Certains opposants à l’initiative pour la durabilité semblent faire preuve d’une grande « souplesse » idéologique, au point d’adopter un positionnement qui laisse perplexe quant à la sincérité de leurs engagements.
Un nouveau président pour les anti-nucléaires
À un peu moins de trois semaines de la votation, une petite information nous parvient via les réseaux sociaux : le conseiller national Christophe Clivaz prend la tête de l’association Sortir du nucléaire – Suisse romande.

En soi, la nouvelle pourrait sembler anecdotique. Qu’un écologiste devienne président d’un groupe anti-nucléaire n’a rien d’extraordinaire.
Mais voilà, dans le contexte de la campagne sur l’initiative pour la durabilité, cela ne manque pas de saveur.
La décroissance oui, la durabilité non ?
En effet, Christophe Clivaz, comme l'ensemble de la gauche, est un adversaire déclaré de l’initiative pour la durabilité, n’hésitant pas à la qualifier de « xénophobe ».
Il faut donc que ces écologistes nous expliquent quelque chose : comment peuvent-ils à la fois vouloir sortir du nucléaire tout en favorisant une croissance de la population en Suisse ?
Il y a là une incohérence fondamentale à soutenir à la fois une décroissance énergétique et une croissance démographique. Cette incohérence est telle qu’elle soulève forcément une autre interrogation : sont-ils fiables, honnêtes, ?

Et vous, qu'en pensez vous ?