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Bulgarie : le président Radev refuse de soutenir des sanctions européennes contraires aux intérêts du pays

Les Observateurs (la rédaction)
27 juin 2026 Modifié le 27 juin 2026 à 15h09
2 min de lecture

À l’approche du Conseil européen de Bruxelles, le président bulgare Rumen Radev a affirmé que la Bulgarie ne soutiendrait aucune nouvelle sanction contre la Russie susceptible de nuire à son économie ou à son secteur énergétique.

Interrogé sur le 21e paquet de sanctions actuellement discuté par l’Union européenne, il a remis en cause leur efficacité, demandant quels résultats concrets elles avaient produits pour mettre fin à la guerre en Ukraine ou favoriser un processus de paix.

Selon lui, le conflit dépasse désormais largement le cadre militaire. « Cette guerre a depuis longtemps quitté les tranchées pour s’étendre à l’économie, à l’énergie, au sport, à la culture et commence maintenant à toucher les religions. Je pense que le temps des croisades est révolu », a-t-il déclaré.

Rumen Radev a également exprimé son inquiétude face à l’extension des sanctions au domaine religieux. « Quel message envoyons-nous lorsque nous étendons les sanctions et la guerre à la religion ? Réalisons-nous où cela nous mène ? », a-t-il interrogé, précisant que sa préoccupation portait avant tout sur les millions de fidèles de l’Église orthodoxe russe, et non sur la personne du patriarche.

Le chef de l’État bulgare a rappelé que Sofia avait déjà, par le passé, bloqué certaines mesures européennes afin de préserver son secteur nucléaire et a réaffirmé que les intérêts économiques nationaux demeuraient la priorité de la Bulgarie. Il a toutefois indiqué que la position définitive du pays serait arrêtée après les consultations avec les autres États membres.

En marge de ces déclarations, Rumen Radev a également qualifié de « fragile » le récent mémorandum conclu entre les États-Unis et l’Iran, appelant à un accord de paix plus global. Il s’est enfin montré très critique envers les autorités de Macédoine du Nord, qu’il accuse d’entraver leur propre processus d’adhésion à l’Union européenne en ne respectant pas les engagements pris et les principes de l’État de droit.

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1 commentaire

  1. Poilagratter

    L’activiste Nathalie Yamb a vertement tancé les députés de l’Union européenne. Elle a rappelé une évidence : le Burkina Faso est un État souverain, pleinement capable de décider seul de sa politique. Le pays a choisi de repousser les élections pour se donner le temps de se réorganiser par la base et de stabiliser sa situation, évitant ainsi les coups d’État à répétition et l’ingérence de gouvernants fantoches. Les peuples africains ont les compétences et l’intelligence nécessaires pour tracer leur propre voie. Nombre d’experts s’accordent d’ailleurs à dire que, grâce à son immense potentiel, l’Afrique est appelée à devenir la future terre nourricière de la planète.

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