Procès d’un Vaudois, d’origine bosniaque, pour djihadisme à Paris. Il aurait prévu un attentat à Lausanne

Le procès d'un djihadiste présumé, qui a longtemps habité à Yverdon-les-Bains, s'ouvre lundi devant la Cour d'assise spéciale de Paris aux côtés de sept autres accusés.

Goran*, Vaudois d'origine bosniaque, a été arrêté il y a trois ans alors qu'il se rendait en France. Durant cette opération anti-terroriste franco-suisse, d'autres individus ont été interpellés en région parisienne ainsi que dans le département des Alpes-Maritimes.

Pendant des mois, les huit hommes radicalisés ont parlé d'attentats et de comment réaliser de tels projets, sur une messagerie cryptée très prisée par les sympathisants du groupe Etat islamique. Voilà en substance ce que la police infiltrée parmi ces apprentis terroristes a découvert.

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Allusions d'attentats en Suisse

Goran n'aurait pas forcément parlé à ses complices français de projets en Suisse. En revanche, la mise sur écoute de son logement suisse et de son véhicule révèle des propos pour le moins inquiétants. Il parle avec sa femme de se faire exploser, de faire dérailler un train, de déposer un sac d'explosifs dans une gare ou encore d'attaquer une boîte de nuit à Lausanne.

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Rts.ch


Rappels :

Simonetta Sommaruga: « La Suisse sera toujours plus multiculturelle »

Le socialiste Alain Berset veut agir avec fermeté et rapidité contre le racisme des Suisses. « La diversité est une richesse pour la Suisse. »

Pour l’UDC Guy Parmelin, « La diversité culturelle de la Suisse la rend plus forte »

Bosnie-Herzégovine. Les autorités craignent l’arrivée de 100 000 migrants

Après la Hongrie et la Grèce, la Bosnie-Herzégovine confirme redouter l’arrivée de 100 000 migrants à ses frontières avec le retour du printemps.

100 000 migrants : les propos de Viktor Orbán confirmés

La menace d’une arrivée massive de migrants en Europe occidentale dans les prochaines semaines évoquée récemment par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a été confirmée par le ministre bosniaque de la sécurité, Fahrudin Radončić. Ce dernier a affirmé il y a quelques jours, comme le rapporte un quotidien autrichien, que près de 100 000 migrants pourraient se rendre depuis la Grèce vers les États d’Europe de l’ouest via la Croatie avec l’arrivée du printemps. Des prévisions qui font aussi échos à celles du gouvernement grec, lequel a annoncé au mois de décembre dernier s’attendre à un afflux potentiel de 100 000 migrants supplémentaires au cours de l’année 2020 sur ses îles en provenance de Turquie.

Mais, selon Fahrudin Radončić, la frontière bosniaque serait incapable de supporter une telle pression : « Notre frontière est très perméable. Nous n’avons pas assez de fonctionnaires ni de ressources matérielles », a-t-il déclaré, tout en demandant un appui de la part de l’Union européenne.

Des camps de migrants surpeuplés en Bosnie

La Bosnie-Herzégovine est donc à court de moyens. Le ministre de la sécurité précise ainsi que dans son pays il « manque au moins 1200 gardes-frontières ». À l’heure actuelle, compte tenu des effectifs disponibles, un policier bosniaque doit surveiller en moyenne 25 kilomètres de frontière. Dans ses conditions, surveiller les 650 kilomètres de frontière avec la Serbie et le Monténégro est une tâche « impossible » d’après Fahrudin Radončić.

Par ailleurs, dans les camps de migrants déjà mis en place en Bosnie, la situation devient intenable avec des capacités d’accueil totalement saturées et des conditions de vie déplorables. Avec l’arrivée de nouveaux individus, on se dirige donc tout droit vers une catastrophe humanitaire. En décembre 2019, le camp de migrants de Vucjak, situé près de la frontière croate, a été fermé en raison de son état d’insalubrité et les migrants qui y stationnaient ont été transférés par les autorités bosniaques dans une autre zone près de Sarajevo.

Selon l’OIM (Organisation internationale pour les Migrations) et les autorités bosniaques, quelques 24 000 migrants sont entrés en Bosnie-Herzégovine en 2019, la plupart en provenance d’Afghanistan, d’Irak, du Maroc et du Pakistan.

