« Le pire fléau, c’est le christianisme » : plainte de l’AGRIF contre LFI
L'AGRIF a déposé plainte contre La France insoumise après des propos anti-chrétiens tenus – et laissés sans réponse – lors de son université d'été. Une séquence qui dit tout de la stratégie électorale du parti de Jean-Luc Mélenchon.
La scène s’est déroulée aux « AMFIS 2025 », l’université d’été de La France insoumise organisée fin août à Châteauneuf-sur-Isère, lors d’une table ronde sur les « visages internationaux de l’extrême droite » animée par le député Raphaël Arnault. Un participant y a lâché :
« Le pire fléau aujourd’hui, c’est le christianisme. Ce sont les chrétiens qui sont les plus puissants et qui mènent la politique la plus inhumaine qui soit. »
Aucun intervenant n’a jugé utile de répondre ; la discussion a aussitôt bifurqué vers les discriminations visant les musulmans et les appels à la tolérance religieuse. La séquence est toujours en ligne sur la chaîne YouTube du mouvement.
C’est ce silence complaisant que l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF) porte devant la justice. Forte de son succès dans l’affaire de Crépol, où le caractère raciste « anti-Blancs » a été reconnu, l’association a annoncé le 3 août une plainte pour « injure publique aggravée envers les chrétiens, en raison de leur appartenance à la religion chrétienne ».
L’épisode n’a rien d’un accident, il illustre au contraire ce racolage ethnique qui ne dit pas son nom, devenu le fonds de commerce d’une gauche qui, ayant perdu les ouvriers, drague méthodiquement son prolétariat de substitution. Dans cette arithmétique électorale, toutes les religions ne se valent pas : on flatte celle des clientèles convoitées, on laisse cracher sur celle des Français qu’on a cessé de représenter (l’équation s’applique aussi en Suisse). Imaginons une seconde les mêmes mots appliqués à une autre confession, dans la même salle : le tollé aurait été immédiat, et les plaintes seraient venues d’ailleurs. Le « deux poids, deux mesures » dénoncé par l’AGRIF n’est pas un dysfonctionnement du débat public – c’est une stratégie. Reste à savoir si la justice, après Crépol, acceptera de nommer aussi celle-là.