Ci-dessus : Guy Parmelin, Thomas Aeschi et Norman Gobbi
Par Toni Brunner, conseiller national, président de l'UDC Suisse.
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Ci-dessus : Guy Parmelin, Thomas Aeschi et Norman Gobbi
Par Toni Brunner, conseiller national, président de l'UDC Suisse.
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Le groupe UDC a tranché: il soumet à l'Assemblée fédérale le ticket Aeschi (ZG)-Parmelin (VD)-Gobbi (TI) (photo) pour succéder à Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral le 9 décembre.
Après cinq heures et demie d'auditions, le groupe parlementaire UDC a ainsi confirmé la volonté de son comité de proposer à l'Assemblée fédérale un ticket à trois, avec un Alémanique, un Romand et un Tessinois.
Il a fallu cinq tours de scrutin pour choisir l'Alémanique du ticket UDC au Conseil fédéral. Thomas Aeschi s'est finalement imposé contre Heinz Brand (GR) par 44 voix contre 37. Guy Parmelin a en revanche été élu au premier tour par 48 voix contre 29 à l'autre Romand en lice Oskar Freysinger et une éparse. Idem du Tessinois de la Lega Norman Gobbi, qui s'est imposé par 72 voix sur 82.
Les autres partis gouvernementaux se tiennent à couvert après l'annonce des trois candidatures UDC. Des auditions des papables sont prévues le 1er décembre.
"Le ticket à trois, c'est bien joué pour un parti actif dans l'ensemble du pays. (...) Mais on se doute bien qu'il y a une tactique derrière ça, pour placer le mieux possible le candidat alémanique", a réagi Christophe Darbellay, président du PDC. Le groupe parlementaire du parti démocrate-chrétien auditionnera les candidats officiels, "et uniquement les candidats officiels", le 1er décembre.
Quant au PLR, il auditionnera également les candidats UDC le 1er décembre.
Pour le président du Parti bourgeois démocratique (PBD) Martin Landolt, le choix de l'UDC n'est pas surprenant. Ajoutant à propos de Thomas Aeschi que Christoph Blocher tente de mettre en place son apprenti sorcier. Le PBD déterminera ultérieurement s'il procède à des auditions.
Pour le président des Vert'libéraux Martin Bäumle, l'UDC a rempli les conditions posées par "les présidents de deux grands partis", à savoir la présentation de trois candidats. Le parti fera des auditions, mais la date n'est pas fixée.
Le Parti socialiste définira le 1er décembre s'il veut auditionner des candidats et lesquels. Il décidera le 8 décembre qui il soutient pour l'élection.
Pour les Verts, l'UDC n'a pas sa place au Conseil fédéral, puisque ce parti remet constamment en question l'Etat par le biais de ses initiatives. Le groupe ne donnera donc aucune voix à un candidat UDC le 9 décembre et n'auditionnera personne, a-t-il annoncé avant même que ne soient connus les candidats.
L'UDC tient à ce que l'Assemblée fédérale élise un de ses candidats officiels au Conseil fédéral. Elle a même changé ses statuts pour éviter que le traumatisme de 2007 ne se reproduise. Une porte reste toutefois ouverte.
L'UDC a modifié ses statuts suite à l'éviction de Christoph Blocher et son remplacement par Eveline Widmer-Schlumpf. Celui qui aura accepté son élection au Conseil fédéral sans que sa candidature ait été proposée par le groupe parlementaire ne peut plus être membre du parti.
L'éviction de l'UDC nationale et de la section cantonale est automatique. Les statuts précisent toutefois qu'une réintégration est ensuite possible, si le groupe parlementaire et le comité central l'acceptent, chacun avec une majorité de deux tiers.
Cette dernière disposition laisse une petite marge pour des manoeuvres de dernière minute. L'UDC pourrait notamment y recourir si le Parlement ne devait pas retenir l'un des poulains officiels du parti, mais une personne dont le profil est accepté par l'UDC.
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Les appels se multiplient après les attentats de Paris pour renforcer les effectifs du Corps des gardes-frontière.
Le Conseil fédéral discutera de la situation. Eveline Widmer-Schlumpf n'a toutefois pas voulu se prononcer sur l'ampleur d'un nouvel élargissement mardi devant la presse.
