L’inversion des valeurs chrétiennes



Qui est responsable de la perte des valeurs chrétiennes ? Qui est responsable de l’inversion des valeurs chrétiennes ? La Révolution française ? Mai 68 ? Staline ? Hitler ? Le Concile Vatican II ? L’Eglise catholique elle-même ? Le fait est que depuis 40 ans, l’Eglise catholique d’Occident se divise en « modernistes », « traditionalistes », « charismatiques », « progressistes », etc. Tous allèguent qu’eux ont raison et que les autres ont tort. En ma qualité de catholique conservateur, croyant et pratiquant, je suis régulièrement affligé par les prises de positions de certains évêques européens. Le plus affligeant, pour ce qui me concerne, ce sont les prises de positions de certains évêques européens sur l’islam et sur la migration mahométane de peuplement. Pourtant, il arrive que je tombe sur une déclaration qui me conforte dans mes convictions chrétiennes.

Ainsi en va-t-il du cardinal américain Raymond Leo Burke, lorsqu’il déclare (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Le monde catholique occidental vit dans une culture qui est de plus en plus sécularisée et hostile au christianisme. Pour moi, la culture ecclésiale va nécessairement à rebours de cette culture-là. Nous devons voir que dans le monde, la mission de l’Eglise est de transformer la culture par l’évangélisation et le témoignage rendu au Christ. Malheureusement, maintenant, au sein même de l’Eglise, on observe une insistance à vouloir à tout prix s'accommoder avec la culture sécularisée au point de s'identifier à elle, en changeant notre langage et notre discipline. Cette attitude est mauvaise et erronée. Oui, l’Eglise doit être à la périphérie de la culture, en veillant à garder toujours son identité de manière très nette et très forte, à partir du Christ. Oui, il faut suivre l’Evangile.

Obama

Barack Obama est pour l’avortement sur demande, il soutient les soi-disant mariages homosexuels. Il définit la liberté de la religion comme liberté du culte. Il a dit: « Vous les catholiques, pouvez entre les murs de l’Eglise agir librement, mais du moment où vous sortez de l’église dans le monde, vous devez accepter tout ce que le gouvernement vous dit ». C’est inacceptable pour nous.

Poutine

Vladimir Poutine ne partage pas les mêmes opinions que Barack Obama. Par exemple, je ne l’ai jamais entendu se prononcer pour le soi-disant mariage homosexuel. Les chiffres des avortements en Russie ont été divisés par deux. Et la Russie va toujours dans le sens de les réduire de plus en plus.

La France

Il faut distinguer la Nation représentée par le président François Hollande et les Français. Parce que je connais beaucoup de Français très chrétiens qui sont enthousiastes d’écouter l’enseignement de l’Eglise. Mais il est certain que la politique française actuelle est antichrétienne. De plus, le peuple est de moins en moins attentif à la Parole de Dieu et n’appréhende pas vraiment, à partir de la lumière divine, les paroles et actions des hommes politiques. La politique en France est pour une large part responsable de la perte des valeurs chrétiennes. D'ailleurs, la constitution de l’Union Européenne n’a pas voulu qualifier l’Europe comme un continent chrétien... alors qu’il l’est, c’est évident. Le fait que l’islam prenne de plus en plus d’ampleur accentue bien sûr cette déchristianisation. Dans le livre que j’ai écrit avec Guillaume d’Alançon, je décris la situation dangereuse vers laquelle l’Islam nous conduit. Il faut savoir que l'Islam est totalement hostile au christianisme.

Les migrants

La question de la migration vers l’Europe ou les Etats Unis est à envisager sous l'angle d'une volonté de repopulation des nations occidentales avec celles du Moyen Orient qui sont, en grande parties, musulmanes. Avec cette crise, la population des musulmans en France, en Allemagne ou encore aux Etats-Unis va beaucoup augmenter. Je pense que cette vague de migrants, parmi lesquels sont présents de nombreux musulmans, peut représenter un vrai danger pour les chrétiens, car, il ne faut pas l'oublier, l'Islam n'est pas d'abord une religion mais un système politique (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Michel Garroté, 4 novembre 2015

http://rusoch.fr/lang/fr/tour/kto-otvetstvenen-za-poteryu-xristianskix-cennostej.html

   

Le christianisme menace de disparaitre de régions entières du globe

Selon le rapport de la fondation internationale Aide à l’Eglise en détresse, les chrétiens sont les croyants les plus persécutés dans le monde.

L’AED aide les chrétiens, menacés, persécutés, réfugiés ou dans le besoin. Elle constate qu’ils sont en train de disparaître de régions entières.

Quelles en sont les raisons ?

Dans le détail, le rapport constate que les difficultés auxquelles sont confrontés les chrétiens ont empiré dans quinze des dix neuf pays étudiés.

Les chrétiens sont « fortement » persécutés dans dix pays dans le monde contre six sur les deux années précédentes.

Le christianisme est avant tout menacé par l’islamisme, mais aussi par des régimes communistes athées comme celui de la Corée du Nord ou de la Chine.

Quelles sont les régions les plus touchées ?

Les chrétiens sont « chassés de l’ancien cœur biblique de l’Eglise au Moyen Orient » et sont menacés de disparition en Irak d’ici à cinq ans. 120 000 chrétiens ont fui Mossoul et Ninive en Irak depuis l’été 2014.

En Afrique, la montée de groupes militants islamiques dans certains pays comme le Nigeria, le Kenya ou le Soudan déstabilise la présence chrétienne. 100 000 catholiques ont quitté en mai 2015 le nord du Nigéria, à la suite des attaques de Boko Haram.

Depuis un an, les chrétiens font l’objet d’une intense campagne de persécutions en Chine

Dans la province côtière du Zhejiang, très christianisée, la Chine a mené une campagne d’abattage des croix et de lieux de culte chrétiens. Bilan : plus de 1 200 croix démontées et une quarantaine de lieux de culte rasés en moins d’un an.

Le Parti communiste suspecte le christianisme d'être un « agent de l'étranger » visant à saper sa mainmise idéologique… Ce danger apparaît d’autant plus grand que le nombre de chrétiens est en forte croissance. Il dépasserait aujourd’hui les 80 millions.

L’Etat chinois est passé à la vitesse supérieure le 1er octobre : une nouvelle loi défavorable aux chrétiens est entrée en vigueur

Elle vise de nombreuses activités religieuses, comme l’enseignement, les rassemblements ou encore les donations étrangères à des organismes religieux.

