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« Il n’y a pas de civilisation vivante sans libertés concrètes » : grand entretien avec Romain Petitjean (Institut Iliade)

Dimitri Fontana
27 avril 2026
12 min de lecture

Le mot est par­tout invo­qué, rare­ment défi­ni. Gou­ver­ne­ments, ins­ti­tu­tions, médias, par­tis poli­tiques : cha­cun se réclame aujourd’hui de la liber­té. Pour­tant, la tra­di­tion euro­péenne a long­temps par­lé des liber­tés, au plu­riel. Liber­tés concrètes, héri­tées, enra­ci­nées : fran­chises locales, auto­no­mies com­mu­nales, corps inter­mé­diaires, droits cou­tu­miers, pro­tec­tions face à l’arbitraire du pou­voir cen­tral. Une concep­tion char­nelle et poli­tique bien dif­fé­rente de l’individualisme juri­dique contem­po­rain.

C’est pré­ci­sé­ment autour de ce thème que l’Institut Iliade a tenu son der­nier col­loque, le same­di 11 avril, en réunis­sant intel­lec­tuels, essayistes et obser­va­teurs sou­cieux de pen­ser la crise actuelle des peuples euro­péens. Car la ques­tion n’est pas théo­rique. Sur­veillance numé­rique, judi­cia­ri­sa­tion crois­sante de la parole publique, cen­tra­li­sa­tion tech­no­cra­tique, recul des sou­ve­rai­ne­tés natio­nales, affai­blis­se­ment des média­tions locales : par­tout en Europe, beau­coup ont le sen­ti­ment que les liber­tés reculent au moment même où elles sont sans cesse célé­brées.

Pour en par­ler, nous rece­vons Romain Petit­jean, direc­teur du déve­lop­pe­ment de l’Ins­ti­tut Iliade.

Entretien

Votre col­loque annuel s’est tenu il y a quelques jours autour du thème des « liber­tés ». Pour­quoi avoir choi­si ce sujet, alors que beau­coup asso­cient d’abord l’Institut Iliade aux ques­tions d’identité euro­péenne, de trans­mis­sion civi­li­sa­tion­nelle ou encore de remi­gra­tion ?

Si l’on asso­cie spon­ta­né­ment l’Institut Iliade aux ques­tions d’identité, de trans­mis­sion ou de remi­gra­tion, c’est parce que ces thèmes sont effec­ti­ve­ment au cœur des pré­oc­cu­pa­tions euro­péennes actuelles. Mais la ques­tion des liber­tés leur est inti­me­ment liée. Il n’y a pas d’identité vivante sans liber­té de trans­mis­sion, pas de civi­li­sa­tion durable sans liber­té d’éducation, de créa­tion, d’enracinement, pas de peuple sou­ve­rain sans liber­tés poli­tiques concrètes. Et sur­tout il ne peut y avoir de conscience de soi et de pro­jets poli­tiques de rup­ture, sans liber­té, sans droits d’affirmer ce que nous sommes ou de dési­gner nos enne­mis.

Nous avons vou­lu reve­nir à ce mot de « liber­tés », au plu­riel, car il ren­voie à une tra­di­tion euro­péenne ancienne et pro­fonde. Avant d’être un slo­gan idéo­lo­gique, les liber­tés furent des réa­li­tés vécues : liber­tés com­mu­nales, fran­chises locales, auto­no­mie des corps inter­mé­diaires, capa­ci­té des peuples à se gou­ver­ner selon leurs mœurs et leurs inté­rêts. Cette concep­tion char­nelle et his­to­rique contraste for­te­ment avec la liber­té abs­traite sou­vent invo­quée aujourd’hui, qui coexiste para­doxa­le­ment avec une cen­tra­li­sa­tion crois­sante, une infla­tion nor­ma­tive et un contrôle social tou­jours plus serré.La socié­té libé­rale enfante la socié­té de contrôle et de sur­veillance comme le démontre brillam­ment un de nos auteurs, Guillaume Tra­vers.

