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Christian Vanneste : « L’élection présidentielle n’est pas l’alpha et l’oméga de la démocratie »

L’ancien député du Nord rappelle que la France vit sous un régime parlementaire, que le culte du président a fini par masquer la souveraineté du peuple, et que seule la démocratie directe, à la suisse, permet aux citoyens de garder le dernier mot.

La rédaction
7 septembre 2026
3 min de lecture

À peine la rentrée passée, la campagne présidentielle occupe déjà tout l’espace : candidatures en cascade, tournées de terrain, primaires annoncées. Christian Vanneste, ancien député du Nord et figure de la droite conservatrice, y voit un tableau « riche et trompeur ». Dans une tribune publiée le 1er septembre sur son site, il renverse la perspective : la démocratie ne se résume pas au choix d’un homme tous les cinq ans, et le modèle à suivre se trouve de ce côté-ci du Jura.

Le point de départ est institutionnel. « La France est dotée d’un régime parlementaire, non d’un régime présidentiel », écrit-il, une évidence constitutionnelle que la personnalité du général de Gaulle, puis le quinquennat, ont fait oublier. Le second mandat d’Emmanuel Macron, qui a « persisté à imposer sa volonté au pays malgré l’absence de majorité parlementaire », en fournit la dernière illustration. Sur ces dix années, le jugement est sans nuance : discours creux, déplacements incessants et « paroles guerrières » pour « meubler le vide d’une politique marquée par le déclin ».

Le cœur de la tribune tient dans une phrase :

« L’idée que l’essentiel réside aujourd’hui dans le choix d’une personne pour diriger le pays s’impose plus que jamais dans l’opinion. C’est là une perversion de la démocratie. »

Élire un président ne saurait valoir abandon de la souveraineté populaire pour cinq ou dix ans. Et lorsque l’alternance est bloquée depuis 2012, quand on agite la peur du chaos pour disqualifier l’opposition, quand un Conseil constitutionnel acquis au pouvoir « restreint en permanence la liberté du parlement et l’accès au référendum », c’est l’ensemble du système qui perd sa légitimité.

D’où la conclusion, qui parlera à tout lecteur suisse :

« La démocratie ne trouve sa plénitude que lorsqu’elle est directe. »

En cas d’alternance et de résistance des institutions au changement voulu par les Français, le référendum sera « l’arme la plus légitime et la plus efficace ». Il faudra introduire le référendum d’initiative populaire, « ce système qui permet au peuple d’avoir toujours le dernier mot, comme c’est le cas en Suisse ». L’exemple des minarets, interdits par votation, montre ce qu’un peuple peut décider quand on lui en laisse le droit : la même logique s’appliquerait aux vêtements religieux dans la rue, aux mariages blancs ou à la Marseillaise dans les cours d’école.

Reste l’obstacle du prétendu « État de droit », qui oppose au peuple la constitution ou les traités internationaux. Pour Vanneste, il « doit être remis à sa place » :

« Le droit, dans une démocratie, doit être issu de la loi, votée par le peuple ou ses représentants. »

Les Islandais, en rejetant la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne, viennent d’en faire la démonstration : dans une vraie démocratie, tranche-t-il, « c’est la majorité du peuple qui décide, non une oligarchie, non une élite, non un homme ou une femme ». Les Français, à qui l’on a imposé l’Europe fédérale refusée par référendum en 2005, devraient s’en souvenir.

La tribune complète est à lire sur christianvanneste.fr.

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