Celles ci seront dorénavant jugées illégales et accompagnées de nouvelles sanctions, allant de la simple amende à la fermeture des églises, ou encore la confiscation des biens lui appartenant.

Le Parti communiste chinois pourra prendre ses décisions sans passer par un tribunal.

Ainsi, cette loi autorise les autorités à sanctionner comme « illégales » les messes jugées « trop fréquentées ». N’importe quelle église pourrait être déclarée illégale sous n’importe quel prétexte, et l’autonomie des séminaires contrôlés par le gouvernement sera encore réduite.

Source

Quand les grandes villes d’Allemagne seront islamiques

Mise en garde : ce document est douloureux à lire.

Il y a quinze ans, lorsque l’Abbé Alain René Arbez l’a publié, beaucoup lui ont dit qu’il exagérait. Vous serez surpris par sa clairvoyance et hélas par sa justesse.

Je n’ose imaginer ce qu’ils doivent penser d’eux-mêmes aujourd’hui, ces amis qui le jugeaient excessif, et ceux qui vivaient dans le déni de réalité, en relisant l’article de 2000 à la lumière de 2015. – Jean-Patrick Grumberg

La population allemande est en telle chute libre que le 21ème siècle verra des changements considérables dans le paysage religieux du pays.

Le nombre des chrétiens va se réduire, celui des musulmans va exploser

Le nombre des chrétiens va se réduire de façon spectaculaire, tandis que celui des musulmans va exploser.

Se basant sur des projections pour les prochaines décennies, une étude de l’Eglise protestante allemande annonce la couleur sans ménagement, chiffres et études sociologiques à l’appui.

Au pays natal de la Réformation, la culture religieuse en passe d’être au premier rang n’est pas le protestantisme, à peine 10%, mais l’islam ! Pour quelque temps encore, les deux grandes Eglises chrétiennes représentent environ un tiers de la population allemande, mais d’ici peu, le christianisme ne correspondra plus qu’à une petite minorité. Or, un tel enjeu ne concerne pas seulement les Eglises, mais la société dans son ensemble.

Impact démographique

Depuis les années soixante, les Allemands ne procréent plus suffisamment pour maintenir stable le niveau de population. Pour cela, il faudrait une moyenne de 2,1 enfants par femme entre 15 et 45 ans. En 1960, on en était encore à 2,3, tandis qu’aujourd’hui l’indice de natalité s’est effondré à 1,2. (Dans les nouveaux länder, ce n’est plus que 0,9 ).

A part l’Italie et l’Espagne, l’Allemagne est le pays de l’union européenne le plus pauvre en naissances. Le poids des avortements y joue un rôle particulièrement fort : en 1999, on enregistrait 800’000 naissances pour 300’000 avortements estimés. Si ces enfants éliminés étaient venus au monde, la natalité allemande serait de 35% plus élevée, et approcherait 1,7 enfant par femme…

Dans certains quartiers, on ne voit presque plus d’enfants, il n’y pratiquement plus que des personnes âgées

Dans moins de 10 ans, ce sont donc 3 millions de jeunes gens éliminés avant la naissance qui feront défaut à la population allemande. Tant que les jardins d’enfants, écoles et universités des années 60 étaient remplies, personne ne se souciait de ces questions de peuplement ; mais la situation a tellement changé que dans certains quartiers, on ne voit presque plus d’enfants, il n’y pratiquement plus que des personnes âgées !

Etrangers majoritaires ?

Dans la ville de Dortmund, (7ème ville d’Allemagne) 5’000 enfants sont nés dans l’année. Mais presque autant n’ont pu voir le jour par avortement ; pour une ville qui compte actuellement 600’000 habitants, ce déficit permanent de naissances aura des conséquences dramatiques, puisque la perte d’un cinquième de la population, compensée par un apport extérieur d’immigrants, fera grimper la proportion totale d’étrangers au 40% des habitants de la ville !

On envisage donc sérieusement que de grandes agglomérations comme Francfort et Stuttgart voient leurs populations étrangères devenir majoritaires aux alentours de 2030… Mais ces chiffres n’expriment pas encore toute la dimension des changements en cours : ainsi, dans neuf ans, les étrangers de la tranche 20-40 ans représenteront déjà le 46% de la population de Duisbourg. Dans très peu de temps, les enfants étrangers des crèches et des écoles de plusieurs grandes villes allemandes constitueront la majorité.

A Berlin, la proportion d’étrangers de moins de 20 ans sera de 52% dans dix à douze ans.

Le nombre des Allemands, actuellement de 75 millions, tombera à 22 millions à la fin du 21ème siècle

Mais on peut encore déduire de ces chiffres que le nombre des Allemands, actuellement de 75 millions, tombera à 22 millions à la fin du 21ème siècle.

Les spécialistes en sciences sociales Meinhard Miegel et Stephanie Wahl font même le pronostic que l’identité allemande pourrait bien être entièrement laminée dès le début du 21ème siècle : l’Allemagne va vraisemblablement être peuplée en grande majorité d’immigrants et de leurs descendants.

Mais la question se pose de savoir qui sera capable, à partir de là, de défendre le patrimoine culturel allemand et européen. Il y a plus grave encore : qui transmettra la tradition chrétienne aux prochaines générations ?

Plus de 25 millions d’immigrants s’installent en Allemagne

Le département démographique des Nations Unies a exigé récemment que l’Allemagne accueille 500’000 immigrants nouveaux chaque année sur son sol, pour stabiliser son niveau de population.

Cela implique que, dans les 50 prochaines années, plus de 25 millions d’immigrants viennent s’installer en Allemagne. Dans cet état de fait, une intégration des étrangers devient absolument impensable ; selon le « Frankfurter Allgemeine », il suffit déjà d’ouvrir les yeux sur la foule que l’on croise dans n’importe quelle grande ville allemande d’aujourd’hui, pour saisir immédiatement que la soi-disant assimilation des étrangers à la culture locale est un échec !

Mutations

Une réelle intégration présuppose que des normes culturelles soient mises en valeur par la société d’accueil. Or, qui pourrait encore être intégré à cette société lorsque les enfants venus d’ailleurs constituent déjà la majorité des classes à l’école, et quand des quartiers entiers ou des villes entières sont à majorité étrangère ?

L’idée répandue que les immigrants s’assimilent parfaitement à la société d’accueil dès la troisième génération se révèle totalement irréaliste. De nombreux jeunes issus de l’immigration préfèrent s’orienter, grâce aux médias modernes, vers la langue et la culture d’origine de leurs parents plutôt que vers celles de leur pays de résidence. Ainsi, 56% des Turcs s’informent à partir de publications turques, donc islamiques, et 75% donnent la priorité aux émissions de télé venant de Turquie.