AK

[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Source

Suisse-Bosnie: tours et détours

Article de Mireille Vallette

Cette excellente vidéo signée Dominique Bianchi rappelle qu'un mauvais vent islamiste souffle sur la Bosnie Herzégovine. Ses relations avec la Suisse ressemblent parfois à un poker-menteur.

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Le chômage touche 54% des jeunes de Bosnie-Herzégovine, les disparités sociales et économiques augmentent.  La moitié de la population souffre de diverses formes de discriminations. La Suisse fournit une aide politico-économique au pays.

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Le grand mufti du pays, Hussein Kavazovic, proclame un islam d’ouverture, il est notamment très attaché et à l’égalité entre religions. Mais son pays a un besoin permanent de fonds. Cette nécessité le pousseà ne pas faire la fine bouche sur l’origine des aides. Et à donner des gages aux uns et aux autres. Les États du Golfe se montrent, on le voit dans la vidéo, fort généreux. La Turquie est devenu un allié précieux dans le domaine économique comme religieux.

En février 2015, c’est avec l’Arabie saoudite que Kavazovic a signé un vaste accord de coopération… où l’on se promet  qu’on coopérera dans toutes sortes d’activités liées à l’islam.

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 Signature de l'accord avec le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale en 2015 à La Mecque.

Une autre découverte nous apprend que le mufti est un faux ami de l’égalité. Dame, on ne quitte pas facilement les fondamentaux de l’islam. Il regrette que la laïcité soit aussi pleine et entière en Bosnie-Herzégovine, il aimerait bien la réduire un peu. Et ceci dans l’un des domaines les plus discriminatoires du droit islamique (la spécialité du mufti), la famille. Le journaliste qui l’interviewe lui demande alors s’il souhaiterait «l’application de la sharî‘a en ce qui concerne le code du statut personnel». Kavazovic rappelle que ce statut a été appliquée jusqu’en 1946. «Si nous voulons vraiment la liberté, à notre avis, ce serait bien que certains éléments religieux soient introduits dans les lois qui réglementent la famille.» Pourtant, la discrimination bat déjà son plein si l'on en croit nos autorités. Ses services financent divers projets «avec une attention particulière pour les groupes défavorisés, tels que les femmes».

Égalité oblige: les chrétiens pourraient introduire leur propre vision de la famille dans le droit.

La réconciliation avec les ennemis d’hier n’est pas encore au programme. Le mufti a eu quelques propos fort peu diplomatiques à propos des Serbes lors d’une visite au gouvernement suisse en 2016. Il voyait deux options à leur conflit: soit les Bosniaques confirmaient par vote leur souveraineté sur la Bosnie-Herzégovine, soit le sang allait couler tous les 20 ou 30 ans. Mais, ajouta-t-il, il  est bon pour les Bosniaques de se défendre contre les Serbes «avec des tombes».

Mais le voici enfile son turban d’ouverture en mai de cette année. Il a invité un religieux suisse à Sarajevo : Gottfried Locher, chef des Églises protestantes de Suisse et président du Conseil suisse des religions.

L’objectif: signer une déclaration d’adhésion aux institutions et valeurs suisses. Le président de la Bosnie Bakir Izetbegovic assiste à l’événement. Le document affirme que «les musulmans bosniaques» sont attachés aux valeurs de la Suisse, soutiennent la liberté de choisir sa religion, sont acquis à la démocratie, respectent l’Etat de droit et l'égalité des droits entre hommes et femmes. Le tout «à l'image de ce qui se pratique en Suisse». Et elle condamne bien sûr le terrorisme motivé par la religion. Mais le document a été âprement discuté, ce qui suggère que ces belles déclarations masquent quelques subtiles résistances.

Locher, personnalité par ailleurs courageuse (il s'est dit en faveur de l’interdiction de la burqa) pense-t-il que les musulmans bosniaques de Suisse sont forcément dépendants, dans leurs choix politico-religieux, de leurs pays d’origine (ou de celui de leurs parents)? Que le mufti de Sarajevo est leur guide spirituel? Comme le remarque Frank A, Meyer dans le Blick: « …organisera-t-on des négociations à New Delhi, pour savoir si des Indiens immigrants en Suisse, bouddhiste ou hindous, doivent suivre les lois suisses? Ou bien à Pékin, pour savoir si les Chinois vivant en Suisse doivent respecter le droit suisse? »

En moins étrange, mais dérangeant tout de même, les deux principales fédérations albanaises  du pays, la Communauté musulmane albanaise de Suisse et l'Union des imams albanais de Suisse (UIAS) ont signé une déclaration du même genre deux mois plus tôt. Les déclarations, c’est très à la mode et ça ne mange pas de pain. Une enquête avait fait état peu de temps auparavant des liens étroits de l’UIAS avec le wahhabisme saoudien. Il fallait se refaire une vertu. Cette charte a été signée en présence de représentants des autorités suisses et des trois pays concernés, Kosovo, Albanie et Macédoine. En vertu aussi de la dépendance des musulmans albanais de Suisse et de leurs descendants aux pays d’origine?