Le ministre UDC de la Défense ne parle pas de contrôles systématiques mais de «la nécessité d’intensifier les contrôles. Cette disposition était taboue jusqu’à présent mais elle sera nécessaire», juge-t-il. Le conseiller fédéral rappelle aussi que «l’armée se tient prête à appuyer les gardes-frontière, car la situation peut évoluer très vite».
Ces deux mesures n’ont pas été retenues par le Conseil fédéral pour l’heure. Le «conseil de sécurité» réuni par la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, samedi, a décidé de renforcer la présence aux frontières, ainsi que la présence policière autour des bâtiments diplomatiques français et dans les grandes gares. Les gardes-frontière, en alerte «vigilance renforcée», ont multiplié les patrouilles tout le week-end. Quant aux polices cantonales, elles ont également multiplié les contrôles et renforcé leur présence dans les gares. Même si aucune menace concrète visant des intérêts en Suisse n’a été identifiée à ce jour, «le risque d’actes isolés de la part d’un individu perturbé agissant par mimétisme ne peut être complètement écarté», admet l’état-major de Vigipol, relayé par plusieurs polices cantonales.
Ci-dessus EWS et N. Gobbi. Sera-t-il celui qui prendra sa place ?
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Comment est perçue la candidature du Tessinois ? Quelles sont les chances réelles de ce membre de la Lega d'être élu au Conseil fédéral ? Et comment évaluer la stratégie de l'UDC ?
Nous en parlons avec un expert : Pascal Décaillet
Interview de Gregorio Schira et Marija Miladinovic
"Ce ne sera pas vraiment une partie facile, mais je suis prêt". C'est ainsi que s'est exprimé ces derniers jours le nouveau candidat au Conseil fédéral Norman Gobbi. Sera-t-il le premier Tessinois à s'asseoir parmi les "sept sages" après le PDC Flavio Cotti ? Quelles sont ses réelles chances d'y arriver ? Et comment nos compatriotes outre Gothard ont-ils pris la nouvelle de la candidature de Norman Gobbi ? Nous en avons parlé avec Pascal Décaillet, journaliste romand, grand expert de la politique fédérale et, entre autres, éditorialiste au Giornale del Popolo.
Commençons par la question la plus simple : le nom de Gobbi est-il connu ailleurs qu'au Tessin ?
Dans ma région, la Suisse romande, je peux vous dire que, parmi les gens, Norman Gobbi est un parfait inconnu. C'est certain : zéro pourcent de la population le connait. Mais cela ne veut pas dire que sa candidature n'est pas intéressante. Finalement, Madame Widmer-Schlumpf elle aussi était une parfaite inconnue. Il est vrai, je le reconnais, que ce fut un cas particulier (quasiment un coup d'Etat) alors que cette fois, il s'agit d'une candidature en règle, normale, qui ne pose aucun problème de légitimité. Mais ce n'est pas le peuple qui doit choisir, c'est l'Assemblée fédérale. Donc la popularité d'un homme politique ne compte que jusqu'à un certain point.
Probablement, mais si Gobbi n'est pas très connu, la lega dei Ticinesi, elle, est certainement mieux connue, comme son ton très dur à l'égard de Berne ainsi que les premières pages de leur hebdomadaire....
Chez nous, nous entendons aussi de temps en temps parler des premières pages du journal de la Lega. Je sais qu'il s'agit souvent de pages assez vulgaires, parfois contre les Conseillers fédéraux. Mais cela, selon moi, ne pèsera pas sur les épaules de Gobbi si sa candidature est finalement retenue pour le 9 décembre. D'autres choses sont plus importantes : par exemple, l'absence depuis 16 ans désormais, d'un Tessinois au Conseil fédéral. Pour le reste, Gobbi a une bonne réputation, il a déjà siégé au Conseil national et on sait que c'est quelqu'un avec qui on peut discuter...