Protestants : 10%

A la fin du siècle la participation actuelle à la vie des Eglises ne sera plus qu’un souvenir

Les Eglises doivent se faire à l’idée d’un dramatique effondrement du nombre de leurs membres et de l’influence de leurs valeurs. Du fait que parmi les immigrants une part minime d’entre eux est chrétienne et une autre encore plus infime pratique sa religion, il est clair qu’à la fin du siècle la participation actuelle à la vie des Eglises ne sera plus qu’un souvenir.

Dans les états-majors ecclésiastiques, on n’a pas encore réalisé ces évidences liées à la quasi disparition de la population autochtone. Pourtant depuis une étude de 1985, on a pris conscience du fait que chaque décennie le nombre de protestants se réduit d’un dixième. Des 27 millions de membres actuels de l’Eglise on passera à 24,3 en 2010 et à 22 en 2020. A la fin du siècle, il n’y aura plus que 9 millions de protestants. Les mariages religieux sont également en net recul. En 1970, ce sont encore 270’000 enfants de parents protestants qui voyaient le jour, mais en 1998, ils ne sont plus que 121’000; chez les catholiques, le recul est moins sensible: de 285’000 en 1970, on passe à 157’000 en 1998.

Ainsi, en Allemagne, tandis que le nombre des chrétiens régresse dramatiquement, celui des musulmans ne cesse d’augmenter.

Selon une prévision du démographe Rainer Münz, le nombre d’étrangers atteindra 14,2 millions en 2030; parmi lesquels 3 à 4 millions de Turcs, 2 millions d’ex-Yougoslaves (Albanais), et 7,4 millions d’autres nationalités extérieures à l’Union européenne (dans ce groupe, la très grande majorité est aussi constituée de musulmans).

De par le fort taux de natalité qui caractérise les musulmans, leur nombre global ne fera qu’augmenter considérablement, même sans apport extérieur de nouveaux immigrants.

Plus d’un jeune musulman sur trois pour la violence

Sur le plan religieux, c’est l’islam qui va prendre la position dominante. Il serait tout à fait étonnant, par rapport aux constats faits partout ailleurs dans le monde, que cela ne s’accompagne pas de conflits.

La revendication du foulard islamique par des enseignants ou l’exigence d’appels publics du muezzin à la prière par haut-parleurs ne sont que de petits avant-goûts des problèmes à venir.

Une étude menée en 1997 par le sociologue Wilhelm Heitmayer auprès de jeunes musulmans d’Allemagne fait apparaître un étrange sentiment de supériorité de la part de ceux-ci :

  • 33,4% des interrogés estiment que le sionisme opprime l’islam.
  • Un tiers d’entre eux croient fermement être choisis par Allah pour accroître la présence de l’islam en Allemagne,
  • et 36% d’entre eux se disent militants et donc prêts à utiliser la violence contre les « infidèles ».

Les responsables d’Eglises protestantes pourront-ils dans l’avenir prendre part aussi amicalement qu’aujourd’hui à l’inauguration de chaque nouvelle mosquée, rien n’est moins sûr !

La vraie question en fin de compte ne tourne pas autour du maintien ou non de la germanité en Allemagne, mais le problème est de savoir si le pays tout entier n’est pas en train de passer d’une culture marquée par la foi chrétienne à une autre réalité déterminée par l’islam.

Dans d’autres parties du monde, des Balkans au Liban, les exemples ne manquent pas de situations de ce genre ayant tourné à la guerre civile.

L’islam n’est pas un chemin d’intégration mais de confrontation aux autres

Même le système de double-nationalité a démontré dans ces conditions qu’il ne mène nullement à l’intégration dans le pays d’accueil ; car l’islam, de par sa vision religieuse du monde, n’est pas un chemin d’intégration mais plutôt de confrontation aux autres.

Cela, on peut aisément le constater en lisant le Coran et en observant ce qui se passe dans quantité de pays dès que les musulmans deviennent pratiquement majoritaires.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

(à partir d’une étude publiée par l’Eglise protestante allemande dans « idea spektrum2000, Kirche und Politik »)

Source: Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

Islam – Son objectif final est d’anéantir le christianisme


Rome-1


Face à l’islam, l’Occident aurait dû prendre, dès les années 1990, quelques mesures. Car si les médias continuent de pratiquer le mensonge et l’autisme, l’islam, lui, progresse et révèle, toujours plus, son vrai visage. Celui d’une religion qui, à moins de se réformer de l’intérieur, deviendra incessamment une forme de fascisme religieux à l’échelle planétaire. Première mesure que l’Occident aurait dû prendre, dès les années 1990 : exiger la réciprocité en matière de liberté religieuse. Deuxième mesure : geler les constructions de mosquées en Occident. Troisième mesure : favoriser en Europe l’immigration de Chrétiens d’Orient persécutés et stopper l’immigration de musulmans dits « migrants ». Quatrième mesure : déployer des forces multinationales de protection dans les zones en terre d’islam où les Chrétiens font l’objet de massacres.

Or, aucune de ces quatre mesures n’a été prise. Quelle est la conséquence du refus de prendre ces mesures ? La conséquence, c’est que la guerre contre l’islam va durer plusieurs décennies et qu’elle fera probablement des millions de morts. Enfin, j’ai déjà eu l’occasion d’écrire que (cinquième mesure) l’alliance de l’Occident avec tel ou tel pays musulman, cette alliance doit être considérée comme une alliance tactique à court terme, même si elle est renouvelable pendant un certain laps de temps. Par exemple, face à l’Etat Islamique (EI), qui veut anéantir les chrétiens en terre d’islam, le régime syrien de Bachar al-Assad n’est certes pas un allié stratégique à long terme. Mais il devrait être au moins un partenaire tactique à court terme.

A ce propos, Roberto de Mattei, sur Correspondance européenne, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La première décapitation islamique sur le sol européen, depuis l’époque de la bataille de Vienne (1683), est survenue le 26 juin 2015. Il y a vingt ans, le 21 juin 1995, était inaugurée la mosquée islamique de Rome, la plus grande d’Europe, présentée comme centre de dialogue œcuménique et de paix religieuse. La seule voix de protestation qui s’éleva en Italie fut celle du Centro Culturale Lepanto, qui organisa un rosaire de réparation dans l’église San Luigi Gonzaga, voisine de la mosquée, et dans un communiqué parla de la construction du centre islamique au cœur de la Ville Eternelle comme d’un « acte symbolique d’une gravité sans précédent. Rome est le centre de la foi catholique : l’islam nie à la racine les vérités fondamentales de notre foi et se propose d’implanter son domaine universel sur les ruines de ce qui fut la civilisation chrétienne occidentale ».

