "riposte disproportionnée" (d'une "guerre qui fait des morts" en quelque sorte). Résultat : le Hamas, le Hezbollah et les Pasdaran (par exemple) agissent en toute impunité, sachant qu'en Occident, les faiseurs d'opinion leur délivrent un droit de tuer et nous interdisent de riposter.
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A ce propos, le colonel François-Régis Légrier vient de publier un essai sur la guerre juste, intitulé "Si tu veux la paix, prépare le guerre" (cf. sources en bas de page). Par delà les traités d’histoire militaire et de stratégie, voici l’étude des principes qui doivent guider toute action politique au sujet de la guerre « afin de l’éviter quand il le faut ou de la mener à bien quand c’est nécessaire ». Son fil directeur reprend l’antique devise de l’actuelle école de guerre française : "si vis pacem, para bellum". Pour l’avoir oublié par négligence ou idéologie, notre pays a plusieurs fois payé très cher son amnésie. Oui, il existe une approche toute inspirée de sagesse évangélique pour concevoir et faire la guerre, et c’est toute l’actualité de la doctrine de la guerre « juste ».
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A propos des guerres contre les "dictateurs" de Serbie comme d'Irak, l'auteur écrit par exemple, "La guerre étant un acte politique, la dialectique consistant à assimiler un chef d'Etat à un brigand et la guerre à une opération de police est une aberration lourde de conséquences. En effet, loin de pacifier les relations internationales, cette dialectique, négation du politique, contribue à faire disparaître l'état de paix et l'état de guerre au profit d'un état de crise permanent. Elle exacerbe le sentiment d'injustice chez les peuples considérés comme des Etats-voyous ou faillis et met donc en mouvement des forces qu'il est de plus en plus difficile de contrôler. Ensuite, en assimilant la guerre à une opération de police, cette dialectique tend à confondre police et armée."
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Autre sujet d'actualité, la fameuse "guerre contre le terrorisme" :
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"Le terrorisme est un concept désignant un mode d'action - l'emploi de la terreur. Dans ces conditions, "lutter contre le terrorisme" ne veut rien dire. On combat un Etat, une organisation, mais pas un concept. Faire la guerre à un concept est une chose qui risque de durer longtemps. A cet égard, l'expression "lutte contre le terrorisme" est surtout révélatrice de l'incapacité à nommer l'ennemi et donc à l'affronter. On peut craindre que cette capitulation sémantique soit le prélude à une capitulation plus générale."
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Enfin, sur le concept même de guerre juste, qui peut choquer quelques chrétiens, l'auteur écrit : "Certes, on trouve dès l'origine du christianisme une tendance pacifiste prenant appui sur certaines phrases de l'Evangile telles que : "Je vous dis de ne pas résister aux méchants" (Matthieu 5, 39) ou encore : "Ceux qui frappent par l'épée périront par l'épée" (Matthieu 26, 52).
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Mais cette tendance, prônée notamment par Tertullien et Origène, ne sera pas reprise dans la doctrine de l'Eglise, laquelle affirme clairement l'usage légitime de la force contre les fauteurs de troubles intérieurs et extérieurs. Au IVe siècle, saint Ambroise rappelait notamment que "celui qui, en mesure de le faire, n'écarte pas de son prochain une injustice, est autant coupable que celui qui commet l'injustice" et est aussi "pleine de justice la force qui, à la guerre, protège la patrie contre les barbares" (cf. sources en bas de page).
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Adaptation & Mise en Page de Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Sources :
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L'article :
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http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/06/oui-il-existe-une-approche-toute-inspir%C3%A9e-de-sagesse-%C3%A9vang%C3%A9lique-pour-concevoir-et-faire-la-guerre.html
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Le livre :
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https://www.les4verites.com/produit/si-tu-veux-la-paix-prepare-le-guerre
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Les USA et Israël offensifs au Moyen Orient

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Michel Garroté  --  Des missiles israéliens ont donc bel et bien frappé - en Syrie - un dépôt d’armes appartenant aux milices iraniennes et au Hezbollah libanais. Les missiles ont atteint une base militaire au sud de Damas et ils ont liquidé neuf combattants appartenant aux Gardiens de la Révolution iranienne et aux milices chiites pro-iraniennes dans le secteur de Kesswa.