Le problème lié à la Lega se trouve plutôt ailleurs. Et, à mon avis, il ne s'agit surtout pas d'un problème secondaire dans le cas d'une réelle candidature de Gobbi le 9 décembre. Comme je l'ai dit plus haut, ce n'est pas le peuple qui vote mais les 246 parlementaires. Ce sont des personnes qui n'ont pas les mêmes critères que ceux qui prévaudraient si l'élection se faisait au suffrage universel. Gobbi sera un candidat UDC mais en réalité il est membre de la Lega, donc candidat pour un poste devant revenir à l'UDC, mais qui appartient à un autre parti (ou mouvement), et ça, je crois, risque de ne pas plaire à beaucoup d'UDCs purs et durs... C'est un peu comme si pour ce poste, l'UDC proposait un représentant du MCG (Mouvement Citoyen Genevois). Je suis sûr que beaucoup ne voteront pas pour Gobbi puisqu'il n'est pas un pur UDC. Cela pourra être pour lui, un handicap. Revenons au candidat Gobbi : en plus de ne pas être un grand nom de la politique suisse, il est surtout jeune et tessinois. Ces facteurs pourraient-ils jouer en sa faveur ou alors contre lui ? Le fait d'être jeune n'est absolument pas un handicap [défaut]. D'après moi, ça pourrait plutôt être une force. Il suffit de voir Alain Berset, élu au Conseil fédéral à 39 ans : il est en forme, il parle bien les langues, il est très dynamique... des cartes que possède aussi Norman Gobbi, à mon avis. Le Tessinois possède tout ce qui est nécessaire. Le fait d'être Tessinois ? Cela aussi, et surtout cela, joue en sa faveur. Aujourd'hui, tout le monde en Suisse est convaincu que l'heure est venue d'avoir un Conseiller fédéral italophone (qu'il vienne du Tessin ou des Grisons italiens). Que ce soit Gobbi maintenant ou quelqu'un d'autre dans un futur proche... ça je l'ignore. Mais la revendication "ethnique" italophone est totalement légitime et personne ne la conteste. Notre dernière question concerne l'UDC, et en particulier sa stratégie : un ticket à trois avec un candidat de chaque région linguistique, une bonne idée ? Une très bonne idée, une très bonne stratégie. Souvent les gens, surtout ici en Suisse romande, critiquent le fait que l'UDC soit en réalité un parti trop centré sur la Suisse alémanique et trop centraliste (au lieu d'être fédéraliste). Le parti de Brunner a toujours répondu qu'il avait des électeurs partout et qu'il était un parti national. Et en voici la preuve avec semble-t-il un signal fort et clair. A ce point pourtant, un doute se fait sentir : Norman Gobbi est-il réellement un candidat qui a ses chances ou alors, n'est-il, pour l'UDC, qu'un argument en faveur de la stratégie dont nous avons parlé ci-dessus ? Malheureusement, je crois que la deuxième hypothèse est la bonne. C'est comme dans le cyclisme : il y a les leaders et ceux qui font partie du peloton. Celui qui gagne n'est pas celui qui domine la course mais celui qui, au dernier moment montre sa force. Je crains que dans l'équipe [de candidats] de l'UDC, Gobbi fasse partie du peloton. Un bon équipier mais rien de plus. Source GIORNALE del POPOLO (trad. en français D. Borer)
Depuis début 2015, quelque 24'200 migrants ont déposé une demande d’asile, selon les Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Depuis plusieurs mois, les cantons ne cachent pas leur difficulté à loger les requérants et ont parfois recours à des solutions qui font débat, comme des tentes militaires, des salles de gymnastique ou encore des cabanes développées avec Ikea.
Le week-end dernier, Hans-Jürg Kaeser, président de la Conférence cantonale des directeurs de justice et police a appelé la Confédération à activer son plan d’urgence en matière d’asile. La mesure, qui permettrait notamment de réquisitionner des installations militaires, donnerait de l’air aux cantons. Sans céder à la panique, le conseiller d'Etat bernois a déclaré à la SRF: «Je souhaite que l’on prenne les décisions en conséquence d’ici à 14 jours». Ce qui ferait aussi les affaires du canton d’Argovie. Susanne Hochuli (Les Verts), sa conseillère d’Etat chargée du dossier s’est attiré dernièrement les foudres des milieux de droite en annonçant vouloir loger les migrants dans les casernes du canton. «Nous avons de nombreux requérants déboutés, il leur faut bien un toit», a-t-elle argumenté.