Choi­sir ce thème en 2026 n’avait donc rien d’un détour. Nous vivons un moment où beau­coup sentent confu­sé­ment que les liber­tés reculent : liber­té d’expression fra­gi­li­sée, sou­ve­rai­ne­tés natio­nales contour­nées, vie pri­vée mena­cée par la sur­veillance tech­no­lo­gique, liber­té éco­no­mique com­pri­mée, liber­té édu­ca­tive res­treinte. Il nous parais­sait néces­saire de nom­mer cette crise et d’en exa­mi­ner les causes.

Enfin, par­ler des liber­tés per­met aus­si de rap­pe­ler que notre démarche n’est pas nos­tal­gique ou défen­sive. Il ne s’agit pas seule­ment de conser­ver un héri­tage, mais de rendre aux Euro­péens des marges d’action, de res­pon­sa­bi­li­té et de déci­sion sur leur propre des­tin. Autre­ment dit : redon­ner chair à la liber­té là où elle tend à deve­nir un mot vide.

Qu’en est-il de l’é­tat des liber­tés aujourd’­hui en France ? De mémoire, votre orga­ni­sa­tion a pour­sui­vi un pré­fet et un ministre pour l’in­ter­dic­tion abu­sive d’un de vos col­loques, pou­vez-vous reve­nir sur cet épi­sode ?

L’état des liber­tés en France appelle une vigi­lance réelle. On observe depuis plu­sieurs années une ten­dance pré­oc­cu­pante : recours crois­sant aux inter­dic­tions pré­ven­tives, exten­sion très large de la notion de trouble à l’ordre public, pres­sion idéo­lo­gique sur cer­tains débats, ten­ta­tion admi­nis­tra­tive de fil­trer en amont ce qui devrait rele­ver de la libre confron­ta­tion des idées. Cela crée un cli­mat où cer­taines opi­nions deviennent tolé­rées ou non selon le contexte poli­tique du moment.

L’épisode que vous men­tion­nez en est une illus­tra­tion pré­cise. En mai 2023, le col­loque en hom­mage à Domi­nique Ven­ner, orga­ni­sé par l’Institut Iliade, a fait l’objet d’une inter­dic­tion déci­dée par la pré­fec­ture de police de Paris. Cette déci­sion visait un évé­ne­ment intel­lec­tuel et mémo­riel, sans qu’un trouble maté­riel sérieux paraisse éta­bli. Pire les attaques de l’Etat contre notre col­loque his­to­rique, se sont fait sur la base d’un « ordre imma­té­riel » à pro­té­ger et pour cela le Pré­fet à ordon­né une inter­dic­tion pré­ven­tive exac­te­ment comme le roman de science fic­tion de Phi­lipe K. Dick, Mino­ri­ty Report. Nous avons consi­dé­ré qu’il s’agissait d’une atteinte grave à la liber­té de réunion et à la liber­té d’expression.

C’est pour­quoi cette inter­dic­tion a été contes­tée en jus­tice. Au-delà du cas par­ti­cu­lier, l’enjeu était de rap­pe­ler un prin­cipe fon­da­men­tal : dans un État de droit, on n’interdit pas une réunion en rai­son de désac­cords idéo­lo­giques sup­po­sés ou de cam­pagnes de pres­sion mili­tante. La liber­té doit demeu­rer la règle, l’interdiction l’exception stric­te­ment enca­drée.

Cet épi­sode montre deux choses. D’abord, que les liber­tés publiques ne sont jamais défi­ni­ti­ve­ment acquises. Ensuite, qu’elles dépendent aus­si de la capa­ci­té des citoyens et des orga­ni­sa­tions à les défendre concrè­te­ment lorsqu’elles sont mena­cées.

Il y a là une leçon plus large pour la France contem­po­raine : quand il faut sai­sir les tri­bu­naux pour tenir un col­loque intel­lec­tuel paci­fique, c’est que quelque chose du rap­port nor­mal entre pou­voir et liber­té s’est dégra­dé.

Vous ins­cri­vez-vous dans le sillage des pen­seurs contre-révo­lu­tion­naires lorsque vous par­lez de “liber­tés” (au plu­riel) ? Je pense notam­ment à Edmund Burke, Josephe de Maistre ou plus proche de nous, Charles Maur­ras.

