Rave illégale à Zurich : sous les platines, les pavés
Fusées tirées à hauteur de tête, barricades, conteneurs incendiés : une fête illégale a viré à l’émeute dans la nuit du 10 au 11 octobre à Zurich. Une nouvelle illustration des violences qui accompagnent parfois les rassemblements festifs clandestins prisés par l’ultragauche.
Une fête, une sono et, pour finir, des pavés sur les policiers. Dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre, plus d’une centaine de personnes ont participé à un rassemblement non autorisé au Hardplatz, à Zurich. D’abord tolérée, la fête a été interrompue après des dégradations et des plaintes du voisinage. Les participants les plus déterminés n’avaient manifestement aucune envie de rentrer se coucher.
Selon la police municipale, des individus masqués ont attaqué ses agents à coups de pierres et de bouteilles, puis tiré des fusées explosant à hauteur de tête. Les forces de l’ordre ont dû reculer avant d’intervenir avec canons à eau, gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc. Une vingtaine de conteneurs ont été incendiés, plusieurs véhicules de police gravement endommagés et un agent blessé. La police soupçonne même que des participants à l’émeute avaient préalablement stocké des mortiers d’artifice.
En avril 2026, une autre fête illégale à Zurich-Wipkingen, également organisée dans un passage souterrain, avait déjà dégénéré en jets de pierres et de bouteilles contre les policiers. En juin 2025, à Malleray, dans le Jura bernois, une rave sauvage avait tourné à l’affrontement : deux policières blessées, des véhicules vandalisés et une intervention abandonnée. En août 2026, quelque 800 personnes avaient encore investi un alpage vaudois à Ballaigues pour une fête techno non autorisée.
Raves, free parties, culture alternative : ces rassemblements se revendiquent d’une liberté festive hors des circuits officiels et sont souvent affiliés à la mouvance autonomiste et d’ultragauche. À Zurich, leur éventuelle dimension politique reste toutefois inconnue, mais les feux d’artifice préparés pour accueillir la police relèvent de la violence organisée dont sont familiers ces activistes.
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