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La Syrie a reconnu que les dépôts d’armes ciblés appartenaient à la Garde révolutionnaire iranienne. De plus, en raison d'activités inhabituelles des forces iraniennes en Syrie, notamment sur le plateau du Golan, des systèmes de défense ont été déployés dans le nord d'Israël et des réservistes des unités du renseignement israélien  ont été mobilisés.
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Après la décision du président américain de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien, les députés iraniens ont manifesté leur mécontentement au Parlement. En effet, mercredi 9 mai, les parlementaires iraniens ont brûlé un drapeau en papier des Etats-Unis, en plein hémicycle, tout en criant "Mort aux Etats-Unis !". Quelles sont  les lacunes ce traité ?
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Ivan Rioufol note que, de fait, "l'accord a permis à l’Iran des mollahs de multiplier les essais balistiques et de déstabiliser encore davantage le Yémen, la Syrie et le Liban. Il est donc loisible de constater, à ce premier stade, la légitimité des mises en garde de ceux qui s’inquiétaient de l’angélisme d’Obama et de la duplicité d’une dictature islamiste revendiquant vouloir la mort des Etats-Unis et d’Israël".
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Notons, aussi, un point de plus pour l'Iran et son allié syrien, au Liban. Vues à travers le prisme de l'affrontement irano-saoudien pour la suprématie au Proche-Orient, les élections législatives qui viennent de se dérouler au Liban ont permis à Téhéran de remporter une nouvelle manche.
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Son principal partenaire local, le Hezbollah chiite, a renforcé son emprise sur la scène politique libanaise tandis que le parti du Premier ministre Saad Hariri, qui est proche de Riyad, a perdu le tiers de ses sièges au Parlement.
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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USA – Le Directeur de la CIA remplace le Secrétaire d’Etat

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Michel Garroté  --  Le Président américain Donald Trump a annoncé, mardi 13 mars 2018, le départ de son chef de la diplomatie Rex Tillerson, remplacé au poste de Secrétaire d'Etat (Ministre des Affaires étrangères) par l'actuel Directeur de la CIA, Mike Pompeo (photo).
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"En tant que directeur de la CIA, Mike a mérité les éloges des membres de nos deux partis [Démocrates et Républicains] en renforçant notre collecte de renseignements, en modernisant nos capacités offensives et défensives et en tissant des liens étroits avec nos alliés de la communauté du renseignement", a déclaré Donald Trump.
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Mike Pompeo est lui-même remplacé par Gina Haspel (photo) qui devient ainsi la première femme à prendre la tête de la CIA. Auparavant, Gina Haspel était Directrice Adjointe de l'agence de renseignement américaine.
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Etats-Unis et Israël : accord secret sur l’Iran

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Michel Garroté  --  Israël et les États-Unis ont élaboré, lors d'une rencontre secrète à la Maison-Blanche, un programme stratégique conjoint visant à contenir l'Iran. Le 12 décembre 2017, une délégation de fonctionnaires israéliens de la Défense, conduite par le conseiller israélien à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat, est arrivée aux États-Unis. Au cours de la visite, ils ont rencontré leurs collègues américains supervisés par le conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis, Herbert McMaster.
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Au bout de deux jours de pourparlers, les États-Unis et Israël ont signé un Mémorandum de compréhension mutuelle (memorandum of understanding) sur le problème iranien. Le Mémorandum prévoit la création de quatre groupes de travail pour régler plusieurs questions clés relatives au programme offensif nucléaire et balistique iranien, et, à la livraison d'armes dans la région.
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Les quatre groupes de travail :
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Le premier groupe s'occupera d'une tâche secrète et diplomatique visant à contrer le volet militaire du programme nucléaire iranien. Le deuxième groupe travaillera à limiter la présence militaire de l'Iran dans la région, notamment en Syrie et au Liban. Le troisième groupe de travail cherchera à contenir le programme balistique de l'Iran et à limiter les tentatives de livrer des missiles iraniens au Hezbollah.
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Enfin, le quatrième groupe travaillera sur l'escalade de la tension dans la région qui est influencée par l'Iran. Des fonctionnaires israéliens de haut rang ont confirmé fin décembre 2017 que Washington et Jérusalem ont abouti à un accord stratégique sur le problème iranien.