Nous ne nous ins­cri­vons pas dans une logique de filia­tion sco­laire ou de répé­ti­tion doc­tri­nale, mais il est évident que cer­tains pen­seurs contre-révo­lu­tion­naires ont posé des ques­tions qui demeurent très actuelles. Lorsqu’Edmund Burke cri­tique les abs­trac­tions poli­tiques déta­chées de l’histoire, lorsque Joseph de Maistre rap­pelle que les socié­tés reposent sur des héri­tages longs et des auto­ri­tés légi­times, lorsque Charles Maur­ras oppose les liber­tés concrètes à l’étatisme cen­tra­li­sa­teur, ils mettent le doigt sur des ten­sions tou­jours vivantes.

Le plu­riel est ici essen­tiel. Par­ler des liber­tés, ce n’est pas invo­quer une notion vague et dés­in­car­née. C’est par­ler de liber­tés réelles : liber­té des familles de trans­mettre, liber­té des com­munes d’administrer leurs affaires, liber­té des corps inter­mé­diaires d’exister, liber­té des peuples de déci­der pour eux-mêmes, liber­té de pen­sée et de parole face aux confor­mismes du moment. Ce sont des liber­tés situées, enra­ci­nées, exer­cées dans des cadres concrets.

La moder­ni­té poli­tique a sou­vent pro­mis la liber­té tout en concen­trant tou­jours davan­tage le pou­voir. On a par­fois rem­pla­cé des liber­tés orga­niques par une liber­té abs­traite de l’individu seul face à l’État, au mar­ché ou à de grandes struc­tures tech­no­cra­tiques. C’est ce para­doxe que ces auteurs avaient per­çu, cha­cun à leur manière.

Cela ne signi­fie pas qu’il faille tout reprendre chez eux sans exa­men. Chaque auteur appar­tient à son siècle, à ses com­bats, à ses limites. Mais il serait absurde de se pri­ver de leurs intui­tions sous pré­texte qu’elles dérangent encore.

Notre démarche consiste plu­tôt à pui­ser dans la longue mémoire euro­péenne ce qui peut éclai­rer le pré­sent. Si cer­tains contre-révo­lu­tion­naires nous aident à com­prendre pour­quoi tant de nos contem­po­rains se sentent moins libres dans des socié­tés qui parlent sans cesse de liber­té, alors oui, ils demeurent des inter­lo­cu­teurs utiles. On remarque d’ailleurs que mêmes les intel­lec­tuels de la néo-réac­tion amé­ri­caine s’y réfèrent.

L’Union euro­péenne appa­raît à cer­tains comme un espace de cir­cu­la­tion et de droits, à d’autres comme une machine nor­ma­tive. Com­ment jugez-vous son bilan du point de vue des liber­tés concrètes ?

L’Union euro­péenne s’est lar­ge­ment construite sur une pro­messe de cir­cu­la­tion, de pros­pé­ri­té et de coopé­ra­tion entre nations du conti­nent. Sur cer­tains aspects, elle a effec­ti­ve­ment faci­li­té les échanges, la mobi­li­té étu­diante ou pro­fes­sion­nelle, ain­si que cer­taines formes de coor­di­na­tion utiles. Il serait arti­fi­ciel de le nier.

Mais la ques­tion posée est celle des liber­tés concrètes. Et sur ce ter­rain, le bilan appa­raît beau­coup plus contras­té. Car à mesure que l’Union s’est appro­fon­die, elle s’est aus­si trans­for­mée en un sys­tème nor­ma­tif très dense, pro­dui­sant un volume consi­dé­rable de règles, de direc­tives, de juris­pru­dences et de méca­nismes de sur­veillance qui échappent sou­vent à la com­pré­hen­sion comme au contrôle direct des peuples euro­péens.

