Lorsque le ridicule tue: Le masque est-il utile pour tous? La question continue de faire débat

Dans les rues de Suisse et d’Europe, les gens qui portent des masques de protection sont de plus en plus nombreux. Mais face au Covid-19, est-ce vraiment utile ? La question semble loin d’être tranchée et un seul consensus se dégage : le personnel médical doit toujours être le premier bénéficiaire de cet équipement.

Dimanche matin, le syndicat Unia a mené une action devant le magasin Migros de la gare Cornavin, à Genève. Il entendait dénoncer le malaise du personnel de vente alors que plusieurs employés souhaitent s'équiper de gants et de masques pour se protéger du coronavirus.

Une demande refusée par le Géant orange, comme l'explique à la RTS Tristan Cerf, porte-parole du groupe: "Ces mesures sont celles qui sont conseillées par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cela peut paraître étonnant de ne pas avoir de masque ou de gants, mais ce n'est pas ces mesures-là qui sont efficaces."

Sur son site internet, l'OFSP recommande en effet essentiellement le port du masque au personnel soignant ainsi qu'aux "personnes malades". Reste une question: si un masque peut permettre à une personne d'éviter d'en contaminer une autre, peut-il aussi protéger directement l'individu d'une éventuelle contamination ? Interrogé à ce sujet lors du point presse du mardi 17 mars, Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles à l'OFSP, se voulait catégorique: "Il faut savoir l'utiliser. Or, le grand public n'a pas la capacité qu'a le personnel de soins à manipuler un masque. Il n'est donc pas prouvé que distribuer des masques au public permette de protéger les gens".

Les recommandations de l'OMS vont elles aussi dans ce sens. L'organisation ne préconise l'emploi du masque qu'à la condition de devoir s'occuper d'une personne présumée infectée par le Covid-19 ou d'être soi-même "malade". Des distinctions qui peuvent s'avérer difficiles à appréhender, en l'absence de tests.

Pourtant, de plus en plus de voix s'élèvent désormais pour dénoncer ces consignes. C'est notamment le cas en Asie, mais pas seulement, et c'est un véritable débat d'experts qui semble s'être engagé.

>> Revoir le reportage du 19h30 sur les pharmacies prises d'assaut par des clients en quête de masques (29.02.2020): 

Coronavirus: des pharmacies sont prises d'assaut. Des clients sont en quête de masques et de désinfectants pour les mains

Clivage entre l'Ouest et l'Asie

Samedi, un article du Monde soulignait un véritable clivage entre les politiques occidentales et asiatiques concernant le port du masque.

Et le quotidien français de décrire des pays et des régions comme Taïwan, Hong Kong, Singapour, la Corée du Sud ou encore le Japon qui ne comprennent pas l'appel à ne porter des masques qu'à condition d'être malade.

Pour ces gouvernements asiatiques, c'est en en effet en partie le port préventif du masque qui a contribué à juguler l'avancée du coronavirus. Plusieurs experts de la région ont très vite recommandé l'emploi à grande échelle de cette protection, pour éviter la propagation du virus. C'est par exemple le cas du microbiologiste hongkongais Yuen Kwok-yung, qui après avoir pu visiter la ville chinoise de Wuhan, point de départ du Covid-19, a immédiatement préconisé l'utilisation universelle du masque dans la cité-Etat. Objectif affiché: protéger à la fois l'individu qui le porte et la communauté dans son ensemble et éviter dans la mesure du possible une propagation du virus par des personnes qui n'auraient par exemple que peu de symptômes.

Lire aussi: Ces Etats asiatiques qui ont réussi à juguler l'avancée du coronavirus

Keiji Fukuda, directeur de l'Ecole de santé publique de l'Université de Hong Kong, a également estimé que si le gouvernement de la région administrative spéciale avait pu enrayer la progression du coronavirus, c'était en grande partie dû à l'expérience et à l'habitude des Hongkongais de porter des masques, même en dehors d'une période d'épidémie.