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déjà annoncé en novembre 2017 que son pays interviendra militairement dans la guerre civile syrienne si le président Bachar venait à autoriser l’Iran à implanter des bases militaires en Syrie.
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Le volet russe :
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Le directeur des services russes de renseignements extérieurs, Sergueï Naryshkin s'était rendu à Jérusalem le jeudi 29 novembre 2017, où il avait examiné les moyens de rallier Israël au plan de paix russe pour parvenir à une solution politique à la guerre civile syrienne. Sergueï Naryshkin avait déjà abordé le sujet avec le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, le chef du Mossad, Yossi Cohen et le conseiller israélien à la Sécurité nationale, Meir Ben Shabbat.
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Génial ! Les États-Unis se retirent de l’UNESCO

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Michel Garroté  --  Jeudi 12 octobre 2017, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a confirmé que les Etats-Unis quittaient ses rangs. "Cette décision n'a pas été prise à la légère, et reflète les inquiétudes des Etats-Unis concernant l'accumulation des arriérés à l'Unesco, la nécessité d'une réforme en profondeur de l'organisation et ses partis pris anti-israéliens persistants", a précisé le Département d'Etat américain.
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Les Etats-Unis avaient prévenu en juillet 2017 de son intention de réexaminer ses liens avec l'Unesco après la décision de celle-ci de déclarer que la vieille ville juive de Hébron, en Judée-Samarie, était une zone palestinienne protégée du patrimoine mondial.
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Cette décision, qui est un véritable affront à l'histoire juive, discrédite encore plus une agence onusienne aux agissements hautement discutables depuis des décennies. Les Etats-Unis avaient déjà pris leurs distances avec l'Unesco dans le passé. Ils avaient ainsi arrêté de participer à son financement en 2011 après que cette organisation ait admis la "Palestine" parmi ses Etats-membres.
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En 2016, nous avions déjà dénoncé, sur lesobservateurs.ch, le crime contre la culture et la "palestinisation" de l'Unesco. Car en 2016, sur proposition de six États arabo-musulmans, l'Unesco, dans une "résolution" votée par les Etats-membres, avait octroyé à tous les lieux saints  --  propres au peuple juif (Mont du temple, Mur occidental du Temple, Caveau des Patriarches, Tombe de Rachel)  --  des noms arabo-musulmans ! Honte ! Falsification ! Islamisation !
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Il n'était fait nulle part mention du lien très ancien entre les Juifs et Jérusalem. Le "Mur des Lamentations" (Kotel) avait été surnommé "Al Buraq plaza", en référence à Mahomet. Il s'agissait là  --  de la part de l'Unesco et de la part des Etats-membres ayant voté la résolution  --  d'un révisionnisme historique et d'un négationnisme historique poussés au degré extrême de crime contre la culture et de crime contre la vérité.
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La "reconnaissance" de la "Palestine" par l’UNESCO est une nouvelle preuve, à l’échelle mondiale, de l’islamisation des racines historiques et spirituelles du Christianisme et du Judaïsme et cette "reconnaissance" confirme l’assertion coranique selon laquelle l’islam doit dominer ces deux religions.
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A noter que c'est l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) qui est  à l'origine de toutes les "résolutions" de l'UNESCO et de l'ONU, lorsque ces "résolutions" sont à la fois favorables aux "palestiniens" [les arabes locaux de Judée-Samarie et de Jérusalem] et révisionnistes à l'égard des Juifs, des Chrétiens, de leur histoire et de leur patrimoine.
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Les États-Unis se sont donc retirés de l'UNESCO le jeudi 12 octobre 2017.
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Génial ! Enfin une  bonne nouvelle !
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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QUE SE PASSE-T-IL AUX ÉTATS-UNIS ?

 

Par Michel Piccand
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Tout le monde a remarqué que depuis deux semaines la politique des États-Unis ressemble à une véritable gabegie, la presse mainstream américaine et européenne se réjouissant de l’avoir annoncée : vous voyez, on vous l’avait dit que Trump ne serait pas capable.
