Le "BLICK" du 05.02.15:
Blog Archives
Immigration: le Conseil fédéral fait durer le suspense
Le gouvernement a discuté mercredi du projet de loi sur l'immigration qui doit naître de la votation du 9 février. Rien n'a filtré pour l'heure.
Le suspense autour de l'application de l'initiative contre l'immigration de masse se poursuit. Le Conseil fédéral a discuté mercredi du projet de loi qui doit être mis en consultation. Rien n'a filtré pour l'heure. La prochaine échéance est fixée à lundi, avec la visite de Simonetta Sommaruga à Bruxelles.
Suite
Les musulmans de Suisse veulent un soutien du Conseil fédéral
L'attentat contre «Charlie Hebdo» provoque aussi en Suisse des tensions avec la communauté musulmane. Hisham Maizar, président de la Fédération d'organisations islamiques de Suisse (FOIS), est inquiet et souhaite que le Conseil fédéral montre un signe de solidarité.
Dans un entretien avec l'ats, Hisham Maizar, 73 ans, loue la chancelière allemande Angela Merkel pour avoir déclaré que «l'Islam fait partie de l'Allemagne». Le médecin à la retraite d'origine palestinienne souhaite un signe similaire de la part du Conseil fédéral.
Hisham Maizar, citoyen suisse depuis 30 ans et considéré comme modéré et réfléchi, dit sentir un ressentiment contre la population musulmane. Il reçoit chaque semaine une ou deux lettres d'insultes et de menaces.
Source
L’UDC veut priver de nationalité les djihadistes: Le Conseil fédéral s’y oppose
La semaine prochaine, la Commission des institutions politiques (CIP) du Conseil national se penchera sur une proposition de Toni Brunner (UDC/SG/, dont l'initiative parlementaire exige la dénaturalisation des djihadistes suisses. Du moins, de ceux qui disposent d'une double nationalité se livrant à des activités terroristes ou au combat en Suisse et à l'étranger, rappelle le Tages-Anzeiger.
Le Conseil fédéral y est opposé
Le Conseil fédéral a déjà annoncé son opposition à la motion de Marco Romano, qu'il juge «disproportionnée». Et il rappelle que la loi autorise déjà ce genre de mesure envers tout double national qui aurait commis ou participé à des atrocités à l'étranger.
Source
Génocide des chrétiens arméniens: Le Conseil fédéral recommande de ne pas construire le mémorial près de l’ONU “afin de ne pas déranger”
Alors que les Juifs ont droit au respect du souvenir de la Shoah, dont la négation est scandaleuse et inadmissible, les Chrétiens devraient souffrir en silence car cela dérange certaines communautés. Je vous laisse deviner qui... Notre Conseil fédéral démontre encore une fois à quel point il est réactif lorsqu'il s'agit de s'aplatir lamentablement.
Dans un courrier envoyé lundi, le président de la Confédération Didier Burkhalter recommande «que l'autorité cantonale compétente pour statuer refuse d’octroyer l’autorisation de construire à l’emplacement envisagé», relate la RTS. La missive indique qu'il faut «préserver un environnement impartial et paisible permettant aux Nations unies et aux autres organisations internationales de s’acquitter de leurs fonctions dans les meilleures conditions cadre possibles».
Initié en 2008, le projet de mémorial aux victimes du génocide arménien doit s'articuler autour d'une oeuvre de l'artiste français Melik Ohanian, Les Réverbères de la Mémoire. Après avoir initialement choisi de l'installer en Vieille-Ville, les autorités municipales avaient dû se raviser en 2013 pour «raison archéologique». Le parc de l'Ariana, près de la place des Nations, avait alors été désigné pour accueillir le projet. L'ONU avait fait part de ses fortes préoccupations quant à l'installation du mémorial près de son siège, une inquiétude qu'avait, semble-t-il, entendue le Conseil d'Etat: «Sur le principe, nous sommes favorables à la construction d’un tel édifice. Notre souci concerne la localisation retenue» avait expliqué le président du Conseil d'Etat François Longchamp au «Temps», en octobre. Le gouvernement se déclarait «soucieux de préserver la neutralité la plus absolue de la Genève internationale dans les abords immédiats du Palais des Nations et des diverses organisations internationales».
Suisse: Les couples homos pourraient adopter eux aussi
Les couples homosexuels devraient aussi pouvoir adopter, mais uniquement les enfants des partenaires. Cette possibilité devrait aussi être offerte aux concubins. Le Conseil fédéral a remis vendredi au Parlement ce projet de réforme du droit de l'adoption.