Roberto de Mattei : A la même époque, entre 1992 et 1995, se déroulait la guerre ethnique et religieuse de Bosnie, la première guerre médiatique de l’époque moderne, mais aussi la plus dénaturée par les médias. La version politiquement correcte du conflit offrait l’image d’un gouvernement à majorité musulmane, mais de fait multiculturel, assiégé par des nationalistes radicaux, croates et serbes, décidés à exterminer les musulmans de Bosnie. La vérité ignorée, c’était que la Bosnie fut le premier front du Jihad global d’Al-Qaïda, le premier évènement international dont l’islam tira un bénéfice énorme. John R. Schindler, un analyste américain qui passa près de dix ans dans l’aire des Balkans, a retracé de cette guerre une analyse perspicace (Unholy Terror: Bosnia, Al-Qaïda, and the Rise of Global Jihad, Zenith Press, St Paul, Minnesota 2007), analyse qui coïncide en de nombreux points avec celle du spécialiste de géopolitique Alexandre Del Valle (Guerres contre l’Europe, Edition des Syrtes, Paris 2000).

Roberto de Mattei : Ce fut dans les années 90, en Bosnie, qu’Al-Qaïda, devint la multinationale du djihad, sous la conduite d’Osama Bin Laden. L’Arabie Saoudite, qui avait payé trente-cinq millions de dollars la construction de la mosquée de Rome, dépensa des centaines de millions pour financer les combattants de la guérilla islamique, encourageant les jeunes musulmans du monde entier à entreprendre la guerre sainte en Europe. Le premier acte de la Bosnie indépendante, qui restait un pays à majorité chrétienne, fut l’adhésion à l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), qui rassemble 57 pays de religion musulmane, unis dans le but de propager la Shari’a dans le monde.

Roberto de Mattei : Jusqu’alors il apparaissait clairement que l’islam avançait selon deux lignes stratégiques. La ligne « douce » misait sur l’islamisation de la société à travers le réseau des mosquées, qui constituent un centre de propagande politique et religieuse ; mais aussi de recrutement militaire, comme celle de Milan, servant de base opérationnelle pour faire parvenir des hommes, de l’argent et des armes en Bosnie. Les Frères Musulmans, fondés par Hasan al-Banna en 1928, sont l’expression de cette stratégie d’expansion « gramscienne ». Il s’agit d’un mouvement, comme le rappelle Magdi Allam, qui « promeut l’islamisation de la société par le bas, par le contrôle des mosquées, des centres culturels islamiques, des écoles coraniques, des établissements caritatifs et des institutions financières » (Magdi Allam, Kamikaze made in Europe, Mondadori, Milan 2005, p. 22).

Roberto de Mattei : Cette ligne stratégique “douce”, s’accompagne, sans y être opposée, de la ligne “léniniste”, de l’islamisme radical, qui veut arriver à l’hégémonie mondiale à travers les instruments de la guerre et du terrorisme. Cette ligne dure a vu ces dernières années le passage d’Al-Qaïda à l’Isis, un Etat islamique qui s’étend des banlieues d’Alep, en Syrie, à celles de Bagdad, en Iraq, et a pour but déclaré de reconstituer ce califat universel qui, comme l’a expliqué dès les années 90 la principale spécialiste de l’Islam, Bat Ye’Or, n’est pas le rêve de fondamentalistes, mais l’objectif de tout vrai musulman.

Roberto de Mattei : Les diverses lignes stratégiques de l’Islam convergent aujourd’hui dans un même projet global de conquête. Dans l’acte de fondation du califat djihadiste, le prêche de la mosquée de Mossoul, du 4 juillet 2014, Abu Bakr al Baghdadi a appelé tous les musulmans à s’unir à lui : s’ils le font, il l’a promis, l’Islam arrivera jusqu’à Rome et dominera le monde entier. Dans les vidéos diffusées par l’Isis apparaît le drapeau noir du califat qui flotte sur le Vatican, le Colisée en flammes et une mer de sang qui le submerge. Enfin, l’annonce du califat libyen, « nous sommes au sud de Rome », tandis qu’Abu Muhammed al Adnani, porte-voix de l’Etat islamique d’Iraq et de la Grande Syrie, annonce : « Nous conquerrons votre Rome, nous briserons vos croix, nous réduirons vos femmes en esclavage ».

Roberto de Mattei : C’est ce même objectif annoncé depuis plus de dix ans par le principal représentant des Frères Musulmans, l’imam Yusuf al Qaradawi qui dans une fatwa promulguée le 27 février 2005, a déclaré qu’ « à la fin, l’Islam gouvernera et sera maître du monde entier. L’un des signes de la victoire sera la conquête de Rome, l’occupation de l’Europe, la défaite des chrétiens et le nombre croissant de musulmans qui deviendra une force qui contrôlera tout le continent européen ». Yusuf Qaradawi qui, après avoir mené le “printemps arabe” égyptien, a été condamné à mort par contumace par la Cour d’Assise du Caire le 16 juin dernier, est le président du European Council for Fatwa and Research, dont le siège est à Dublin, point de référence théologique des organisations islamiques liées aux Frères Musulmans.

Roberto de Mattei : Ses idées diffusées par la chaîne satellitaire Al Jazzera, influencent une grande partie de l’islam contemporain. Pour les Frères Musulmans, comme pour l’Isis (l’Etat islamique), l’objectif final n’est pas Paris ou New York, mais la ville de Rome, centre de l’unique religion que, depuis sa naissance, l’islam veut anéantir (Note de Michel Garroté - l’islam veut également anéantir tous les Juifs). Le véritable ennemi, ce n’est ni les Etats-Unis, ni l’Etat d’Israël, qui n’existaient pas quand l’Islam arriva aux portes de Vienne, en 1683, mais l’Eglise catholique et la civilisation chrétienne, dont la religion de Mahomet représente une parodie diabolique (Note de Michel Garroté - en 2015, l’Etat islamique veut anéantir l’Eglise catholique, toutes les confessions chrétiennes, les Juifs en Israël et les Juifs en diaspora ainsi que les Etats-Unis).