Force est de constater que Trump est revenu sur plusieurs des promesses faites durant sa campagne, du moins c’est ce que la presse mainstream raconte. Il ne veut plus désigner la Chine comme une manipulatrice de devise, l’Export-Import Bank [Eximbank] n’est plus l’ennemie à abattre, Obamacare ne peut plus être immédiatement abrogé et ce qui est souvent présenté comme la clé de ces revirements, la figure de la droite alternative Steve Bannon que Trump avait nommé Chef stratégiste semble gentiment poussé vers la sortie.
Alors petit décodage pour vous permettre d’y voir un peu plus clair.
Depuis deux mois un concept est devenu central pour comprendre ce qui se passe, c’est celui de DEEP STATE, que l’on pourrait traduire pas État profond, en Europe et en Suisse on parlerait plutôt d’administration ou d’État dans l'État. Si les têtes hiérarchiques de l’administration américaine peuvent en partie être changées par le nouveau président, la totalité du personnel de l’administration reste le même, et si ce personnel est opposé au nouveau président alors on comprend que dans la réalisation de ses plans politiques c’est un élément qui ne va pas collaborer.
[C’est aussi un problème en Suisse, les cadres de l’administration publique étant principalement mis en place par le PLR, PDC et PS. Et souvent le citoyen l’ignore mais les lois et les études économiques ne sont guère le fait des politiciens mais plutôt celui des économistes et des juristes de l’administration.]
Un exemple frappant que l’on peut associer au problème de DEEP STATE est celui de l’attitude qu’ont eue les juges américains face à l’ordre exécutif de Donald Trump de renforcer le contrôle de l’entrée des voyageurs en provenance de 7 pays musulmans, appelé de manière totalement trompeuse muslim ban. Que des juges s’opposent d’eux-mêmes à une mesure de sécurité intérieure, car c’en est une [l’ordre exécutif de mieux contrôler les voyageurs en provenance des 7 pays musulmans est lié à l’ordre enjoint pour l’armée US de préparer un plan pour en finir avec ISIS] est tout simplement surréaliste, si Obama ou même un autre président républicain avait pris des mesures identiques, et de telles mesures ont été prises par d’autres présidents, alors il n’y aurait pas eu d’opposition de ces juges. Pour ma part nul doute que sur cette question Trump aura raison devant la Cour suprême.
Ce qui s’est passé montre une chose, c’est que le président Trump a beaucoup d’ennemis et que l’administration est remplie d’opposants qui vont chercher par tous les moyens à contrarier ses décisions, à seule fin de les discréditer.
Un élément fondamental a par ailleurs été soigneusement caché aux lecteurs par la presse mainstream et particulièrement en Europe, c’est que les premiers ennemis de Trump ce sont les Républicains eux-mêmes et non les Démocrates, que le parti républicain des Bush n’attend que de mettre Trump à terre et le neutraliser.
La presse mainstream à force de vouloir dissimuler ce qui était en train de se passer aux USA a complétement occulté les éléments qui permettent de comprendre, et l’un de ces éléments est que contrairement à ce qui a été raconté il y a toute une idéologie derrière le mouvement qui a porté Trump au pouvoir, un mouvement populiste dans un pays où ce terme n’a pas le sens péjoratif qu’il a en Europe et qui veut en finir avec le crony capitalism, le capitalisme de connivence ou de copinage, qui concerne tant les Républicains de la famille Bush que les Démocrates d’Hillary Clinton. Ce qu’il y a dans le mouvement qui a porté Trump au pouvoir c’est une révolution du capitalisme et dont Steve Bannon est le représentant qui est en train d’être poussé apparemment vers la sortie.
Le fait que derrière ceux qui ont voté Trump il y avait une idéologie, une véritable idée de changement, a soigneusement été dissimulé, et pour cause. Si tous ceux qui ont voté pour Trump sont désignés méthodiquement comme aussi dangereux que les répliques d’un monstre comme Hannibal Lecter c’est qu’il y a une raison, ce seul fait devrait attirer l’attention. Derrière Steve Bannon, le chef stratégiste qu’on est en train de pousser vers la sortie, désigné comme l’homme le plus dangereux de la politique américaine, il y a une idéologie dont on comprend qu’elle fasse peur à l’establishment républicain-démocrate des États-Unis et aux pouvoirs en place en Europe.