Dans le canton de Vaud, l’Etablissement d’accueil aux migrants ouvre aujourd’hui son 14e abri PC, à Renens. Sans juger de la pertinence du plan d’urgence, il accueillerait les installations militaires comme «une solution de plus». Contacté, le SEM a déclaré qu’il n’était pas encore à l’ordre du jour d’activer le plan d’urgence.
Un plan pour parer au plus pressé en cas d'afflux massif
Mis en place en 2012, le plan d’urgence asile de la Confédération donne aussi la possibilité de passer outre les accords de Dublin et de renvoyer les requérants dans leur pays d’origine et non le premier pays européen où ils sont arrivés. Un permis provisoire, appelé permis S pour Schutzgewährung (octroi de la protection) serait aussi délivré aux migrants. En dernier recours, le droit d’asile peut être restreint et des procédures d’admission hyper-accélérées mises en place.
Mardi, l'UDC a remis la pression sur le gouvernement et exigé, encore une fois que les frontières doivent être fermées et l'armée envoyée en renfort. Car selon le parti, les migrants qui arrivent ces derniers temps ne sont pas de «vrais réfugiés». C'est, selon lui, la seule façon de stopper l'«escalade de la situation dans l'asile».
Depuis le début de ce mois, 330 personnes en moyenne journalière ont semble-t-il franchi la frontière suisse pour déposer une demande d'asile. Extrapolé jusqu'à la fin de l'année, cela fera 20 000 personnes supplémentaires affluant en Suisse (soit 120 000 sur toute une année!). Nous assistons de toute évidence à une escalade de la situation dans le domaine de l'asile. Voilà la conséquence de l'inactivité des autorités compétentes qui, les yeux braqués sur les élections fédérales, n'ont cessé depuis des mois de minimiser le problème. L'UDC invite le Conseil fédéral à agir enfin et à prendre en main le dossier de l'asile. Les frontières doivent être immédiatement contrôlées avec l'aide de l'armée. Les migrants qui arrivent d'Etats tiers sûrs, donc également des pays voisins de la Suisse, doivent être retenus aux frontières et renvoyés. Conformément au traité de Dublin, leurs demandes doivent être traitées dans les pays par lesquels ils ont pénétré dans l'espace Schengen.
Cela fait longtemps qu'on pouvait prévoir cette vague de migration massive vers la Suisse. Les chiffres ont explosé. Comparativement à sa population, la Suisse enregistre depuis plusieurs mois davantage de demandes d'asile que par exemple l'Allemagne (exemple: 4544 demandes d'asile en septembre en Suisse contre 43 071 en Allemagne qui compte dix fois plus d'habitants). La Suisse supporte donc aussi les conséquences de l'échec complet de la politique d'asile et de migration de l'UE qui, à la suite de l'"invitation" de la chancelière allemande Merkel, a complètement perdu le contrôle de la situation. La Suisse doit maintenant défendre elle-même ses intérêts. Il est urgent que Conseil fédéral règle la crise qui marque la conduite du dossier de l'asile.
Demandes de l'UDC rejetées
Les demandes de l'UDC de prendre rapidement des mesures efficaces et de contrôler les frontières ont été systématiquement refusées ces derniers mois par le Conseil fédéral et le Parlement. Durant la dernière session d'automne, le Parlement a encore strictement refusé de débattre d'un contrôle des frontières. La responsabilité de l'impréparation de la Suisse devant cette escalade de la situation incombe entièrement au Département fédéral de justice et police et à sa responsable, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, ainsi qu'à la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police présidée par le conseiller d'Etat Käser. Ces personnes et tous les partis sauf l'UDC ont systématiquement minimisé le problème et trompé la population dans l'unique but de ménager leur position en vue des élections fédérales de 2015.