Roberto de Mattei : Aujourd’hui cependant, de Rome, ne retentissent plus les paroles par lesquelles saint Pie V et le Bienheureux Innocent XI invitèrent à la Guerre Sainte et arrêtèrent la marche conquérante de l’islam à Lépante et à Vienne. Et si le pape François partage les déclarations du Premier Ministre anglais David Cameron comme quoi les attentats du 26 juin ne sont pas perpétrés au nom de l’islam parce que l’islam est une religion de paix, on peut dire que, sur le plan humain, la bataille est perdue, conclut Roberto de Mattei sur Correspondance européenne (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Michel Garroté, 27 juillet 2015

http://www.correspondanceeuropeenne.eu/2015/06/30/islam-lobjectif-final-est-toujours-rome/

   

Genève: Au nom de la laïcité, l’Etat torpille «L’Arche de Noé»

ND Ch. H. On rappelle que ce département avait engagé Hani Ramadan en tant que professeur. Le même Hani Ramadan qui est pourtant indésirable dans certains pays.  Au final, ce sont les contribuables qui ont dû payer pour cette énorme faute de l'administration, l'Etat de Genève se débarrassant de ce "professeur" en lui versant une indemnité de... 345 000 francs. Dans ce cas, pas de laïcité mais une islamophilie scandaleuse de l'Etat à la charge des contribuables. Ici ils arrivent à aller encore plus loin en méprisant la religion du pays partagée encore par de nombreux compatriotes.

Un projet d’opéra pour enfants a été refusé par le Département de l’instruction publique (DIP). Une décision qui provoque des remous.

«Contraire au principe de neutralité religieuse.» La sentence de la Direction générale de l’enseignement obligatoire, tuant dans l’œuf un projet de l’Orchestre de chambre de Genève (OCG), a divisé l’Instruction publique. En février, l’Etat a en effet refusé de participer à la production de «L’Arche de Noé», opéra pour et par les enfants de Benjamin Britten.

Source

Des milliers de musulmans se convertiraient en secret au christianisme

Nos lecteurs nous informent (merci à Pierre)

Des milliers de musulmans d'Algérie se convertiraient au christianisme, désenchantés par le «Printemps arabe» et la montée d'un islam violent, selon Ali Khidri, le seul distributeur de Bibles du pays qui croule actuellement sous les demandes. Des centaines de personnes viennent chaque mois aux bureaux de la Société de Bibles d'Algérie, assure son secrétaire exécutif. Ali Khidri souligne aussi que des milliers de musulmans se rendent dans les églises pour en savoir plus sur la foi chrétienne.

Suite

L’État islamique décapite 21 Chrétiens égyptiens et menace les “Croisés”

L'État islamique a mis en ligne dimanche une vidéo d'environ cinq minutes destinée à montrer la décapitation de 21 chrétiens égyptiens enlevés en Libye. Un porte-parole de l'Église copte, cité par l'agence de presse Mena, a confirmé que 21 fidèles qui avaient été enlevés par les djihadistes étaient décédés.

Sur les images, des activistes vêtus de noirs conduisent leurs prisonniers habillés de combinaisons orange jusqu'à une plage. Là, ils les obligent à s'agenouiller et procèdent aux décapitations. Avant les exécutions, l'un des activistes armé d'un couteau déclare: "pour vous les croisés, la sécurité n'est qu'un vain espoir". La vidéo apparaît via le fil Twitter d'un site soutenant les djihadistes de l'EI. Une légende, ajoutée aux images, indique: "les partisans de la croix, les fidèles de l'église égyptienne hostile".

Attention vidéo choquante sur ce lien:

Vidéo Youtube

Source

La France a peur de l’islam: Film chrétien interdit pour cause de risques de dérapages

Cheyenne-Marie Carron réagit à la censure de l’Apôtre

Des projections du film L’Apôtre ont été annulées, à la demande de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Cheyenne-Marie Carron déclare au Figaro :

«C’est un film de paix. L’Apôtre devrait être projeté à des chrétiens et à des musulmans, et dans des lieux de culte. Je suis une réalisatrice catholique et j’ai collaboré avec des acteurs musulmans. J’ai essayé de faire un film qui permette une vraie ouverture vers l’autre et vers la différence. Il est interdit par peur, et je le comprends parfaitement parce que ce qui s’est produit chez Charlie Hebdo, c’est terrifiant. Mais pour faire avancer les choses et faire se rencontrer chrétiens et musulmans, il faut être capable de prendre des risques».

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«On ne gagne pas des guerres par le silence et en se censurant.

On gagne en ayant du courage, comme Charlie Hebdo, et en continuant à travailler. Même s’il y a une part de danger, il ne faut pas se priver des outils que nous avons pour ouvrir le dialogue».

Si la réalisatrice avoue qu’elle n’a «jamais osé aller vers un public musulman pour présenter le film», elle estime que «ces censures [lui] donnent envie d’aller vers ce public pour recueillir leur avis».

«Avec l’interdiction qui tombe, je prends conscience que ce film peut être un outil de dialogue. Je suis confrontée à une réalité, celle de la peur et de la police française qui insiste fortement à la prudence aujourd’hui avec ce qui se passe».

Elle aimerait «que ce film soit un point de départ pour un rapprochement entre chrétiens et musulmans» et «qu’il y ait des projections à l’initiative des musulmans, dans les banlieues et dans les mosquées».

«Si on en vient à annuler ce film, qui n’est pas de la propagande, c’est que la France va très mal.

Si mon film ne parlait pas de fraternité, s’il était radical, je comprendrais, mais là non. On vit dans une sale période, une période de fermeture et de peur. Il faut que nous soyons combatifs».
via Salon Beige

Turquie : Une antique église chrétienne convertie en mosquée

L’église Saint-Sophie d’Eregli (le nom grec de cette ville est Heraclea), dans la province turque de Zonguldak, vient d’être transformée en mosquée et ouverte au culte musulman.

C’est la neuvième église chrétienne, sous le vocable de Sainte-Sophie, transformée en mosquée en Turquie depuis quelques années. Cette église, qui avait rang de cathédrale, est plus ancienne que Sainte-Sophie de Constantinople, puisqu’elle fut édifiée sous l’empereurThéodose II (entre 408 et 450). Rappelons que l’église Saint-Sophie de Nicée, celle-la même où se tint le septième concile œcuménique (787), a également été transformée en mosquée.

Source : pravoslavie.ru  via .christianophobie.fr

Haine anti-chrétienne : tolérée et même encouragée…

Dessin du pape Benoît XVI sodomisant un enfant: le dessinateur Plantu relaxé.

