Bagarre générale à Lausanne : facture salée pour les deux clubs de foot
La rixe entre juniors à Lausanne a désormais un prix : amendes, points retirés et suspensions. Les deux clubs de foot écopent des mêmes sanctions, même si les sanctions individuelles pointent des responsabilités différentes.
La commission de discipline de l’Association neuchâteloise de football (ANF) a tranché après les violences du 4 octobre, lors de la rencontre de Youth League A opposant le FC Concordia Lausanne au CS La Tour-de-Peilz.
Selon l’instance, un coup de pied d’un joueur de La Tour-de-Peilz a déclenché une bagarre générale « devenue incontrôlable ». Le match avait été interrompu à la 75e minute, puis les affrontements s’étaient poursuivis devant les vestiaires.
Chaque club écope de 1 000 francs d’amende. Le résultat de la rencontre est fixé à 0-0, sans attribution de points, et six points supplémentaires seront retirés à chaque équipe après expiration du délai d’opposition. La symétrie s’arrête là : aucun joueur de Concordia n’est suspendu, contrairement à quatre joueurs de La Tour-de-Peilz, dont la durée de suspension n’a pas été rendue publique, les décisions pouvant faire l’objet d’un recours. L’entraîneur lausannois est suspendu pour six matches. Le président de La Tour-de-Peilz condamne des débordements « que rien ne justifie ». Son club accepte les sanctions collectives et déconseille aux joueurs concernés de les contester.
Nous avions relaté cette affaire en rappelant d’autres violences autour des rencontres de jeunes, dont une agression à la hache à Bernex en 2025. Les pénalités sportives frappent aujourd’hui les équipes entières ; elles ne disent cependant pas tout de la gravité des coups échangés hors du stade. Une éventuelle réponse pénale relève d’une autre procédure, dont aucune n’est annoncée dans les éléments disponibles.
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