Le para­doxe est là : on a par­fois accru des liber­tés de cir­cu­la­tion tout en rédui­sant des liber­tés de déci­sion. Les nations peuvent moins libre­ment défi­nir cer­taines orien­ta­tions essen­tielles en matière éco­no­mique, bud­gé­taire, migra­toire, éner­gé­tique ou par­fois même socié­tale, sans se heur­ter à un cadre supra­na­tio­nal de plus en plus contrai­gnant. Or la pre­mière des liber­tés poli­tiques d’un peuple est de pou­voir choi­sir son des­tin. Cette pers­pec­tive n’existe d’ailleurs même pas à l’échelle euro­péenne, l’UE tech­no­cra­tique étant un nain poli­tique.

À cela s’ajoute une ten­dance pré­oc­cu­pante : la confu­sion crois­sante entre État de droit et gou­ver­ne­ment des juges, entre coopé­ra­tion euro­péenne et dis­ci­pline idéo­lo­gique. Lorsqu’un désac­cord poli­tique pro­fond est requa­li­fié en man­que­ment tech­nique ou en déviance morale, le débat démo­cra­tique se rétré­cit.

Du point de vue des liber­tés concrètes, la ques­tion n’est donc pas d’être pour ou contre l’Europe, mais de savoir quelle Europe nous vou­lons. Une Europe des nations, res­pec­tueuse des sou­ve­rai­ne­tés, des sub­si­dia­ri­tés réelles et des diver­si­tés his­to­riques ? Ou une Europe admi­nis­tra­tive où la norme et le mar­ché rem­placent peu à peu la poli­tique ?

Beau­coup de citoyens sentent aujourd’hui que l’Union pro­tège cer­tains droits abs­traits tout en éloi­gnant les centres de déci­sion. C’est cette ten­sion qui nour­rit la défiance contem­po­raine.

La liber­té d’expression est-elle aujourd’hui la liber­té la plus mena­cée en Europe ?

La liber­té d’expression occupe en effet une place sin­gu­lière. Elle n’est pas une liber­té par­mi d’autres, car elle condi­tionne l’exercice de beau­coup d’autres. Sans liber­té de parole, com­ment contes­ter une injus­tice, défendre une convic­tion, orga­ni­ser une oppo­si­tion, trans­mettre une véri­té déran­geante ou sim­ple­ment nom­mer le réel ? En ce sens, elle est sou­vent la pre­mière des liber­tés.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les États-Unis d’A­mé­rique ont pla­cé la liber­té d’expression, de presse, de réunion et de reli­gion au cœur du First Amend­ment to the Uni­ted States Consti­tu­tion. Les fon­da­teurs amé­ri­cains avaient com­pris qu’un pou­voir sup­porte dif­fi­ci­le­ment la contra­dic­tion, et que la pro­tec­tion de la parole libre consti­tue donc un rem­part déci­sif contre les dérives auto­ri­taires.

En Europe, la situa­tion actuelle mérite d’être regar­dée avec luci­di­té. Nous ne sommes pas face, dans la plu­part des cas, à une cen­sure bru­tale et fron­tale telle qu’on l’a connue dans les régimes tota­li­taires. Les méca­nismes sont plus dif­fus : péna­li­sa­tion crois­sante de cer­tains pro­pos, res­tric­tions admi­nis­tra­tives, dépen­dance à de grandes pla­te­formes pri­vées, cam­pagnes de dis­qua­li­fi­ca­tion morale, auto­cen­sure pro­fes­sion­nelle ou sociale. Beau­coup de citoyens peuvent théo­ri­que­ment par­ler, mais savent qu’un coût peut s’y atta­cher.

C’est pour­quoi la liber­té d’expression est pro­ba­ble­ment l’une des liber­tés les plus fra­gi­li­sées aujourd’hui. Lorsqu’une socié­té com­mence à craindre les mots, elle finit sou­vent par craindre les idées, puis les faits eux-mêmes.

