Alors que le rapport Alloncle et les débats qu’il suscite remettent en question l’hégémonie idéologique de la gauche dans l’audiovisuel public français, les XVIIe Bobards d’Or tombaient à point nommé.
Organisée le 20 mai par Polémia et suivie en direct par plusieurs milliers de spectateurs grâce au partenariat avec le magazine Frontières, la cérémonie parodique s’est penchée cette année sur le service public audiovisuel, ses angles morts, ses biais récurrents et ses erreurs les plus emblématiques.
Une rétrospective de 15 ans de mensonges médiatiques
Dans une ambiance volontiers satirique, France Télévisions, Radio France, France Info ou encore l’AFP ont été passés au crible. De l'affaire Merah aux récits médiatiques sur l'immigration, en passant par diverses approximations devenues célèbres, la soirée a revisité plus de quinze ans de « bobards » médiatiques.
Les interventions de Jean-Yves Le Gallou, Édouard Chanot et Éric Morillot ont souligné la crise de confiance qui frappe les médias traditionnels, confrontés à la concurrence croissante des médias alternatifs et à une contestation de plus en plus ouverte de leur prétendue neutralité.
Le service public grand vainqueur
La finale opposait trois candidats particulièrement remarqués, mais c’est finalement France Info qui a décroché le Bobard d’Or pour son sujet expliquant les différences de taille entre hommes et femmes par un supposé déficit de protéines remontant au Paléolithique.
Un choix symbolique, aux yeux des organisateurs, d’un journalisme parfois plus soucieux de faire entrer le réel dans une grille idéologique que d’interroger les faits eux-mêmes.
Pour le public suisse, cette cérémonie a également valeur d'avertissement. Car les questions soulevées en France à propos du service public audiovisuel ne s'arrêtent pas au Jura. Concentration des rédactions, uniformité idéologique, traitement asymétrique de certains sujets : autant de reproches régulièrement adressés à la SSR et aux grands médias subventionnés. Derrière la satire des Bobards d'Or se dessine ainsi une interrogation plus large : celle de la capacité des médias financés par le public à représenter réellement la diversité des opinions qui composent la société.

Et vous, qu'en pensez vous ?