Avec les crises du SRAS en 2002-2003 et du MERS en 2015, de nombreux pays asiatiques ont en effet développé une habitude largement partagée à utiliser des masques au moindre rhume pour limiter une éventuelle contagion. Dans d'autres pays, comme au Japon, le recours au masque est plus ancien et trouve sans doute son origine dans la grippe espagnole de 1918. Il s'est même depuis transformé en accessoire de mode.

Quoi qu'il en soit, à Singapour, Taipei, Séoul, Hong Kong ou Tokyo, les dirigeants ont fait le choix d'encourager au maximum l'entier de la population à porter des masques pour lutter contre le coronavirus, prenant en cela le contre-pied parfait des administrations occidentales.

Pour faire face à la demande, des fabriques ont été très vite mises sur pied alors que la Chine continentale a quant à elle pu continuer à compter sur sa place de premier producteur mondial.

Des gens portent des masques de protection dans le district financier de Hong Kong, le lundi 2 mars.

Des gens portent des masques de protection dans le district financier de Hong Kong, le lundi 2 mars. [Tyrone Siu - Reuters]

Un débat aussi présent en Europe

Les questionnements sur l'efficacité des masques et sur leur emploi à grande échelle lors d'une pandémie ne s'arrêtent pas aux portes de l'Asie. En Europe, les critiques sont parfois vives et les désaccords entre spécialistes ou politiques nombreux.

En France, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye expliquait lors d'une conférence de presse que les Français "ne pourront pas acheter de masques dans les pharmacies" parce qu'ils "ne sont pas nécessaires quand on est pas malades".

Quelques jours plus tôt, le Centre hospitalier Universitaire de Grenoble mettait en ligne un document montrant à son personnel comment fabriquer des masques en tissu, au cas où surviendrait une pénurie. Olivier Épaulard, infectiologue dans l'établissement, expliquait le 19 mars dans les colonnes du Dauphiné que ce masque serait "mieux que rien" voire "beaucoup mieux que rien".

C'est l'incompréhension qui semblait alors s'emparer d'une partie de la toile française, certains internautes ne comprenant pas comment un masque chirurgical classique ne pourrait pas être efficace pour une personne lambda alors qu'un masque en tissu serait plus avantageux que "pas de masque du tout" pour du personnel soignant.

Depuis, les tweets s'enchaînent pour critiquer, voire moquer les explications du gouvernement.

Les joies du RER

Ce qu'a dit @olivierveran dans @Qofficiel hier est surréaliste : il est inutile de porter un masque car si on nous tousse dessus, le virus sera sur le masque et si on le touche ensuite, pffit, on l’attrape.
Mais sans masque, il serait directement dans la bouche, non ?! #COVID19fr

Un problème de communication et de logistique ?

Pour Zeynep Tufecki, professeure associée en Sciences de l'Information à l'Université de Caroline du Nord, le discours autour des masques de protection est devenu une véritable étude de cas sur la "façon dont il ne faut pas communiquer avec le public".

Dans un long billet d'opinion publié par le New York Times, elle estime que le message qui explique que les gens n'ont pas besoin de masques ou tout simplement qu'ils ne sauraient pas comment s'en servir est "contre-productif" et qu'il pourrait au contraire pousser les gens à thésauriser davantage ces objets, qui devraient aller en priorité au personnel de santé.

Zeynep Tufecki juge qu'il existe ici une réelle contradiction et pose une question rhétorique sous forme de boutade: "comment les masques protégeraient-ils magiquement de manière exclusive les personnes qui travaillent dans le domaine de la Santé ?" Pour elle, la réponse est simple. Les masques fonctionnent au sens large du terme et même si c'est imparfait, ils offrent une protection réelle. Et d'expliquer que leur utilisation a toujours été conseillée "dans le cadre d'une réponse standard à la présence de personnes infectées".

S'exprimant spécifiquement sur la situation américaine, la "techno-sociologue" turque estime qu'il aurait été préférable pour les autorités de jouer la carte de la transparence et d'admettre que "malgré la crise du SRAS en 2003, les Etats-Unis n'étaient pas prêts pour cette pandémie, qu'ils n'ont pas augmenté la production nationale de masques quand ils le pouvaient et qu'il existe maintenant une pénurie - un situation désastreuse pour les agents de santé en première ligne pour qui il est essentiel d'avoir la meilleure protection".

