Fribourg : deux agressions graves, deux suspects étrangers interpellés
Deux agressions violentes ont frappé le centre de Fribourg en quarante-huit heures. Les deux suspects, un Guinéen et un Afghan, ont été arrêtés sur fond de hausse des violences enregistrées en Suisse. Près de 60 % des prévenus sont étrangers.
Deux agressions ont frappé le centre de Fribourg à deux jours d’intervalle. Dans la nuit du 12 juillet, un Tunisien de 38 ans a été grièvement blessé au cou à coups de tesson de bouteille. Un Guinéen de 27 ans, arrêté le lendemain, a été placé en détention provisoire. Le 14 juillet, un Afghan de 20 ans a reçu plusieurs coups de couteau au bras. Le suspect, un compatriote de 19 ans domicilié dans le canton, a été retrouvé en France et interpellé en vue de son extradition. Les protagonistes se connaissaient et les deux affaires ne seraient pas liées. La Police cantonale n’a communiqué que le 28 juillet. Elle n’explique pas ce délai, mais le calendrier laisse penser qu’elle a attendu l’interpellation des deux suspects avant de rendre les faits publics.
Ces agressions surviennent dans un contexte de hausse des violences. En 2025, la police suisse a recensé 49 915 infractions violentes, soit 2 % de plus en un an. Les violences graves ont progressé de 8,1 %, à 2 654 faits. Parmi les villes retenues par l’Office fédéral de la statistique, Yverdon-les-Bains affiche le taux le plus élevé : 14,6 infractions violentes pour 1 000 habitants, devant Bâle (14,5), Lausanne (12,6), Schaffhouse (12,4) et Bienne (11,6). Fribourg atteint 10 pour 1 000.
Sur 92 147 personnes prévenues d’une infraction au Code pénal en 2025, 53 326 étaient étrangères, soit 57,9 %. Les statistiques font ressortir la nationalité italienne (4 203), française (4 182), roumaine (3 614), allemande (3 597), portugaise (3 477) et algérienne (3 272). Pour les seules violences, 16 473 des 30 364 prévenus étaient étrangers, soit 54,3 %. Des chiffres probablement sous-évalués : les taux urbains ignorent pendulaires et touristes et mesurent les seuls faits connus de la police, non toute la criminalité.