On peut aimer ou ne pas aimer Steve Bannon, le personnage n’a rien de sympathique, il ne cherche pas à l’être, mais lorsqu’il décrit le capitalisme de connivence et les multiples copinages où tant les Républicains que les Démocrates s’enrichissent sur le dos des classes moyennes et laborieuses il est difficile de rester indifférent. Lorsqu’il explique comme lors de sa conférence au Vatican que le capitalisme d’aujourd’hui est re-devenu un capitalisme qui objectifie les gens, les titrise, les traite comme de simples marchandises, s’en sert comme d’un matériel jetable pour augmenter les profits des élites qu’elles soient de droite ou de gauche et qu’il faut leur opposer le retour à un capitalisme moral, Bannon dit un capitalisme chrétien, alors on comprend pourquoi les ententes du capitalisme néolibéral le désignent comme un homme dangereux.
Les propos et la position de Steve Bannon expliquent à peu près tout ce qui se passe en ce moment.
Lorsqu’on voit l’ancien président de la BNS Philippe Hildebrand, aujourd’hui l’un des vice-président de BlackRock, le plus gros fond d’investissement au monde, défendre l’élection du « socialiste » Macron en France - une hypothèse totalement surréaliste, l’hyper capitaliste défendant le socialiste - alors on comprend que cette alliance contre nature a une raison, et cette raison est la révolution populiste que Bannon décrit comme mondiale et qu’il prédit venir au pouvoir partout et qu’il nomme révolution mondiale de TEA party.
Si les gauches et les droites du crony capitalisme et du copinage, leurs médias aux ordres s’allient pour détruire absolument la révolte qui a mis Trump au pouvoir c’est qu’elles en ont peur. Trump hier était encore pour eux impossible, mais la révolte a eu lieu.
Avec l’élément Bannon, la révolte d’un capitalisme moral, la lecture de ce qui se passe aux États-Unis ces jours en devient plus facile. Trump est-il en train d’être pris dans les filets du crony capitalisme ? Il est clair que si les Républicains s’allient aux Démocrates pour l’empêcher d’agir sa marge de manœuvre n’ira pas loin. Mais alors attention au retour de bâton si le mouvement de la droite alternative qui l’a mis au pouvoir se sent trahie, l’équilibre intérieur des États-Unis pourrait devenir explosif et tout simplement voler en éclat.
On comprend alors que Trump a probablement très mal distribué les cartes à l’intérieur de son gouvernement, avec son beau-fils Jared Kushner, époux d’Ivanka, nommé conseiller spécial de la présidence, et qui toute sa vie a voté Démocrate… qui est un représentant type de ce crony capitalisme que le mouvement qui a porté Trump au pouvoir déteste et cherche à renverser. La contradiction parait insurmontable.
Steve Bannon est selon des sources internes à la Maison Blanche en train d’être gentiment poussé dehors et précisément par Jared Kushner, le beau-fils de Trump. Les propos de Trump sur Bannon semblent désavouer Bannon. Si ce dernier devait être exclu du gouvernement alors on peut s’attendre à des événements à l’intérieur même des États-Unis.
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Michel Piccand
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Pour en savoir plus sur les fondements de cette révolution dans le capitalisme, lire la Conférence au Vatican de Steve Bannon ici. *
La configuration politique des États-Unis se retrouve peu ou prou partout, avec Marine le Pen en France qui se voit opposer des alliances de socialistes avec des milliardaires français. En Suisse le peuple qui s’oppose désormais à l’alliance PLR-PDC-PS. Il semble que Bannon en voyant une révolution mondiale de TEA party partout dans le monde, y compris avec l’élection du premier ministre indien Modi, ait raison. Si la révolte du peuple américain échoue elle pourrait se passer dans bien d’autres endroits du monde, le Brexit qui en est la version britannique est en train de réussir, le Tea party américain y a contribué. On pourrait imaginer que des soutiens arrivent bientôt du monde anglo-saxon pour soutenir le peuple suisse qui vient de se faire voler sa Constitution par le capitalisme de copinage helvétique nommément la trinité PLR-PDC-PS, même si j’espère que les Suisses seront plus fiers que ça et vont enfin commencer à vraiment réagir et ne plus simplement attendre les initiatives de l’UDC sur notre souveraineté qui, on vient de le voir, ne sont de toute façon pas appliquées.