Et de conclure son intervention sous forme de rappel: "On disait autrefois qu'en Union soviétique, s'il y avait une file, on se mettait d'abord dans la file et on comprenait ensuite à quoi elle servait. Les gens savaient qu'il existait fréquemment des pénuries et que les autorités mentaient souvent, alors ils amassaient les produits dont ils avaient besoin (...) Demander aux personnes qui ont amassé des masques d'en faire un don au personnel médical fonctionnerait probablement mieux que de leur dire qu'ils ne sauront pas s'en servir (...) La recherche montre que pendant les catastrophes, les gens peuvent montrer un comportement étonnamment altruiste, mais les interventions des autorités peuvent se retourner contre elles si elles alimentent la méfiance ou traitent le public comme un adversaire."

Une marge faible en Suisse

En Suisse, on se refuse pour l'instant à parler de pénurie de masques. Mais l'immense majorité des pharmacies du pays sont en rupture de stocks depuis de nombreuses semaines et les hôpitaux expliquent être dans une situation "à flux tendu".

>> Revoir le sujet du 19h30 sur la gestion des masques en Suisse (22.03.2020):

Les masques sont réservés au personnel soignant. Il s'agit d'une politique de gestion de la rareté.

La Confédération n'a actuellement pas fait d'appel aux dons des particuliers et n'a pas non plus procédé à des réquisitions. Le nombre de masques disponibles et/ou commandés reste pourtant la grande inconnue. D'après une enquête de la RTS diffusé dans le 19h30, la marge entre les besoins et les moyens semble toutefois faible.

>> Revoir l'intervention de Tristan Dessert qui revient sur la potentielle pénurie de masques (22.03.2020):

Tristan Dessert revient sur la potentielle pénurie de masques en Suisse.

Dans ces conditions, il n'est pas impossible de penser qu'une fois la crise passée, et qu'une pénurie se soit réalisée ou non, de nombreuses questions reviennent sur la table. La Suisse devrait-elle disposer d'une réserve stratégique de masques plus importante ? Dans le cas d'une nouvelle pandémie, faudrait-il demander à l'entier de la population de porter des masques ? Est-ce que des usines de production domestiques sont-elles indispensables ?

Priorité au corps médical

Enfin, il apparaît important de rappeler une fois encore que si des masques de protection viennent à manquer, ils doivent à tout prix revenir en priorité au personnel médical. Sur ce point, le consensus apparaît mondial.

Par ailleurs, il est également significatif de préciser qu'un masque, quel qu'il soit, ne remplace à aucun moment les recommandations d'hygiène édictées par l'OFSP ou encore la distanciation sociale.

Les gens qui sont malades ou non et qui portent un masque sont pourtant une réalité. Pour eux, des consignes d'emploi sont disponibles sur le site de l'OFSP ou sur celui de l'OMS.

Tristan Hertig

Source: RTS info

******

Le Renard et les raisins : version 2020

Certain Renard Gascon, d’autres disent Normand,
Mourant presque du covid-19, vit au haut d’une treille
Des masques de protection contre le virus,
Qui étaient en manque dans tout le pays car ses voisins bilatéraux les avaient volés pour leur propre usage.
Le galand en eût fait volontiers une protection;
Mais comme il n’y pouvait atteindre :
“Ils sont trop inutiles, dit-il, et bons pour des goujats. ”
Fit-il pas mieux que de se plaindre ?

******

8 commentaires

  1. Posté par Marie-France le

    C’est ma foi fort simple: ne disposant pas de masques en nombre suffisant, les autorités suisses mentent effrontément en affirmant qu’ils ne servent à rien. Pour le grand public, bien entendu.
    Absolument de votre avis Monsieur Montabert ! En France , c’est aussi le même refrain… en plus d’un autre que l’on chante aux Français depuis bientôt 2 semaines : « Les masques sont en train d’arriver »..

