Quelques mois après la mort de Quentin Deranque à Lyon, la Suisse n'est pas épargnée par la violence des antifas. Pire, les agissements de ces groupuscules extrémistes s'affichent désormais ouvertement sur les réseaux sociaux.
Des antifas agressent un jeune homme à Genève
Ce vendredi, un canal Telegram prisé des antifas francophones a mis en ligne la vidéo de l'agression d'un jeune homme à Genève. Les faits auraient eu lieu le 1er mai dernier. En ce jour de manifestation, un jeune homme est identifié dans les rues de Genève comme étant un « nationaliste ».
La victime est encadrée par deux individus, dont l'un porte un tee-shirt avec l'inscription « Defend Gaza » et l'image d'un lance-roquettes. Puis elle reçoit un coup de poing en plein visage. Dans sa chute, la tête du jeune homme percute alors un mur derrière lui.

Capture de la vidéo publié sur Telegram
Dans le texte qui accompagne la vidéo, les antifas se félicitent d'avoir mis « KO » leur victime.
Une violence assumée, symbole d'un sentiment d'impunité
Cette scène illustre une banalisation inquiétante de la violence d'extrême gauche.
L'affaire intervient quelques mois après la mort de Quentin Deranque à Lyon. Lors d'une réunion de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, des militants antifas ont mortellement tabassé le jeune militant patriote âgé de 23 ans.
Si la violence des groupuscules antifas en Suisse n'est pas nouvelle, le fait qu'ils revendiquent désormais ouvertement de telles agressions constitue un signal inquiétant.
Ce sentiment d'impunité s'explique par une quasi-absence de poursuites à l'encontre des auteurs. En France, il a fallu des années d'agressions revendiquées pour que le gouvernement finisse par dissoudre la Jeune Garde.
À Genève, devra-t-on attendre un autre « Quentin Deranque » pour obtenir une réaction des pouvoirs publics ? À quelques jours des manifestations No G7, l'inquiétude est forte. Les organisateurs du mouvement se revendiquent régulièrement de la mouvance « antifa ».

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