Déclaration des fédérations albanaises en mars 2016. Au centre: l'ex-ambassadeur du Kosovo à Berne.

L’invitation de Kavazovic pourrait bien être tout simplement un des moyens de plaire à la riche Helvétie. Il a d’ailleurs exprimé lors de la signature son inquiétude face à l'influence croissante des pays du Golfe dans son pays… et demandé à ce propos l’aide de la Suisse et de l’Union européenne. Signer des accords avec les salafistes tout en demandant à l'Europe de l'aider à s'en débarrasser: original.

La Suisse soutient le pays dans divers domaines: réformes politiques, économique, justice, santé primaire, .

En 2015, la Suisse comptait environs 14'000 musulmans bosniaques âgés de 15 ans ou plus.

 

Mireille Vallette

 

Les Balkans sont la base européenne du djihad

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Michel Garroté  --  Depuis août 2016, des camps d’entraînement ont été ouverts notamment par l’EI dans le Kosovo. Les plus importants sont situés à la frontière avec la Macédoine, dans le district de Decani ; d’autres, plus modestes, sont dans les environs de Prizren et Pec. De nombreux Kosovars ont rejoint ces camps, où d’anciens soldats de l’Armée de Libération du Kosovo enseignent à leurs membres le maniement des armes et le Coran. Dans la Bosnie voisine, les mêmes causes ont engendré les mêmes problèmes : le pays compte près de 100'000 disciples du wahhabisme, dont plus de 4'000 sont des militants radicaux, qui prennent les armes pour le djihad partout et à n’importe quel moment.
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A ce propos, dans Causeur, la politologue Ana Pouvreau écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Dans ce dernier quart de siècle, les six ex-républiques yougoslaves -- Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine, Monténégro, Serbie et Slovénie) -- sont devenues des Etats indépendants, de même que l’ancienne province serbe du Kosovo, qui a proclamé son indépendance en 2008 (cf. l'ouvrage sur lequel se base Ana Pouvreau : "Balkans, la fracture. La base européenne du djihad", par Alexis et Gilles Troude ; plus de détails en bas de page). Ce processus s’est déroulé au prix de centaines de milliers de victimes. Les estimations, quant au nombre de morts, oscillent entre 100'000 et 200'000. L’intégration euratlantique de ces nouveaux Etats se poursuit tant bien que mal.
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La Slovénie (2004) et la Croatie (2013) ont déjà intégré l’Union européenne (UE), tandis que le Monténégro, sans faire partie de l’UE, est devenu le 29ème Etat-membre de l’OTAN en 2017. La demande d’adhésion à l’UE de la Bosnie-Herzégovine a été acceptée en 2016. La Serbie, quant à elle, désormais séparée du Monténégro depuis 2006 et amputée de sa province kosovare, peine à intégrer l’UE. Il en est de même pour la Macédoine en raison du blocage de la Grèce. Au-delà de ces évolutions, les auteurs décrivent à quel point - aux antipodes des promesses de prospérité, de stabilité et de sécurité, chères aux partisans de ces multiples indépendances - la plupart de ces nouveaux Etats sont fragiles. Certains seraient même en passe de devenir des 'Etats faillis'.
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La corruption endémique des nouvelles élites politiques de la région, l’expansion exponentielle de groupes criminels et l’instabilité chronique due à l’échec de l’éradication de la pauvreté de même que la persistance des revendications territoriales ethniques voire claniques, font le lit de courants délétères de plus en plus susceptibles de plonger les Balkans dans le chaos et de se propager au reste de l’Europe. Vulnérabilisée par l’explosion de trafics en tous genres -- acheminement vers l’Europe de l’Ouest de l’héroïne en provenance d’Afghanistan, trafics d’êtres humains, trafics d’armes, détournement de l’aide internationale, malversations diverses, etc. -- mais aussi par la persistance des revendications irrédentistes (albanaises, hongroises, etc.), la région serait devenue, en quelques années, un réel 'trou noir' en Europe. Le déversement de milliards d’euros d’aide internationale ne semble pas résoudre le problème.
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Au contraire, la région prête le flanc, depuis plusieurs années déjà, à l’entrisme des islamistes radicaux. La présence de camps d’entraînement terroristes en Bosnie-Herzégovine et la radicalisation de centaines d’individus, au sein des populations locales kosovares et bosniennes, par le biais de prédicateurs wahhabites et d’organisations caritatives, ont d’abord fait le lit d’Al Qaeda, dès les années 1990, puis celui de l’Etat islamique depuis 2014.
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En conclusion, l'ouvrage "Balkans, la fracture. La base européenne du djihad", certes très critique vis-à-vis de l’action de la communauté internationale dans les Balkans, permet d’apporter, en contrepoint aux scenarii généralement optimistes concernant l’avenir de la région, qui prévalent en Occident, une grille de lecture très différente. La confrontation de ces points de vue divergents devrait être bénéfique à l’effort d’analyse prospective qui s’impose en ce qui concerne cette région d’une grande importance géostratégique et dont l’évolution aura prochainement un impact considérable sur le reste de l’Europe, conclut Ana Pouvreau, citant "Balkans, la fracture. La base européenne du djihad" (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction & Adaptation de Michel Garroté pour Les Observateurs
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https://www.causeur.fr/yougoslavie-balkans-troude-terrorisme-djihad-146475
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"Balkans, la fracture. La base européenne du djihad", par Alexis et Gilles Troude, Editions Xenia, 2017, 242 pages, 19€.
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La Bosnie-Herzégovine « ressemble de plus en plus à un Etat islamique »