  2. Posté par G. Guichard le

    De toute façon, le masque c’est typique Asie, je me préoccupe des autres. Chez nous, il n’y a que les femmes voilées qui doivent trouver amusant que leurs machos portent cette sorte de voile LOL

  3. Posté par aldo le

    STUPEUR ! ON A DÉCOUVERT LA CAUSE COMMUNE DU LIEN DE LA MALADIE DU CORANOVIRUS QUI EXPLIQUE SA FOUDROYANTE EXPANSION TANT EN CHINE QU’EN ITALIE !
    C’est une raison de plus d’exiger le port du masque. Vous allez être stupéfait de CETTE DECOUVERTE QUI DONNE UNE TOUTE AUTRE DIMENSION A L’EXPANSION DU CORANOVIRUS.

    Il y a d’une part LE VECTEUR DE LA MALADIE, en l’espèce par l’invasion massive de millions de migrants faux-réfugiés contaminés par de multiples pathologies parfois impossibles à soigner, véritables soldat(e)s musulman(e)s et même enfants, en opération de guerre sur territoire chrétien, soit l’ITALIE mais aussi les mêmes genres d’ actions criminelles des Ouigours en Asie et en Chine. D’autre part L’EXPANSION ET LE MAINTIEN DE LA MALADIE INDUIT PAR LA POLLUTION LIÉE A L’INDUSTRIE ET A LA SURPOPULATION MAIS SURTOUT A L’USAGE DU DIESEL. https://www.rtbf.be/info/societe/detail_pollution-et-propagation-fulgurante-du-coronavirus-les-particules-fines-montrees-du-doigt?id=10464049

    On comprend mieux que nos gauchistes ECOLO-PASTEQUES et leurs réseaux monopolistiques médiatiques se soient permis DE SOUTENIR DES DIZAINES D’ANNEES LE DIESEL TUEUR, histoire d’économiser sur notre santé sous prétexte de CO2 en collusion avec des banques spéculatrices imposées par la force de l’intoxication censurée. Et comme ils sont manipulés et arrosés par les lobby de la voiture électrique, (sans se rendre compte qu’ils soutiennent le nucléaire) . ils ont de fait condamner les autre modes de carburant, soit l’essence et l’éthanol avec l’extrême mauvaise foi qui les caractérise. NOTRE SANTÉ EN OTAGE A CAUSE DE L’ESCROQUERIE MONDIALISTE DU CO2 ET SES VOYOUS FRAUDEUR A LA TVA, RÉFUGIÉS EN ISRAEL COMME GILBERT CHICKLI, AUSSI CHIC QUE MANON SCHICK… LA TIGRESSE DE PAPIER D’AMNÉSIE INTERNATIONALE… https://urlz.fr/caYH

  4. Posté par Pope Dubochet I le

    Il faut distinguer les types de masques, ils n’offrent pas tous la même protection. Les masques dit « chirurgicaux » ne protègent que faiblement du virus, et ils peuvent même être dangereux si mouillé ou mal utilisé. Toutefois les respirateurs de type FFP2/FFP3 sont efficaces et des études le prouve! C’est pas un hasard que le personnel médical les utilisent.

    A titre personnel, j’ai parfois l’impréssion de voir des JTs tout droit sorti de la RDA.On nous prend pour des cons et en même temps on es supposé nous faire confiance pour respecter le confinement ?

  5. Posté par Christian Hofer le

    Je suis d’accord avec Monsieur Montabert. Ayant suivi dès janvier l’évolution en Asie, et plus particulièrement en Chine, le port du masque était considéré comme obligatoire, que cela soit pour les malades ou les personnes « saines » (on ne sait pas si elles le sont réellement).

    Dès lors que le contexte doit incorporer des personnes asymptomatiques, il est évident que le port du masque revêt une importance. D’ailleurs si cela est seulement dévolu aux « personnes malades », pour quelles raisons les forces de l’ordres, les militaires et même les soignants en portaient-ils en Chine? C’est contradictoire puisque théoriquement il suffisait de les mettre aux malades.