JUSTICE - Poursuivi pour un dessin représentant le pape Benoît XVI sodomisant un enfant, Plantu a été relaxé ce mardi par le tribunal correctionnel de Paris. L'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne qui le poursuivait a été condamnée à verser 2 000 euros d'amende pour frais de justice.

Suite

 

Dhimmitude du Vatican: Le conflit en Irak “n’est pas un affrontement entre islam et christianisme”

Le conflit en Irak n'est "en aucun cas un affrontement entre l'islam et le christianisme", a tenu à assurer le secrétaire d'Etat (numéro deux) du Vatican, Mgr Pietro Parolin.

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Dans une interview accordée au site spécialisé Vatican Insider, le cardinal Parolin a estimé qu'une "majorité" de musulmans rejetaient "les méthodes brutales et inhumaines" de l'Etat islamique (EI) qui a conquis de vastes territoires du Nord de l'Irak où il règne par la terreur.

Source

Berlin: 100 musulmans tchétchènes tabassent 30 chrétiens syriens dans un centre de réfugiés

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Traduction rapide:

Environ 100 musulmans tchétchènes ont agressé 30 Syriens chrétiens dans un établissement pour réfugiés au centre de Berlin. La raison de l’agression n’est pas claire (sic !). Les victimes refusent de retourner dans leur lieu d’habitation.

La suite en allemand (via Reduit National)

Quelques éclaircissements au sujet du christianisme

La lecture des journaux ainsi que les réflexions glanées ça et là me convainquent de la nécessité d'éclaircir certains points au sujet du christianisme. Il semble en effet que la méconnaissance de cette religion atteigne des proportions inquiétantes.

Ce qu'est le christianisme et ce qu'il n'est pas

Contrairement à ce que certaines conceptions erronées affirment, le christianisme n'est pas simplement un système de croyances. Les croyances ne sont en fait que le préalable nécessaire. Il n'est en effet pas possible pour une personne qui ne croit pas en un Dieu Trinitaire de se définir comme chrétien, tout comme il n'est pas possible pour un coureur  à pied de pratiquer son sport sans savoir marcher. Mais ce n'est pas suffisant pour définir le christianisme. Après tout, le diable lui-même croit, mais il n'est pas chrétien pour autant.

Si donc le christianisme ne se situe pas dans les croyances, qu'est-il donc? J'aurai tendance à dire qu'il est une relation. Une relation qu'on tisse avec un Père aimant. Un Père parce qu'il est Créateur et que sans Lui rien n'existerait, mais un Père surtout parce qu'il aime tant Ses créatures qu'Il est descendu jusqu'à adopter leur condition humaine par le biais de Son Fils. Celui-ci a même été jusqu'à donner Sa vie pour sauver les hommes. C'est d'ailleurs ici que se situe la différence fondamentale entre le christianisme et les autres religions. Aucune d'entre elles ne parle d'un Dieu qui aime à ce point Ses créatures. Allah et les autres exigent obéissance et soumission. Ils exigent qu'on s'élève pour aller vers eux. Notre Dieu, Lui, nous connait comme Ses fils et sait de quoi nous sommes capables (ou non). Par conséquent, Il ne fait pas que demander notre élévation mais descend en même temps vers nous.

Au niveau des pratiques religieuses aussi, l'incompréhension est généralisée. Il n'est pas question de suivre bêtement des règles ou de participer béatement à des cérémonies. Le chrétien n'est pas un imbécile qui exécute machinalement certains gestes parce que son Dieu les lui ordonne. A ce sujet, il ne faudrait peut-être pas oublier que le Christ s'en est régulièrement pris aux pharisiens, à ceux qui suivaient la Loi divine pour la Loi divine et rien d'autre. Eux n'ont pas compris qu'une des caractéristiques majeures de la venue du Messie a été justement de faire descendre Dieu parmi les hommes, d'entrer personnellement en relation avec eux plutôt qu'au travers de la Loi.

Puisque les pratiques chrétiennes ne sont pas des règles auxquelles on se soumet, alors il faut se demander ce qu'elles sont. Lorsque nous tentons d'entrer en relation avec autrui, que faisons-nous? Nous communiquons. Ainsi donc, le chrétien essaie de communiquer avec son Dieu. Pour se faire, il Lui parle. Il Le remercie pour ce qu'Il fait pour lui ou Lui demande certaines choses qui lui tiennent à coeur. La prière tient ce rôle. Lorsque le chrétien prie, il parle à son Dieu. Il ne récite pas des formules magiques ou autres incantations, il s'adresse à Lui. Peut-être a-t-il malheureusement tendance à oublier qu'une relation marche dans les deux sens et qu'il serait de bon d'écouter aussi son Interlocuteur. Dieu parle à son peuple par Sa Parole (contenue dans la Bible), par les événements qui se déroulent autour de nous, ou par des paroles données que le chrétien peut recevoir dans son coeur. Il peut bien entendu également se servir d'intermédiaires pour y arriver.

Et les commandements alors?

Personne ne niera que le chrétien accepte les 10 Commandements divins. Ni d'ailleurs que le Sermon sur la Montagne comporte lui aussi son lot d'exigences. Or, comme nous venons de le voir, le christianisme ce n'est pas la soumission à des règles.

En fait, il n'est pas évident de distinguer si ces Commandements sont des règles à suivre ou un thermomètre pour savoir où en est notre relation avec le Père. Sûrement s'agit-il même des deux à la fois. Plus le chrétien entre en relation avec Dieu, plus celui-ci travaille son coeur et plus l'envie de faire les choses selon Sa volonté se fait sentir. Par conséquent, c'est bien de la relation que dépend l'attachement à suivre les commandements. Tenter de faire appliquer à quelqu'un qui ne cherche pas vraiment la relation avec son Père céleste la morale qui découle des Commandements n'a pas grand intérêt. Ce qu'a besoin celui qui doute ou qui n'a pas la foi, ce n'est pas d'un catalogue de comportements permis ou non mais d'apprendre à connaître son Père céleste, de prendre conscience qu'Il l'aime plus que tout et ne désire que son bien. Lui seul peut lui donner l'envie de Le suivre et de chercher à mieux se comporter. Aussi, il est totalement illusoire de vouloir réglementer la vie d'autrui en agitant sous son nez l'épouvantail de la moral divine si celui-ci n'est pas déjà engagé dans une démarche de foi. Souvenons-nous l'exemple du Christ n'invitant à jeter la première pierre que celui qui n'a jamais pêché. Si le chrétien veut vraiment faire avancer les choses, il tâchera donc de régler sa propre conduite au mieux au lieu de faire la morale à autrui. Mais avant toute chose, il tâchera d'éveiller l'intérêt de ses proches, fussent-ils de grands pêcheurs, à l'amour que le Père veut leur apporter.

