Rixe mortelle à Derendingen ? La médecine légale dit non
Un homme est mort après une rixe devant une station-service à Derendingen. La médecine légale exclut pourtant les coups comme cause du décès, tandis qu’un participant présumé a fini sa fuite contre des blocs de béton.
Samedi 12 septembre, vers 20 h 20, une altercation éclate entre plusieurs personnes devant une station-service Coop à Derendingen (SO). Un homme meurt sur place malgré les tentatives de réanimation. Si le scénario semble à première vue limpide, il le devient beaucoup moins depuis que la police soleuroise a annoncé que les examens médico-légaux excluaient « une action violente » comme cause du décès, qui reste à établir.
Un témoin de 67 ans interrogé par 20 Minuten raconte pourtant avoir vu quatre ou cinq hommes, selon lui fortement alcoolisés, se disputer. L’un d’eux aurait frappé un autre homme, qui serait tombé en arrière et aurait heurté l’asphalte. L’enquête devra établir la solidité de ce témoignage qui entre en contradiction avec l’expertise médico-légale.
La suite est plus nette. Un homme soupçonné d’avoir participé à l’altercation – selon le témoin déjà mentionné, l’auteur des coups – a pris la fuite en voiture vers Subingen. Peu après, son véhicule a percuté frontalement plusieurs blocs de béton dans un rond-point. Modérément blessé, le conducteur a été interpellé. La police précise que les protagonistes se connaissaient probablement, sans révéler leur âge, leur nationalité, ni le motif de la dispute.
La fuite rappelle l’affaire de Blécherette, où Les Observateurs relevaient l’angle mort statistique entourant les fuites automobiles dangereuses. La comparaison s’arrête toutefois là : à Derendingen, aucune poursuite policière ni aucun refus d’obtempérer n’est établi. Un participant présumé a quitté une rixe à toute vitesse et fini sa course dans le béton. Aux enquêteurs d’expliquer le reste.