Signaux désastreux
Le 4 novembre 2015, une porte-parole du Secrétariat d'Etat aux migrations a encore osé dire à la Télévision alémanique "Nous avons encore de place pour toutes les personnes qui veulent venir chez nous!". Une déclaration aux effets fatals, tout comme les signaux qu'émet la Suisse avec la révision de la loi sur l'asile récemment approuvée par le Parlement. Des avocats gratuits pour tous les requérants d'asile augmenteront forcément le pouvoir d'attraction que la Suisse exerce sur les migrants économiques et autres profiteurs de nos institutions sociales. L'UDC a d'ailleurs lancé un référendum contre ce projet de loi insensé et dangereux.
Les chiffres de l'asile explosent
La situation dans le domaine de l'asile s'aggrave quotidiennement:

Le chiffre record de demandes d'asile pendant la guerre du Kosovo sera donc probablement dépassé cette année déjà. Il n'est pas exclu que l'afflux de migrants économiques et sociaux explose une nouvelle fois dans un proche avenir. Il faut aussi rappeler à ce sujet que la Suisse supporte depuis des années une charge largement supérieure à la moyenne européenne dans le domaine de l'asile. L'afflux de ces derniers jours se concentre notamment sur les passages frontaliers d'Allemagne et d'Autriche (origine de ces personnes: 50% Afghanistan, 25% Syrie, à chaque 5% Gambie, Iran et Irak).
Protéger les frontières et renvoyer les clandestins
L'UDC exige une intervention immédiate des autorités compétentes sur la base de l'article d'exception (art. 55) de la loi sur l'asile et, si des modifications de la loi sont nécessaires, sur la base du droit d'urgence. Le Conseil fédéral doit prendre les décisions suivantes déjà lors de sa séance de demain mercredi:
Communiqué de l'UDC, 10 novembre 2015
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Une fois de plus on attendait en vain hier une décision du Conseil fédéral concernant la gestion de l'immigration exigée par le peuple et les cantons. Publiée aujourd'hui, la statistique de l'immigration pour le 3ème trimestre 2015 indique que l'immigration nette atteindra cette année également quelque 75 000 personnes, soit l'équivalent de la population de la ville de St-Gall. L'allégation des autorités annonçant une baisse de l'immigration en cas de ralentissement conjoncturel et de suppressions d'emplois ne se vérifie manifestement pas. 20 mois après l'acceptation de l'initiative populaire "contre l'immigration de masse", le Conseil fédéral n'a toujours pas approuvé une législation d'application.
En chiffre net, 54 281 personnes ont immigré durant les trois premiers trimestres de cette année dans la population résidante permanente de Suisse. Les deux tiers proviennent de l'UE. Moins de la moitié de ces immigrants sont venus en Suisse pour y exercer un emploi et plus de la moitié de ces entrées sont dues au regroupement familial, à la formation et au perfectionnement, à l'asile et aux séjours sans activité lucrative.
Développement malsain
Malgré la stagnation économique et les annonces quotidiennes de suppressions d'emplois, l'immigration reste donc à un niveau élevé. L'emploi progresse avant tout dans le secteur public non productif. Ce développement est inquiétant non seulement du point de vue de la productivité. Il est en effet plus important que jamais de stopper la croissance du secteur public. Les forces politiques de droite devraient s'y atteler immédiatement. L'allégation fréquemment avancée par les autorités et les associations économiques, selon lesquelles l'immigration baisserait sensiblement à la suite d'un refroidissement conjoncturel, est de toute évidence fausse. Grâce à la faiblesse de l'euro, il est manifestement plus intéressant que jamais de faire venir en masse de la main-d'œuvre étrangère en Suisse.
Le Conseil fédéral doit prendre ses responsabilités
L'urgence de la situation réclame une intervention immédiate. Lorsque la situation conjoncturelle se répercute sur le chômage, il est plus nécessaire que jamais de gérer l'immigration. Or, le Conseil fédéral refuse de voir ce développement. Il ne lui reste plus que 15 mois pour appliquer la disposition constitutionnelle sur la limitation de l'immigration. Aucune mesure efficace n'a été prise jusqu'ici. L'UDC n'a aucune sympathie pour cette politique d'obstruction et elle invite le Conseil fédéral à prendre enfin ses responsabilités.
