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Armureries : encore une !

Yvan Perrin
23 juillet 2026
3 min de lecture

La rou­tine, un fait divers récur­rent auquel on s’habitue puisqu’il semble iné­luc­table. L’attaque d’une armu­re­rie. La der­nière en date, c’était durant la nuit de mar­di à mer­cre­di à Gla­ris. Les auteurs ont pris la fuite en empor­tant des armes. Ils courent tou­jours. Moins d’une semaine avant, une telle attaque se pro­dui­sait à Mal­ters, dans le can­ton de Lucerne. Les cas­seurs ont eu moins de chance, ils ont été arrê­tés peu après les faits. Deux cas qui s’ajoutent à la liste éta­blie par fed­pol il y a une dizaine de jours, recen­sant 23 cam­brio­lages d’armureries depuis le début de l’année. L’organe fédé­ral pré­ci­sait que dans tous les cas, les auteurs sont venus de l’étranger.

Sont venus de l’étranger ? Mais com­ment se fait-il ? On nous dit pour­tant que Schen­gen ren­force la sécu­ri­té. Il n’en est rien. Chaque nou­velle affaire met en évi­dence la faillite de ce fumeux concept, aubaine du crime vaga­bond qui se déplace sans entrave d’un bout à l’autre de l’Europe. Des peines ridi­cules en cas de mal­chance, magot confor­table si tout se passe bien, cela sus­cite des voca­tions. Ain­si, pour cause de Schen­gen, la sécu­ri­té en Suisse recule tan­dis que la vio­lence avance. Au sein de la cra­pule iti­né­rante, les Fran­çais occupent la pre­mière place.

Mais pour­quoi la France, alors que nous avons une fron­tière avec d’autres pays que la France ? L’explication se trouve dans le Glo­bal Peace Index 2026. La Suisse figure au troi­sième rang des pays les plus sûrs der­rière l’Islande et la Nou­velle-Zélande. Alors que tous les pays de l’Union euro­péenne béné­fi­cient d’une haute, voire très haute sécu­ri­té, notre voi­sine pointe à la nonante-neu­vième place, entre la Tan­za­nie et le Gabon. La Suisse sert donc de déver­soir d’orage pour cette cri­mi­na­li­té dont la France a per­du le contrôle.

Pas de quoi émou­voir les par­ti­sans de l’Union euro­péenne. Ils rejettent avec véhé­mence le retour des contrôles aux fron­tières parce que la Com­mis­sion euro­péenne n’en veut pas. N’en veut pas pour la Suisse seule­ment, car de nom­breux pays membres ont repris leurs esprits et réta­bli la sur­veillance des confins. L’insécurité dont nous souf­frons, nous la devons aux ser­vi­teurs de Bruxelles, ceux qui tentent de nous enfi­ler l’accord d’adhésion sur lequel nous vote­rons dans un ou deux ans.

Le jour venu, il fau­dra sau­ver ce qui peut l’être encore en glis­sant un NON réso­lu dans l’urne.

Yvan Perrin
Yvan Perrin

Ancien Conseiller national.

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1 commentaire

  1. Poilagratter

    L’ac­cueil for­cé des migrants, alias chances pour l’Eu­rope, a fait entrer des mafieux de tout poil.
    [modé­ré]

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