Source : Weltwoche,02.06.2026, Extraits
Immigration, armée, éducation: les politiciens sont surtout occupés à résoudre des problèmes qui n’existeraient pas sans eux
Une expérience importante: les politiciens sont sans cesse occupés avant tout à résoudre des problèmes qui n’existeraient pas sans eux.
C’est le cas par exemple pour l’immigration. Si la classe politique n’avait pas introduit en 1999, sous la pression et à l’avantage unilatéral de l’UE, la libre circulation des personnes, et si seuls de vrais réfugiés – c’est-à-dire ceux dont « la vie et l’intégrité physique » sont menacées – restaient ici, près de deux millions d’habitants supplémentaires ne s’entasseraient pas dans notre pays.
Il appartient maintenant au peuple souverain de corriger cette mauvaise décision avec l’initiative populaire « Pas de Suisse à 10 millions d’habitants! ».
Sans les politiciens qui ont démantelé l’armée suisse pendant des années et des décennies, les politiciens n’auraient pas aujourd’hui à discuter de la manière de revenir à une armée correctement équipée et dotée d’un nombre suffisant de soldats. Ce sont les politiciens qui, dans un aveuglement total après la chute du mur de Berlin, ont affirmé que la paix mondiale éternelle était désormais instaurée – et que des organisations internationales comme l’ONU, l’OTAN ou l’UE rendaient les guerres impossibles.
De même, les politiciens ont cru qu’il fallait complètement chambouler notre système éducatif avec une « école intégrative », en enseignant ensemble les plus forts et les plus faibles. Aujourd’hui, il s’avère que cela ne fonctionne pas du tout. Car beaucoup trop d’enfants et de jeunes ne peuvent pas suivre l’enseignement régulier en raison de difficultés d’apprentissage, de troubles du comportement ou d’un manque de connaissances linguistiques – tandis que, d’un autre côté, les plus doués sont « sous-stimulés ».
En Belgique aussi, beaucoup de choses vont de travers à la suite de l’immigration. Mais le pays a fonctionné pendant des années sans gouvernement. Et avec, en plus, un budget de l’État plus économe, parce que les politiciens étaient freinés dans leurs dépenses.
