Un premier tour historique

Stéphane Montabert
Suisse naturalisé, Conseiller communal UDC, Renens
Macron_LePen

Le premier tour des présidentielles a lieu - avec les résultats que le grand public a pu découvrir dès 20h avec les premières estimations. Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont qualifiés pour le second tour.

La participation s'éleva à 77%, en baisse de quasiment deux points par rapport à 2012.

Les évaluations successive, mais non définitives, établissent un score de 23,7% pour Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! et 21,7% pour Marine Le Pen du Front National. Leurs deux poursuivants François Fillon (19,8%) et Jean-Luc Mélenchon (19,5%) sont distancés. Benoît Hamon, candidat officiel du PS, est relégué en cinquième position avec seulement 6,5%. Nicolas Dupont-Aignan du mouvement Debout la France semble réussir son pari d'atteindre 5%. Le score des cinq autres candidats est anecdotique.

Le score est à comparer avec ce que les instituts de sondage annonçaient au 17 avril encore, où les quatre candidats de tête semblaient tenir dans un mouchoir de poche.

French-poll-April-17.jpg

Le contraste est donc relativement élevé avec les résultats d'aujourd'hui.

Une fin de campagne sous le signe du terrorisme

L'actualité terroriste s'est bel et bien invitée dans la campagne à deux reprises. Le 18 avril, une première tentative d'attentat est déjouée à Marseille:

Les deux suspects étaient en possession de trois kilos d'explosifs de type TATP, d'armes en grande quantité et d'un drapeau de l'organisation djihadiste État islamique. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu préparer un attentat "imminent". (...) Mahiedine Merabet, 29 ans, et Clément Baur, 23 ans, ont été interpellés dans le cadre d'une enquête en flagrance ouverte à Paris pour association de malfaiteurs et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste.

L'attentat était imminent car l'explosif typiquement employé par les agents de l'État Islamique à partir de produits ménagers courants se dégrade rapidement. Les deux individus arrêtés, délinquants multirécidivistes de nationalité française, s'étaient connus en prison ; ils étaient suivis par les services de renseignement depuis leur libération. En décembre 2016 le domicile de Mahiedine Merabet fut perquisitionné. On y trouva du matériel de propagande islamique. Clément Baur était quant à lui membre du Mouvement des Jeunes Socialistes - et décida d'illustrer par l'exemple la porosité entre différentes formes de lutte...

Resté au stade de la tentative, ce projet d'attentat ne fut sans doute pas couvert comme il l'aurait dû par des médias soucieux de ne pas "faire le jeu" de Marine Le Pen. Malheureusement, ils furent dépassés par une nouvelle attaque le soir du 20 aux Champs Élysées à Paris. Le soir même, les candidats livraient chacun leur credo dans "15 minutes pour convaincre" sur France2. Par tirage au sort, Marine Le Pen eut droit à la dernière place dans l'émission. Elle eut le courage d'abandonner un discours préparé pour improviser et laisser parler son cœur:

J'avais pensé parler mondialisation et enjeux de civilisation et puis j'ai appris que le cauchemar recommençait. Une fois encore. J'ai été saisie par la tristesse et par la colère sourde. La colère sourde parce que je suis étreinte par le sentiment que tout n'est pas fait pour mettre nos compatriotes à l'abri. J'ai entendu des mots de compassion pour les forces de l'ordre mais je pense qu'il faut aller plus loin: les policiers attendent des moyens pour se défendre et combattre le terrorisme islamiste. Je ne veux pas que l'on dise à notre jeunesse qu'elle vivra durablement avec ce danger. Il faut s'attaquer aux racines du mal: c'est fini le laxisme et la naïveté. On ne peut pas laisser ce pays impuissant à les défendre. C'est cela que vous, Français, vous devez exiger et choisir.

Ce soir-là, elle gagna sans aucun doute une stature présidentielle.

Un OVNI politique mis sur orbite

Marine Le Pen se réjouissait d'affronter Emmanuel Macron au second tour: les deux candidats incarnent en effet des positions diamétralement opposées sur le chemin que doit prendre la société française. Macron est pro-européen, Marine souverainiste. Macron méprise la France et son histoire, Marine célèbre ses racines charnelles. Macron défend l'immigration, Marine les frontières. Macron est issu de la finance mondialisée, Marine rejette ce modèle - on pourrait continuer longtemps.