Pour autant, il faut évi­ter les sim­pli­fi­ca­tions. D’autres liber­tés sont éga­le­ment sous pres­sion : vie pri­vée face à la sur­veillance tech­no­lo­gique, sou­ve­rai­ne­té popu­laire face aux ins­tances loin­taines, liber­té édu­ca­tive, liber­té d’association. Mais la liber­té d’expression a ceci de par­ti­cu­lier qu’elle per­met pré­ci­sé­ment de défendre toutes les autres. Lorsqu’elle recule, l’ensemble du corps civique s’affaiblit.

Existe-t-il aujourd’hui en Europe ou dans le monde un modèle poli­tique qui selon vous défend encore “les liber­tés” et dont il serait pos­sible de s’ins­pi­rer ?

Il n’existe pro­ba­ble­ment pas aujourd’hui de modèle par­fait, prêt à l’emploi, qu’il suf­fi­rait d’importer méca­ni­que­ment. Chaque peuple a son his­toire, ses équi­libres, ses ins­ti­tu­tions, ses mœurs propres. Cher­cher un modèle clé en main serait d’ailleurs contra­dic­toire avec l’idée même de liber­tés concrètes, qui sup­posent l’enracinement et l’adaptation aux réa­li­tés régio­nales et natio­nales.

En revanche, il existe des exemples par­tiels dont il est pos­sible de s’inspirer. La Suisse demeure sou­vent citée pour la vita­li­té de ses méca­nismes réfé­ren­daires, la force de ses auto­no­mies locales, son fédé­ra­lisme et la proxi­mi­té rela­tive entre gou­ver­nants et gou­ver­nés. Elle rap­pelle qu’une démo­cra­tie peut res­ter vivante lorsqu’elle laisse de vraies prises au citoyen.

Les pays d’Europe cen­trale ont, à cer­tains moments, rap­pe­lé l’importance de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale, du contrôle des fron­tières et du refus de cer­taines uni­for­mi­sa­tions idéo­lo­giques. Même si chaque cas a ses limites, ils ont mon­tré qu’il était encore pos­sible de résis­ter à l’idée selon laquelle toute poli­tique devrait être déci­dée ailleurs.

Les États-Unis, mal­gré leurs contra­dic­tions internes, conservent une culture puis­sante de la liber­té d’expression et de la méfiance envers le pou­voir cen­tral, héri­tée de leur tra­di­tion consti­tu­tion­nelle. Sur ce point, l’Europe aurait par­fois inté­rêt à relire cer­taines évi­dences oubliées.

Il fau­drait aus­si regar­der des réa­li­tés moins spec­ta­cu­laires : com­munes bien admi­nis­trées, régions auto­nomes, struc­tures de proxi­mi­té, tis­sus asso­cia­tifs vivants. Les liber­tés ne résident pas seule­ment dans les grands textes ; elles vivent sou­vent dans les éche­lons concrets où les citoyens gardent prise sur leur exis­tence.

La vraie ques­tion n’est donc pas : quel modèle copier ? Elle est plu­tôt : com­ment réap­prendre à arti­cu­ler auto­ri­té légi­time, sub­si­dia­ri­té réelle, res­pon­sa­bi­li­té civique et pro­tec­tions contre l’arbitraire. C’est sans doute là que renaî­tront les liber­tés euro­péennes, non dans l’imitation, mais dans la fidé­li­té créa­trice à notre propre tra­di­tion.

J’invite vos lec­teurs à appro­fon­dir ces réflexions en lisant les actes du col­loque consa­cré aux liber­tés, le der­nier cahier de notre Pôle Études ou à se rendre sur notre chaine You­Tube où les confé­rences seront mis en lignes au cours des pro­chains jours.

Pro­pos recueillis par Dimi­tri Fon­ta­na, 27/04/2026

Pour aller plus loin

Ins­ti­tut Iliade, Liber­té. Cahier d’études pour une pen­sée euro­péenne n°3, 340 pages, 28 €

Dimitri Fontana
Dimitri Fontana

Dimitri Fontana est un observateur des grands enjeux contemporains. Il s’intéresse particulièrement aux questions de société, aux mutations politiques européennes et aux dynamiques géopolitiques à l’œuvre en Europe de l’Est. Ses travaux portent sur les rapports de force culturels, identitaires et stratégiques qui traversent le continent.

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