Les personnes liées par un partenariat enregistré devraient pouvoir adopter l'enfant de leur partenaire.
Avant que la Suisse ne s'engage dans la même voie, il faudra certainement, outre l'aval du Parlement, une votation populaire, les milieux conservateurs ayant déjà promis le référendum. Pas question pour eux de revenir sur les promesses faites lors de la votation de 2005: le peuple a accepté une loi sur le partenariat enregistré qui interdit aux couples homosexuels d'adopter.
Nucléaire: « Le Conseil fédéral nous prend pour des idiots »
Dans la Basler Zeitung, le docteur ès sciences Irene Aegerter s’oppose à la transition énergétique parce qu’elle aggrave la pollution de l’environnement. Ainsi, elle entend ne pas faire la part belle aux agitateurs et idéologues incompétents qui s'affairent à propager malentendus et peurs. Les époux Aegerter se se sont donnés pour mission de réconcilier science et société, animant notamment la cogito foundation et le blog au titre ironique "Kalt duschen mit Doris". Notons encore que le Dr. Aegerter a étudié les mathématiques, la physique et l'astronomie et que sa thèse portait sur les retombées radioactives dans la pluie et dans le sol, et sur leur absorption par les plantes.

La transition énergétique du Conseil fédéral veut tirer la prise. Irene Aegerter se bat contre la stratégie énergétique. Photo : Kostas Maros
Près des voies de la gare principale de Zürich, la naturaliste Irene Aegerter tient la grande forme. « Cette locomotive n’avance que si, au même instant, à quelque part, du courant électrique est injecté dans le réseau ». C’est pour cette raison que cela ne fonctionnerait pas comme prévu avec la transition énergétique. « Le vent et le soleil ne livrent pas le courant au moment où nous en avons besoin ».
Irene Aegerter s’est déjà battue pour l’énergie nucléaire dans les années 80, maintenant elle s’engage à nouveau – et est redoutée pour ses arguments. La SRF (NdT, RTS alémanique) voulait réaliser une discussion avec la Conseillère fédérale Doris Leuthard, qui a catégoriquement refusé. Irene Aegerter se serait pourtant réjouie d’une confrontation avec la Conseillère fédérale.
BaZ : vous avez vécu la politique énergétique de ces 50 dernières années. Que signifie la « Stratégie Energétique 2050 » pour l’approvisionnement en énergie de la Suisse ?
Irene Aegerter : je n’ai encore jamais vécu un tel changement de paradigme. Un abandon du nucléaire accompagné d’un fort encouragement des énergies renouvelables a été exigé encore et toujours, mais n’a jamais eu la moindre chance dans la population. Même pas après la catastrophe du réacteur de Tchernobyl.
Qu’y avait-il alors de différent par rapport à l’accident de Fukushima ?
Après Tchernobyl nous pouvions montrer qu’il s’agissait d’un type de réacteur complètement différent de ceux utilisés dans le reste du monde et qui de plus, par son concept, n’était pas sûr. À Fukushima on a affaire à des réacteurs du même type qu’à Mühleberg (Berne). Mais ils n’avaient pas été rééquipés selon les derniers standards de sécurité. À Mühleberg, un accident comme celui de Fukushima n’aurait ainsi pas été possible. Malgré cela, cet accident a déclenché chez nous une complète volte-face. D’un coup tout avait changé, et cela même avant que soit connu ce qui s’était exactement passé à Fukushima. La transition énergétique ne se base pas sur une analyse soigneuse des faits, mais sur une décision des tripes.
La « Stratégie Energétique » veut trois choses : limiter la consommation d’énergie, promouvoir les énergies renouvelables et fermer les centrales nucléaires.
Avec les deux premiers éléments, on veut rendre le troisième possible. Je suis convaincue que cela ne va pas marcher. Il est juste de vouloir réduire la consommation d’énergie fossile. Nous émettrons ainsi moins de CO2 nocif pour le climat et nous dépendrons moins de l’étranger. Mais en même temps sortir du nucléaire nous conduit à des coûts et des problèmes d’approvisionnement énormes, qui ne pourront être résolus que par la construction de nouvelles centrales fossiles. Et ça je n’en veux pas pour des questions d’environnement.
Pourquoi est-ce comme cela ?
