Cette déclaration de Meloni que l’on pourrait appliquer à la Suisse
Fermez les yeux un instant. Oubliez que ces propos sont tenus par Giorgia Meloni. Oubliez qu’il s’agit de l’Italie et de l’Union européenne.
« Je le dis en tant que personne qui, comme vous le savez, soutient fermement la nécessité pour l’Italie et pour l’Europe de faire davantage pour assurer elles-mêmes leur défense. Tout simplement parce que, comme j’ai essayé de l’expliquer de nombreuses fois, lorsque vous demandez à quelqu’un d’autre de s’occuper de votre défense, vous le payez ensuite.
Vous le payez en termes d’autonomie, vous le payez en termes de capacité à défendre vos intérêts. Moi, je veux que l’Italie soit une nation qui n’ait à remercier personne, n’est-ce pas ? Et cela a évidemment un coût : cela s’appelle la liberté. »
Giorgia Meloni
Imaginez maintenant qu’un responsable politique suisse tienne exactement le même discours.
Tout y est dit.
Pourquoi la Suisse devrait-elle se plier aux injonctions de Madame Ursula von der Leyen ? Pourquoi notre pays devrait-il dépendre d’autres puissances pour assurer sa sécurité, défendre ses intérêts ou préserver son modèle ? Pourquoi devrions-nous sacrifier notre souveraineté sur l’autel d’une intégration toujours plus contraignante à l’Union européenne ?
Meloni a raison : le prix de la dépendance, c’est la liberté
Lorsqu’un peuple renonce progressivement à décider par lui-même, il finit toujours par payer cette dépendance : en autonomie, en souveraineté, en liberté d’action.
La Suisse n’a jamais eu vocation à devenir une province administrative d’un ensemble supranational européen. Sa force réside précisément dans son indépendance et sa capacité à choisir démocratiquement seule sa voie.
À force de déléguer nos décisions, nos normes, notre politique étrangère ou notre sécurité à des structures extérieures, nous prenons le risque de ne plus défendre les intérêts du peuple suisse, mais ceux de Bruxelles.