De ce qui a été dit précédemment il ne faudrait pas non plus déduire que d'agir en chrétien consiste à laisser faire chacun n'importe quoi. Bien au contraire. Il s'agit simplement de ne pas brimer autrui avec ses propres conceptions morales. Ceci dit, si au sein du débat public, une controverse doit survenir au sujet d'un comportement ou d'un autre, le chrétien se doit de dire la vérité telle qu'il la discerne dans ce que Dieu lui communique. Mais ceci est accessoire tant ce qui prime est de faire comprendre à quel point Dieu le Père nous aime tous autant que nous sommes.

Le christianisme, vecteur de culpabilisation?

Certains affirment que la tendance actuelle à l'éthno-masochisme, à la repentance et à la haine de soi ont trouvé leur origine dans le christianisme. Plus précisément, si l'on se réfère à l'Europe occidentale, que cette auto-culpabilisation s'enracinerait dans le sacrement du Pardon catholique. Les catholiques étant invités à faire leur autocritique et à s'excuser de leurs péchés dans le confessionnal, ils en porteraient la responsabilité. Un tel raisonnement stigmatisera tout parent qui essaie d'élever son enfant d'une manière civilisée en lui intimant de s'excuser auprès d'autrui lorsqu'il lui fait du mal. Doit-on donc promouvoir le culte de la force pour éviter d'être responsable du sentiment de haine de soi?

Cette manière de voir les choses démontre à nouveau une totale méconnaissance de ce qu'est la confession. Lorsqu'il se confesse, un catholique s'adresse à Dieu par le biais du prêtre. Il est réaliste et sait que sa nature est faillible, qu'il n'est pas parfait et, par conséquent, qu'il fait le mal autour de lui plus ou moins volontairement. Quiconque nierait cette manifestation du péché originelle ne peut qu'être extrêmement prétentieux ou béatement idéaliste.

Comme il cherche à plaire à son Père qui est dans les Cieux, le catholique se confesse pour s'excuser des fautes commises. Dès lors que cela est fait et que Dieu lui-même lui a pardonné,il a déchargé son fardeau et peut ainsi repartir le coeur léger. D'autant plus léger que puisque le Père aime que ses enfants se confient à Lui, il fournit à cette occasion de précieuses grâces pour que ceux-ci puissent vivre leur vie chrétienne plus convenablement. Contrairement à certaines idées reçues, le sacrement de confession permet au contraire d'arrêter de culpabiliser pour le mal qui a pu être fait.

De plus, la démarche permet de prendre conscience de ce qui n'est pas correct dans son comportement et d'essayer d'y remédier. D'ailleurs, la confession n'est valide que si celui qui s'y attelle désire sincèrement faire mieux. Non seulement donc le sacrement du Pardon permet-il de se rapprocher un peu plus de Dieu le Père, mais il fonctionne également en tant qu'outil de déculpabilisation et comme moteur en vue d'une vie meilleure, un moteur gonflé de grâces divines. Dieu nous aime tellement qu'il descend à nous pour nous permettre de mener une meilleure vie et d'augmenter notre proximité avec Lui.

Le chrétien face à l'immigration

Pour quiconque vit une relation filiale avec le Père, l'humanité se compose de frères et de soeurs. Chacune des créatures humaines est aimée par le Père, est conçue à Son image. Partant de là, elles sont toutes égales en dignité, ont des droits inhérents à leur existence même. Quiconque viole ces droits se met en porte à faux avec la famille chrétienne. Bien sûr, ces droits n'ont pas la même signification ni la même teneur que ceux portés par le droitdelhommisme actuel. Mais ils sont malgré tout une réalité qu'on ne peut nier. Il est dès lors évident que le chrétien ne peut accepter les manifestations de racisme ou de xénophobie visant les individus. Il s'agit là d'une profonde violation de la dignité de ceux-ci.

De même, si des personnes ont légalement le droit à certaines prestations, il n'est pas non plus acceptable qu'on les prive de celles-ci. Si violation des droits il y a, alors elles doivent être dénoncées, qu'elles touchent des migrants ou des autochtones.

Par contre, même si l'humanité est conçue comme une immense famille, il est évident que des différences subsistent et que les diverses communautés existantes doivent s'organiser de façon à assurer le bien commun. Politiquement donc, le chrétien décide en son âme et conscience de ce qui doit être fait ou non. Cela vaut également pour la gestion des flux migratoires. L'intérêt des personnes concernées mais aussi de la population d'accueil doivent être pris en compte et évalués de manière juste. Rien ne s'oppose à ce que le chrétien puisse limiter l'afflux de populations étrangères, pour autant que les arguments qui l'auront touchés sont des arguments honnêtes, ni égoïstes, ni dépourvu d'amour pour son prochain.

Ces derniers temps, les commentaires et billets ont fleuri sur ce site pour dénoncer l'attitude du pape François face au phénomène migratoire. Il est regrettable que les auteurs de ces dires n'aient pas pris la précaution de vérifier un peu plus loin leurs informations. S'il défend effectivement une culture de la rencontre a aussi insisté sur le développement dans les pays d'origine (1). Le jour où cette exigence sera respectée, le taux de migrants dans le monde baissera de manière conséquente. Ajoutons que près de 80% des personnes persécutées dans le monde sont chrétiennes (2) et que ces persécutions sont facteur de migration. Enfin, ces propos qui ont été tenus au Mexique, pays dont plus de 80% de la population est définie comme catholique, avaient pour but de dénoncer les mauvais traitement dont sont victimes les enfants migrants mexicains aux Etats Unis. Dans ces circonstances, qui peut prétendre que le pape peut dire autre chose au sujet des migrations?

Le chrétien et les autres religions

Les rapports entretenus avec les autres religions peuvent paraître contradictoires, voir même complètement inconscients/incohérents si l'on adopte une grille de lecture purement politique. De ce point de vue, l'Islam peut être perçu comme une menace. Une menace conquérante en expansion sur le continent européen et une menace qui persécute les chrétiens au Moyen Orient. Pourtant, le regard chrétien ne peut s'arrêter à cette simple dimension. Comme il a été précisé, le christianisme réside en premier lieu dans la relation qu'entretient l'être humain avec son Père céleste. Cette relation est si épanouissante et porteuse de joie lorsqu'elle est vécue avec intensité que le Chrétien souhaite la partager avec autrui. Aussi, toute personne qui recherche une relation avec Dieu est une personne dont la démarche mérite d'être louée et respectée. Même si cette démarche passe par des chemins dont le chrétien sait pertinemment qu'ils ne sont pas la vérité.