Le vent et le soleil ne produisent pas en permanence de l’énergie. Le vent souffle quand il veut et le soleil ne brille au mieux que la moitié de la journée. Pour que l’approvisionnement soit assuré en permanence, on a donc besoin de centrales à gaz ou au charbon qui doivent être maintenues en veilleuse tout le temps pour pouvoir au besoin les faire monter rapidement en puissance. Un approvisionnement assuré en électricité est cependant indispensable pour l’industrie. Or l’industrie, l’artisanat et les services consomment en effet plus des deux tiers de l’électricité.
Cela ne peut pas être assuré avec les énergies renouvelables ?
Non. Cela commence avec la géothermie sur laquelle la « Stratégie énergétique » met de grands espoirs. Cette technologie est restée un rêve jusqu’à présent. On l’a vécu à Bâle. St-Gall a fait des expériences négatives analogues. Mais aussi les 800 grandes éoliennes dans les hauteurs du Jura et des montagnes dont il faudrait disposer pour l’abandon du nucléaire sont irréalistes. Où donc Mme Leuthard va-t-elle les construire ? Il ne reste donc plus que les cellules solaires. Mais elles n’injectent pas leur courant dans le réseau à haute tension, mais dans celui à basse tension, ce qui nécessite des investissements gigantesques dans des transformateurs et dans le renforcement du réseau de distribution.
On peut pourtant stocker le courant solaire et ensuite l’utiliser quand on en a besoin.
Ce serait beau, mais c’est justement un problème non résolu. Aujourd’hui il n’y a pas encore de technologie à prix abordable. Les batteries sont bien trop chères pour cet usage. Même avec de grandes capacités des batteries les plus modernes, le stockage à lui seul coûte 1 franc le kWh. Le mieux est le pompage-turbinage hydraulique. Cela consiste à pomper avec du courant excédentaire et à stocker de l’eau dans un barrage en altitude, pour la turbiner selon les besoins. Et pourtant ces installations ne sont plus rentables, les projets sont gelés, parce que le courant solaire doit être repris en priorité et que les subventions au solaire (RPC) faussent les prix du courant.
Avec la rétribution à prix coûtant (RPC) je peux vendre mon courant solaire à prix fixe pendant 25 ans à une entreprise électrique, quel que soit le coût effectif.
C’est là le côté absurde de la RPC. Je connais des gens avec des modules solaires sur le toit qui obtiennent 83 centimes pour chaque kWh. C’est dix fois le prix du kWh d’une centrale nucléaire. Et c’est payé par tous les autres. Les cellules solaires produisent le plus de courant en été et à midi, au moment où il y a de toute façon trop de courant. Cela a incité les Chemins de fer allemands à chauffer les aiguillages en été, pour absorber les excédents de courant. Pour cela ils se font bien payer ! En même temps les centrales à charbon allemandes doivent augmenter leur capacité pour assurer l’approvisionnement lorsque le vent et le soleil manquent. Ils recourent alors au lignite, qui est bien la source d’énergie la plus toxique qui soit pour l’homme et pour l’environnement.
Est-ce que vous refusez toute la « Stratégie énergétique » ?
Il y a clairement des éléments que je trouve sensés. Il est juste de réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2 par des mesures d’assainissement des bâtiments et dans la mobilité. Dans ce secteur on peut aussi atteindre des résultats avec des coûts comparativement modestes et quelques prescriptions. Le programme Bâtiments qui soutient les propriétaires en cas d’assainissements est juste, surtout parce que le propriétaire ne reçoit pas de cadeaux sur 25 ans, mais doit lui-même contribuer aux frais. Nous devrions éviter les agents fossiles (gaz, charbon, mazout) pour réduire notre dépendance de l’étranger, la pollution de l’environnement et les risques à la santé. Mais le renoncement au nucléaire en fera brûler davantage.
Que signifie la « Stratégie énergétique » pour la sécurité d’approvisionnement des ménages suisses ?
Elle est consciemment mise en danger. Un membre de la direction des Forces Motrices Bernoises (FMB-BKW) a écrit dans la NZZ : « …les clients pourront alors acheter du courant, lorsqu’il sera disponible et bon marché ». C’est un changement de paradigme, qui, à mon avis, enfreint la Constitution dans laquelle est ancré un approvisionnement énergétique sûr, favorable à l’environnement et économique. Aujourd’hui l’énergie est disponible à tout instant – et donc pas seulement lorsque les entreprises électriques peuvent précisément livrer du courant. Cela aussi devrait être accepté par le Peuple.
Quelles sont les conséquences de la « Stratégie énergétique » pour l’approvisionnement en électricité ?