La direction de l’université de Sarajevo entend interrompre les cours pendant la prière musulmane du vendredi, une décision qui a suscité de vives critiques jeudi. Cette université, la plus grande Bosnie, est publique et compte parmi ses étudiants des Serbes et des Croates.

Environ la moitié des 3,5 millions de Bosniens sont musulmans, selon les chiffres du recensement de 2013, dont les résultats ont été publiés en 2016.

Les dirigeants de l’université ont adopté cette semaine une «recommandation» aux doyens de ses facultés, leur demandant de «ne pas prévoir d’activités académiques» pendant environ une heure et demie tous les vendredi pendant la prière du midi, la principale pour les musulmans.

Cette décision a été prise avec l’objectif de respecter «les droits de l’homme et les libertés confessionnelles», a-t-on expliqué. Le sénat de l’université demande aussi aux doyens de ne pas organiser d’activités le week-end, pendant les heures de culte des confessions catholique et orthodoxe.

Trois formations politiques de gauche et de libéraux, dont le Parti social-démocrate (SDP), ont dénoncé cette recommandation. Selon elle, avec cette décision, l’université veut «introduire des coutumes religieuses et en faire des règles de comportement à l’université de Sarajevo».

L’islam de Bosnie est traditionnellement peu rigoriste. Mais depuis la guerre intercommunautaire des années 1990, sont apparus des signes de radicalisation de sa pratique par une minorité de ses pratiquants. L’influence d’un islam venu du Golfe se fait notamment sentir.

Les dirigeants de la Republika Srpska, l’entité des Serbes de Bosnie, qui s’inquiètent régulièrement de cette évolution et en rendent responsables les chefs politiques bosniaques musulmans, ont vivement critiqué la décision de l’université.

«Ca ne me surprend pas», a réagi Milorad Dodik, président de la Republika Srpska, cité sur le site de la télévision publique de l’entité (RTRS). Les autorités de Sarajevo «ont récemment interdit l’alcool pour la soirée de réveillon à Sarajevo», «cela ressemble de plus en plus à un Etat islamique».

Les autorités de Sarajevo ont en fait interdit la vente d’alcool pendant un concert dans le centre de Sarajevo, donné par une vedette locale, Dino Merlin, seul événement festif notable pour le Réveillon dans la capitale.

