Immobilier à Genève : moins de 800 logements vacants, la pénurie continue de se durcir
Le taux de vacance tombe à 0,31%, au plus bas depuis 2011. La Ville concentre plus d'un logement disponible sur deux.
Le marché genevois se referme un peu plus. Au 1er juin, le taux de vacance atteint 0,31%, contre 0,34% l’an dernier, selon l’Office cantonal de la statistique (Ocstat). C’est la deuxième baisse annuelle d’affilée et le plancher le plus bas depuis 2011, où l’indicateur était descendu à 0,25%.
Est réputé vacant tout logement inoccupé, habitable et offert à la vente ou à la location au 1er juin ; le taux rapporte ce total au parc existant. On dénombre cette année 793 objets disponibles, soit 65 de moins qu’en 2025 : 111 maisons individuelles et 682 appartements. Les deux segments ne fonctionnent pas de la même manière – deux tiers des villas libres sont mises en vente, alors que la location domine nettement côté appartements, avec 574 objets sur 682, soit 84%.
La taille joue également. Les grands logements de sept pièces et plus sont les moins rares, à 0,80%. Les quatre et cinq pièces, eux, restent introuvables : 0,24% et 0,23%.
Géographiquement, la Ville de Genève rassemble plus de la moitié du stock vacant du canton, avec 427 objets pour un taux de 0,37%. Suivent Vernier (0,29%) et Carouge (0,25%). Lancy, Onex, Thônex et Meyrin ferment la marche, entre 0,12% et 0,20%.
Rappel utile : le 14 juin dernier, les Genevois rejetaient à 65,42% l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ». Le canton n’a manifestement pas peur du monde – il manque juste d’endroits où le loger.