La Suisse a principalement un gros problème en hiver. Le Conseil fédéral le dit bien dans son message : on ne pourrait remplacer que la moitié de la perte due à l’abandon du nucléaire, le reste devrait être couvert par des centrales à gaz ou des importations. Si nous importons, ce sera alors du courant issu soit de centrales allemandes à gaz ou à charbon, soit de centrales françaises nucléaires. Je ne crois pas que les Suisses voudront construire une centrale à gaz. Avec sa « Stratégie énergétique », Doris Leuthard met en danger la sécurité d’approvisionnement en toute connaissance de cause.
Les partisans espèrent pouvoir maîtriser la consommation de courant avec les réseaux intelligents (smart grids).
C’est un rêve, qui – pour autant qu’il fonctionne – sera très cher. On peut relier au réseau la commande de chaque machine à laver et de chaque frigo et de chaque cuisinière. Ça coûte des milliards. Puis on peut simplement vous déclencher le congélateur. La sphère privée est complètement touchée. Un tel réseau constituerait aussi un risque énorme de sécurité. On pourrait en toute facilité « débrancher » toute la Suisse.
Pourquoi alors n’y a-t-il pas encore eu, en Allemagne par exemple, de problème d’approvisionnement ?
Parce que là-bas les huit centrales nucléaires mises hors service ont été remplacées par des centrales à charbon. Celui qui veut remplacer le nucléaire par du soleil et du vent, reçoit du courant à base de charbon sale, et de plus sans être consulté. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne a rejeté l’année dernière plus de CO2 que jamais auparavant. La Suisse veut maintenant copier cette absurdité. Mais celui qui soutient cela n’a plus le droit de se plaindre du changement climatique, ou de la pollution de l’air et de toutes les conséquences qui en découlent. Cela vaut aussi pour la Conseillère fédérale Leuthard.
Pourquoi ?
Le Conseil fédéral essaie de prendre les gens pour des idiots. On encourage les énergies renouvelables à grands frais et on affirme combien cela serait bon pour l’environnement et porteur d’avenir. Et quand le soleil ne brille pas ou que le vent ne souffle pas, on fait appel à du courant à base de charbon sale en provenance de l’étranger. La Chine fait exactement l’inverse. Elle raccorde chaque mois un nouveau réacteur au réseau, parce que cela ne peut plus continuer ainsi avec la pollution atmosphérique due aux centrales à charbon.
Mais le courant solaire est pourtant propre ?
Là aussi on ment aux gens. Par kWh les cellules solaires produisent en gros huit fois plus de CO2 qu’une centrale nucléaire. Elles sont fabriquées en Chine et polluent de grandes surfaces de territoires. Celui qui veut vivre vert, devrait poser sur son toit des panneaux photovoltaïques produits proprement, mais c’est trop coûteux. Il n’y a pas plus propre que notre mix électrique actuel fait d’hydraulique et de nucléaire. Je ne comprends pas que les Verts ne le voient pas du tout. Cela ne peut s’expliquer que parce que, pour eux, la mise hors circuit des centrales nucléaires est idéologiquement plus importante que l’environnement et le climat.
Que coûte la « Stratégie énergétique » ?
Dans toute la documentation du Conseil fédéral, il n’y a rien sur les coûts. À mon avis, ce n’est pas une politique réaliste que de projeter une stratégie énergétique sans présenter soigneusement les coûts. Des estimations prudentes dépassent les 100 milliards de francs.
Le nucléaire n’est plus rentable à exploiter. Les coûts pour l’assurance responsabilité civile ou pour gérer les déchets sont trop élevés.