La vente d’alcool est également prohibée par le règlement intérieur de deux centres commerciaux récemment construits à Sarajevo par des investisseurs du Golfe (…)

Source Via CivilWarInEurope

Camps d’entraînement de l’EI au Kosovo et en Bosnie

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Michel Garroté - On peut lire sur LSB (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) que cinq camps d’entraînement ont été ouverts par l’EI dans le Kosovo. Les plus importants sont situés à la frontière avec la Macédoine, dans le district de Decani ; d’autres, plus modestes, sont dans les environs de Prizren et Pec. Près de 70 familles kosovares ont déjà rejoint ces camps, où d’anciens soldats de l’Armée de Libération du Kosovo enseignent à leurs membres le maniement des armes et le Coran. Dans la Bosnie voisine, les mêmes causes ont engendré les mêmes problèmes.
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Ce pays de 4 millions d’habitants a envoyé près de 200 de ses ressortissants au sein de l’EI en Syrie ; en 2013 et 2014, 156 hommes, 35 femmes et 25 enfants ont quitté la Bosnie pour l’EI, 47 en sont revenus. Et la présence potentielle d’un camp d’entraînement djihadiste à Osve, révélée par le journal anglais « Sunday Mirror » en juillet 2015, a fait la une de la presse européenne. Il y en a d’autres, comme Gorna Maioca, au nord du pays. Ce sont d’anciens villages serbes ou croates, vidés de leur population par la guerre civile, où se sont réinstallées des communautés musulmanes ultra-conservatrices, dirigées par des prédicateurs radicaux.
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L’épuration ethnique, effectuée à l’époque avec l’indifférence bienveillante de l’UE, se retourne ainsi contre elle en transformant les contrées reculées de la Bosnie en pépinière djihadiste. Le cancer islamiste se propage dans toute la région, de la Bosnie à l’Albanie en passant par la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro. Partout, les Etats sont trop faibles et trop corrompus pour lutter contre le fléau, tandis que l’UE n’a d’yeux que pour le Levant et la Libye, où la situation est très préoccupante. Cependant, les indices alarmants s’accumulent.
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En juin 2016, l’agence de presse Reuters citait un rapport de l’ONG Atlantic Initiative, basée à Sarajevo (Bosnie). Selon celle-ci, 80 adolescents bosniaques, âgés de 13 à 14 ans, sont entraînés par l’EI en Irak et en Syrie. Avec le risque toujours présent qu’ils reviennent en Europe pour y semer la mort. Pire, selon les services de sécurité bosniaques eux-mêmes, le pays compte près de 100 000 disciples du wahhabisme, dont plus de 4 000 sont des militants radicaux, prêts à prendre les armes pour le djihad à n’importe quel moment. En Bosnie et pas seulement (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/08/des-camps-islamiques-au-kosovo-et-en-bosnie.html
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Musulmane partie rejoindre l’Etat islamique: Samra tuée au marteau pour avoir voulu fuir ?

La jeune Autrichienne - partie en avril 2014 avec son amie Sabina pour se battre aux côtés du groupe EI en Syrie - aurait été tuée parce qu'elle tentait de fuir les jihadistes. Cette information n'a cependant pas été confirmée par les autorités autrichiennes. Selon le quotidien «Österreich», Samra aurait même récemment contacté sa famille et ses amis à Vienne.

«L'une a été tuée et l'autre a disparu»

Reste que l'Autrichienne de 18 ans, issue d'une famille bosnienne, avait déjà affirmé vouloir rentrer à la maison en octobre 2014. Le site d'informations autrichien avait alors écrit que les atrocités auxquelles elle devait assister au quotidien étaient trop difficiles à supporter. Il avait également été précisé que Samra, qui serait mariée à un Tchétchène et qui aurait eu un enfant avec lui, devait assister régulièrement à des décapitations et à des flagellations publiques.

En décembre 2014, un expert de l'ONU avait de son côté assuré qu'une des deux ados autrichiennes avait été tuée au combat et que l'autre était portée disparue. Mais, comme pour la grande majorité des informations publiées au sujet de Samra et Sabina, il est difficile de faire la part des choses. Le doute plane donc encore sur le sort des deux adolescentes.

Source

 

Bosnie : Un jihadiste « français » tue deux soldats

 

Enes Omeragic est un terroriste qui a tué deux soldats à Sarajevo en Bosnie-Herzégovine, avant de se faire sauter. Il est né à Paris et aurait combattu en 2013 et 2014 pour l’EI en Syrie. Newsweek Merci à Olifaxe

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Extrait de: Source et auteur

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