Pour rappel la notion de TEA party, « Taxed Enough Already » (déjà assez taxé), est plus qu’un mouvement de révolte fiscale mais représente bien dans son concept des alliances disparates parmi le peuple pour se révolter contre les abus gouvernementaux des partis politiques au pouvoir et contre leur confiscation de la démocratie.
Ce texte peut librement circuler et être partagé.
 
*[si le livre vous est inaccessible sous .fr essayez .com ou .de]

Occident & Russie tuent des civils ? Indignation à géométrie variable !

Alep-5

   
Michel Garroté  --  Depuis une cinquantaine d'années, le monde occidental veut qu'il n'y ait plus de guerre ; ou alors, des guerres qui ne causent pas de victimes civiles, chose impossible à réaliser, même pour le meilleur des soldats. Candide, naïf, un peu idiot aussi, l'homme occidental ne veut pas de "dommages collatéraux". Peu m'importe de savoir pourquoi il en est ainsi. Je sais que des universitaires "savants" ont évoqué plein d'hypothèses pour expliquer ce pacifisme occidental à la con.
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Ce qui m'importe, en revanche, c'est de comprendre le syndrome de l'indignation à géométrie variable. A ce propos justement, Caroline Galacteros, géopoliticienne et colonel, dans son analyse ci-dessous, commente, sur son blog, les indignations à géométrie variable des médias et des experts, quand il s'agit de rendre compte - sur la Syrie par exemple - d'une part, des opérations de la coalition occidentale ; et d'autre part, des opérations russes qui appuient l'armée syrienne gouvernementale (voir le profil détaillé de Caroline Galacteros en bas de page).
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Caroline Galacteros écrit notamment (extraits remaniés et adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Telle est la réalité que l’on n’a pas voulu voir et que l’on continue à taire : Il n’y a pas que les Soukhoï, les Migoyan-Gourevitch ou les lance-roquettes multiples Grad fabriqués en Russie qui tuent des innocents. Nos chasseurs-bombardiers Rafale ou nos pièces d’artillerie Caesar de 155 mm qui viennent en soutien de l’infanterie irakienne peuvent aussi faire des morts. La question n’est pas vainement polémique mais fondamentalement politique. Nous devons prendre conscience que la guerre ne peut être une virtualité mise à distance par la technologie. Elle ne peut se faire sur un champ de bataille stérilisé comme la table d’opération d’un chirurgien.
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La guerre n’est pas qu’un phénomène militaire. Elle s’inscrit dans un contexte politique, économique, social et culturel et en vérité éminemment humain, que l’on ne peut balayer d’un revers de la main, et finalement, nous entretenons avec la guerre une proximité bien plus grande que nous ne voulons le reconnaître. Le monde du 21ème siècle n’est pas celui de la fin de la guerre, pas plus que celui d’une "fin de l’Histoire" d’ailleurs. La guerre n’est pas un résidu, une survivance que l’on aurait réussi à endiguer aux confins du monde néolibéral dans des enclaves d’arriération politique qu’il serait possible d’épurer de leurs scories rétrogrades - en l’espèce islamistes - en séparant cette ivraie d’un bon grain civil épargné par nos armements d’une précision chirurgicale.
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Il nous faut enfin prendre conscience que les décisions de politique étrangère, mais souvent aussi de politique intérieure -- pensons en France au cocktail explosif de l’intégration bloquée, de l’immigration continue et de la paupérisation des classes populaires et moyennes -- peuvent avoir des conséquences guerrières, donc meurtrières. Les chefs d’Etat et de gouvernement "fabriquent" cette matière que l’on nomme l’Histoire et ne sont pas de simples comptables pour lesquels la complexité historique se réduirait à un équilibre des comptes publics. En l’occurrence, Alep n’a pas plus été une "sale guerre" que Mossoul n’a de chances d'être une "guerre propre".