Le problème de la responsabilité civile vous l’avez aussi avec un barrage. De nouveaux types de réacteurs réduisent le risque. S’il devait se passer quelque chose avec un réacteur moderne, le problème serait limité à l’installation. En cas de fusion du cœur, on doit aujourd’hui évacuer la chaleur de manière active avec des pompes électriques. La nouveauté est que dans un tel cas le réacteur se contrôle lui-même. D’après moi, on peut bien mettre les anciens réacteurs hors service, mais alors il faut en reconstruire des nouveaux. De plus le problème des déchets se trouve amoindri avec la toute nouvelle génération de réacteurs. Certains déchets des centrales nucléaires ont de longues durées de vie. Les déchets chimiques issus de la fabrication de cellules solaires restent dangereux à jamais, leur toxicité ne décroît pas
CV de Irene Aegerter :
Curriculum vitae Irene Aegerter
Born July 20th 1940 Berne, Switzerland
Saeumerstrasse 26, CH-8832 Wollerau, Switzerland
1958 Studies of Physics (major), Mathematics and Astronomy, University of Berne
1963 Master of Science, University of Berne
1966 PhD University of Berne (Dissertation on Radioactive Bomb Fallout at the Federal Institute of Reactor Research now PSI)
1966-67 Staff Department of Defense: Division of Atomic and Chemical warfare
1967 Post Doctoral Studies, Tata Institute of Fundamental Research, Bombay, India
1967-69 Research assistant: University of California Los Angeles, USA
1969-1981 Fulltime Motherhood (two sons) except for political mandates e.g. Member of the city parliament, Berne
1981-1989 Information officer Sulzer Brothers, Winterthur
1982-1989 Founder and 1. President of the Swiss Association "Women for Energy"
1989-2007 Member of the Board "Women for Energy"
1989-2000 Director of Communication of the Association of Swiss Power Producers and Distributors, Vice-President
1989-2001 Member of the ENS (European Nuclear Society) Information committee
1989- Member of the Swiss Nuclear forum
1989-2006 Member of the Energy commission of the Swiss Academy of Engineering Sciences
1992-1996 Founder and 1. President WIN (Women in Nuclear) International
1995-2006 Founder and 1. President WIN Switzerland
1996-2003 Member WIN Global Executive Board
2001-2007 Member of the Swiss Federal Commission on Nuclear Safety
2001- Vice President cogito foundation
2004- 2014 Vice President Swiss Academy of Engineering Sciences
2008-2012 President WIN Switzerland
2009- Member WIN Global Executive Board
2011- Delegate of the Academy of Engineering Sciences in the Working group “Gender” of the Swiss Academies of Arts, Medicine, Natural and Engineering Sciences.
propos recueillis par Dominik Feusi, BaZ, le 3 novembre 2014
traduction: C. De Reyff et J.-F. Dupont
Annexe:
BR will uns für dumm verkaufen I. Aegerter BaZ 3-11-2014 (article original de la Basler Zeitung)
Les cambrioleurs plébiscitent les cantons de Vaud et Genève
Les disparités sont effarantes selon la région. La proximité des frontières et les axes routiers jouent un rôle important.
Si vous êtes domiciliés dans le canton de Vaud ou de Genève, vous avez trente-sept fois plus de risques de recevoir ce genre de visites indésirables qu'un habitant d'Appenzell Rhodes Intérieures. Même à Zurich, le risque de vol par effraction est deux fois moins élevé que dans les deux cantons lémaniques.
"On sait depuis longtemps que des villes frontières comme Genève ou Bâle sont particulièrement exposées" commente Jürg Thalmann chargé de communication à la Mobilière.
Source: Journal 24Heures du jeudi 6 novembre 2014
Rappel: Pour convaincre le peuple de voter en faveur de la participation aux accords de Schengen et de Dublin, le Conseil fédéral lui avait notamment promis dans ses "Explications" qu'un oui serait synonyme notamment de davantage de sécurité, d'une diminution du nombre des demandes d'asile, enfin d'économies substantielles. Or, c'est le contraire qui s'est produit.
La dérive socialiste du Conseil fédéral
L'UDC a du mal à comprendre pourquoi le Conseil fédéral abandonne semaine après semaine des valeurs centrales qui font le succès économique de la Suisse. Après le contrôle étatique des salaires qui a été approuvé la semaine dernière, voilà une révision du bail à loyer qui porte atteinte au droit de la propriété. La dérive socialiste du gouvernement suisse se poursuit.
Il y a une semaine, le Conseil fédéral a décidé d'intervenir massivement dans le marché du travail en multipliant les mesures bureaucratiques pour surveiller l'égalité des salaires. Il s'agit là d'une étape de plus dans la cascade des interventions publiques dans un marché du travail dont la souplesse était jusqu'ici une des grandes forces. La majeure partie de ces restrictions lourdes de conséquences, car affectant la compétitivité et menaçant des emplois, sont un effet de la libre circulation des personnes.
C'est le même motif qui pousse aujourd'hui le Conseil fédéral à restreindre le droit de la propriété privée en règlementant le marché du logement. L'obligation imposée dans toute la Suisse d'utiliser une formule particulière alourdit la bureaucratie et provoque une insécurité du droit. Cette contrainte touche surtout les propriétaires de la classe moyenne. Au lieu de limiter enfin l'immigration comme l'ont exigé le peuple et les cantons, le Conseil fédéral poursuit une politique socialiste agissant contre les symptômes.
