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Football junior : quand la violence s’invite sur le terrain… et aux alentours

Un match de juniors entre Concordia Lausanne et La Tour-de-Peilz a viré à la bagarre générale, puis aux affrontements hors du terrain. Deux clubs aux ancrages sociaux très différents et un incident qui est loin d’être isolé.

La rédaction
8 octobre 2026
2 min de lecture

Dimanche 4 octobre, un match de Youth League A entre le FC Concordia Lausanne et le CS La Tour-de-Peilz a été interrompu après un accrochage à la 75e minute, qui a tourné à la bagarre générale. Le Matin ajoute que les violences se sont ensuite prolongées hors du terrain, où des joueurs auraient été pris en embuscade.

Selon un témoignage recueilli par nos confrères,

« il y avait déjà une certaine tension en première mi-temps, nous raconte Malick Gehri, le responsable technique du FC Concordia Lausanne. En deuxième mi-temps, un de nos joueurs s’est pris la tête avec un adversaire et les choses ont dégénéré. Un joueur de La Tour-de-Peilz a couru pour donner un coup de genou dans la tête de l’un des nôtres. Une bagarre générale a suivi. »

Le profil social des deux clubs est contrasté. Concordia assume une forte vocation populaire. Dans un projet présenté à la Ville de Lausanne, le club se décrit comme une « extension de la vie » des familles de Borde, Entre-Bois, Blécherette et Praz-Séchaud, des quartiers « souvent composés de familles aux revenus modestes ». En face, La Tour-de-Peilz vient d’une commune de la Riviera dont le revenu fiscal standardisé atteint 115 % de la moyenne vaudoise en 2026.

Si la bagarre lausannoise résiste donc assez bien à l’explication par les « quartiers sensibles », elle rejoint en revanche une série d’incidents préoccupants. En mars 2025, à Bernex, une agression à la hache avait suivi un match de juniors ; une femme qui tentait de s’interposer avait été légèrement blessée. En septembre dernier, un match de Coupe valaisanne des juniors B entre Naters et l’Olympique du Salentin avait également été interrompu après des violences, le FC Naters reconnaissant lui-même des « comportements incontrôlés ».

Le phénomène reste cependant minoritaire : le canton de Vaud recensait environ 11 000 matches par saison pour une quinzaine de cas de violence sérieux en 2022-2023, dont trois ou quatre particulièrement graves, ce qui n’enlève rien au problème : que des rencontres de mineurs finissent en bagarre générale, parfois jusque sur les parkings, en dit long sur l’état d’une certaine jeunesse.

La rédaction
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La rédaction des Observateurs propose des analyses et des synthèses sur les grands enjeux politiques, sociétaux et culturels. Elle privilégie les articles de fond, les mises en perspective et une lecture critique de l’actualité.

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