Emmanuel Macron représente la poursuite du Hollandisme par d'autres moyens. Après avoir compris que le Parti Socialiste traditionnel était perdu, le Président soutint la candidature de son nouveau poulain avec autant de discrétion que possible pour ne pas le souiller de sa propre impopularité. Macron est une construction, un golem politique, un candidat hors-sol conçu de toute pièce par des spin doctors, des cabinets de marketing et des conseillers en communication. Porté par sa complicité avec les patrons des grands groupes de presse, Macron récolta des soutiens de plus en plus nombreux alors que les vaincus de la politique comprenaient qu'ils avaient une deuxième chance en misant sur l'outsider.

Rassemblant les espoirs les plus contradictoires, Emmanuel Macron incarne la rupture fréquentable, et il est en passe de réussir son pari. Ce soir à l'Élysée, le Président Hollande peut savourer sa réussite - il vient d'envoyer son héritier sur orbite. La plus grande difficulté de Macron était de passer le Premier tour. Il est désormais en position de force contre Marine Le Pen au second, une adversaire contre laquelle l'ambiguïté vaporeuse a toutes les chances de l'emporter. Bien malin qui peut dire ce qui sortira vraiment de son quinquennat.

Les partis bouleversés

La victoire relative d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen sonnent le glas des deux grands partis traditionnels de la droite et de la gauche, Les Républicains et le Parti Socialiste. Les formations historiques sont toutes deux balayées de l'élection au premier tour, ce qui constitue une première historique. Elle s'ajoute à de nombreuses autres du même ordre, comme un Président renonçant à sa réélection ou l'échec de tous les candidats qui se sont soumis à l'exercice de la primaire.

Affirmons-le franchement, François Fillon aura fait une campagne lamentable. Rattrapé par son passé de politicien avide, il mit des semaines à se dépêtrer du complot dans lequel il était tombé sans jamais tenter de réparer ses torts moraux, torts d'autant plus graves qu'ils se présentait en incarnation de la vertu. Mais les diverses machinations dont il fut victime ne doivent pas cacher une erreur stratégique monumentale, se tromper de cible. Alors qu'Emmanuel Macron était la vraie menace contre sa candidature, François Fillon finit de saboter toutes ses chances de succès en réservant ses attaques les plus virulentes contre Marine Le Pen. Il aura le temps de méditer sur ses échecs alors que sa carrière politique s'achève.

À gauche, Benoît Hamon avait le mérite de ne rien espérer ; il devint assez évident pour tout le monde, lui y compris, qu'il n'avait pas la moindre chance. S'ensuivit un énième tango avec l'extrême-gauche du rebelle institutionnel Jean-Luc Mélenchon pour savoir lequel des deux phagocyterait l'autre - un ballet aussi inutile que mortel, sachant qu'aucun des deux n'avait la moindre chance de passer l'épaule avec un concurrent broutant le même pré électoral.

Conscient de l'impasse, aucun des deux ne pouvait pourtant renoncer. Benoît Hamon s'étant victorieusement soumis à la sélection des primaires, se retirer aurait désavoué le rôle du PS au sein de la gauche, détruit sa légitimité péniblement acquise, et saboté son avenir dans le parti. La situation de Jean-Luc Mélenchon n'était pas meilleure. Le candidat vieillissant de l'extrême-gauche voyait peut-être enfin le pouvoir à sa portée ; dominant le PS dans les sondages, critique constant du PS, il avait brûlé tous les ponts.

Le champion choisi par la famille socialiste se devait de galoper jusqu'au précipice, le tribun de l'extrême-gauche s'imaginait élu du destin ; les deux déchantent et entraînent avec eux leurs familles politiques dans les profondeurs. La gauche française est en miettes.

La fin de la Cinquième République

Aussi crucial que soit le résultat de ce premier tour, il ne représente pas réellement la fin du régime de la Ve République telle que la France la connaît depuis de Gaulle. Le coup de grâce viendra en juin.

Les deux grands partis politiques PS et LR ont récolté le soutien de formations plus petites à l'élection présidentielle en concédant des droits d'exclusivité sur diverses circonscriptions lors des élections législatives. Emmanuel Macron s'est quant à lui allié à un Modem ressuscité pour obtenir un semblant d'assise électorale - qui sera âprement négocié avec les divers frondeurs du PS et autres rescapés de la déroute socialiste. À droite, le Front National profitera de la dynamique de campagne de Marine Le Pen, qu'on n'imagine au pire perdre avec un score honorable, sans comparaison avec celui de son père face à Jacques Chirac en 2002.