Source Communiqué de presse UDC Suisse
Philippe Roch, partisan d’Ecopop, appelle à la démission d’Alain Berset
Conseil fédéral: panique à bord
PHILIPPE BARRAUD
La virulence inouïe des attaques des conseillers fédéraux envers l’initiative Ecopop montre que les chances de celle-ci devant le peuple sont bien réelles. C’est qu’il y a là un enjeu démocratique qui dépasse cet objet.
Jamais les Suisses n’ont entendu leurs ministres déraper à ce point dans une campagne électorale. Mme Sommaruga, MM. Berset et Schneider-Ammann se sont comportés en chefs de bande, dépassant dans l’outrance les dirigeants de leurs partis respectifs. On comprend bien qu’ils sont sous forte pression de l’économie, et qu’ils doivent bien obéir. Mais cela ne les autorise en aucun cas à mépriser et à insulter les partisans de l’initiative – ne serait-ce que pas prudence politicienne: il se peut bien que ces partisans soient, demain, une majorité ! Seront-ils encore crédibles face à une majorité de la population qu’ils ont traitée de raciste ?
L’initiative Ecopop pose deux questions fondamentales à la société helvétique, l’une de manière directe, l’autre de manière indirecte. La première est de savoir si la Suisse doit mettre en place une véritable politique migratoire, ou non. Aujourd’hui ce n’est pas le cas. La politique migratoire de la Suisse, ou ce qui en tient lieu, est décidée et imposée par l’Union européenne, notre gouvernement et notre parlement ne sont rien d’autre que les exécutants d’une politique décidée ailleurs. Notre marge de manœuvre est nulle, à l’image des autres États européens qui eux, étant membres de l’Union, n’ont plus le choix.
Et c’est là qu’Ecopop pose, sottovoce, une deuxième question essentielle: la Suisse peut-elle encore être considérée comme un État souverain ? Est-elle encore en mesure de décider de son destin, puisque de toute évidence, la politique démographique est un enjeu fondamental pour l’avenir à long terme ?
En cela, Ecopop va au devant de l’initiative que vient de lancer l’UDC pour affirmer, dans la Constitution, la primauté du droit national sur le droit imposé par l’étranger. Notons au passage que cela devrait aller de soi ! Mais dans l’Europe d’aujourd’hui, avec la classe politique qui est la nôtre, jouet complaisant des lobbies, veule et prompte à tous les abandons, il vaut mieux que tout soit écrit noir sur blanc. En ce sens, il est inimaginable que les dirigeants de l’UDC fassent encore mine de s’opposer à Ecopop. On voit bien que ce n’est rien d’autre qu’une posture tactique, mais elle ne fait pas le poids face à la fronde de la base du parti qui, elle, est clairement favorable à l’initiative. Et pour cause: elle va exactement dans le sens de la votation du 9 février, avec l’avantage de fixer des objectifs précis.«Foutre la trouille au peuple»
Cela aussi, le Conseil fédéral l’a bien senti. Et c’est pourquoi, armé de la documentation de campagne fournie par économiesuisse (ceux qui commandent, quoi…), les ministres socialistes eux-mêmes entonnent la chanson du catastrophisme économique et social – chanson mensongère évidemment, mais lorsqu’on est à court d’arguments, la tactique qui consiste à «foutre la trouille au peuple» s’avère parfois payante. Elle peut aussi faire long feu, comme l’éprouva Charles de Gaulle…
Et pourtant ! Les salariés suisses trouveraient leur intérêt dans un cadre législatif où la préférence nationale ne serait pas réservée aux étrangers, comme c’est le cas en Suisse romande, où les responsables RH des grandes entreprises sont souvent français, et donnent la priorité à leurs compatriotes. Formidable renversement des choses ! Les chômeurs de Suisse retrouveraient une petite chance de décrocher un job, alors qu’aujourd’hui, la concurrence bon marché des jeunes frontaliers ou immigrés est imbattable. Vous dites ? Le chômage est au plus bas ? Forcément, lorsqu’on sort des statistiques les personnes en fin de droit, échouées à l’aide sociale! Impeccables, les statistiques ! Or il y en a beaucoup, de ces salariés tombés de Charybde en Sylla alors qu’ils se croyaient bien en selle, comme l’a montré une récente émission de la RSR: au-delà de 45 ou 50 ans, vous êtes cuit… Trop vieux, trop cher.
