Féminicide. Peut-on parler de féminicide quand l’auteur n’est pas un Suisse, blanc, hétéro et chrétien ?

Yvan Perrin
Ancien Conseiller national
Yvan Perrin
Peut-on parler de féminicide quand l’auteur n’est pas un Suisse, blanc, hétéro et chrétien ?
Faisant preuve d’une remarquable abnégation, je me suis lancé dans l’interview que la conseillère nationale socialiste vaudoise Jessica Jaccoud propose dans L'illustré du jour. Sans surprise, notre bonne représentante des Femmes socialistes suisses y déverse sa haine de l’homme, forcément coupable de tous les maux dont un couple peut souffrir. Pour ces dames, tout être humain doté d’une paire de testicules à la naissance ne saurait être autre chose qu’un individu toxique, prompt à violer tout ce qui bouge. Seule piste de rédemption, devenir membre de la communauté LGBTIQ+++, auquel cas le mâle sera pardonné. J’étais en plein calvaire lorsqu’une alerte Internet me tira d’affaire. Le gratuit 20 minutes online m’informait que deux femmes avaient perdu la vie à la suite de blessures par arme blanche à Urnäsch, en Appenzell Rhodes-Extérieures. Blessée, la fille d’une des victimes âgée de sept ans a été transportée à l’hôpital de même que le suspect présumé, un ressortissant turc de 23 ans domicilié dans la région.
Deux femmes ont perdu la vie, une jeune fille a perdu sa mère. On ne peut que s’émouvoir face à ce nouveau drame. Mais les victimes n’auront pas droit à la compassion de la gauche, l’auteur ne correspond pas à la grille de lecture des femmes socialistes. Seuls les Suisses, blancs, hétérosexuels et chrétiens sont susceptibles de commettre des féminicides. Encore faut-il que ce soit au moyen d’une arme d’ordonnance de l’armée suisse. Dans le cas présent, rien ne cadre, il vaut mieux passer cette tuerie sous silence, ça pourrait démontrer que l’UDC n’a pas tout tort lorsqu’elle imagine que dans de très exceptionnels cas, les immigrés seraient capables de faire preuve de violence dans notre pays.
Car une victime ne mérite cette qualité que lorsque l’auteur correspond aux critères fixés par celles qui tapent dans des casseroles le 14 juin. Tout autre cas de figure ne mérite que le silence. On le voit bien ces temps-ci à Genève. Tarid Ramadan a été définitivement condamné à une peine ferme il y a plusieurs mois, reconnu coupable de diverses agressions sexuelles. Personne n’a jusqu’ici jugé utile de l’embastiller. Il reste maître de son emploi du temps, un peu contrarié quand même par le fait qu’il se trouve sous mandat d’arrêt délivré par la France suite à une lourde condamnation pour des faits identiques. On ne sera pas surpris d’apprendre que la Cheffe du Département chargé de prendre en charge les condamnés est aussi une digne représentante des Femmes socialistes suisses.
Victimes, si vous souhaitez que la gauche ait une pensée pour vous, choisissez votre assassin !

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