De cette attitude, pas question de déduire que cette religion est considérée comme étant la vérité. Le chrétien n'est pas idiot et sait pertinemment que sa propre religion et l'IIslam ne peuvent pas être vraies toutes les deux. Les incompatibilités fondamentales (la Trinité par exemple) sont trop nombreuses pour cela. Mais, puisque c'est la relation qui prime, il sait aussi que la recherche du musulman peut l'amener à Dieu. Ce d'autant plus que Dieu étant tout puissant, Il peut se servir de tout pour provoquer la rencontre avec ceux qui le cherchent. Rappelons nous Saint Paul arrivant à Athènes et tentant d'évangéliser les autochtones. Il ne s'oppose pas frontalement à eux en leur signifiant que leur polythéisme est une bêtise. Une telle démarche est nécessairement vouée à l'échec. Non, il prend appui sur la figure du dieu inconnu des Athéniens pour les amener au Sien. En agissant de la sorte, Paul tente de valoriser la recherche spirituelle personnelle de l'Athénien pour lui permettre de découvrir le Père.

Le Concile Vatican II ne dit rien d'autre lorsqu'il affirme que les autres religions contiennent des germes de vérité. Il n'affirme pas par là la justesse de leur(s) doctrine(s), simplement qu'elles peuvent potentiellement amener au Père si la démarche est sincère. Ou disons plutôt qu'elles peuvent amener Dieu à aller à leur rencontre si leur coeur est bien disposé.

C'est à mon avis dans ce sens qu'il faut comprendre le pape François lorsqu'il parle du véritable Islam qui s'oppose à toute violence. Dans sa bouche, le véritable Islam n'est pas une certaine interprétation du Coran. C'est l'attitude de recherche sincère du Père qui guide l'authentique musulman. Le pape n'a en effet aucune autorité à faire valoir pour distinguer dans les différents courants de l'Islam celui qui serait juste de ceux qui ne le seraient pas. D'ailleurs, une telle démarche le mettrait très certainement en porte à faux avec sa propre religion.

De la même manière, souhaiter ses meilleurs voeux pour le ramadan est une forme d'encouragement pour aider le chercheur de Dieu à continuer sa quête. Au vue de ce qui a été dit plus haut, je ne vois franchement pas ce qu'on peut reprocher à cette attitude.

Que le chrétien ait ainsi un respect immense pour la démarche de foi qui anime les croyants des autres religions ne l'empêche toutefois pas d'avoir un oeil critique sur les doctrines qui les animent. Dans le cas où certaines d'entre elles seraient porteuses de facettes contraire au bien commun, rien ne doit l'empêcher de faire le nécessaire politiquement pour éviter que ne surgissent ces problèmes. D'ailleurs, Dieu ne désire pas que certains soient brimés en son nom.

Changer le monde...

Loin de nier l'impact considérable que le fait politique peut avoir sur la vie de tous les jours, le chrétien sait que la meilleure manière de changer le monde consiste à se changer soi-même. On peut stigmatiser les agissements d'autrui, mais en définitive, le plus sûr moyen de parvenir à quelque chose de meilleur est de se transformer soi-même. C'est là quelqu'un sur qui on a une prise réelle. Non pas de devenir un mouton qui accepte tout ce qui se passe, mais simplement d'éviter au maximum tous les comportements n'allant pas dans le sens du bien commun.

Il sait également que si les gens se connectent sincèrement au Père, alors beaucoup de choses changeront et de nombreux problèmes disparaitront. Quiconque voit par exemple dans l'Islam une menace doit comprendre que le meilleur moyen de normaliser la situation est l'évangélisation. Si en interdisant les minarets ou les burqas on se donne l'impression d'une lutte, concrètement on ne résout rien. L'évangélisation, par contre, satisfera à la soif de Dieu du musulman et le mènera à éviter des doctrines peu recommandables.

Enfin, dans la même veine, il est vain de vouloir défendre des valeurs traditionnelles chrétiennes pour des populations qui ne le sont plus. Le décalage est trop grand. Après tout, on ne construit pas un hôpital pour des sorciers et des marabouts, on commence d'abord par former des médecins. Pour défendre des valeurs chrétiennes, commençons par évangéliser. Le reste viendra tout seul...

(1) http://www.zenit.org/fr/articles/mexique-changer-d-attitude-envers-les-migrants-et-les-refugies

(2) http://www.zenit.org/fr/articles/80-des-personnes-persecutees-sont-des-chretiens

80% des personnes persécutées sont des chrétiens

« Nous devons être plus courageux dans le fait de dénoncer les persécutions contre les chrétiens, parce qu’aujourd’hui nous assistons à plus de persécutions que durant les premiers siècles du christianisme », explique le cardinal suisse.

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« On estime que 80% des personnes persécutées sont chrétiennes, et je crois que nous sommes trop silencieux », insiste le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Source et auteur

Mossoul : L’évêché et la cathédrale incendiés, il n’y a plus de chrétiens dans la ville

Rappel: Pendant ce temps, le Conseil pontifical félicite les musulmans à l’occasion du Ramadan.

Le patriarche de l’Église syro-catholique, Ignace Joseph III Younan a confirmé que le palais épiscopal des Syriens catholiques de Mossoul avait été incendié par les islamistes.

Aujourd’hui, dans l’un des berceaux historiques du christianisme, il n’y a plus un seul chrétien.

Jusqu’à quand le reste du monde regardera-t-il passivement l’Irak s’enfoncer dans la folie et la haine ? La situation des chrétiens en Irak est de plus en plus dramatique. Après les menaces et l’ultimatum des fondamentalistes d’Isil, il n’y a maintenant plus de chrétiens dans la ville de Mossoul, et les extrémistes islamiques pourront en toute liberté piller et détruire.

Fraternité en Irak a eu la confirmation que la Cathédrale Al Taheera attenante avait elle aussi été incendiée. Par vengeance, l’EI est revenue à l’évêché vendredi et a commencé par mettre le feu aux portraits des Patriarches. Les musulmans du quartier se sont opposés aux fanatiques islamiques, mais les hommes de l’EI ont dit à ces musulmans qui se sont courageusement interposés : «Nous allons transformer cette église en mosquée».

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