La conclusion provisoire de tout ceci est que d’une part, il est plus que jamais essentiel que le peuple garde le dernier mot, et reste le dépositaire de la souveraineté nationale, puisque ses élus sont prêts à la bazarder. D’autre part, il est évident que la Suisse trouvera les solutions adéquates pour mettre en œuvre cette initiative, comme toujours car la Suisse est armée pour faire face à toutes les situations – elle a même un certain génie pour cela. Souvenons-nous de la votation sur l’EEE, et du bénéfice que notre pays en a tiré…
Extrait de: Source et auteur
Suisse shared items on The Old Reader (RSS)
L’image du jour: Le Conseil fédéral s’est bel est bien éloigné du peuple!
Suite aux déclarations ubuesques de Mme Sommaruga, un dessin qui est bien plus proche de la réalité que son verbiage.
Le PLR ne réélira pas Eveline Widmer-Schlumpf
La publication du premier baromètre électoral, a une année des élections fédérales de 2015, a ouvert les vannes aux grandes manœuvres et déclarations des dirigeants politiques. Alors que le PDC et le PBD annonce vouloir créer un groupe parlementaire commun et même lancer une journée de rassemblement pour leurs sympathisants, le président du PLR, Philipp Müller, annonce de son côté que son parti ne soutiendra pas une réélection de la ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf.
Suite
Un deuxième siège UDC au Conseil Fédéral ?
Débat entre Claude-Alain Voiblet (UDC) et Roger Nordmann (PS) sur a RTS
Suisse: Les jihadistes vivent parmi nous
Les récents rapports sur la présence de djihadistes radicaux présumés en Suisse donnent des ailes aux partisans d'une nouvelle loi sur le service de renseignements. Ces derniers parlent de «menace imminente» et relèvent des défaillances dans le Service de renseignement de la Confédération (SRC).
«Ces personnes vivent parmi nous»
«J'espère que vous vous êtes tous rendu compte que nos agences de sécurité n'ont pas les compétences nécessaires pour détecter des activités terroristes», déclare la conseillère nationale Ida Glanzmann-Hunkeler (PDC/LU) dans une interview diffusée jeudi par le Blick. Le danger est imminent et «ces personnes vivent parmi nous».
La hausse du prix de l’essence se fera par paliers
Alternative à la hausse à 100 francs du prix de la vignette. En clair, si le peuple ne veut pas, le Conseil fédéral le forcera.
L'essence ne devrait pas flamber de 12 ou 15 centimes par litre d'un coup. L'augmentation de la surtaxe sur les huiles minérales proposée en février pour financer la création du Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA) a cristallisé les oppositions.
Pour ne pas tuer dans l'oeuf une réforme qui finira devant le peuple, le gouvernement préfère en adoucir les modalités d'application. Sans trop reculer sur le fond, car les besoins de rattrapage en investissements sont là. Si rien n'est fait, il manquera plus de 1,2 milliard de francs dans la caisse routière dès 2017, a rappelé Doris Leuthard devant la presse à Berne.
Source
Sommaruga: “Le Conseil fédéral ne s’est pas éloigné du peuple”
«Comme le Conseil fédéral a perdu quelques votations, cela ne signifie pas qu'il ne sent plus le pouls de la population», déclare la conseillère fédérale socialiste bernoise dans une interview diffusée samedi par le Bund et le Tages-Anzeiger. «C'est une caricature qui vise à creuser un fossé».
Propos enjolivants et explosion des coûts au lieu de mesures efficaces contre le chaos de l’asile
Attendue depuis longtemps, la révision de la loi sur l'asile approuvée aujourd'hui par le Conseil fédéral est naïve et enjolive la situation réelle.
Attendue depuis longtemps, la révision de la loi sur l'asile approuvée aujourd'hui par le Conseil fédéral est naïve et enjolive la situation réelle. L'objectif de cette réforme devrait être de réduire des procédures beaucoup trop longues. En parlant pompeusement de "restructurations du secteur de l'asile", la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga annonce pour la xième fois vouloir régler les problèmes énormes que connaît le domaine de l'asile en Suisse. Or, il paraît peu probable que les objectifs visés, à savoir l'accélération des procédures et la création de 5000 places d'accueil fédérales, puissent être atteints. Une chose est cependant certaine: les droits des requérants d'asile seront une fois de plus renforcés avec la consultation et l'assistance juridiques gratuites et, parallèlement, l'industrie de l'asile sera encore une fois gonflée et les coûts augmenteront massivement.