Rajoutons à cela des règles électorales calibrées pour éliminer dans chaque circonscription les partis les plus faibles et on peut avoir une petite idée du morcellement électoral qui surviendra lors des législatives. Les états-majors des partis travaillent sans doute déjà à établir ces cartes électorales sur la base des résultats de chaque bureau de vote pour ces présidentielles. Leur conclusion sera sans appel: aucun parti n'aura la majorité législative.

En s'accrochant aux usages de la Ve République, la France sera ingouvernable.

Il faudra donc inventer autre chose. Discuter. Former des coalitions. Négocier. Partager le pouvoir. Des partis politiques qui ont passé les dernières décennies à se mépriser et à s'ignorer royalement vont devoir réussir à s'asseoir autour d'une même table et trouver des points de convergence, un programme commun. Il faudra convaincre, écouter, expliquer, sans plus d'invective ni d'anathème. Et c'est une très bonne chose - la meilleure qui puisse arriver à la France depuis longtemps.

Stéphane Montabert - Sur le Web et sur LesObservateurs.ch, le 23 avril 2017

16 commentaires

  1. Posté par aldo le

    Cette photo est tirée de la propagande pro-Macron, pour être aussi dégueulasse pour Marine Le Pen alors qu’il y en a des milliers actuelles et moins anti.

  2. Posté par M-C Foreign Office le

    Ouvrons une campagne de fonds pour l’entartage du p’tit Macron, moi je met 1’000 euros à celui qui entarte le nain !

    Qui dit mieux !

  3. Posté par Andrea le

    Arrêtez les spéculations. Les carottes sont cuites.
    Qui est le garant des résultats des élections?
    Matthias Fekl, qui est-ce que?
    Le ministre de l’intérieur, né à Francfort en 1977. Socialiste se la trempe du marionettiste de Tulle.
    Il faudrait réclamer des observateurs internationaux.

  4. Posté par UnOurs le

    Sur la bassesse de Fillon, je suis évidemment de votre avis. Le système lui a littéralement déféqué dans la bouche depuis un mois. Que fait-il une fois défait ? Il se met à quatre pattes devant le système et en redemande.

  5. Posté par UnOurs le

    « Pas d’accord avec UnOurs sur Fillon. »

    Je n’aurais pas voté pour le centriste Fillon par adhésion, évidemment, comme je suis globalement à la droite de Dark Vador ;-)
    J’aurais voté Fillon parce qu’il n’aurait pas ouvert les vannes de l’immigration allogène autant que Macron.
    Je ne dis pas cela par rapport à un quelconque jeu démocratique, mais en me plaçant déjà dans le monde d’après (qui arrive foutrement vite), en raisonnant en termes d’effectifs pour la bataille… On ne refait pas démarrer un moteur qui est noyé.

  6. Posté par UnOurs le

    @Maxime
    Oui, je partage votre avis: à terme, « Guerrilla » et (((nos amis))) à la manoeuvre ;-)
    Je conseille au président Macron d’avoir toujours un hélicoptère prêt au vol dans l’enceinte de l’Elysée.

  7. Posté par Marcassin le

    Aux français: vous avez aimé Hollande, vous aller adorer Macron.

  8. Posté par Claude Haenggli le

    Pas d’accord avec UnOurs sur Fillon. Cet homme a montré toute sa bassesse en se jetant au pieds de Macron à peine connues les premières estimations de vote. Il n’y avait rien à attendre de bon d’un tel à-plat-ventriste, qui aurait certainement fait la même chose devant les dirigeants de Bruxelles, Georges Soros et Angela Merkel.

  9. Posté par Maxime Epaminondas le

    @UnOurs.
    Pour moi l’élection de Macron marque un tournant, c’est le libéralisme hors sol (((nos amis en réalité))) implanté sans le coffrage préalable d’un candidat à l’ancienne.
    Logiquement il devrait y avoir une accentuation de la politique migratoire avec submersion en quantité et en qualité (si j’ose dire) et de la prééminence financière.
    L’alliance avec les libéraux de droite est une illusion.
    Macron au pouvoir c’est véritablement l’estocade avec au bout du chemin le dénouement façon Guérilla de Obertone.

  10. Posté par matt le

    Les français dans leur majorité méritent ce qu’il leur arrive, et je n’en ai rien à faire des tragédies qui les attendent désormais.
    Mon seul problème est que ce pays est voisin du mien et que nous allons devoir assumer par capillarité leur idiotie et cela ce n’est pas normal.

