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Cambriolages sur La Côte : cinq étrangers de 14 à 17 ans arrêtés, trois bientôt libérés

Cinq mineurs étrangers ont été arrêtés après une tentative de cambriolage à Gimel, dans le canton de Vaud. Certains vivent en foyer, d’autres sont sans domicile fixe. Trois doivent être libérés : comment la justice s’assurera-t-elle de leur comparution ?

La rédaction
25 octobre 2026
2 min de lecture

Une tentative d’effraction dans un kiosque, quatre silhouettes masquées qui détalent devant les gendarmes, puis un cinquième suspect retrouvé le lendemain : la police vaudoise a interpellé cinq adolescents entre mercredi soir et jeudi matin à Gimel et Marchissy, sur La Côte. Ces quatre Marocains et ce Roumain sont âgés de 14 à 17 ans.

Certains résident dans un foyer à Genève, les autres sont sans domicile fixe. Une dizaine de faits similaires ont été signalés le même soir à Gimel, Longirod et Marchissy, mais à ce jour, la police n’a pas établi de lien formel entre ces affaires et les cinq interpellés.

Début octobre, neuf suspects, dont plusieurs mineurs, avaient été arrêtés après des cambriolages de garages en Valais. En juin, deux ressortissants français de 13 et 16 ans ont été arrêtés à Palézieux après une tentative de vol de voitures de luxe, en compagnie de deux adultes. Autant de dossiers distincts, sans réseau commun démontré, qui illustrent cependant la place prise par de très jeunes exécutants dans certains cambriolages.

Détention des étrangers : ce que représentent 420 à 620 millions par an
Vue d’ensemble pour toute la Suisse : le coût annuel estimé, traduit en dépenses utiles ou en allègement pour les contribuables
420 à 620 millionsde francs par an : coût estimé de la détention des 5 238 détenus étrangers recensés au 31 janvier 2026
avec 420 millionsen plus avec 620 millions

Chaque ligne vaut la totalité du montant : c’est l’une ou l’autre, pas tout à la fois.

Au choix, chaque année, l’une de ces dépenses
2,6 à 3,9hôpitaux régionaux neufs
Chaque pictogramme : un hôpital comme le nouvel Hôpital du Jura, devisé à 160 millions de francs
15 à 22écoles primaires de quatorze classes
Chaque pictogramme : une école comme celle de Bardonnex (GE), devisée à environ 28 millions
1 300 à 1 900places d’EMS construites
Chaque pictogramme : 100 places, à environ 320 000 francs la place (prix fribourgeois)
75 000 à 111 000personnes soignées à domicile pendant un an
Chaque pictogramme : 10 000 personnes, à 5 565 francs par personne et par an (2023)
5 300 à 7 800infirmiers salariés pendant un an
Chaque pictogramme : 1 000 infirmiers, au salaire brut moyen de 79 300 francs par an
Ou bien alléger la facture des contribuables
85 000 à 125 000assurés dont la prime maladie serait payée pendant un an
Chaque pictogramme : 10 000 assurés, à 412 francs par mois en moyenne (2027)
100 à 150 fr.de baisse d’impôts cantonaux par ménage et par an
Chaque pictogramme : 50 francs. Le montant représente 0,8 à 1,1 % des 55,4 milliards d’impôts encaissés par les cantons en 2023, réparti entre 4,1 millions de ménages
Vue d’ensemble : ces comparaisons donnent la mesure de la part du coût de la détention qui revient aux détenus étrangers, pour toute la Suisse, et non ce que chaque canton pourrait financer, la part des étrangers variant fortement de l’un à l’autre. Estimation de la rédaction : effectif des détenus étrangers multiplié par 365 jours et par 220 à 325 francs par jour (tarifs bernois 2025), hors construction, police et justice.

Sources : OFS, statistique de la privation de liberté ; canton de Berne ; Hôpital du Jura ; commune de Bardonnex (via GHI) ; canton de Fribourg (via Frapp) ; OFS, aide et soins à domicile (via 20 minutes) ; jobs.ch ; OFSP, primes 2027 ; AFC, recettes fiscales 2023 ; OFS, nombre de ménages (via 20 minutes).

Un marché du vol à la tâche ? Fedpol a déjà documenté le « crime as a service » : des commanditaires recrutent à distance de petites mains pour voler en leur nom. Le Ministère public vaudois a également signalé le recrutement en ligne de jeunes auteurs de cambriolages. À ce stade de l’enquête néanmoins, il n’est pas établi que les cinq suspects de Gimel aient agi sur ordre d’un commanditaire ou aient été recrutés sur les réseaux sociaux.

Reste la suite judiciaire. Pour deux des suspects étrangers, une demande de détention provisoire est annoncée, tandis que les trois autres doivent être libérés après les actes de procédure. Chez les mineurs, la détention n’est possible qu’à titre exceptionnel, si aucune mesure de substitution ne suffit ; un risque de fuite concret peut notamment entrer en ligne de compte. Pour les autorités judiciaires, leur nationalité ne suffit pas à présumer ce risque. En revanche, une partie des suspects n’a même pas de domicile fixe. Quelles obligations, quel suivi et quelles garanties permettront de les retrouver pour la suite de la procédure ? La police garde un silence pudique sur cette question. Sans doute est-elle satisfaite d’avoir réussi cinq interpellations et elle risque de l’être à nouveau : il est en effet probable que les mêmes jeunes délinquants viennent à nouveau grossir les statistiques d’interpellations, à défaut de nourrir celles de la justice.

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