Il va de soi que l'UDC salue toute accélération des procédures, mais elle doute sérieusement de l'efficacité de la révision légale proposée aujourd'hui. Vantée par le Conseil fédéral, le centre-test de Zurich est un exercice alibi dont l'utilité est exagérée. Ce centre n'a reçu que des cas sélectionnés qui ne posent pas de problème et qui sont simples à traiter. Parallèlement, il est massivement surdoté en personnel afin que les chiffres relevés durant la phase d'essai impressionnent le monde. L'aspect économique n'est pas pris en compte – les coûts de l'opération ne semblent jouer aucun rôle. Au lieu de restructurer pour la xième fois le secteur de l'asile, il vaudrait mieux appliquer enfin les lois existantes dans toute leur rigueur et décharger ainsi les cantons.
Non à la consultation juridique gratuite
L'UDC se battra avec tous les moyens à sa disposition contre le projet d'accorder à tous les requérants le droit à une consultation et une représentation juridiques gratuites. Vivant très confortablement des recours, l'industrie de l'asile veillera évidemment à multiplier les oppositions et les retards, si bien que l'accélération des procédures est une pure illusion, tout comme les économies annoncées par le Conseil fédéral. Les quelque 548 millions de francs demandés pour la mise en place de logements ne suffiront pas. Les coûts du secteur de l'asile continueront d'augmenter massivement durant les années à venir.
Réduire le nombre de demandes
Au lieu de réduire l'attractivité de la Suisse pour les faux réfugiés et les bandes de passeurs, cette révision aura l'effet contraire. Pour véritablement s'attaquer aux problèmes, il faut décourager les personnes qui cherchent à abuser de notre système. Ce n'est qu'en agissant contre les causes du chaos de l'asile, donc en réduisant le nombre de demandes, que l'on pourra régler les autres dysfonctionnements. Mais le Conseil fédéral ne semble pas du tout intéressé à réduire le nombre de demandes d'asile. Dans ces calculs, le gouvernement part de 24 000 demandes par an. Il semble s'en accommoder puisqu'il ne prend aucune mesure qui permettrait de réduire ce nombre.
Installation irréaliste des requérants
Partant de ces hypothèses, la Confédération a besoin de 3600 places supplémentaires dans des nouveaux centres fédéraux. Le Conseil fédéral ne dit cependant pas où ces centres fédéraux devraient être installés et quelles communes sont censées accueillir des centres avec au minimum 350 places. Il est donc clair que cette mesure n'agira qu'en l'espace de quelques années – si réellement elle a le moindre effet.
Prendre des mesures efficaces
Au lieu de ce tigre de papier, ce pays a besoin de mesures qui ont rapidement un effet positif en accélérant les procédures et en réduisant l'attractivité de la Suisse pour les requérants abuseurs:
- réduire les possibilités de recours à une procédure ne comprenant qu'un seul recours;
- ne pas accorder une assistance juridique gratuite qui aura pour effet que tous les moyens de droit seront exploités jusqu'au dernier;
- étendre la procédure de 48 heures à tous les ressortissants d'Etats sûrs;
- n'accorder plus que l'aide d'urgence et loger les requérants dans des centres contrôlés;
- placer les requérants récalcitrants dans des centres fermés;
- exiger l'application de l'accord de Dublin en ce sens que les pays du premier accueil enregistrent effectivement les requérants arrivant sur leur territoire et demander que les requérants soient répartis entre les Etats signataires en fonction de la population de ceux-ci.
L'UDC déposera une fois de plus ces idées sous la forme de propositions et d'interventions durant l'examen parlementaire.
Asile: Berne veut aider financièrement l’Europe
Le Conseil fédéral a transmis mercredi 3 septembre au Parlement un projet qui doit renforcer le système la coopération européenne en matière de migrations pour moins d'un million de francs par an a priori.
L'EASO est une agence de l'UE basée à Malte et qui est entrée en activité à la mi-2011. Elle soutient les Etats membres du système Dublin dont les régimes d'asile présentent des lacunes ou qui sont exposés à une pression particulière.
Source
Les mesures prises par le Conseil fédéral critiquées
Le ministère russe des Affaires étrangères a critiqué jeudi les mesures contre les banques russes et les restrictions sur le commerce décidées mercredi par le Conseil fédéral.
Moscou a qualifié ces décisions d'infondées.