  11. Posté par UnOurs le

    « Si j’avais le droit de vote, pour le 2e tour, je m’abstiendrais. »

    Dans les coms de Desouche, il y a des commentaires certes un peu « gaulois », mais bien sentis, sur ce positionnement:

    ++++++++++++++++++
    Les représentants de Sens Commun, c’est la même idéologie à la con du pape clandestinophile. Celle qui favorise la submersion migratoire. Mais pas sûr que leurs ouailles suivent la voie du suicide collectif.

    Sens commun, pour les côtoyer de temps en temps, de doux rêveurs, capables de manifester contre l’idée débile de l’union homo mais incapable de manifester contre la délocalisation des emplois à l’étranger ou la déferlante migratoire.
    Grosso-modo c’est oui à l’enculage du prolo mais que la morale soit sauve

    La bourgeoisie « de droite » pense à son porte feuille d’abord, à la France ensuite. Au moins désormais ils tombent le masque.

    Ces types là sont des perdants nés. Les cocus de la pièce depuis le 1er jour. Ils ont fait les primaires et sauvé Fillon au Trocadéro, mais ce sera eux que Fillon sacrifiera pour « tirer les leçons de l’échec de l’élection », et s’il avait gagné, il leur aurait mis le francmac Baroin 1er ministre et la juive NKM à l’éducanaze ou à l’intérieur.

    Cherche une paire de couilles dans la droite conservatrice, même une vieille paire d’avant-guerre en état de marche fera l’affaire.
    ++++++++++++++++++

  12. Posté par UnOurs le

    Ah, et rien de pire, d’un point de vue anthropologique, que la droite « catho » en loden (1) …

    http://www.fdesouche.com/845385-sens-commun-ne-donne-pas-de-consigne-le-pen-ou-macron-cest-le-choix-entre-le-chaos-et-le-pourrissement

    … vous avez d’un côté une candidate « nationale » et de l’autre un candidat dont un des soutiens (Pierre Bergé) déclarait récemment « qu’il n’y avait rien d’immoral à louer le ventre des femmes pauvres » et ces culs-cousus de sacristie n’arrivent toujours pas à choisir !
    Ils semblent à l’approche de l’isoloir ne pas se souvenir de ce que le Christ disait des tièdes…

    (1) comme en Valais où l’on a cette masse de démocrates-crétins, toujours fourrés à l’église, mais qui arrivent quand même à voter pour un candidat qui n’hésite pas à faire de la retape auprès des islamiques du canton.

  13. Posté par P. le

    Il suffit de voir qu’un français sur 5 à voter pour des candidats ouvertement communistes pour se rendre compte que ce pays est foutu. Et que le meilleur qui puisse lui arriver est de passer par la case « Grèce ».

    Si j’avais le droit de vote, pour le 2e tour, je m’abstiendrais. MLP n’a aucune chance de passer vu que tous, à part les affiliés FN, demandent à voter EM.

    Vivement 2022 pour espérer …… Qu’espérer en fait ? Que la France ait fait faillite d’ici là et peut-être que les français seront prêts pour une VIe République ? C’est la seule solution aux maux français, je le crains.

    Je plains sincèrement ma famille en France, même s’ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-même.

  14. Posté par Léo C le

    Je m’avance peut-être un peu mais suis presque convaincu que cet incapable n’achevera pas son mandat. Il s’y accrochera comme patelle à un rocher mais l’explosion parlementaire, les dissensions diverses et les futures législatives donneront le ton futur.

    Du moins je l’espère… Après l’expression électorale d’hier, je suis conscient du travail de sape de cette gauche mortifère et de son résultat.

  15. Posté par UnOurs le

    Je ne sais pas si on réalise suffisamment que Macron à l’Elysée, c’est une catastrophe ontologique pour la France et, par extension, pour l’Europe.
    Je pense que l’on a déjà remarqué ici mon mépris le plus achevé pour le centre-droit, mais, si j’avais été français, j’aurais voté « Fillon » au premier tour sans la moindre hésitation, précisément pour éviter cette catastrophe (la position d’un Yvan Daoudal).
    Essayons d’être positif, Macron à l’Elysée, c’est aussi le (((loup))) qui sort du bois et ce loup-là est vulnérable en pleine lumière…

  16. Posté par Poulbot le

    Avec Macron au pouvoir, les mondialistes portent l’estocade a la France . Elle ne s’en relèvera pas sinon par une révolution de sa population qui ayant voté pour cette marionnette comprendra trop tard qu’elle c’est fait manipuler aussi bien par le « candidat » mais également par la presse et les groupes de pression.

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