Communiqué UDC du 29.10.2015
ND Christian Hofer: On appréciera toute l'hypocrisie de ces médias qui n'ont eu de cesse de nous dicter comment nous devions voter et qui prétendent "informer" alors qu'ils sont totalement gangréner par l'idéologie de gauche, camouflant les délits des étrangers, passant sous silence la situation avec l'immigration de masse, censurant les commentaires, multipliant les articles contre l'UDC. Leur petite cuisine n'ayant pas fait recette, ils dévoilent encore une fois ici toute la haine qu'ils gardent pour ce parti. Il n'existe aucune neutralité dans ces journaux. Le travail des Observateurs.ch n'en est que plus important dans ce contexte.
La presse, qui rend hommage à Eveline Widmer-Schlumpf au lendemain de l'annonce de son retrait du gouvernement, ne doute plus qu'un élu UDC la remplacera. Les journaux romands s'inquiètent déjà d'une perte de collégialité au Conseil fédéral.
A l'image d'autres collègues romands, le quotidien fribourgeois La Liberté s'inquiète du comportement de l'UDC dans les semaines à venir: «Comment croire que le loup puisse se transformer en agneau? Pourquoi abandonnerait-il la stratégie qui a fait son succès, deux pattes dans la bergerie et deux au-dehors?», questionne le journal, selon lequel «derrière les agneaux se terrent les moutons noirs».
Pour Le Courrier, le mal est déjà fait: «La Suisse en a pris pour quatre ans de politique réactionnaire et antisociale».
Mais le journal appelle à ne pas céder, à «exploiter les failles de la nouvelle majorité PLR-UDC et redonner espoir «à l'électorat naturel de la gauche», grâce entre autres à un discours autonome sur le dossier fiscal et en se montrant intransigeant sur le nucléaire.
Dès qu'elle aura quitté le Conseil fédéral, Eveline Widmer-Schlumpf aura droit à une rente annuelle d'un peu plus de 200'000 francs, ce qui correspond à la moitié de son salaire actuel. Si elle reprend une activité lucrative, cette somme sera réduite.
Source
Rappel: Le Conseil fédéral ne veut pas baisser ses propres rentes, celles de la population Oui
L'UDC prend acte de l'annonce de la démission de la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf. Le Parlement a ainsi la possibilité d'intégrer les partis dans le gouvernement national en fonction de leur force et d'assurer ainsi la stabilité politique pour le bien de la Suisse. L'UDC est prête à assumer des responsabilités supplémentaires et elle présentera comme annoncé au moins un candidat pour un deuxième siège au Conseil fédéral.
L'UDC s'est toujours engagée pour un système donnant deux sièges au Conseil fédéral à chacun des trois premiers partis par le nombre de leurs suffrages et le siège restant au quatrième parti dans l'ordre de la force électorale. Il appartient maintenant aux autres partis d'annoncer s'ils soutiennent toujours ce système qui a fait ses preuves.
La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf ayant annoncé aujourd'hui sa démission, le Parlement a désormais la possibilité de tenir compte de la volonté du peuple, donc de la force des partis, lors des élections générales au Conseil fédéral du 9 décembre 2015. Les partis peuvent ainsi, en fonction de leur force, assumer leurs responsabilités dans l'exécutif et représenter les positions de leurs électrices et électeurs au gouvernement national.
L'UDC maintient son agenda qu'elle a publié récemment: les partis cantonaux ont jusqu'au vendredi, 13 novembre, pour annoncer leurs nominations définitives à la commission de recherche interne présidée par l'ancien conseiller aux Etats Ernst Hasler. Le comité du groupe parlementaire fédéral se réunira en séance extraordinaire lundi, 16 novembre, pour examiner les candidatures ainsi que les recommandations de la commission de recherche. Le groupe parlementaire nommera vendredi, 20 novembre, le ou les candidats qu'il proposera à l'Assemblée fédérale en plus du conseiller fédéral sortant Ueli Maurer.
Source
Après avoir fait durer le suspense, la conseillère fédérale PBD a annoncé mercredi qu'elle ne se représentera pas le 9 décembre. Elle avait été élue en 2007 par l'Assemblée fédérale à la place de Christoph Blocher.
