Un Kosovar introuvable pour la justice, retrouvé par l’administration
Condamné pour violences familiales puis ayant disparu pendant plus d’un an, un ressortissant kosovar a perdu son permis C. Entre une audition dont il repart libre et une sanction administrative tardive, le dossier laisse songeur.
Deux ans de prison en 2020 pour avoir blessé son ex-compagne et frappé ses enfants. Une nouvelle condamnation en 2022 pour abus de confiance et faux dans les titres, avec révocation du sursis. Puis ce ressortissant kosovar disparaît des radars. Le récit de Watson révèle une justice qui peine à remettre la main sur un condamné.
Le plus fort ? En mars 2023, l’intéressé se présente de lui-même à une audition dans une autre procédure, pour escroquerie et blanchiment d’argent. Il reconnaît n’avoir aucune adresse fixe en Suisse et repart libre. Pourquoi ? L’arrêt ne le précise pas. Il faudra attendre octobre pour que la police fribourgeoise l’arrête sur un chantier. Il sort de prison en février 2025.
Le couperet tombe finalement du côté des permis. Aucun bail, aucun contrat de travail, aucune facture ne prouve une résidence effective en Suisse pendant plus de six mois. Le Tribunal fédéral confirme donc la caducité de son permis C. Ce n’est ni une expulsion ni une révocation pour ses violences, simplement une règle administrative sur l’absence prolongée. Malgré ses démêlés avec la justice, il pourra demander un nouveau titre de séjour à Berne.
La nationalité de cet individu rappelle deux dossiers déjà couverts par Les Observateurs : à Berne, un autre Kosovar condamné pour viol avait vu son permis retiré ; à Vevey, un ressortissant kosovar a écopé de vingt ans de prison pour l’assassinat de sa compagne. Trois affaires distinctes, une même nationalité, la rédaction se garde naturellement d’y voir une tendance. Dans le dossier actuel, la question la plus pressante reste ailleurs : comment un condamné introuvable peut-il se présenter devant la justice et repartir ?
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