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Accord de soumission, comment profiter de notre liberté pour la tuer

Yvan Perrin
2 mars 2026
4 min de lecture

Hier dimanche, la Répu­blique et Can­ton de Neu­châ­tel com­mé­mo­raient le 1ᵉʳ mars 1848, jour où les colonnes répu­bli­caines ont pris le Châ­teau, per­met­tant à la popu­la­tion « d’être suisse, rien que suisse mais suisse ».

Cette fois, l’opération fut cou­ron­née de suc­cès. Car il y avait eu deux ten­ta­tives en 1831. En sep­tembre, ensuite en décembre, mal­gré l’engagement de ne pas remettre l’ouvrage sur le métier, les Répu­bli­cains avaient essayé de chas­ser le roi de Prusse. Mais la nature a hor­reur du vide. Les révo­lu­tion­naires avaient négli­gé l’après, à savoir par qui rem­pla­cer Fré­dé­ric-Guillaume III, dont l’épouse, la reine Louise, avait eu pour pré­cep­trice Salo­mé de Gélieu, native des Bayards. Ce fut à chaque fois l’échec, contrai­gnant Alphonse Bour­quin, l’homme qui avait pris la tête du mou­ve­ment, à l’exil. Le 1ᵉʳ mars 1848, per­sé­vé­rance et cou­rage l’avaient empor­té, la liber­té triom­phait.

Aujourd’­hui, à l’heure où on célèbre le 550ᵉ anni­ver­saire de la bataille de Grand­son, l’ambiance est tout autre. Le pré­sident de la Confé­dé­ra­tion se rend à Bruxelles pour signer le trai­té de sou­mis­sion. Guy Par­me­lin accom­plit le triste geste récla­mé par le Conseil fédé­ral. Il appo­se­ra sa signa­ture au bas d’un docu­ment qui acte la mort de notre démo­cra­tie directe. Ensuite, c’est là-bas que le futur de la Suisse se déci­de­ra. Ursu­la von der Leyen et ses sbires tien­dront notre ave­nir entre leurs mains. Nous ne serons plus des citoyens libres et res­pon­sables, non, nous ne serons plus des citoyens libres et res­pon­sables. Nous serons réduits au sta­tut d’administrés sou­mis au bon vou­loir d’une Union euro­péenne de plus en plus détes­tée par les peuples qui ont le mal­heur de lui être sou­mis. Nous tire­rons une croix sur notre démo­cra­tie directe, sur les excep­tion­nelles pré­ro­ga­tives qu’elle nous confère, ini­tia­tive, réfé­ren­dum, quatre scru­tins fédé­raux chaque année. Nous rece­vrons nos ordres de Bruxelles et si nous avons la très mau­vaise idée de ne pas ava­ler gou­lu­ment les lubies euro­péennes, la Com­mis­sion exer­ce­ra des repré­sailles à notre encontre. Il nous res­te­ra la liber­té de voter comme Ursu­la von der Leyen nous l’imposera.

Ils seront nom­breux à se féli­ci­ter de cette capi­tu­la­tion. La RTS, le Temps, Arcin­fo, ces médias fati­gués de nos liber­tés, avides de mettre au pas cette popu­lace qui n’a que faire de leur science, seront confis de bon­heur. Ils mini­mi­se­ront la mort de la démo­cra­tie directe, van­te­ront les bien­faits de la cage dorée dont nous serons désor­mais pri­son­niers. Les moti­va­tions des affi­dés d’Ursula von der Leyen sont fort diverses : délire légis­la­tif, règle­ments tous plus abs­cons les uns que les autres, ouver­ture des fron­tières à la cra­pule, la libre cir­cu­la­tion ou pognon, tout sim­ple­ment.

Demain, il n’y aura que l’UDC pour se lever contre cet accord colo­nial qui vise à faire de notre pays un bailliage com­mun euro­péen avec ses com­mis­saires arro­gants, ses hauts fonc­tion­naires aux salaires riva­li­sant d’indécence avec ceux de la RTS, ses normes, direc­tives et règle­ments liber­ti­cides. La nature a hor­reur du vide. Après avoir chas­sé la démo­cra­tie directe, les com­plices de la Com­mis­sion euro­péenne la rem­pla­ce­ront par des déci­sions que d’autres, au loin, auront prises à notre place. Si nous disons oui à ce trai­té colo­nial, nous use­rons de notre liber­té démo­cra­tique pour nous en pri­ver. Nous serons à jamais empri­son­nés dans un car­can dont la clé se trou­ve­ra à Bruxelles.

Alors aujourd’hui, rap­pe­lons-nous que d’autres avant nous se sont bat­tus pour être libres. Ils ont connu des heures dif­fi­ciles mais ont veillé à main­te­nir toute tutelle étran­gère au loin. Ils seraient bien sur­pris d’apprendre qu’aujourd’hui, non seule­ment on ne défend plus cette pré­cieuse liber­té, mais qu’au contraire, on appelle les baillis de nos vœux. Ce n’est pas encore fait. Le bour­rage de crâne que nous infligent les médias éta­blis ne fait que com­men­cer, ils vont redou­bler d’efforts pour impo­ser leur vision. Plus per­sonne ne les croit.

La Suisse veut res­ter libre, indé­pen­dante et neutre, c’est à nous qu’elle a confié cette mis­sion. Nous sau­rons la mener à bien.

Yvan Perrin
Yvan Perrin

Ancien Conseiller national.

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