La décision de la Grisonne était fortement attendue depuis les élections fédérales du 18 octobre, qui se sont soldées par un recul de son parti et une forte avancée de l'UDC et du PLR. Ces deux partis ont longtemps fait valoir le droit aux démocrates du centre à obtenir un second siège au Conseil fédéral.
Alors que les spéculations allaient bon train, Eveline Widmer-Schlumpf s'était jusqu'ici murée dans le silence. Il y a une semaine, elle est même venue présenter devant la presse un renforcement de la régulation bancaire sans piper mot de ses intentions en vue du renouvellement du Conseil fédéral.
La Grisonne, alors membre de l'UDC, a été élue au gouvernement grâce à un coup qui a permis de déloger Christoph Blocher. Exclue de son parti, elle est devenue la figure tutélaire d'une nouvelle formation - le Parti bourgeois démocratique, que Samuel Schmid a rejoint. L'UDC n'a de nouveau été représentée au gouvernement qu'avec l'arrivée d'Ueli Maurer en 2009.
Eveline Widmer-Schumpf a d'abord repris les rênes du Département fédéral de justice et police des mains de Christoph Blocher. Elle dirige celui des finances depuis 2010.
Source
La Suisse contribue à l'aide au développement au Mali. Elle a indiqué qu'entre 2015 et 2017, elle verserait 71 millions d'euros (77,33 millions de francs) au pays, lors de la conférence internationale pour la relance économique et le développement du Mali.
Merci à Pépé le moko
Pendant ce temps, le Conseil fédéral baisse le taux de rendement du deuxième pilier.
Conséquence des taux d'intérêts négatifs, les avoirs du deuxième pilier seront moins bien rémunérés en 2016. Le Conseil fédéral a baissé mercredi le taux d'intérêt minimal LPP à 1,25%, contre 1,75% actuellement. Il a suivi la proposition de la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle.
ND Christian Hofer Alors que les Suisses voient leur caisse maladie augmenter sans cesse, les budgets pour l'éducation fondre, le nombre de requérants d'asile exploser, cette femme décide toute seule de l'augmentation du budget pour un pays étranger. Clairement le socialisme c'est la préférence pour les autres.
La Suisse accroît son aide à l'Ethiopie. Le pays de la Corne de l'Afrique recevra pour l'année en cours six millions de francs supplémentaires, a annoncé lundi à Addis Abeba la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga.
Le Conseil fédéral a décidé en septembre d'augmenter son soutien aux Etats bénéficiaires cette année et l'année prochaine. Il a porté l'enveloppe à 70 millions au total, dont 50 millions pour 2015.
Ce sont avant tout les pays voisins de la Syrie en guerre qui sont concernés. Mais la région de la Corne de l'Afrique doit également bénéficier d'une partie des deniers, soit 19 millions, comme l'a précisé devant les médias la conseillère fédérale en charge de l'asile lors de sa visite de travail en Ethiopie.
Le premier ministre éthiopien Hailemariam Dessalegn a remercié la Confédération pour son aide, évoquant notamment les difficultés entraînées par le changement climatique et la famine. Il a salué sa conversation avec la ministre socialiste, la qualifiant d'"échange fructueux".
Source
Suite aux élections fédérales du 18 octobre, on voit que les résultats agitent fortement le landerneau vaudois. Toujours au front, la nouvelle passionaria Ada Mara a clairement fait savoir qu'elle était hostile à un deuxième siège UDC au Conseil fédéral dans la mesure où il n'existe en Suisse qu'une personne modérée à l'UDC, à savoir Eveline Widmer-Schlumpf, bien sûr ! Singulière conception de la démocratie directe, surtout venant d'une triste moraliste qui prêche la tolérance à tout-va mais ne saisit manifestement pas le sens de son propre discours.
Il sied ici de relever que l'UDC a soutenu Alain Berset et Simonetta Sommaruga, même si avec cette dernière, nous avons à tout le moins quelques divergences en matière d'asile.
Comme nous sommes au fait du système qui prévaut au gouvernement, nous soutenons les personnalités proposées par leur propre camp, estimant que les membres du Parti Socialiste sont mieux à même que nous de choisir leur champion.
On se réjouit déjà de la prochaine leçon d'ouverture d'esprit que va bien sûr nous asséner la spécialiste du domaine.
