Le Locle : quand les frontières passoires profitent aux criminels
« La proximité de la frontière joue un rôle non négligeable dans les cibles choisies afin de permettre les meilleures chances de fuite. »
Seuls les adeptes de Schengen seront surpris à la lecture de ces mots forts prononcés par un procureur neuchâtelois dans le cadre du cambriolage commis dans un musée d’horlogerie au Locle dimanche dernier. Les auteurs courent toujours, le butin, dont la valeur n’a pas été précisée, n’a pas été retrouvé. Le communiqué de presse publié par le Ministère public et la police cantonale précise que les auteurs, au nombre de quatre, « ont pris rapidement la fuite à bord d’une puissante berline de couleur sombre puis leur trace a été perdue en direction de la France. »
Encore une fois, des visiteurs venus d’ailleurs profitent de Schengen pour exercer leurs talents chez nous. Bien évidemment, il n’est pas question de revenir à la raison et de replacer les gardes-frontières là où ils devraient être, Bruxelles ne le veut pas. Donc, notre classe politique non plus puisqu’elle prend ses ordres auprès de la Commission européenne. L’insécurité grandissante, la violence en augmentation constante, la liste des victimes qui s’allonge vertigineusement ne sauraient détourner les adeptes d’Ursula von der Leyen de leur but, l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne.
Nous nous prononcerons dans un ou deux ans sur la prochaine étape, les très mal nommées Bilatérales III que ses fourbes adeptes présentent comme une mise à niveau des accords existants. Ils cachent soigneusement le fait que le texte permet à l’Union européenne d’influencer notre processus démocratique par le biais de représailles si nous ne votons pas dans le sens voulu par Bruxelles. Nos droits démocratiques réduits à un simple chantage, le citoyen aux urnes un pistolet sur la tempe. Le prix de l’adhésion. Palme d’or au PLR dont un représentant valaisan fait savoir que « les vrais défenseurs de la souveraineté ne peuvent s’accommoder de l’ingérence de pays étrangers ». Comme il en appelle à l’ingérence de Bruxelles, chaotique assemblage de pays étrangers, force est d’admettre que le PLR n’est pas le parti des « vrais défenseurs de la souveraineté ». On le sait depuis longtemps, mais c’est toujours bien qu’eux-mêmes le reconnaissent.