    Quant aux arguments de Koch qui prétend que : « Il faut savoir l’utiliser. Or, le grand public n’a pas la capacité qu’a le personnel de soins à manipuler un masque. Il n’est donc pas prouvé que distribuer des masques au public permette de protéger les gens »

    C’est de la bêtise. Des vidéos explicatives pour le port du masque ont été publiées dès janvier en Asie par des spécialistes. Il est simple de le mettre, de savoir le porter (contrôle de l’étanchéité), de ne pas le toucher après l’avoir mis et de l’utiliser avec soin, de le jeter après utilisation. Il n’y a rien de sorcier là-dedans (il y a d’ailleurs des indications pour le mettre correctement dans les boites de masques FFP3, avec croquis, puisque même les travailleurs en bâtiment l’utilisent).

    Même les prisons françaises en seront dotées pour rappel :

    https://lesobservateurs.ch/2020/03/17/coronavirus-nous-allons-distribuer-100-000-masques-en-prison-annonce-nicole-belloubet/

    Le masque facial obligatoire en Tchéquie et Slovaquie :

    https://lesobservateurs.ch/2020/03/21/le-masque-facial-obligatoire-en-tchequie-et-slovaquie/

    Le dénigrement du masque en Europe suscite la consternation en Asie :

    https://lesobservateurs.ch/2020/03/21/le-denigrement-du-masque-en-europe-suscite-la-consternation-en-asie/

    Koch est en train de nous dire que tous ces pays, dont les pays d’Asie qui justement ont pu juguler le coronavirus et qui sont à la pointe dans ce combat, ont tort. Or je rappelle que Koch, c’est l’individu qui n’a rien prévu et qui a systématiquement eu un train de retard concernant les mesures de protection à prendre. S’il voulait former les gens au port du masque, il le pourrait via des vidéos explicatives comme les Asiatiques l’ont fait. Il ne le fait pas. Cela veut tout dire.

    J’ai d’ailleurs posé un commentaire en forme de question à ce sujet ici :

    https://lesobservateurs.ch/2020/03/16/suhl-all-situation-tendue-au-centre-de-requerants-ou-533-migrants-sont-en-quarantaine-nous-voulons-des-masques-de-protection/

    Car en Chine spécifiquement (et en France également), on a pu voir des individus cracher sur les gens ou sur les poignées de porte et autres boutons d’ascenseurs. Les Chinois ont donc opté pour certaines pratiques (utilisation de cure-dents jetables pour appuyer sur les boutons d’ascenseurs par exemple).

    Le port du masque et des gants me semble donc pertinent, en les additionnant aux mesures déjà en vigueur (distance de sécurité, interdiction de réunion, lavage des mains etc.).

    Le problème, c’est que le masque peut donner un faux sentiment de sécurité à lui seul. Il faudrait d’ailleurs aussi porter des lunettes de protection (protéger les muqueuses). C’est ce qu’ils faisaient dans les hôpitaux en Asie (visière de protection rabattable au niveau du visage ou lunettes de protection).

  6. Posté par Stephane Montabert le

    C’est ma foi fort simple: ne disposant pas de masques en nombre suffisant, les autorités suisses mentent effrontément en affirmant qu’ils ne servent à rien. Pour le grand public, bien entendu.
    Les appels à porter le masque venant d’Asie sont ignorés. Quant au port du masque par le personnel hospitalier, on nous explique que c’est parce que ces gens sont formés au port du masque (combien d’année de cursus pour parvenir à cette prouesse?).

    Bref, on nous prend pour des pives, comme d’habitude.

    Tout au plus les plus moutonniers d’entre nous, qui n’ont évidemment pas réussi à obtenir un masque au moment où c’était encore possible, pourront se servir de ces informations « officielles » pour étaler leur morgue envers ceux qui se protègent, même si en leur for intérieur ils savent très bien qu’eux-mêmes sont vulnérables.

    Et lorsque les masques seront finalement à nouveau disponible en quantité suffisante, ils deviendront obligatoires…

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (150'216 commentaires retenus sur 9'675'514, chiffres au 25 septembre 2017) un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.