Ceci dit, signal positif tout-de-même. Dans son passage à Forum le 19 octobre au soir, Fathi Derder a doctement expliqué que le PLR vaudois, fort de son statut de premier parti cantonal, a droit à un siège au Conseil des Etats. Les mauvaises langues sont priées de ne pas voir là un plaidoyer pro domo puisqu'une entrée d'Olivier Français au Conseil des Etats permettrait à M. Derder de retrouver un siège au National dans la mesure où l'électorat ne lui a pas d'emblée reconduit son bail à Berne. Fathi Derder, en homme conséquent, prolongera son raisonnement et soutiendra bien évidemment un deuxième siège UDC, premier parti du pays, au Conseil fédéral.
Merci Fathi !
Céline Amaudruz, le 26 octobre 2015
Le Conseil fédéral a décidé d'attendre la votation du 28 février sur l'initiative dite de mise en oeuvre sur le renvoi des criminels étrangers avant de fixer l'entrée en vigueur de la loi.
Le Conseil fédéral justifie sa décision par le respect pour le citoyen qui doit se prononcer une nouvelle fois.
Les Suisses ont déjà adopté une initiative de l'UDC sur le renvoi des criminels étrangers en novembre 2010. Peu satisfait des dispositions d'application concoctée à Berne, le parti a lancé une seconde initiative «pour le renvoi effectif» afin d'imposer sa lecture du premier texte.
Si elle n'obtient pas un 2e siège au Conseil fédéral, l'UDC se dit prête à retirer le Zurichois pour entrer dans l'opposition.
«La majorité de nos membres en a ras-le-bol, mais la plupart n'ose pas le dire à voix haute», estime le Lucernois Felix Muri, le vice-chef de fraction de l'UDC «cela ne peut plus continuer encore 4 ans de plus.»
Selon lui, le ton va se durcir. «Cela signifie que nous n'aurions plus besoin de tenir compte du gouvernement et que nous pourrions nous exprimer librement sur le plan politique. Dans ce cas, nous ferons encore plus appel aux référendums», prévient-t-il.
Dans le premier cas de figure, le PS va demander à la Grisonne de rester en place. Car elle devrait obtenir la majorité du Parlement le 9 décembre prochain, avec les voix du PS, du PDC, des Verts et de tout le centre-droit qui votera pour elle.
Deuxième scénario: que faire si la ministre des Finances ne se représente pas? Pour Christian Levrat, son siège appartient au centre, martèle-t-il depuis des semaines. Du coup, ce joueur d'échecs, comme le rappelle la Basler Zeitung, cherche un candidat qui pourrait recueillir les suffrages de l'Assemblée en décembre. Et le président du PS songerait à Martin Baümle, le président des Verts libéraux, mais aussi au président du PDC Christophe Darbellay, qui lâchera bientôt la présidence du parti et qui n'a jamais exclu de siéger au Conseil fédéral.
Source
ND Ch. H. On rappellera que cette 'femme' n'avait jamais défendu le Tessin face à l'afflux et aux criminels étrangers que subissait ce canton.
Non, non et non. Pas question de mobiliser pour l’instant l’armée aux frontières pour faire face à un éventuel flux de requérants d’asile comme en connaissent la Hongrie, l’Autriche ou la Croatie. La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga s’en est expliquée ce lundi devant le Conseil national. Selon elle, il n’y a pas péril en la demeure. «Ni l’ordre public ni la sécurité intérieure ne sont sérieusement menacés», a-t-elle lâché.
Plusieurs conseillers nationaux UDC ont bombardé le Conseil fédéral de questions. Ernst Schibli (ZH) constate que l’Allemagne et l’Autriche ont déjà pris des mesures d’urgence. «Le Conseil fédéral est-il lui aussi disposé à prendre des mesures (contrôles aux frontières, soutien de l’armée au Corps des gardes-frontière) pour s’assurer que la Suisse n’enverra pas aux régions en crise des signaux qui leur feront nourrir de faux espoirs?» demande-t-il. Son collègue Lorenzo Quadri (TI) suggère même que la Suisse imite ses voisins germanophones et «ferme ses frontières»