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On peut critiquer la brutalité de la tactique russe, celle d’une Armée syrienne historiquement formée et encadrée  par les cadres de l’Armée rouge, mais on ne peut crier au génocide en faisant mine de croire que la Coalition occidentale allait, quant à elle, pouvoir miraculeusement épargner les populations civiles à Mossoul. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’accabler les Américains. Il fallait bien que les Etats-Unis soutiennent le gouvernement de Bagdad et les autorités d’Erbil pour reprendre Mossoul, la grande ville sunnite de l’Irak, détruire l’Etat islamique avant de trouver -- on en est encore très loin -- un compromis politique viable offrant aux sunnites des garanties et des contreparties vis-à-vis de la domination politique chiite, ajoute Caroline Galacteros (fin des extraits remaniés et adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction & Adaptation de Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://galacteros.over-blog.com/2017/02/quand-les-etats-unis-ou-la-russie-tuent-des-civils-l-indignation-est-a-geometrie-variable.html
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Caroline Galacteros est Docteur en Science politique, ancien auditeur de l'IHEDN, elle a enseigné la stratégie et l'éthique à l'Ecole de Guerre et à HEC. Colonel de réserve, elle dirige aujourd'hui la société de conseil PLANETING et tient la chronique "Etat d'esprit, esprit d'Etat" au Point.fr. Elle a publié "Manières du monde. Manières de guerre" (éd. Nuvis, 2013) et "Guerre, Technologie et société" (avec R. Debray et V. Desportes, éd. Nuvis, 2014). Polémologue, spécialiste de géopolitique et d'intelligence stratégique, elle décrit sans détours mais avec précision les nouvelles lignes de faille qui dessinent le monde d'aujourd'hui.
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Et maintenant ils veulent destituer Trump

   
Michel Garroté - Le journaliste américain (très à gauche) Robert Kuttner a tout récemment écrit, sur le 'Huffington Post' américain (cf. lien en bas de page) : "Donald Trump sera destitué, mais quand ?" (The Inevitability Of Impeachment).
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Dans son article-torchon, Robert Kuttner se livre à une diatribe haineuse et hystérique envers Trump, sans toutefois détailler les moyens juridiques qui, selon lui, devraient permettre de destituer le président américain. Le journaleux prétentieux Robert Kuttner évoque, certes, les moyens de destituer Trump, mais il ne les développe pas de façon crédible.
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Ce qui prédomine dans son article, c'est la haine et l'hystérie. Robert Kuttner procède, comme procèdent, en France, les Pieds Nickelés du 'Monde' et de 'Libération'.
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Leur technique consiste à s'allouer, une soi-disant compétence et une soi-disant indépendance, dans le seul but de faire du journalisme ultra-militant, très orienté à gauche. Ce n'est donc pas Donald Trump qu'il faudrait "destituer", mais plutôt le clown sectaire Robert Kuttner...
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Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://www.huffingtonpost.com/entry/the-inevitability-of-impeachment_us_588e8d52e4b0b065cbbcd09f
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Le stratège de Trump : “les médias devraient fermer leur gueule”

   
Michel Garroté - Comme déjà signalé sur Les Observateurs, Steve Bannon, le conseiller en stratégie du président Trump, a affirmé, au gauchisant New York Times, que les médias, qui représentent l'opposition, ont été humiliés par la victoire de Trump et devraient se taire. De son côté, Donald Trump a repris, le jeudi 26 janvier sur Fox News, sa riposte aux journalistes : « La plupart des médias, pas tous, sont très, très malhonnêtes. Honnêtement, c'est des fausses infos. C'est faux. Ils inventent des trucs ».
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Le même jour, son conseiller stratégique Steve Bannon, ancien directeur du site Breitbart News, a lui aussi riposté à la presse dans une interview au quotidien de gauche New York Times : « Les médias devraient avoir honte, être humiliés, fermer leur gueule et juste écouter un peu. Je veux que vous citiez ça. Les médias sont le parti d'opposition. Ils ne comprennent pas ce pays. Ils ne comprennent toujours pas pourquoi Donald Trump est président des Etats-Unis ».
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Il est vrai que la très grande majorité des journalistes américains (et européens) dénigre Donald Trump, sept jours sur sept, avec une hystérie et un acharnement sans précédent. La haine médiatique envers Trump frise "l'appel au meurtre", comme si dans leur fort intérieur, les journalistes rêvaient qu'un sniper "déséquilibré" décide d'assassiner le nouveau président.
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Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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